Terroriste: ça paye bien!

Connaissez-vous le Ministère palestinien en charge des prisonniers (dans les geôles israéliennes)? Non? ce n’est pas grave: Il a fermé ses portes il y a quelques temps (le mot Ministère ne plaisait pas aux Occidentaux), mais rassurez-vous Mahmoud Abbas l’a tout de suite remplacé par le Bureau en charge des prisonniers.
Ce bureau est chargé de distribuer salaires et rentes aux terroristes prisonniers en Israel et à leur famille. Tout est extrêmement bien codifié comme dans la meilleure administration et l’échelle des salaire est établie en fonction du nombre d’années passées dans l’activité terroriste et en fonction de la gravité des blessures infligées à ses victimes. En résumé, plus il y a de morts, plus c’est rentable.

Cette année, 7% du budget de l’Autorité Palestinienne, soit 1,4 milliards de Shekels* (avec une augmentation de 200 millions de Shekels par rapport au budget précédent) est utilisé pour ces salaires. Il faut noter aussi que ces salaires sont bien plus élevés que le salaire moyen de 3000 shekel que reçoivent les fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne.
Ces salaire élevés ne sont garantis qu’aux terroristes. Les voleurs, trafiquants de drogue ou même meurtriers de droit commun palestiniens incarcérés en Israel ne sont pas concernés. Ce qui compte, c’est de tuer des Juifs.
Voici la grille des salaires versés par l’Autorité Palestinienne aux terroristes emprisonnés en Israel:

Durée de l’emprisonnement en années Salaire mensuel en Shekels
Jusqu’à 3    1 400
3-5 ans    2 000
5-10 ans    4 000
10-15 ans    6 000
15-20 ans    7 000
20-25 ans   8 000
25-30 ans  10 000
Plus de 30 ans  12 000


Lorsqu’il sera libéré, il recevra:

Plusieurs années de prison Un poste dans l’administration civile Position dans l’armée
5-6 ans Chef de département Lieutenant
6-8 ans Taux directeur 3 Capitaine
8-10 ans Manager niveau 2 Major
10-15 ans Manager niveau 1 Lieutenant colonel
15-20 ans Directeur général Colonel
20-25 ans Sous-secrétaire adjoint Brigadier général
25-30 ans Sous secrétaire Champion
30 ans et plus Ministre Champion avec ancienneté

A ceci s’ajoute une subvention à la libération du terroriste:

Plusieurs années de prison Le montant de la subvention après la libération en shekel
1-3 ans    5 400
3-5 ans    9 000
5-8 ans   12 700
8-11 ans   16 300
11-15 ans   21 800
15-18 ans   30 000
18-21 ans   36 000
21-25 ans   44 000
25-30 ans   54 500
Plus de 30 ans  100 000

La semaine dernière, le terroriste Arafat Al Rifaiyeh a quitté ‘Hevron armé d’un couteau pour devenir un shahid: Je suis entré en Israel avec un couteau pour tuer des Juifs, a-t-il déclaré aux enquêteurs, je voulais être un shahid.
Sa victime s’appelait Ori Ansbacher, âgée de 19 ans. Elle effectuait son service civil au Centre Yeelim, centre de thérapie pour enfants et adolescents présentants des troubles du comportement*. Ce centre se trouve dans les bois d’Ein Yael, à deux pas de chez moi.

En récompense de son crime abominable,  l’Autorité Palestinienne lui versera  un salaire mensuel de 12000 shekel et cela pendant toute sa vie. De plus, au cas où il sortira de prison, il aura potentiellement un emploi tout à fait dans ses cordes dans l’administration terroriste: ministre, au grade de champion senior, et fera la fête avec une subvention de 100 000 shekels.
Mais j’allais oublier: sa famille sera dispensée de:
– Frais de scolarité dans les écoles et les universités publiques.
– Paiements d’assurance maladie.
– Frais de scolarité pour tous les programmes de formation professionnelle dispensés par les organismes officiels compétents.

Mahmoud qui pleure misère à chaque fois qu’il est interviewé a déclaré que même s’il ne lui restait qu’une piécette, il la donnerait aux terroristes emprisonnés. Je ne me fais cependant pas de souci pour lui:

(Son palais à Ramallah)

Mais comme l’Autorité Palestinienne est une autorité démocratique, certains cas peuvent faire exception: si par exemple un des shahids s’avérait devenir un ennemi politique de Mahmoud Abbas, ces avantages lui seraient bien évidemment sucrés. faut tout de même pas exagérer! Sachez que toutes les « petites piécettes » qu’il récolte de ci de là, servent essentiellement à entretenir son entreprise terroriste et qu’elles proviennent entre autre des impôts des contribuables de l’Union Européenne.
Lisez l’article de Helen Keller-Lind sur le scandale du cofinancement par le contribuable français des salaires versés par l’Autorité palestinienne aux meurtriers terroristes:
http://www.desinfos.com/spip.php?article66006

En mars 2018, la Knesset a approuvé une loi déduisant les montants des salaires et autres rentes versées aux terroristes du remboursement de taxes qu’Israel reverse à Ramallah. Toutefois cette loi n’a pas encore été appliquée, sans doute pour ménager certains états dits « amis ».
En mars 2018 Le Sénat américain a approuvé la loi Taylor dans le cadre d’un nouveau budget de 1,3 milliard de dollars, qui prévoit la suppression de l’aide de l’Autorité palestinienne tant qu’elle encourage le terrorisme. Cette loi porte le nom d’un étudiant américain Taylor Force, assassiné en mars 2016 à Yaffo.
En juillet 2018, la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, a annoncé qu’elle arrêtait le transfert de fonds à l’Autorité Palestinienne. Elle a pris cette décision après avoir demandé en vain que cet argent, d’un montant de 10 millions de dollars australiens, ne parvienne pas aux prisonniers palestiniens reconnus coupables d’infractions terroristes.

Pour moi comme pour la plupart des gens, ces réponses sont nécessaires mais pas suffisantes.
En 1951, au même endroit,  Leah Festinger*, âgée de 18 ans, a été enlevée par des infiltrés arabes, violée et assassinée comme Ori. L’armée israélienne a lancé une opération de représailles visant à détruire le village d’où étaient partis les terroristes  (le village a été remplacé par le quartier de Gilo).

(Leah Festinger 1933-1951)

Et dire que maintenant on doit se contenter de détruire la maison (ou seulement l’étage de la maison) où vivait le terroriste!
Comme le disait hier, sur la chaîne 20, la journaliste Sarah Beck:
Nous sommes tous épris de paix mais après des actes comme celui-ci, ce serait se souiller que parler de paix. Nous connaissons malheureusement trop bien le scénario. Les hommes politiques font de grands discours mais quand on en arrive à l’action des forces de sécurité, et à la destruction de la maison, on nous sort alors l’histoire habituelle de la famille « malade » ou démunie et Tsahal ne détruit alors que la chambre du terroriste pour surtout ne pas causer de dommages à sa famille…. Bien sur, il ira en prison, dans une prison israélienne où il vivra confortablement jusqu’à ce qu’enfin il soit libéré à l’occasion d’un échange. Ça suffit!  Cette retenue politiquement correcte du gouvernement est insupportable. Elie Wiesel a dit un jour: Le contraire de l’amour ce n’est pas la haine, le contraire de l’amour c’est l’indifférence. Cette indifférence revient à la haine de l’homme. Nous ne pouvons plus revenir à notre routine habituelle. C’est ce que nous avons fait déjà tellement de fois cette année où ont été assassinés le Rav Aviel sheva’h, le rav Itamar Ben Gal, Ziv Daos, Nethanel Kahalani, Adiel Kolman, Ronen Lubarsky, Aviv Levy, Yotam Ovadia, Ari Fold, Kim Levengrod, Ziv ‘Hadjbi, le bebe Amiad Israel Ishran, Hadas Popukhi, le couple Kadouri, Assaf Cohen et Yovel Mor Yosssef et enfin maintenant Ori Ansbacher. Nos forces de sécurité se dévouent sans relâche pour notre peuple. Il est nécessaire que le pouvoir judiciaire fasse maintenant de même. Lève toi, réveille toi, gouvernement d’Israel!


(Comme vous le pouvez le voir, la famille du terroriste n’est pas démunie, d’où son affirmation de « malade »)

En attendant, les infrastructures des territoires sous administration de l’Autorité palestinienne continuent à se détériorer au détriment de sa population. Ainsi pour exemple, bien que l’eau manque dans toute la région et qu’Israel fournisse aujourd’hui deux fois plus d’eau à l’Autorité palestinienne que les quantités prévues dans les accords d’Oslo, 40% de celle-ci est perdue dans les canalisations du fait de leur mauvais état, les nappes phréatique sont vidées et polluées .

A bientôt,

PS. Je lis aujourd’hui que le meurtrier de Ori Ansbacher a été officiellement déclaré « Héros de la résistance palestinienne » et recevra à ce titre 3700 dollars par mois, soit 4 fois le salaire moyen dans les territoires contrôlés par l’Autorité Palestinienne, ce qui équivaut à 13 475 shekalim payés essentiellement par les impôts des citoyens de l’Union Européenne. Sous peu des écoles ici et là porteront son nom et des mairies, même en France, le feront citoyen d’honneur.

*Centre Yeelim:
http://www.jerusalemfoundation.org/vulnerable-populations/yaelim-nature-therapy-for-youth-at-risk-at-ein-yael.aspx

*  Selon les rapports, dans le budget pour 2018, l’Autorité palestinienne affecte directement 550 millions de NIS aux salaires des prisonniers de sécurité emprisonnés en Israël, ainsi que 687 millions de NIS aux familles des terroristes tués dans des attentats terroristes ou des tentatives d’attaque contre Israël.

* Lea Festinger:
http://laad.btl.gov.il/Web/He/TerrorVictims/Page/Default.aspx?ID=37290&fbclid=IwAR05yU9CbPYx49BUKAGJfr_vWzeo_X3_gW7MNwCCrADT-ISt4Ci3Bn_AtC0

 

 

 

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Une guerre d’usure…

Vous n’avez peut-être pas entendu parler de ce qui se passe à la limite de la bande de Gaza depuis bientot 6 mois.
Les émeutes le long de la frontière se multiplient. Contrairement à ce que nous raconte la presse occidentale, ce sont tout sauf des manifestations pacifiques: Des tentatives de pénétration, des jets de pierres et de grenades, des cocktails Molotov et des ballons incendiaires ou armés d’explosifs et cela tous les jours… Tous les jours aussi les incendies qui détruisent les récoltes et les réserves naturelles. Dans ces réserves depuis plus de 70 ans, Israel essaye de réimplanter la faune et la flore chassées par la désertification. Mais ce n’est pas tout: la fumée des incendies et celle des centaines de pneus qui sont brûlés tous les jours du côté gazaoui causent des problèmes respiratoires aux habitants des kibboutzim et moshavim frontaliers.

Voici un extrait d’un reportage de la télé sur la chaîne 20 d’avant-hier, mardi:
Elie Ben David du kibboutz Kerem Shalom,  nous parle d’une journée « ordinaire », où on entend les hurlements, ponctués de Allah ou Akbar des dizaines de milliers de Gazaouis qui essayent de pénétrer sur le territoire israélien:
– A certains moments, on ne voit presque plus le soleil derrière la fumée. Maintenant nous sommes recouverts de gaz lacrymogène, nous portons des masques.
A ses côtés, Roni Kizin, elle-aussi habitante du kibboutz:
– Ces temps, ils se déchaînent, surtout la nuit

Ils hurlent à côté de nous, nous envoient des engins explosifs, nous entendons des insultes, ils menacent de nous égorger.
Nous avons des difficultés pour respirer. Tous les vendredis après-midi (après les prières à la mosquée) cela empire. On ne peut pas sortir et nous recevons d’ailleurs des informations nous demandant de rester enfermés chez nous, de glisser des serpillières mouillées le long des portes et de calfeutrer les fenêtres comme au temps de la guerre du Golfe. De toute manière, dehors il est si difficile de respirer; le nez brûle, notre gorge brûle, nos yeux pleurent. Mais même dans les maisons il est très difficile de respirer. L’air est tellement épais et dégoûtant et ces gaz sont nocifs. J’ai du recevoir des soins à l’hôpital car je me trouvais en grande difficulté respiratoire. 

Ces émeutes sont devenues le cauchemar des habitants du sud et en particulier de ceux des kibboutzim frontaliers.
Pendant longtemps, ces gens se sont tus. Ils ne voulaient pas que le ‘Hamas se sentent pousser des ailes en entendant leurs difficultés, mais maintenant, ils n’en peuvent plus: le volume des fumées toxiques représente chaque jour l’équivalent de deux mois de pollution dans la ville de ‘Haifa où se trouvent des raffineries.
– Nous avons fait preuve de patience mais finalement nous nous sommes tournés vers les autorités, on nous a fait la promesse que cela sera traité. Mais quand?
Nous sommes sur la ligne de front…
Tous les jours plusieurs incendies font rage, les pompiers, les volontaires se relaient sans fin
Ces jours-ci on peut parler d’une escalade dans la violence chez les Gazaouis. Ceci pour plusieurs raisons.
– Le ‘Hamas se débat dans de grandes difficultés financières même s’il utilise la manne étrangère à des fins terroristes. Il est pressé par l’Egypte qui voudrait obtenir une réconciliation avec le Fata’h dont Ma’hmoud Abbas ne veut pas. Ce dernier ne paye plus aucune facture, ni aucun salaire à Gaza. Ma’hmoud Abbas est d’ailleurs intéressé à ce que nous entrions dans une confrontation armée avec le ‘Hamas pour l’en débarrasser.
– Le ‘Hamas est aussi pressé  par le Djihad Islamique qui veut prendre sa place. Il est donc forcé de montrer ses muscles pour combattre l’influence du Djihad sur ses troupes et se laisse entraîner dans une surenchère sans fin.
Demain, vendredi après-midi, le ‘Hamas et le Djihad continueront leur compétition le long de la barrière: à qui enverra le plus d’émeutiers? Qui sera le plus violent?

Pour le moment qui paye en fin de compte les combats internes entre le ‘Hamas, le Djihad et l’Autorité Palestinienne de Ramallah?
C’est Israel et en particulier les habitants de Otef Aza (bordure de Gaza) et les soldats stationnés le long de la barrière qui sont obligés eux aussi de respirer cette horreur.
PS Ce soir, c’est le tour du kibboutz Saad:

A bientôt

Léger, si léger?

Tisha beAv vient de se terminer.
Lors d’un jour de jeûne, on a l’habitude de souhaiter: צום קל (Tsom Kal), jeune facile, léger.
Le mot קל (kal) vient de la racine קלל KLL qui a plusieurs significations.
Commençons par les plus évidentes.
Il est logique que si Kal signifie léger, la forme de conjugaison des verbes la plus facile à apprendre, la plus légère à l’élève, se nomme Kal, ou forme simple.
De la même manière, lorsqu’on avance des arguments allant du plus simple au plus complexe, on utilise un des principes de l’herméneutique appelé קל וחומר (kal va’homer) du léger au « dense » , c’est à dire un raisonnement à fortiori*.
Dans le Tanakh, lorsque Noa’h est enfermé dans l’arche et scrute impatiemment la mer, il remarque qu’enfin כי קלו המיים que les eaux se sont « allégées », réduites, il commence alors à entrevoir la fin de sa réclusion.
Lorsque David se lamente sur la mort de Jonathan et de son père, le roi Shaoul, il les décrits comme plus « légers » que les aigles מנשרים קלו, sans doute plus rapides*
Ci-dessus le mont Guilboa où moururent le roi Shaoul et son fils Jonathan lors d’une bataille contre les Philistins.

Dans le livre des Proverbes, בִּקֶּשׁ לֵץ חָכְמָה וָאָיִן וְדַעַת לְנָבוֹן נָקָל (Bikesh letz ‘hochma veein vedaat lenavon nakel), le sot demande en vain la sagesse, alors que la compréhension vient légèrement (aisément) à l’homme sage.

Et l’homme sage est souvent décrit comme indulgent. C’est ainsi qu’à l’époque de la Mishna, Hillel était appelé מקל, celui qui allège les sentences*.
                                                                            (Grotte où furent enterrés Hillel et ses élèves)

Mais la légèreté peut conduire quelqu’un à sa perte.
Dans le livre de Samuel, il est question d’Ashael ben Tsouria, fils d’une de soeurs du roi David. Lors de la guerre civile qui oppose David au roi Shaoul, Ashael poursuit Avner, général de l’armée du roi Shaoul. Or « Ashael avait les pieds légers comme un chevreuil dans un champ, וַעֲשָׂהאֵל קַל בְּרַגְלָיו כְּאַחַד הַצְּבָיִם אֲשֶׁר בַּשָּׂדֶה »
Avner qui le connaît bien lui dit: Écarte-toi, cesse de me poursuivre ! Pourquoi faudrait-il que je t’abatte ? Comment pourrais-je alors regarder en face ton frère Yoav ? » mais Ashael continue et Avner le tue. Ashael a agit par fidélité à son oncle David mais certains commentateurs relient ses pieds légers à une certaine légèreté, une certaine insouciance du danger.
Dans la langue moderne on parle de אשה קלה (Isha Kala), une femme légère, ce qui me fâche car des hommes légers il y a en à foison.

La racine KLL ne joue pas seulement sur les deux aspects positifs ou négatifs de la légèreté. Elle a aussi donne  קילל (killel), maudire, et des mots comme קללה (klala) malédiction,  קלון (kalon) dégradation, קלקל (kilkel) abimer.

On retrouve le mot קללה (Klala) malédiction, dans le refrain d’un célèbre piyout de Rosh Hashana: תכלה שנה וקללותיה. Que s’en aille l’année avec ses malédictions!
Le voici interpreté par Rakefet Amsalem:

Dans la littérature rabbinique, il est écrit que parmi la foule d’esclaves juifs envoyés à Rome par Vespasien,  nombre d’entre eux furent destinés aux maisons de disgrâce, בתי קלון, (batei Kalon) ou bordels…

9av marche des juifs de Rome 1947 arc de triomphe de Titus(Début décembre 1947, après la proclamation du partage de la Palestine par l’ONU, les Juifs de Rome organisèrent une marche sous l’arc de triomphe de Titus pour célébrer la renaissance d’Israel. (Journal Davar)

Alors, faut-il prendre la vie comme elle vient? לקחת את החיים בקלות?
Nous ne sommes pas très doués pour ça. Il est vrai que notre histoire ne nous aide pas, ni notre grande mémoire.
La situation actuelle ne nous aide pas non plus: après avoir vécu depuis 3 mois, sous la menace des ballons incendiaires envoyés quotidiennement par le ‘Hamas, après avoir vu les champs brûler,

(résultats des incendies, journal Makor Rishon)

après les tirs d’obus, des roquettes qui ont blessé une famille à Sderot,

Vendredi, un soldat a été tué par le tir d’un tireur d’élite du ‘Hamas*.

Il s’appelait Aviv Levy et avait 21 ans. Il commandait un groupe de soldats originaires de la tribu de Menashe, et arrivés du Mizoram (état indien situé à la frontière birmane).

Son enterrement a eu lieu aujourd’hui.
On se trouve dans une situation de soi-disant cessez le feu, bien que le ‘Hamas ait déclaré que cette trêve ne valait pas pour les ballons incendiaires. En fait, on est tributaire des décisions du ‘Hamas et ceci pour ne pas déplaire aux Russes qui nous donnent une petite (toute petite) latitude pour nous défendre dans le Nord. Beaucoup de gens, y compris des journalistes à la télévision (!) demandent que nous reprenions les éliminations ciblées des responsables du ‘Hamas (dans le passé ceci avait apporté un peu de répit). Si comme je le lis ici ou là, seule une petite partie des gazaouis, soutient, les exactions du ‘Hamas, ce pourrait être une solution. Supprimons les assassins!
Ceci dit, les assassins ne se trouvent pas qu’à Gaza. Mahmoud a piqué une colère, il a trépigné sur son fauteuil en exigeant que ses troupes aussi participent à la fête anti-juive et ceci pour faire la pige au ‘Hamas qui prend de l’importance à Ramallah.
Et donc, un ballon incendiaire est tombé avant hier dans la cour d’une maison dans le quartier de Gilo, à côté de chez moi. Heureusement, le système de mise à feu n’a pas fonctionné. C’est un cadeau de nos voisins de Bethlehem.

 

(La police examine l’engin. (photo rotter.net)

Au moment de publier cet article, ce matin à nouveau des ballons incendiaires dans le sud: Lors d’une réunion avec la sécurité civile,les paysans et le pompiers ont enregistré ce chant qui rappelle l’époque de la guerre des 6 jours: 

et dans le Nord, les sirènes de Tseva Adom (couleur rouge) retentissent en ce moment.

Et dans le même temps, on sauve les casques blancs syriens et leur famille:

A bientôt,

* L’hermeneutique juive:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Treize_principes_de_Rabbi_Ishma%C3%ABl

*Dans sa lamentation sur la mort de Shaoul et de Jonathan, David compare les deux héros au roi des oiseaux et au roi des animaux: ils étaient plus légers que les aigles et plus forts que les lions.

*Le ‘Hamas est armé par l’Iran: le tireur a utilisé un fusil sniper Sayad-2 fabriqué en Iran, arme standard des Gardiens de la Révolution. Cette arme a une portée de 1,5 km. Elle peut percer un gilet pare-balle en céramique.

 

Les terroristes de Gaza

J’ai de nombreux articles en chantier, certains bien avancés et d’autres moins. Pourtant, la suite de notre balade sur le Sentier des Patriarches attendra encore un peu: dernièrement, j’ai reçu plusieurs mails d’amis français qui me demande des éclaircissements sur ce qui se passe actuellement à Gaza.
C’est vrai, actuellement, nous subissons depuis un bon mois, une attaque du ‘Hamas mais aussi une attaque sournoise des médias occidentaux qui ne rendent pas compte de la réalité et, sans vergogne, nous accusent de crimes de guerre pour le moins, ceci autant dans la presse écrite que dans les émissions de grande écoute.
J’ai depuis longtemps arrêté d’écouter la télévision française mais un ami m’a fait visionner la rediffusion de la dernière émission d’Yves Calvi, emission qui portait sur les conditions de vie des Palestiniens* et qui d’évidence reprenait le narratif palestinien dans son intégralité. Aucun équilibre dans le reportage ou même au cours de la discussion qui a suivi.

J’ai noté que:
– Aucun responsable israélien n’a été interviewé
– Le ‘Hamas a pu répéter que son action est pacifique alors que les images en arrière plan montraient une foule agressive. Mieux le mouvement a été qualifié de spontané et le Hamas se serait contenté de prendre le train en marche pour ne pas être disqualifié.

 

– Bien entendu le documentaire ne fait pas mention des appels au génocide des juifs, pourtant au moins entendus en arrière plan en arabe dans une mosquée où Hanyeh harranguait la foule des pacifiques fidèles.  

(O, fils de Juives, quittez notre terre ou nous vous massacrerons)

– Evacués la construction des tunnels, les champs brûlés (plus de 2500 hectares incendiés) au moyen de cerf-volants porteurs de bombes incendiaires:
Ici, Le même champ, il y a deux mois, rouge de coquelicots* et hier:

 

– Evacués également les tirs de roquettes (les habitants des kibboutzim avoisinants et de Sderot n’ont que 15 secondes pour trouver un abri).

(Cette année, les roquettes n’ont fait que 5 blessés mais il y a 4 ans l’une d’elle a tué Daniel Tregerman, 4 ans. Passionné de foot, il portait le maillot de Messi dont l’équipe a cédé aux menaces du ‘Hamas en annulant un match amical. Le ‘Hamas a remercié l’equipe d’Argentine)

– La traduction du discours d’Hanniyeh dans une mosquée adouci pour le public francais et les cris appelant  au meurtre des juifs de la foule n’ont pas été traduits.
– Bien entendu les soldats israéliens, êtres mythiques puiqu’absents du débat, étaient presentés comme des massacreurs d’enfants et de journalistes…
– Enfin, Mahmoud Abbas est décrit comme un homme qui souhaite sincèrement la paix alors qu’il est co-responsable de la situation économique à Gaza (il est le premier à couper les salaires des fonctionnaires gazaouis en représailles à son échec de rapprochement avec le ‘Hamas)
Tout cela est passé à la trappe.

Et pourtant:

(la vidéo a été prise le 5 juin depuis l’université Sapir qui se trouve à Sderot)

Je ne vais pas perdre mon temps a essayer de réfuter ces accusations, je pense que vous avez tout le matériel nécessaire et sinon, je vous l’enverrai.
Non, je vais plutôt donner la parole à Sami El Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency:
 » Si cela ( les émeutes actuelles dans la bande de Gaza) fait les choux gras des nombreux journalistes antijuifs européens qui couvrent ces évènements, et si cela a pu momentanément abuser la compréhension de leurs dirigeants politiques, les résultats de ces orgies sacrificielles sont nuls. Le Hamas a perdu environ 80 combattants (dont une grande partie était des terroristes du’Hamas) et 30 civils sans égratigner le moindre militaire adverse, ni « libérer » un centimètre carré de Palestine. Or cette nouvelle tentative, à caractère exclusivement militaire, va, à l’instar des roquettes et des tunnels « stratégiques », s’épuiser ; dans une semaine, dans un mois ou dans six… Les jeunes de la Bande sont désormais poussés à incendier les cultures de leurs voisins et les forêts gagnées sur le désert. C’est un déshonneur qui maculera à jamais l’image de la cause palestinienne… Mais qu’attendre d’une organisation d’illuminés religieux qui sont dénués de toute éthique ? J’ai vu des émeutiers, dans la liesse générale, brûler vif un âne affublé d’un drapeau israélien. J’ai vu des cadavres d’accidentés de la route, des gens morts dans les hôpitaux, dont des nourrissons, amenés vers la frontière afin de faire croire que c’étaient les Israéliens qui les avaient tués…

Il y a aussi des maquilleurs professionnels lorsqu’ils manquent de cadavres:

Sami el Soudi:
J’ai vu des infirmières, dont la tâche consiste à protéger la vie, lancer des bombes incendiaires que leur tendaient des miliciens sur des champs cultivés.


(l’infirmière « martyr » Razzan Al Nazzar qui n’a d’ailleurs pas été tuée par un tir direct de Tsahal mais sans doute par un ricochet)

Je vous invite à lire le dernier article de Sami El Saoudi dans le site Métula News Agency. Il est extrèmement instructif.

Son analyse rejoint celle de Bassam Tawil, journaliste palestinien originaire de Naplouse en Samarie:
– Premièrement: ceux qui lancent les cerfs-volants indiquent clairement que leur but ultime est de tuer autant de Juifs que possible et de provoquer l’annihilation d’Israël. « Nous voulons mettre le feu à Israël afin que les Juifs soient brûlés ou forcés de quitter leur pays. » (interview d’un terroriste Abu Al-Majd). Cette idee d’une annihilation d’Israel fait d’ailleurs son chemin chez les Européens sans trop d’états d’âme: de nombreux diplomates rejoignent Dominique de Villepin lorsqu’il qualifiait Israel de « parenthèse de l’histoire« et même des responsables militaires de haut rang français évoquent cette possibilité et pensent déjà à des mesures d’évacuation des survivants juifs. Que de bonté! Mais on a déjà donné!
– Deuxièmement: les Palestiniens considèrent que tous les Juifs vivant en Israël sont des «colons». Ce n’est pas nouveau, puisque que ce soit dans les chartes, les emblèmes ou les slogans du ‘Hamas, du djihad ou même de l’Autorité Palestinienne, il est question de la Palestine de la Rivière (le Jourdain) à la mer.


– Troisiemement, le jihad des Palestiniens contre Israël est le même jihad que l’Etat Islamique, les Frères musulmans et d’autres groupes islamiques djihadistes mènent aussi sur les «infidèles» et les «ennemis de l’islam» aux États-Unis, dans l’UE et dans d’autres pays non musulmans.

En fait, en réalité, comme ce journaliste gazoui, nombreux sont les Palestiniens qui aimeraient bien devenir israéliens:

Ce n’est pas le seul et de loin. J’ai entendu il y a quelque temps, les interviews de plusieurs cheikhs de ‘Hevron, ville hostile aux Juifs depuis toujours*, réclamer eux-aussi la nationalité israélienne. Cela me rappelle aussi un reportage d’il y a une trentaine d’années. Un journaliste allemand interrogeait un vieux gazaoui sur ses conditions de vie difficiles dues à l’occupation israélienne. Le vieil homme avait répondu: » Je n’aime pas les Juifs(!) mais j’ai connu les Turcs, tous des voleurs et exploiteurs, ensuite les Egyptiens, pareil, avec les Juifs, on peut respirer, on vit normalement, ils respectent les lois.
Mais pour qu’ils deviennent Israeliens, il faudrait tout d’abord les dénazifier!
Oui, j’ai employé le mot nazi et si cela dérange quelques belles âmes, je rappellerais qu’il y eut:
– Une collaboration active entre le grand mufti de Jerusalem et Hitler et que celui-ci fut l’instigateur des grands pogroms dans les pays musulmans,  comme le Farhoud de Baghdad en 1941
– Qu’ils se voient actuellement comme les héritiers des nazis:


– Que Mahmoud Abbas chef de l’Autorite Palestinienne est un négationniste et que dernièrement il fit cette déclaration:
«Du XIe siècle jusqu’à l’Holocauste qui s’est produit en Allemagne, les juifs vivant en Europe de l’ouest et de l’est ont été la cible de massacres tous les 10 ou 15 ans. Mais pourquoi est-ce arrivé ? Ils (
les Juifs) disent: « Parce que nous sommes juifs ! »».
Selon lui,  l’explication serait à chercher ailleurs. Il a ainsi cité trois «livres écrits par des juifs»
comme preuves supposées du fait que «l’hostilité contre les juifs n’est pas due à leur religion, mais plutôt à leur fonction sociale», en précisant qu’il voulait dire par là «leurs fonctions sociales liées aux banques et aux intérêts». Ben voyons!...

Mais les dénazifier, ça va être dur car même les plus petits sont pervertis:



(fête de fin d’année dans un jardin d’enfants à Gaza)

Bref, les nazis ne sont pas tous de grands blonds en culottes de peau. Ils ont des héritiers!

A bientôt,

*Yves Calvi, l’info du vrai: Gaza Terminus:
https://www.mycanal.fr/docus-infos/20-h-l-evenement-l-info-du-vrai-du-06-06-gaza-terminus/p/1497590

Comme Calvi parle de Gaza comme d’une prison a ciel ouvert, voici un article tres clair sur ce sujet
http://www.cesgoysquidefendentisrael.com/fr/questionsdeblocus/

Et pour actualiser, je precise que les terroristes du ‘Hamas ont complètement detruit le terminal de Keren Shalom par lequel les produits de première nécessité pouvaient entrer, que les Israeliens, sous le feu des cerfvolants piégés ont reparé les lignes electriques détruites et que de nombreux cartons de médicaments (sionistes!) ont été détruits par le ‘Hamas: De plus, en brûlant les champs au moment des récoltes, ils ont brûlé une bonne partie des légumes, des fruits et céréales qui leur etaient destinés.

*les coquelicots dans le sud d’Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/28/le-sud-en-rouge/

*Sami el Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency. Lisez son article en entier, Autorite palestinienne, l’état des lieux du 09/06/2018 sur:
http://www.menapress.org/

*Bassam Tawil:
/www.gatestoneinstitute.org/12467/palestinians-burn-the-jews

*’Hevron: le massacre de ‘Hvron en 1929:
http://www.jforum.fr/le-massacre-des-juifs-dhebron-1929.html

 

Une nation palestinienne?

Le mot peuple en hébreu עם (Am) est intéressant car ces deux consonnes peuvent aussi se lire עם (Im) qui signifie avec. En lisant simplement ce mot, nous comprenons que, dans la conception hébraïque, le peuple est d’abord un groupe  d’individus solidaires, ayant des liens historiques, linguistiques, une mythologie commune et ayant conscience de partager un destin commun. Notre  mythologie, qui prend sa  source dans les textes bibliques, repose sur l’idée que les Juifs constituent un peuple déraciné de sa terre vers laquelle il retournera un jour. Nous n’avons ainsi jamais cessé de nous considérer comme les éléments d’un même un peuple, en attente de retourner dans notre patrie, tout aux long des siècles de notre exil.

Mais qu’en est-il des Palestiniens? 
Dans un certain nombre de mes articles précédents, j’ai expliqué que la plupart des musulmans, installés dans la partie ouest de la Palestine, arrivèrent de tout l’empire ottoman grâce à la loi turque de 1872, qui octroyait à tout musulman de l’empire une exemption d’impôts et de service militaire pendant 10 ans, s’il acceptait de s’y installer. Cela provoqua un afflux de musulmans pauvres aussi bien des régions limitrophes que du Caucase ou des Balkans. Plus tard dans les années 1920 et 1930, d’autres migrants musulmans arrivèrent, attirés par la relative prospérité économique due au développement agricole des premiers kibboutzim.
Ceci, alors que dans la même période, le gouvernement britannique restreignait l’arrivée des Juifs!

(La partie ouest de la Palestine se trouve entre le Jourdain et la mer. Selon les accords de 1920, le Foyer National Juif devait s’étendre aussi dans ce qui est la Jordanie actuelle, mais les Anglais en décidèrent autrement)

Quelles sont les caractéristiques sociales de la société palestinienne musulmane?
La société musulmane de Palestine* est construite différemment des sociétés occidentales. Elle est gouvernée par trois types de  structures sociales qui s’emboîtent un peu comme les poupées russes: tout d’abord les tribus, puis les clans et enfin les familles dominantes de ces mêmes clans.
Les trois ont en commun la même culture sociale, basée sur la gouvernance masculine, le rapport de force et les codes d’honneur et de honte.

A l’origine, cette société musulmane était un ensemble de tribus nomades.
Vers la fin du 19 ème siècle, la modernisation de l’empire ottoman fut à l’origine de la sédentarisation progressive de ces tribus, sédentarisation qui était déjà le fait des familles des fonctionnaires turcs,  disséminées dans toutes les villes de l’empire.
De plus, les nouveaux arrivants, musulmans mais étrangers au Moyen-Orient comme les Bosniaques ou les Tchétchènes, se regroupèrent entre eux, transformant le paysage social.
Tout cela provoqua une diminution notable du rôle des grandes tribus mais n’affecta pas les clans qui en sont les sous-groupes. Aujourd’hui, même dans un groupe très sédentarisé comme le groupe palestinien*, le clan ou ‘hamoula est encore le pivot central de la  vie sociale.

Le clan protège l’individu qui, en retour, lui doit une totale obéissance. Tout ou presque est décidé par le ou les chefs de clan. Ainsi, les mariages – qui sont la meilleure manière de mesurer la force de l’appartenance identitaire – se font toujours selon le modèle clanique et les quelques filles qui se marient en dehors de leur clan appartiennent alors au clan de leur mari.
Les membres de la ‘hamoula sont liés entre eux par le mithaq al-sharaf, ou code d’honneur: toute attaque extérieure, qu’elle soit physique ou non, est une attaque contre tous les membres du clan. Toute honte est celle de tout le clan et demande réparation, ce qui conduit aux assassinats, comme les crimes d’honneur, et à la vendetta. Ce code de l’honneur cimente totalement les relations entre les individus du clan et les relations entre le clan et le monde extérieur. De ce fait, aucune régulation juridique ou de sécurité publique extérieure n’est reconnue.

Depuis 1948, des Palestiniens ont été parqués dans des camps de réfugiés au Liban, en Syrie, en Jordanie et en Egypte et traités d’une manière infamante comme des étrangers dépourvus de droit. Tous ces pays les ont, et les utilisent encore, dans un but propagandiste et en ont fait un abcès de fixation contre Israel.


Mais il y en a aussi dans  toute la Judée-Samarie et à Gaza: à côté de Naplouse, de Tulkarem, Qalqilya, à Jenin, à Ramallah, à côté de Bethlehem…
Pourquoi ces camps existent-ils encore dans les banlieues des villes gouvernées par l’Autorité Palestinienne? Et là aussi, pourquoi leurs habitants sont-ils traités par cette même Autorité comme des étrangers dépourvus de droits?
En fait, ces réfugiés se trouvent forcement sur le territoire d’un autre clan. Or dans cette société clanique, la patrie se trouve là où  se trouve le clan. Si le village voisin appartient à un autre clan, il s’agit d’une autre patrie. Celui qui s’y rend est considéré comme étranger et sans protection.
Vous avez certainement entendu parler du poète  Mahmoud Darwish*, chantre des exilés de Palestine. Il est né à côté d’Akko (Saint Jean d’Acre) dans un village nommé Al Birwa, détruit pendant la guerre d’Indépendance. Les habitants du village se sont regroupés de l’autre côté de la route dans un village  à 300 m du premier où ils n’ont pas été acceptés. Ils se considèrent donc comme exilés pour 300 m. Toute la poésie de Mahmoud Darwish est une poésie d’exil pour un déplacement de 300 m!


(Mahmoud Darwish)

A l’intérieur du clan lui-même, la hiérarchie entre les familles est primordiale.
L’individu doit obéissance au clan. Donc, dans le clan lui-même, il obéit à son chef de famille qui lui même obéit au chef de la famille dominante. Ces familles se font évidemment parfois la guerre entre elles. Toutefois il est nécessaire de comprendre que les chefs de clan disposent d’un pouvoir local important mais sans plus. Aucun clan n’arrive à dominer suffisamment les autres pour les fédérer. Les élections sont structurées par district, et forcement gagnées par le clan dominant, sans alternative possible comme c’est le cas en Occident.
Dans les villes, ce sont toujours les mêmes familles de notables dans lesquelles sont choisis les représentants politiques. Les plus connues sont à Jerusalem les Hashashibi et les Husseini, à ‘Hevron les Tamimi. Ils étaient déjà les référant naturels devant le pouvoir du sultan ottoman puis des Anglais et enfin du roi de Jordanie.
Dès la fin du 19 ème siècle, une des grandes familles de notables, les Husseini, chercha à fédérer les clans sous son autorité pour lutter contre les Juifs du yishouv*, mais en vain. Les Husseini passèrent donc du politique au religieux. C’est ainsi que le nouveau mufti de la mosquée d’El Aqsa, qui jusque là se contentait d’avoir un rôle de gestionnaire, devint un agitateur politico-religieux en la personne de Hadj Amin al Husseini. Celui-ci espéra que l’appel à la Oumma, la grande « nation » religieuse, et donc au jihad, lui permettrait in fine de devenir le leader incontesté de tous les clans. Il faut bien comprendre que ce ralliement n’avait pas pour but, l’amélioration des conditions de vie des musulmans mais la destruction du proto-état juif. Et pour ce faire, il s’est même allié avec les nazis*!
Apres la seconde guerre mondiale, et l’exil du grand mufti, le prestige de la famille Husseini ne cessa de décliner, jusqu’à ce qu’un des leurs, Arafat*, s’allie à la fois aux Frères Musulmans et au KGB pour reprendre le flambeau terroriste, avec des habits neufs
, c’est à dire le discours marxiste de ses amis du KGB. Tous les clans se soumirent alors à Arafat, qui possédait l’argent, le pouvoir de ses alliés soviétiques mais aussi l’aura de la famille Husseini. Tout le monde emmargea donc au Fata’h. Il n’y eu et il n’y a aucune possibilité de trouver un travail ou d’obtenir une quelconque autorisation sans l’aval du Fata’h (ou celui du ‘Hamas à Gaza).
Comme aucun leader n’émergeait de la famille Husseini en plein déclin, ce fut finalement un apparatchik, Mahmoud Abbas, formé à l’école du KGB, qui fut imposé à Arafat par les USA comme premier ministre et successeur!
Malgré tout, Mahmoud Abbas reste un étranger à Ramallah!

Dans un article paru il y a un mois dans Haaretz, le journaliste Salman Massalha, druze israélien, explique que Mahmoud Abbas, originaire de Tsfat en Galilée, ne va jamais en visite ni à ‘Hevron ni à Qalqiliya… car là bas il est un étranger : il n’est pas l’un des nôtres » comme ils disent. Les seules occasions où il sort de son palais, la Mukata, c’est pour rencontrer des dirigeants occidentaux en Europe ou ailleurs, qui eux ne comprennent pas cela, et s’obstinent à parler du peuple, de la nation  palestinienne.
On a donc actuellement une « fédération » de clans terroristes.
En Europe, on appellerait cela une mafia mais ici…
Cela semble incroyable mais il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur de la société palestinienne, comme dans toute société clanique, les activités criminelles, assassinats, enlèvements, extorsions, trafics etc, sont protégées par la loi du clan car il n’y a ni régulation juridique ni politique indépendante. De plus, et pour compliquer la situation, certains clans s’allient parfois entre eux contre d’autres ou font de la surenchère auprès du pouvoir central pour devenir dominants. Il en résulte des guerres entre milices et pour nous, comme résultat de cette surenchère, un attentat ou deux en plus.
Un de mes cousins, qui fut un membre important du Shabak*, nous racontait que ses relations avec les chefs de clan étaient parfois plus importantes que celles avec les dirigeants du Fata’h mais que tout cela était extrêmement et constamment volatil.

 


Malheureusement, comme le montre la photo ci-dessus, certains Arabes israéliens sont encore tributaires de leur clan: ici soulha collective (amnistie, réconciliation) entre les deux clans Abou Sallouk et Abou Ghanem de Lod.

La situation est la même à Gaza. Il y a périodiquement de véritables  guerres entre les milices des familles pro-Fatah et celle du ‘Hamas.

Le ‘Hamas, c’est à dire les Frères Musulmans*, louvoie entre la réalité clanique et la loi islamique selon ses intérêts: masquer l’origine clanique d’une décision en l’habillant d’un nom islamique est courant. L’habillage islamique sert aussi des intérêts privés. Il permet par exemple à Ismail Hannye, originaire d’une famille de notable de Ramallah de pouvoir côtoyer Khaled Meshal, originaire de Gaza.

Heureusement pour nous, cette unité de façade à Gaza ou à Ramallah (autour de la personne de Mahmoud Abbas), est beaucoup plus fragile qu’il ne le paraît. J’ai parlé de la Oumma, la grande nation arabe musulmane et trans-frontière. Cette nation n’a pas de réalité tangible: comme à l’époque du grand mufti, elle n’existe que contre (nous les Juifs, les infidèles, les autres au sens large du terme) et non pas pour. Elle n’existe que pour nous éliminer de la carte.
Les Palestiniens ne parlent d’ailleurs de nation ou d’état de Palestine que lorsqu’ils s’adressent  aux Occidentaux.


Dans leurs discours en arabe, ils parlent libérer la Palestine « de la rivière à la mer » en utilisant Jerusalem comme levier religieux contre nous, mais ils n’évoquent jamais l’organisation future de cet état. Leur seul but est de libérer le terrain de la domination des dhimmis juifs mais pas de construire une nation*.

Le politologue Mordekhai Kedar est persuadé que la déclaration de Trump sur Jerusalem est le début de la fin de la « nation » palestinienne d’autant qu’un certain nombre de pays du Moyen-Orient ne leur donne plus qu’un soutien de façade. Il pense que pour les Arabes de Judée-Samarie mais aussi de Gaza, il faudrait créer des émirats basés sur les clans ou tribus. Il y aurait l’émirat de Ramallah, de ‘Hevron, de Jenin, de Jericho, avec lesquels nous aurions des accords sécuritaires et économiques. Il y a déjà des sociétés high-tech israéliennes qui préfèrent délocaliser à Gaza plutôt qu’en Inde…
Pour lui, les seuls états arabes du Moyen-Orient qui se développent bien sont les émirats, peuplés par une seule tribu (ou plusieurs ayant des liens familiaux entre elles), et dirigés par la famille dominante de cette tribu, qu’ils bénéficient de la manne pétrolière ou non. Il est persuadé que « tout Etat du Moyen-Orient basé sur des constructions politiques occidentales ou des paradigmes administratifs européens rejoindrait bientôt le sort de la Syrie, de l’Irak, du Yémen et de la Libye. »


Il n’est pas le seul a penser ainsi, Mustafa Tusa*, journaliste français d’origine tunisienne, considère lui-aussi que le modèle des Emirats Arabes Unis est le seul valable pour combattre les Frères Musulmans et assurer un système politique stable car il est basé sur le modèle socio-politique tribal.

A bientôt,

PS: – Nabil Shaat vient d’ailleurs de confirmer que leur but est de nous eliminer: « Celui qui fit partie de l’équipe de négociateurs avec Israël a déclaré que l’AP n’acceptera jamais la formule de « deux Etats pour deux peuples » car cela équivaudrait à reconnaître le droit à l’existence d’un Etat juif et à annuler le « droit du retour ». Il a présenté la « solution des deux Etats » dans la vision de l’Autorité Palestinienne: Israël deviendrait un Etat binational dans lequel tous les réfugiés de 1948 et 1967 pourraient revenir, et à côté, une « Palestine » dans laquelle ne pourront habiter que les Arabes qui y vivent aujourd’hui! En clair, une « Palestine judenrein » aux côtés d’un Etat d’Israël déjudaïsé qui aurait été submergé par plusieurs millions d’Arabes supplémentaires. » (http://www.lphinfo.com/nabil-chaath-revele-presque-monde-savait/)

 

* La Palestine en tant région administrative de l’empire ottoman puis de la Grande- Bretagne

* Cette fois, il s’agit de la population musulmane de Gaza et de Judée-Samarie

* La famille de Mahmoud Darwish est partie au Liban puis est revenue toujours en Galilée occidentale à Deir al Asad à environ 30 km de son village natal.

*le yishouv:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/04/04/de-lancien-au-nouveau-yishouv/

*le grand mufti Hadj Amin al Husseini:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/10/22/le-mufti/

*Yasser Arafat est né en 1929 en Egypte. Il prétend faire partie de la famille ‘Husseini. Personne en fait n’en sait rien mais il a pu imposer cette filiation, peut-être fictive, car cela servait les intérêts du KGB. Si non e vero…

*Le ‘Hamas:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

*Shabak: Sécurité Intérieure

* Mustafa Tusa:
http://mordechaikedar.com/the-emirates-solution-embraced-by-arabs/

*  Les émirats palestiniens
http://www.palestinianemirates.com/articles.html

* Les frères musulmans et le ‘Hamas:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

* Ce que pensait Golda Meir des Palestiniens:
https://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/21666

 

 

Les Juifs veulent détruire la mosquée d’El Aqsa!

Dans mon avant-dernier article, nous en étions arrivés aux événements  qui marquèrent le début des années 20 en Palestine mandataire, je devais aborder cette semaine les massacres de 1929 quand j’ai lu l’indispensable article de Danilette « Vous n’avez nulle idée de la grâce, de la douceur du Grand Mufti de Jerusalem Al Husseini » (http://www.danilette.com/2015/10/vous-n-avez-nulle-idee-de-la-grace-de-la-douceur-du-grand-mufti-de-jerusalem-al-husseini.html) où elle nous livre un extrait de la recension du livre d’Albert Londres*:  « Le Juif errant est arrivé« , paru en 1930.
Je vous recommande de lire cet article et de le faire lire autour de vous.

Grace à la France qui n’acceptera de le livrer ni aux Anglais ni aux Yougoslaves, qui veulent le faire juger, et qui l’assignera gentiment à résidence,  le Grand Mufti de Jerusalem Hadj Amin al Husseini pourra facilement s’évader et échappera ainsi au procès de Nuremberg où il aurait du comparaître avec ses complices nazis. Il mourra tranquillement à Beyrouth en 1974.

Lorsqu’il y a une vingtaine d’années, je mentionnais le rôle central du Grand Mufti dans l’extermination des Juifs, j’entendais  des dénégations  polies où il était question de son nationalisme certes exacerbé  mais quand même…Bref, une fois de plus j’exagérais! Or tous les biographes du Grand Mufti le considèrent comme un antisémite virulent. Benny Morris par exemple écrit: »Il est clair que quand on lit ce qu’il a écrit, on voit qu’il est foncièrement antisémite. Je ne dis pas qu’il était seulement anti-sioniste, non, il haïssait les Juifs, les Juifs étaient le diable« .

En 1933, quelques semaines seulement après qu’Hitler ait pris le pouvoir, le Consul Général d’Allemagne en Palestine, Heinrich Wolff, envoie un télégramme à Hitler rapportant les paroles du Grand Mufti: « les Arabes sont enthousiasmés par le nouveau pouvoir et espèrent le voir triompher ici au Moyen-Orient. » Le Grand Mufti et Wolff se rencontreront de nombreuses fois et ce dernier enverra de nombreux rapports à Hitler, toujours élogieux, au sujet de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, des nombreux massacres, émeutes et pogroms fomentés par le Grand Mufti et ses alliés les Frères Musulmans* en Palestine mandataire, en Egypte,  Syrie et en Irak. Le Grand Mufti s’active car il veut être considéré comme le pendant d’Hitler au Moyen-Orient qu’il veut nettoyer de toute présence juive. Cela lui fera  évidemment la meilleure des cartes de visite lorsqu’il viendra à Berlin en novembre 1941.
Leur collaboration deviendra ensuite bien plus effective puisque le Grand Mufti créera trois légions musulmanes SS en Bosnie et en Albanie où, là encore, elles seront responsables de nombreux massacres, en particulier en Serbie.*

En attendant, dès l’été 1928, le Grand Mufti intrigue avec les nationalistes syriens et la famille Ibn Soud pour une monarchie unifiée sur les territoires syriens, trans-jordaniens et la Palestine mandataire.
A Jerusalem, pour Yom Kippour, le Waqf se plaint aux Anglais que les Juifs violent le statu quo au Kotel en construisant une synagogue (ils ont seulement apporté un paravent pour séparer les hommes des femmes pendant la prière et quelques sièges!). Les Anglais usent de la force pour leur faire remballer le paravent et les sièges. Les Arabes organisent alors un Comité de Protection pour le Noble Burak* et les Juifs sont une fois de plus victimes d’exactions.

Palestinian_delegation_1929(Délégation arabe en 1929, protestant contre les agissements des Juifs qui veulent détruire la mosquée d’El Aqsa.
Le Grand Mufti est au premier rang, le deuxième à partir de la gauche)

Malheureusement,  le nouveau Haut Commissaire Sir John Plummer est un homme sans aucune envergure et il mandate le Grand Mufti pour définir ce que doit être le fameux statu quo, c’est exactement comme demander à Al Capone de combattre la Mafia!
Les violences sporadiques dont sont victimes les Juifs se font de plus en plus nombreuses au cours de l’année 1929. La propagande du Grand Mufti est soigneusement orchestrée. Comme déjà en 1920, il ameute les foules arabes au cri de « Les Juifs veulent détruire la Mosquée d’El Aqsa!« . Le 23 août, le quartier juif de la Vieille Ville de Jerusalem est attaqué, le lendemain les violences s’entendent à Motsa et Beer Touvia, à Yaffo et à Haifa. Mais c’est à Tsfat en Galilee et à Hebron dans le Gush Etsion que les massacres sont les plus terribles. Ce sont eux dont rend compte Albert Londres. C’est ainsi que Hebron deviendra « Judenrein » jusqu’à ces dernières années.

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(survivants du massacre de Hebron 1929)

Ce cri « Les Juifs veulent détruire El Aqsa » est toujours celui qui fait agir les terroristes aujourd’hui. Je ne compte plus les attaques. Mardi soir à Beer Sheva, a été assassiné Omri Levy une balle dans la tête, il avait 19 ans.

Omri Levy attentat Beer Sheva 2015
Avant hier à Hebron,  a été enterré Abraham Hasno, père de 7 enfants. Sa voiture a tout d’abord été la cible de jets de pierres. Comme il en sortait pour essayer de se mettre à l’abri, un camionneur arabe l’a volontairement écrasé.

Avraham Hasno

Il y a de nombreux blessés. Si Naor ben Ruth, âgé de 13 ans, a repris conscience, ce n’est pas le cas pour Orel bat Limor, ecrasée et poignardée près du kibboutz Gan Shmuel.

Orel bat Limor

ni pour Dikla bat Ninette, poignardée avant-hier près de Adam

Dikla bat Ninette
La propagande du Grand Mufti nous accusait de vouloir détruire la mosquée d’El Aqsa il y a cent ans de cela, elle est toujours debout et en bon état. Les seuls qui la profanent sont les terroristes qui s’en servent comme entrepôt d’armes et je rappelle qu’ Abdallah, roi de Jordanie, y fut tué par un membre du clan ‘Husseini le 4 mais 1948, car il voulait entrer en négociations avec Israel.
Nous n’avons jamais voulu détruire ou profaner la mosquée d’El Aqsa mais le cri de ralliement des terroristes est resté le même.
Ce n’est pas une guerre de territoires comme le pensent beaucoup de gens en Occident, c’est une tentative de nettoyage ethnique physique mais aussi culturel comme le montre la dernière tentative de Mahmoud Abbas à l’UNESCO revendiquant le Kotel comme lieu saint musulman. C’est le même nettoyage ethnique que celui qui a lieu en Syrie et en Irak où les musulmans se font la main sur les Chrétiens et les Yazidis dans les régions où il n’y a plus de Juifs!
On dit que ceux qui nous attaquent maintenant sont des purs produits de Daesh et cela permet à l’Occident dédouaner Mahmoud Abbas mais non, leurs diverses dénominations, Fata’h, ‘Hamas, Daesh, Al Nosra, A Qaida et Boko Haram en Afrique ne sont que le produit de rivalités internes ou de différentes localisations géographiques. 

Regardez attentivement la vidéo ci-dessous. Rien n’y manque: le sang pur des terroristes et les pieds sales des juifs qui souillent le lieu saint muslman. Hadj Amin El Husseini et ses copains nazis ne trouveraient rien à rajouter. 

Les pères de la soi-disant nation palestinienne sont animés du même antisémitisme que les nazis et ils l’avaient déjà démontré avant qu’il soit question de territoires, de conquête*, et de colonies.

Je dois maintenant aller chercher mes petites filles à l’école en voiture pour leur éviter de se faire poignarder.

A bientôt,

*Le ‘Hamas est l’héritier direct des Frères Musulmans
Leila Shahid est très fière d’être la petite fille du GM

*Albert Londres:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Londres

*Je parlerai plus longuement de la collaboration du Grand Mufti avec Hitler quand, dans un prochain article, il sera question du yishouv pendant la deuxième guerre mondiale

*le Noble Burak: le cheval sur lequel Mahomet s’envola vers le ciel selon la tradition musulmane

*conquête: quand on parle de conquête actuellement, on fait référence au territoire de Judée Samarie, passeé sous domination jordanienne de 1948 a 1967

*
http://www.causeur.fr/israel-jerusalem-mahmoud-abbas-35052.html?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=31915e8a5b-Newsletter_28_09_15&utm_medium=email&utm_term=0_e89bc7d32d-31915e8a5b-39328773#

 

Vous avez dit guerre de libération?

Ceux qui me connaissent savent que je suis une grand mère, pas du tout sportive et souvent étourdie.
Aussi quand le maire de Jerusalem a conseillé à tous ceux qui avaient un permis de port d’armes de sortir armés*, je suis restée perplexe: comment me protéger?
Je n’ai évidemment ni arme ni permis de port d’arme et je ne m’imagine pas en demander.
Prendre des cours de tir pourquoi pas? Mais en situation,  arriver à sortir une arme du fond de mon sac, me demander où j’ai bien pu mettre les balles*, tout cela devant un terroriste décidé à me poignarder!…
Il faudrait qu’il soit bien complaisant. Or si les terroristes prétendent toujours vouloir mourir en martyr pour rencontrer les fameuses 72 vierges, en général ils veulent tuer sans se faire tuer.

ma dalton

De toute manière, il est très difficile d’obtenir un permis de port d’armes. Israel, ce n’est pas le Far West. La loi est très stricte. Pour en avoir un, il faut soit habiter une région à risque (Jerusalem n’en fait pas partie pour le moment malgré tout ce qui s’y passe ces derniers temps) soit y travailler comme notre médecin qui consulte aussi en Judée Samarie.
Alors j’ai décidé de suivre les conseils donnés par le Pikud Haoref*:
« Quand vous êtes dans la rue:
– Ne soyez pas  plongés dans votre smartphone: je ne le suis pas, je suis de la vieille école…
– Intéressez vous à votre environnement: ça c’est plus dur, je suis souvent tête en l’air, pensant entre autre à mon prochain article… Mais maintenant je dévisage les gens, regarde les mains…
– Si vous êtes immobile dans la rue pour attendre un bus, ayez le dos protégé par la paroi de l’abribus, un arbre ou un mur. Même chose si vous vous reposez sur un banc, choisissez le contre un mur: mon banc préféré se trouve contre un mur.
– Si vous voyez quelqu’un qui ne vous plait pas s’approcher de vous, ne soyez pas pris de panique, mais partez immédiatement. Vous aurez tort 9 fois sur 10 mais ce n’est pas grave:  je n’ai pas peur mais si je vois un visage patibulaire, je ne vais pas essayer d’être polie!
– Si vous êtes attaqués, n’attendez pas, courez (!),  et utilisez tout ce que vous avez sous la main pour vous défendre.
Comme tout le monde, je suis allée chercher un spray de poivre en me sentant quelque peu ridicule. Je n’étais pas la seule loin de là. Les magasins sont dévalisés. Le vendeur compatissant m’a dit: « N’attends pas que le terroriste soit trop près, tu peux le toucher à une distance de plus de deux mètres »
Si en plus je dois mesurer!
Mon fils s’est bien sûr moqué de moi: « Fais attention au sens du vent! »

J’en ai acheté aussi un autre pour ma fille. Elle travaille à l’Université et reçoit de nombreux étudiants arabes.

Hier dans le quartier de  Pisgat Zeev, un enfant de 13 ans a été blessé très gravement*. Il sortait d’une épicerie où il venait d’acheter des bonbons. Il a été poignardé dans le dos alors qu’il roulait sur le trottoir avec un vélo d’enfant. Il n’a pas eu le temps d’entendre le hurlement Allah Akbar de son agresseur. Son état était jugé אנוש (anush) désespéré. Le chirurgien qui l’a opéré pendant 4 heures et lui a sauvé la vie* a rendu hommage aux secouristes qui l’ont traité en premier comme il le fallait.

Voici un petit film du Maguen David Adom qui nous apprend comment donner les premiers soins à un blessé poignardé:

Et puis surtout, pensez que vous n’êtes jamais seul.
Si vous criez מחבל (me’habel – terroriste), de toutes vos forces, les gens sortiront dans la rue pour vous aider: le jeune garçon blessé à Pisgat Zeev a été tout d’abord défendu par l’épicier sorti se battre contre le terroriste avec ce qu’il avait sous la main: un parapluie! Et une femme est sortie aussitôt pour compresser la blessure avec des serviettes.

heros pisgat zeev parapluie

(Ce qui reste du parapluie!)

Voici un témoignage écrit par les voyageurs du bus de la  ligne  Jerusalem Beit Shean (vallée du Jourdain):
« Notre chauffeur s’appelle Tal ‘Hakham…

Tal Hakham
Pendant tout le voyage, il s’est soucié de nous, ses voyageurs de la ligne 961 pour Beit Shean. Nous avons quitté Jerusalem à 11h du soir. Il nous a demandé de laisser baissés les stores pour notre sécurité. Quand une des voyageuses est descendue au Tsomet Haglilit (en pleine cambrousse*), il s’est assuré que quelqu’un l’attendait à la station et lui a même proposé de rentrer dans le kibboutz. Il a proposé la même chose ensuite à un voyageur devant descendre au moshav Tomer.
… Bref, il s’est assuré que tous ses voyageurs arrivent sains et sauf chez eux. Un soldat est resté seul,  il a vérifié  qu’il savait où dormir. Enfin, quand nous sommes descendu à la station centrale des bus à Beit Shean, il nous a dit: » Qu’allez vous faire dans les rues à 1h du matin? »
Il nous a déposé chez nous!

Ce qui devait être un voyage éprouvant est devenu le voyage le plus sûr, grâce à lui!
Alors au nom de tous ls voyageurs, merci à Tal ‘Hakham »

Vous savez déjà que les mères juives  sont des mères poules mais que dire des chauffeurs de bus?

Nous venons de vivre 15 jours de violence anti-juive. Les Arabes ont assassiné 7 Juifs et en ont blessé une trentaine:
victimes attaques du mois d'octobre 2015

 

En haut de gauche à droite: Eitam Henkin, Naama Henkin tués sous les yeux de leurs 4 enfants*, Aharon Benitah. Sa femme Adèle, blessée, a demandé à des passants arabes de l’aider, elle et son bébé, blessé lui aussi: ils lui ont crié « crève! », l’ont giflée et lui ont craché dessus.
adele benitah

En bas de gauche à droite: Hayim Habib dont l’épouse Shoshana est en soins intensifs, le rav Yshayahou Krishevsky écrasé à un arrêt de bus et le rav Nehemia Lavi poignardé alors qu’il portait secours à Aharon Benitah.
Le septième est Alon Goberg, 51 ans, qui a succombé à ses blessures à l’hôpital. Il vivait seul. Aussi des centaines de personnes qui ne le connaissaient pas ont répondu à l’appel des services d’urgence et se sont retrouvés au cimetière pour son enterrement.

alon guvberg

La vidéo ci-dessous vous montre ce qui s’est passé dans la seule journée de mardi 13 octobre:

Nous ne pouvons qu’être reconnaissants envers tous ceux qui nous défendent et nous aident.

Il faut noter que la majorité des assassins était composé parfois de mineurs en tout cas de jeunes qui ne sont pas des « damnés de la terre ». Il appartiennent à la classe moyenne et certains sont des universitaires.

adolescents terroristes

(adolescents terroristes)

Le cri poussé sauvagement lors des agressions n’était pas comme l’on pouvait s’y attendre « Vive la Palestine » ou « Pour la Palestine libérée » ou tout autre sorte de slogan nationaliste lié au territoire de Judée-Samarie mais « Allah Akbar« . Ceci a le mérite d’éclaircir la nature réelle de ce conflit. S’il y a humiliation des masses palestiniennes comme nous l’assènent régulièrement les médias français cela n’est pas la conséquence d’une « occupation » (et l’emploi de ce mot est contestable) mais de l’impossibilité pour un arabe d’accepter un état juif sur la moindre parcelle de terre au Proche-Orient.  

La paix, ce n’est pas pour demain…

A bientôt,

*C’est ce qui se passe et cela a sauvé la vie d’un bon nombre de gens

*Lorsque l’on porte une arme, les balles ne doivent pas se trouver dans le chargeur. Cette semaine, par deux fois,un terroriste a pu prendre l’arme d’un soldat qu’il venait de poignarder mais grâce à cette mesure de sécurité il n’a pas pu faire de carnage

*Pikud Haoref ou la défense civile

*Il est malheureusement toujours dans le coma. Il se nomme Naor ben Ruth
http://www.danilette.com/2015/10/pauvres-petits-terroristes.html

*A Pisgat Zeev, l’enfant de 13 ans a été poignardé par un terroriste du même âge, qui est soigné à l’hôpital Hadassah car il a été heurté par une voiture en fuyant la police!
S’il en est là c’est grâce aux dirigeants palestiniens et à tous ceux qui l’ont incité à poignarder des Juifs!
Contrairement aux mensonges répandus une fois de plus par Mahmoud Abbas, il n’a pas été « exécuté de sang froid« . Le voici à l’hôpital, menotté dans son lit.

terroriste de 13 ans 2

(journal Yediot Aharonot)

*La ligne 961 Jerusalem Beit Shean descend vers la mer Morte, passe devant Jericho et remonte toute la Vallée du Jourdain

*Les 4 enfants du couple Henkin n’ont pas été épargnés par compassion comme cela a été écrit dans certains journaux français. Ils l’ont été parce qu’un des terroristes a blessé par mégarde un de ses coéquipiers qui a dû être évacué rapidement.