Vous devriez dire merci!

Il y a quelques jours,  à l’Université Hébraïque de Jerusalem, s’est tenue une conférence donnée par des opposants et réfugiés syriens. Ils ont tenté de parler de la situation humanitaire en Syrie et des nombreux massacres qui ont lieu depuis 5 ans*.

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C’est alors que  des étudiants arabes de l’Université ont voulu les empêcher de parler tant qu’ils ne condamnaient pas Israel et « l’occupation israélienne »

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https://www.facebook.com/imtirtzu2006/videos/1291317937592503/

issam-zeitoun-universite-hebraique(remarquez l’occupant sioniste à kippa, au premier plan, plus occupé par son téléphone que par les vociférations des deux étudiantes)



Les Syriens se sont levés furieux. Issam Zeitoun, le représentant de l’Armée Libre Syrienne, s’est exclamé: « De quoi parlez vous? Vous devriez avoir honte! Vous vivez dans un véritable paradis. Vous devriez dire merci. Il y a des choses beaucoup importantes que la soi-disant occupation… De nombreux Syriens et Palestiniens nous voient comme des traîtres, je ne pense pas que quiconque puisse nous condamner pour parler avec Israel… Nous avons perdu trop de monde dans ce conflit et personnellement je parlerai avec Israel mais pas seulement pour changer la situation »

 

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Ces étudiants arabes qu’ils soient de nationalité israélienne ou non, ont les mêmes droits que les étudiants juifs. C’est grâce à « l’occupant sioniste » qu’ils peuvent étudier en toute liberté dans des universités de premier plan où leurs droits sont pris en considération. S’ils étaient logiques avec eux-mêmes, ils quitteraient les bancs de l’université sioniste et iraient tous à Bir Zeit (Ramallah) ou à Al Quds. Là bas, ils ne seraient pas entourées d’étudiants juifs, ou de professeurs juifs, pollueurs. Il est vrai que le niveau n’est pas le même et qu’on ne leur permettrait pas de manifester quoi que ce soit sinon de faire la claque quand il y a des attentats en Israel.

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(le ‘Hamas contrôle l’organisation des étudiants de Bir Zeit)

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(défilé pro-‘Hamas à l’Université d’Al Quds)

Il est vrai aussi qu’ils ne bénéficieraient pas de bourse sauf si leur famille comptait un « martyr ».

Ah prendre l’argent de l’état d’Israel et le conspuer quelle satisfaction!…
Quelle joie de bénéficier de bourses importantes et de crier à la discrimination!…
Car en fait, en tant que membres d’une minorité systématiquement considérée comme pauvre (ce qui n’est pas toujours le cas) et peu éduquée (ce qui est parfois le cas), le gouvernement les encourage à faire des études et leurs donne un certain nombre de facilités, alors que les étudiants juifs pauvres sont obligés de travailler pour payer leurs études universitaires*.

Quel plaisir de ne faire ni service civil ni service militaire et crier au racisme lorsque l’armée accorde une petite somme aux  soldats qui ont terminé leur service militaire et ont servi leur pays pendant trois ans (ce qui d’ailleurs concerne aussi les soldats non-juifs, qu’ils soient arabes ou druzes).
Quel plaisir d’hurler pendant cette conférence en se prétendant victimes alors que les vraies victimes essayaient de parler!

Victimes, ils le sont ces étudiants, ils sont victimes d’eux-mêmes et de leur éducation familiale. Ils n’ont pas appris que l’autre, le Juif,  existait, et pas seulement pour fournir un certain nombre des services, pas seulement non plus comme objet de leur haine gratuite. Ils ne savent pas que les  êtres humains dans leur diversité devaient être respectés et peuvent être au moins écoutés, y compris ceux qui avaient commis le crime d’avoir été sauvés par Israel…
En résumé, leur milieu ne leur a pas enseigné la décence mais l’arrogance.

Méditeront-ils les paroles du représentant de l’opposition syrienne: « Vous vivez dans un véritable paradis, vous devriez dire merci! » 

 

A bientôt,

* Comme vous le savez, nous sommes en guerre avec les Syriens (il n’y a jamais eu de traité de paix). Leurs exactions contre nos soldats pendant les dernières guerres ainsi que les nombreux pogroms contre les Juifs syriens nous les ont rendus peu fréquentables:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/18/les-trois-crimes-de-damas/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/12/04/le-30-novembre/
et pourtant:
– Depuis 2013, plus de 2000 blessés ou malades  syriens  sont soignés dans des hôpitaux israéliens dans le nord du pays:
http://www.israelhayom.com/site/newsletter_article.php?id=39635
– Des organisations israéliennes comme IsrAid agissent dans de nombreux pays et aident les réfugiés syriens en Jordanie ainsi que ceux qui essayent d’arriver en Europe:
http://www.israaid.co.il/projects/jordan
http://mfa.gov.il/MFA/ForeignPolicy/Aid/Pages/IsraAID-extends-assistance-to-refugees-8-Sep-2015.aspx
– De plus, un appel de fonds en faveur des enfants syriens lancé sur les réseaux sociaux israéliens a déjà recueilli un demi-million de shekels en moins de deux jours.
http://www.lphinfo.com/israeliens-se-mobilisent-enfants-syriens/

* Je parle ici des bourses de l’état et non pas des bourses provenant de fonds privés. Les étudiants juifs peuvent aussi bénéficier de ces bourses dans certains cas: par exemple, les nouveaux immigrants, étudiants d’origine éthiopienne… Mais tous ceux-ci font leur service militaire.

*Une rallonge budgétaire pour sortir les localités arabes du dénuement. Ce serait parfait si ce n’était pas ad vitam eternam:
http://www.israelvalley.com/news/2009/07/02/23364/israel-arabes-discrimination-positive-les-municipalites-arabes-beneficieront-d-une-rallonge-budgetaire-y-compris-d-un-coa

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Un nom, un visage, une vie

 

Voici les visages des quatre soldats qui ont perdu leur vie dans l’attentat* hier sur la Promenade de Armon Hanatsiv à Jerusalem.

Erez Urbach, 20 ans, de Alon Shvut dans le Gush Etsion:
Il s’était porté volontaire à Tsahal car des problèmes de santé lui interdisaient de servir.
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Le lieutenant Shira Tsur, 20 ans, de ‘Haifa.
Ses camarades la décrivent comme une jeune fille tournée vers les autres, toujours prête à se porter volontaire

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Shir Hadjadj, 22 ans, habitait Maale Adoumim. Elle donnait gratuitement des cours de soutien en maths dans son ancien lycée.

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Yael Yekutiel, 20 ans, de Givataim. Elle était officier d’éducation et était restée à l’armée pour continuer son travail auprès des soldats défavorisés.

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Ce sont les visages et les sourires dont il faut se souvenir.
Hier, le médecin et ancien député Arieh Elad a explosé de colère à la vue de la photo du terroriste prise dans son adolescence, alors que c’était un homme fait de 28 ans. Il a déclaré que présenter le visage encore enfantin de cet assassin était honteux.
Moi aussi, je suis écœurée qu’on présente les photos ad nauseum des terroristes. A chaque reportage télévisé, à chaque nouvel article dans les journaux, à chaque commémoration ou émission politique, vous avez droit au visage des assassins. Si vous faites une recherche sur internet qui concerne les attentats de Toulouse, de Nice ou autres, vous tomberez sur la photo des assassins. Ce n’est plus supportable. Par leur acte, ils ont perdu le droit à avoir un nom, un visage, une tombe sur laquelle se recueillir, ils ne font plus partie du genre humain.
Jamais l’expression יִמַּח שְׁמוֹ וְזִכְרוֹ, que son nom soit effacé et son souvenir oublié, ne m’a semblé mieux convenir.
Souvenons-nous des victimes, de leur sourire, parlons d’eux pour qu’ils vivent encore un peu dans nos mémoires…

A bientôt,

PS: Sur cette promenade d’Armon Hanatsiv, au moment même de l’attentat se trouvaient des passants palestiniens en villégiature. Après avoir assisté à l’attentat, ils ont applaudi au geste du terroriste. Applaudir après avoir vu 4 jeunes se faire écraser… En même temps à Gaza et Ramallah la réjouissance était manifeste dans les rues et des gâteaux étaient distribués aux passants et automobilistes pour fêter l’événement.
http://www.europe-israel.org/2017/01/photos-arabo-palestiniens-distribution-de-gateaux-et-bonbons-pour-feter-le-meurtre-de-juifs-a-jerusalem/

Enfin la sœur du terroriste abattu déclarait sa fierté.
Et c’est avec ces gens là que nous devons négocier?… Nous ne pourrons jamais avoir des rapports normaux avec les palestiniens tant qu’ils ne se seront pas débarrassés de cette culture barbare, fanatique et mortifère. 

*15 autre sont blessés dont une jeune fille dont l’état inspire de grandes inquiétudes

 

Bonne année 2017

Cette semaine, nous avons assisté à l’allumage de la 5 ème bougie de ‘Hannouka au centre culturel de Ness Tsiona*.
Notre petite fille Omer (9 ans) était la soliste de la chorale d’enfants de la ville.

Elle a interprété le magnifique chant de Naomi Shemer* לו יהי (Lou Yéhi – Que cela se réalise) qui convient tout à fait pour des souhaits de bonne année.
Ce chant,  Naomi Shemer l’avait composé au moment de la guerre de Kippour. Dans la vidéo ci-dessous, vous l’entendez en compagnie de Shaike Levy, Gavri Banaï, et Israel Poliakov du trio הגשש החיוור (hagashash ha’hiver).

עוד יש מפרש לבן באופק  מול ענן שחור כבד כל שנבקש לו יהי
ואם בחלונות הערב  אור נרות החג רועד כל שנבקש לו יהי
Il y a encore une voile blanche à l’horizon face au lourd nuage noir. Que se réalise tout ce que nous demandons!
Et si la lumière des bougies de la fête tremblent le soir aux fenêtres. Que se réalise tout ce que nous demandons!
מה קול ענות אני שומע קול שופר וקול תופים כל שנבקש לו יהי
לו תישמע בתוך כל אלה    גם תפילה אחת מפי כל שנבקש לו יהי
Entendrais-je une voix affligée? La voix du shofar et des tambourins! Que se réalise tout ce que nous demandons!
Que soit aussi entendue parmi toutes celles-ci, une seule de mes prières. Que se réalise tout ce que nous demandons!
בתוך שכונה קטנה מוצלת  בית קט עם גג אדום כל שנבקש לו יהי
זה סוף הקיץ סוף הדרך   תן להם לשוב הלום כל שנבקש לו יהי
Dans un petit quartier ombragé, une maison simple au toit rouge. Que se réalise tout ce que nous demandons!
C’est la fin de l’été, la fin du chemin, permets leur d’y revenir. Que se réalise tout ce que nous demandons!
ואם פתאום יזרח מאופל  על ראשנו אור כוכב כל שנבקש לו יהי
אז תן שלווה ותן גם כוח  לכל אלה שנאהב כל שנבקש לו יהי
Et si soudain des ténèbres brille sur nous la lumière d’une étoile. Que se réalise tout ce que nous demandons!
Donne la sérénité et la force à ceux que nous aimons. Que se réalise tout ce que nous demandons!
לו יהי, לו יהי אנא – לו יהי  כל שנבקש לו יהי
De grâce, que se réalise tout ce que nous demandons!

A bientôt,


*Ness Tsiona:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/04/26/ness-tsiona/

*Naomi Shemer s’etait inspirée de Let It Be des Beatles pour la mélodie

Etre chrétien au Moyen Orient

Ici au Moyen-Orient, la composante religieuse est une partie intégrante de l’identité au même titre que la nationalité ou l’ethnicité. Il n’est pas nécessaire de croire en quelque chose pour se déclarer  musulman, chrétien ou juif.
Mais comme vous le savez, l’identité musulmane essaye de s’imposer par la force depuis déjà un bon nombre d’année et bien avant l’apparition de Daesh et les révolutions arabes.
En effet, dès que l’empire ottoman commença à se désagréger de tous cotés et que des populations non musulmanes ou même non turques commencèrent à se rebeller, la répression fut féroce. Le nouveau sultan Erdogan a d’ailleurs la nostalgie de cette époque.
Dans le monde arabe en devenir de cette fin du 19 ème siècle, le même scénario se joua contre les chrétiens qui, pour survivre, se déclarèrent plus arabes que les arabes, furent souvent les fers de lance du nationalisme arabe, demandant simplement qu’on les laisse vivre dans leur dhimmitude chrétienne. Les juifs eux choisirent le retour sur leur terre et leur indépendance grâce au sionisme politique.
Les chrétiens eurent droit à un siècle de répit mais comme vous le savez, ce répit n’est plus de mise.
Non seulement persécutés,mais aussi parfois massacrés, les chrétiens fuient le Moyen Orient:

– En Irak, sous le régime de Saddam Hussein, il y avait entre 800 000 et un million de Chrétiens. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 300 000. Depuis 2014, des centaines ont été tués rien qu’à Mossul par Daesh. Ceux qui le peuvent s’enfuient, la plupart vers le Kurdistan. Le patriarche chaldéen, Louis Raphael Sako  a donné une interview à l’AFP expliquant que dans les villages, non seulement les maisons ont été touchées et détruites mais aussi les infrastructures et que les populations déboussolés ne savent plus comment se protéger. Il les exhorte à s’engager dans l’armée (pourtant chiite) ou dans les groupes de combattants peshmerga kurdes car les milices, dit-il, c’est l’anarchie.
Le problème de ces gens explique Wadia Abu Nasser, conseiller de l’église catholique irakienne, est de savoir où et comment fuir, s’il faut laisser tout ce qu’il possèdent derrière eux ou se fier à un mince espoir que peut-être la vague passera au-dessus de leur tête sans les toucher.
C’est un dilemme que toutes les familles juives ont connu*.

– En Syrie, avant  le début de la guerre civile, il y avait 600 000 à 700 000 chrétiens. Aujourd’hui, il n’en reste qu’environ 200 000 à 300 000. Ils ont été tués dans les combats, ou bombardement sans rapport avec leur foi mais ils l’ont été aussi dans de nombreux cas parce qu’ils étaient chrétiens.
Je me souviens avoir rencontré, il y a 20 ans environ, une jeune femme araméenne de Syrie, réfugiée en France, qui venait d’un village arabisé et islamisé de force par Hafez el Assad alors qu’officiellement il n’y avait pas de persécutions anti-chrétiennes à ce moment là en Syrie. Les chrétiens syriens ont entre leurs mains les mêmes options que les chrétiens irakiens: soit s’enfuir vers les territoires kurdes, soit quitter le Moyen-Orient s’ils obtiennent un visa.

– En Egypte, le dernier attentat contre les coptes a été le plus sanglant mais la persécution n’est pas nouvelle. Depuis toujours, les coptes vivent dans la soumission totale, ce qui n’empêche ni les assassinats, les viols, enlèvements et les conversions forcées. Ils sont un peu moins de 10 pour cent de la population égyptienne. Même si le régime actuel combat les Frères Musulmans, il n’en reste pas moins que dans la population un sentiment anti-copte est vivace et que les conversions forcées étant reconnues par la loi islamique, les familles ne retrouvent jamais celui ou celle qu’elles ont perdu.

– Au Liban la situation a l’air plus calme et le pays plus serein. Tout d’abord, un quart de la population est chrétienne. Les chrétiens libanais semblent vivre normalement ces dernières années mais le pays est divisé en 4 factions (pour le moins!) qui s’observent: les chrétiens , les musulmans sunnites, les musulmans chiites et les druzes. L’un des hommes forts de ce pays est le patriarche maronite Bishara al-Ra’is, qui, comme le patriarche copte égyptien, est venu en visite en Israel. Le problème au Liban, explique le conseiller de l’Eglise catholique à Jérusalem, ce sont les politiciens eux-mêmes chrétiens… qui n’ont pas de respect pour le patriarche maronite… Aujourd’hui, il y a déjà plus de chrétiens vivant à l’extérieur du Liban qu’au Liban», dit Wadia Abu Nasser. Il souligne également que, bien que nombre de chrétiens sont à des postes clés dans la politique, tout le monde sait qui en fait gouverne le pays: le ‘Hezbollah… S’il y avait aujourd’hui des élections démocratiques les chrétiens seraient en mauvaise posture.
Il ne fait que souligner une réalité que l’Occident ne veut pas voir: si les postes de Président, de Ministre de la Défense sont toujours réservés aux chrétiens, l’armée est en grande partie aux mains des chiites et le président Michel Aoun, pourtant chrétien, a choisit le camp chiite et donc le ‘Hezbollah. Que sera le futur des Chrétiens libanais? Le député chrétien Salim Sahlab est quant à lui très pessimiste: si en Irak, l’armée américaine qui était là bas depuis 2003 n’a pas pu protéger les chrétiens irakiens alors…

– En Jordanie, le nombre de chrétiens a augmenté depuis les guerres en Irak et en Syrie. Ils sont maintenant environ 500 000. Le gouvernement les laisse tranquilles. Le roi Abdallah a même envoyé un message de condoléances à la famille du journaliste chrétien Christian Nahed assassiné en septembre dernier. Cela dit, la vie des réfugiés chrétiens est un cauchemar dans les camps de réfugiés établis sur la frontière syrienne où la majorité est musulmane sunnite et est en partie inféodée à un islam radical.

– Et les Palestiniens?
Ceux qui vient dans la bande de Gaza sont la proie des islamistes du ‘Hamas. Raymond Ibrahim, observateur des médias en langue arabe témoigne ainsi : Parfois, nous entendons qu’une librairie a été bombardée ou qu’il y a eu des agressions sur les chrétiens ou les églises. D’autres fois, nous entendons parler de l’enlèvement de chrétiens et des contraintes exercées sur eux pour embrasser la religion de Mahomet. Ceci a été confirmé par le patriarche Monseigneur Alexios qui a présenté une pétition au gouverneur de la régions Ismail Haniye, mais en vain. De 5000 en 2006, leur nombre est tombé à environ un millier.
Ceux qui vivent en Judée ou en Samarie sous le  contrôle de l’Autorité Palestinienne ne sont pas non plus à la fête: Bethlehem et les villages environnants étaient à 90 % chrétiens. En 1995 à la suite des accords d’Oslo, la ville passa aux mains de l’Autorité Palestinienne, les chrétiens ne représentent plus maintenant que 12% de la population.
Des milliers de visiteurs insouciants venus du monde entier prennent des selfies sur la place de la mangeoire, se précipitent dans la basilique avec leurs caméras et  assaillent les boutiques de souvenirs le jour de Noel.

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(le soir de Noel à Bethlehem)

Malgré les efforts de l’Autorité palestinienne pour présenter un visage acceptable dans son entreprise de séduction de la gauche occidentale, la réalité quotidienne des chrétiens est bien plus amère. Si on ne parle pas de conversions forcées, les chrétiens sont souvent écartés des postes à responsabilité et donc de la manne distribuée par Ramallah à ses sbires. La nouvelle maire de Bethlehem Vera Baboun est une exception: c’est une femme, chrétienne, issue d’une famille de notables inféodée au Fata’h*.
Qusmieh de Beth Sahour, dont toute la famille a émigré aux USA, reçoit régulièrement des menaces de mort et a été la cible d’un cocktail Molotov parce qu’il veut parler franchement
: Officiellement, les lois sont les mêmes pour les chrétiens et les musulmans mais nous souffrons d’un racisme endémiqueIl commence dans les familles mais est officialisé dans les écoles et  les prêches des imam du vendredi,  la mention ‘chrétien » sur un curriculum vitae est négative… 

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(Noel à Bethlehem: les passantes ne sont pas chrétiennes)

Pour le moment, étant en général assez éduqués, les chrétiens préfèrent partir vers des cieux plus cléments comme le font ceux de Beit Jala à côté de chez moi. Il faut dire qu’à Beth Jala, les chrétiens ont été utilisés comme boucliers humains pendant l’intifada par le Fatah, leurs appartements ont été occupés de force et c’est ainsi que Beth Jala est devenue non pas judenrein mais pratiquement christianrein.

Et chez nous en Israel? Eh bien, c’est le seul endroit au Moyen Orient où la population chrétienne reste stable et même grandit par accroissement naturel.
En Israel, comme dans le reste du Moyen-Orient, les chrétiens ont généralement un haut niveau d’éducation. Ils envoient leurs enfants soit dans des écoles chrétiennes  soit dans les écoles laïques . La plupart habite à Jerusalem, à Yafo, à Haifa 

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(Noel à ‘Haifa)

ou Nazareth.

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Bien que dispensés comme les israéliens musulmans du service militaire obligatoire, ils sont de plus en plus nombreux à s’enrôler volontairement comme Elinor Joseph.

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ou comme Mona Lisa de ‘Haifa*.

De plus, sous l’égide du père Gabriel Naddaf*,  ils commencent à refuser leur appellation arabes chrétiens pour reprendre leur identité d’origine, celle d’araméens chrétiens.
Le père Gabriel Naddaf, qui a allumé une torche lors de la cérémonie de Yom Haatsmaout a dû supporter les calomnies de sa hiérarchie qui demandait son remplacement car il n’était pas politiquement correct. Il a heureusement gardé son poste et est un fervent supporter d’Israel dont il considère simplement qu’il est un des citoyens:

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Il est bien plus sioniste que la gauche de ce pays: pour lui Israel est un havre de paix pour les chrétiens. Un tel compliment me semble presque excessif. Regardez la vidéo ci-dessous: personne ne prend garde à la croix de ce jeune homme, les chrétiens comme les musulmans ou les druzes et nous les juifs, nous sommes tous israeliens.

Il a partagé sur sa page facebook un article de Bassan Tawill, du Gatestone Institut, déclarant que  les vraies colonies illégales, n’en déplaise à l’ONU, étaient les constructions sans permis que les Palestiniens ou certains arabes israéliens se permettent de faire en Israel*.

A bientôt,

*Et vous, quand avez-vous quitté…?
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/08/et-vous-quand-avez-vous-quitte/

*Les Frères Musulmans:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

*Vera Baboun:
https://en.wikipedia.org/wiki/Vera_Baboun

*https://www.gatestoneinstitute.org/9634/palestinian-christians

*Père Gabriel Naddaf:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/06/27/deux-ou-trois-hirondelles/
*https://fr.gatestoneinstitute.org/9511/colonies-illegales

http://www.lemondejuif.info/2016/01/pere-gabriel-naddaf-sous-abbas-bethleem-est-devenue-un-sanctuaire-pour-les-terroristes/

 

 

 

On ne doit pas compter sur un miracle!

La plupart d’entre nous fêtent ‘Hanouka* d’une manière traditionnelle, allumant les bougies, mangeant des beignets et parfois rajoutant une prière sans se poser de question sur le phénomène du miracle. Il est vrai que si l’on commence… Mais ces questions nous taraudent depuis toujours. On n’y croit ou on n’y croit pas, on cherche des explications au miracle, on l’esquive parfois, mais que faire? A chaque fête, le voilà qui revient, on nous dit qu’une fois encore, nous nous en sommes sortis (de justesse) grâce à un miracle!
Pour un peuple tel que le notre qui doit réviser ses mécanismes de survie à chaque génération, le concept de miracle peut sembler soit totalement  séduisant soit totalement non pertinent.
A travers ces chants de ‘Hanouka, j’aimerais vous exposer cette problématique du miracle ou du non-miracle de notre survie et notre retour au pays.
Voyons comment le sujet fut abordé en 1923 dans le monde du sionisme socialiste:
C’est pour ses élèves de « L’école des travailleurs » de Tel Aviv que l’écrivain Aharon Zeev* a composé le chant אנו נושאים לפידים, Nous sommes les porteurs de torches.

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Il fut aussitôt entonné lors des défilés traditionnels de torches pendant ‘Hannouka,

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(Les porteurs de torches au moshav Gia au sud d’Ahkelon)

et fut aussi adopté par les pionniers des opérations חומה ומגדל, Tour et palissades*,

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et devint ainsi l’hymne symbole de l’édification du pays par le travail et le combat:

En Israel, tout le monde le connait et le chante pour ‘Hannouka:
אנו נושאים לפידים בלילות אלפים זורחים השבילים מתחת רגלינו ומי אשר לב לו הצמא לאור ושא את עיניו וליבו אלינו לאור ויבוא
Nous sommes les porteurs de torches, des milliers dans la nuit, les sentiers brillent sous nos pas et pour celui dont le coeur est assoiffé de lumiere, qu’il lève ses yeux et son coeur vers nous, vers la lumière et qu’il nous rejoigne…

Le texte continue ainsi: נס לא קרה, לנו פך שמן לא מצאנו, לעמק הלחנו, ההרה עלינו, מעינות האורות הגנוזים גלינו
« Nous n’avons pas eu droit à un miracle, nous n’avons pas trouvé de cruche d’huile, nous sommes allés vers l’Emek*, nous sommes montés sur la montagne, nous avons trouvé des sources cachées de lumière « .

Dans cette dernière phrase, l’auteur concentre tout son désaccord avec la tradition juive: pas de miracle, pas de cruche dont l’huile brûlera 8 jours bien que la quantité ait été juste suffisante pour un seul et il rajoute en plus: nous sommes montés sur la montagne. Quand on parle de la montagne dans les textes traditionnels c’est du Sinaï dont il s’agit, montagne où seul Moshe a eu le droit de grimper pour recevoir la Thora! Ce désaccord d’avec la tradition est confirmé par l’expression des sources cachées* de lumière. Pour Zeev, l’enseignement rabbinique a caché cette lumière, la délivrance du peuple juif est en route uniquement grâce au travail des pionniers.

Enfin, le chant  se termine ainsi:
בסלע חצבנו עד דם, ויהי אור nous avons secoué (exactement barraté) le rocher jusqu’au sang et la lumière fut.
C’est par le travail acharné, le dévouement et l’héroïsme des pionniers qu’arrivera la délivrance du peuple juif et non pas par des miracles comme au temps de Moshe. Il en est de même pour la lumière: l’expression ויהי אור(vayehi or), la lumière fut, est empruntée au texte biblique de la création.

C’est une semblable conception du monde qui se retrouve dans un autre chant de ‘Hanouka de la même époque.
Il détourne la phrase du תהילים (Psaume):
מִי–יְמַלֵּל, גְּבוּרוֹת יְהוָה; יַשְׁמִיעַ, כָּל-תְּהִלָּתוֹ
Qui saura dire la toute-puissance de l’Eternel, exprimer toute sa gloire?  (תהילים (Psaume) 106, 2)
en
qui saura dire la vaillance d’Israel en ces jours, à chaque génération se lève un héros qui délivre le peuple…

 

Ces deux chants sont le reflet d’une conception du sionisme, celle de ceux qui ne voulaient pas intégrer la dimension du miracle dans l’interprétation de l’histoire: il faut dire que l’histoire juive leur donnait toutes les bonnes raisons de croire que les miracles n’étaient plus d’actualité depuis longtemps.
Mais ce serait trop simple de les classer en « non religieux ».
Au milieu du 19 ème siècle en Pologne vivait le Rav Tzvi Hirsch Kalisher*. On le considère comme l’un des précurseur du sionisme politique.
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Bien que rabbin, il avait pourtant une conception du sionisme et du retour des Juifs en Israel pas si éloignée de celle des pionniers du mouvement ouvrier. Pour lui, il était impensable d’attendre un signe de Dieu pour monter en Eretz .
Voici ce qu’il écrivait, bien longtemps avant que soit fondé le mouvement ouvrier et composé le chant Nous sommes les porteurs de torches:
« …La délivrance d’Israel, nous l’attendons tous! Mais ne pensez pas que soudain Dieu descendra du ciel  vers la terre pour dire à chacun d’y aller et qu’il enverra son messie sur le champ, qu’il vous rassemblera à Jerusalem et qu’il lui construira une muraille de feu et que le Temple tombera du ciel! Ce n’est pas en seul jour mais lentement que viendra la délivrance, ce n’est que que lentement, lentement qu’elle fleurira…
Et (quand cela aura lieu) nous nous en rendrons compte logiquement, grâce à notre intelligence,  et nous comprendrons alors pourquoi il aura fallu que cette délivrance soit le résultat de nos efforts et non pas d’un coup, par un miracle évident comme par la venue du Messie… » 
Zvi Hirsch Kalisher  (Drishat Tsion)

Il faut bien dire que la conception du retour en Eretz Israel et de la délivrance du peuple juif énoncée par le rav Kalisher est en total désaccord avec la plupart de ses collègues rabbins. Aharon Zeev, le poète du mouvement ouvrier, et lui sont sur la même longueur d’onde:  la renaissance du peuple juif sur sa terre s’obtiendra par les efforts et le travail obstinés des Juifs. Cependant (n’oubliez pas qu’il était rabbin!) il ne renonce pas au miracle, il le subordonne seulement aux efforts de l’homme. En fait, il s’agit d’un travail d’équipe.

En écrivant ces phrases, je pense au beau poème de Tchernikhovsky: אומרים ישנה ארץ (Omerim yeshna eretz), On dit qu’il existe un pays.
Le poète se demande si vraiment un tel pays existe pour les Juifs: « nous avons traversé tellement de déserts et de mers et ne l’avons pas trouvé« . Il attend lui aussi une terre miraculeuse et exprime le désespoir du peuple juif « elle n’est peut être plus là אוּלַי כְּבָר אֵינֶנָּה ?
En fait, il y est arrivé mais ne la reconnait plus. Mais contrairement aux héros porteurs de torches, Tchernikhovsky ne se coupe pas de la tradition juive. C’est ainsi qu’il rencontre Rabbi Akiva et lui demande:
Salut à toi Akiva, salut à toi rabbi, où sont donc tous les héros*,  où est le Makabi*?
?שָׁלוֹם לְךָ עקיבא,  שלום לך רבי !אֵיפֹה הֵם הַקְּדוֹשִׁים,אֵיפֹה הַמַּכַּבִּי

Et obtient ainsi une réponse qu’aurait appreciée Kalischer
!עונה לו עקיבא ,אומר לו הרבי ,כל ישראל קדושים ,אתה המכבי
Akiva, lui répond, le rabbi lui dit: tout Israel est un héros, et tu es le Makabi

En d’autre termes: au travail!

De toute façon, comme le dit la Guemara: »On ne doit pas compter sur un miracle! »

 

A bientôt,

*’Hannouka:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/12/09/hanouka-sameah-%D7%97%D7%A0%D7%95%D7%9B%D7%94-%D7%A9%D7%9E%D7%97-2/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/12/09/hanou-ka-ou-hanouka/

*Aharon Zeev (1900-1968): né à Sokolow Podalsky sous le nom de Aharon Zeev Weintraub, membre du kibboutz Degania puis éducateur et écrivain pour enfants, journaliste au journal de la Histadrout, Davar. La chanson Nous sommes les porteurs de torches a été composée au début des années 30.

*Emek: Emek Yezreel en basse Galilée

*Le terme גנוזיםת signifie cachés, enfouis, il rappelle la gheniza où sont enfouis les textes sacrés lorsqu’ils ne peuvent plus servir. Il s’agit donc là d’une rétention volontaire de sources du savoir.

*Rav Kalisher (1795-1874):
https://en.wikipedia.org/wiki/Zvi_Hirsch_Kalischer

*Tours et palissades:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/12/06/hanita-letape/

*Tchernikhovsky Shaul (1875-1943):
https://en.wikipedia.org/wiki/Shaul_Tchernichovsky

*J’ai préféré traduire קדושים (Kedoshim) par héros, car la traduction habituelle « saint » ne rend absolument pas la signification du mot hébraïque.

*Makabi: héros de la révolte juive contre les Grecs, célébrés lors de la fête de ‘Hannouka.

*L’école des enfants des travailleurs: fondée par des militants du mouvement ouvrier juif de Palestine, très proche des idées du kibboutz et mettant en avant les réalisations des pionniers. Elle prônait une partielle auto-gestion partielle de la part des enfants, un peu comme le fit Janusz Korczak dans son orphelinat de Varsovie,  et mettait en valeur le travail manuel.

Les 4 saisons

Les premières pluies sont enfin arrivées! Elle n’ont duré que deux jours mais ont fait du bien au pays, au Kinneret et à mes géraniums qui n’en pouvaient plus. Quelques centimètres de neige sont même tombés sur le ‘Hermon.
Les feuilles rougissent, les citrons sont déjà confits et je dois cueillir les 8 oranges de mon petit oranger.
Ce matin, ma fille a pris cette photo près de  l’Université:

universite-givat-ram-automne
Si vous habitez en Europe ou en Amérique du Nord, ces arbres rouges vous sembleront bien peu nombreux mais pour nous qui connaissons surtout une flore méditerranéenne ou désertique, c’est une couleur d’automne rare qui nous réjouit.
Avons nous réellement 4 saisons? Officiellement oui, 4 saisons et 4 mots pour les désigner mais en fait, le printemps et l’automne sont bien plus courts qu’en Europe.

Traditionnellement, Sukkot et Pessa’h marquent les changements de saison.
Si à la fin de Sukkot, nous disons dans nos prières משיב הרוח ומוריד הגשם (mashiv harua’h umorid hageshem), fais venir le vent et tomber la pluie, c’est qu’à partir de ce moment là, les pluies sont nécessaires.

Le mot סתו (stav), automne n’apparaît qu’une fois dans le Tanakh, il signifie en fait saison des pluies. Dans Shir Hashirim (2, 11) il est écrit :
כִּי-הִנֵּה הַסְּתָו, עָבָר; הַגֶּשֶׁם, חָלַף הָלַךְ לוֹ
Car voilà l’hiver qui est passé, la saison des pluies est finie, elle a cédé la place…

Et tout le reste du texte est une ode au renouveau.

Pour les linguistes, le mot חורף (‘horef) signifie temps de la récolte (entre autre celle des olives) et pour Rashi c’est l’époque où sont semées les légumineuses qui arrivent rapidement à maturité.

timbre-hiver

Traditionnellement, l’indifférenciation entre l’hiver et l’automne se retrouve dans l’hébreu rabbinique. Dans sa traduction en araméen du verset ci dessous de Bereshit, Onkelos traduit חורף (‘horef) hiver par סתו (stav) automne ou saison des pluies:
עֹד, כָּל-יְמֵי הָאָרֶץ: זֶרַע וְקָצִיר וְקֹר וָחֹם וְקַיִץ וָחֹרֶף, וְיוֹם וָלַיְלָה–לֹא יִשְׁבֹּתוּ.
Tandis que la traduction du rabbinat préfère le mot hiver:
Plus jamais, tant que durera la terre, semailles et récolte, froidure et chaleur, été et hiver, jour et nuit, ne seront interrompus.

timbre-automne

Il en est de même pour le printemps et l’été:
Le mois de Nissan pendant lequel nous fêtons Pessah, est aussi appelé Aviv, printemps ou germination. Il est écrit dans le livre de Shemot (l’Exode 9,31):
הַיּוֹם, אַתֶּם יֹצְאִים, בְּחֹדֶשׁ, הָאָבִיב.
C’est aujourd’hui que vous partez, dans le mois de la germination.

Germination? Mais aussi parfois maturité: ici aviv signifie épi:
Or, le lin et l’orge avaient été abattus, parce que l’orge était en épi et le lin en fleur.
וְהַפִּשְׁתָּה וְהַשְּׂעֹרָה, נֻכָּתָה: כִּי הַשְּׂעֹרָה אָבִיב, וְהַפִּשְׁתָּה גִּבְעֹל. Shemot (Exode: 9, 31)

Le mot aviv vient de la racine A.B.B (ou A.V.V) qui signifie faire pousser des plantes, ou monter en tige, en d’autres termes renaître.
Vous le savez déjà: Tel Aviv n’est pas la colline du printemps mais celle qui vient d’un passé lointain et toujours se revivifie comme le printemps*.

Mais savez-vous que le nom d’une autre ville dans le monde a la même signification?
Addis Abeba!
L’éthiopien fait partie des langues sémitiques. Addis a comme racine les consonnes H D SH (semblables au mot hébreu hadash=nouveau) et Abeba, ça ne vous rappelle pas Aviv?

timbre-printemps

Une fois le renouveau terminé, on arrive en קיץ (kayitz), en été. Ce mot est un dérivé de l’araméen Kayit (d’ou les kaytanot* de vos enfants). Ce mot est relié à קוץ (kotz) l’épine, eh oui, en été tout est sec! Et au mot קץ (ketz,) l’extrémité, car l’été se termine avec Rosh Hashana, mais aussi le verbe cueillir, קצצ,  selon le verset du prophète Mikha 7, 1:
אַלְלַי לִי, כִּי הָיִיתִי כְּאָסְפֵּי-קַיִץ
Je suis là comme après la récolte des fruits (d’été= les figues).

timbre-ete

En attendant il neige sur le ‘Hermon, les nuages s’accumulent au-dessus de nous et on veut croire à des pluies abondantes.

A bientôt

*Signification du mot Tel Aviv:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/06/05/lancienne-gare-de-jerusalem/

*Les kayanot: Centres aérés. Le mot est juste pour ceux qui ont lieu en été mais que dire de l’emploi kaytanot pour les vacances de ‘Hanukka? Bon, je chipote!