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כִּי הִנֵּה כַּחֹמֶר בְּיַד הַיּוֹצֵר בִּרְצוֹתוֹ מַרְחִיב וּבִרְצוֹתוֹ מְקַצֵּר כֵּן אֲנַחְנוּ בְיָדְךָ חֶסֶד נוֹצֵר לַבְּרִית הַבֵּט וְאַל תֵּפֶן לַיֵּצֶר
Comme l’argile dans la main du potier qui l’étale ou le raccourcit, oui nous sommes dans ta main…

Ce piyout* est l’un des points culminant de l’office de Yom Kippour. Il se chante en ouvrant  les portes de l’arche sainte.
Dans chaque strophe, le poète anonyme, qui s’inspire d’un texte du prophète Jérémie*, nous compare à un matériau dans la main du Créateur: une pierre dans la main du tailleur de pierres, un couteau dans la main de l’artisan, le gouvernail dans la main d’un marin…
Israel est le matériau du Créateur, il est fait de matière comme l’argile mais n’est pas que ça. Il doit choisir à tout instant entre le bien et le mal.

La mélodie la plus célèbre de ce  piyyout fut composée par le rav Shalom Haritunov qui vivait au 19 ème siècle en Ukraine. Mais elle a souvent pris le pas sur le piyut lui-même, elle se chante en nigun, une mélodie sans paroles. Le nigoun est une prière en soi. Les nigounim nous accompagnent de génération en génération. Toujours en mode mineur*, et à l’opposé des chants choraux occidentaux bien calibrés, ils sont l’expression d’une notre inquiétude face à l’adversité, d’un trop plein de douleur mais aussi d’espoir en dépit de tout. Ils s’expriment dans un rythme lent, presque hypnotique où se balancent l’âme et le corps. Rien de religieux au sens classique du terme. Le nigoun concerne chacun d’entre nous quand notre âme déborde.

Dans la vidéo ci-dessous, le soliste a annoncé le titre du piyut Comme l’argile dans la main du potier, il est évident que le public le connait mais il ne chante pas les paroles. Il se laisse bercer par la mélodie*.

Cette mélodie est devenue un nigoun des Juifs de Palestine, pendant les pogroms des années 30 sur lequel Emanuel  Novogarbelski a écrit une berceuse, pour la naissance de son fils Avner.
La situation est grave – la grange brûle à Tel Yossef et on voit la fumée sur Beit Alfa – mais les enfants doivent dormir, leurs parents montent la garde. Demain, ils iront avec eux travailler et reconstruiront leur moshav.

Dors mon fils, repose-toi, ne pleure pas, Ta mère est assise à côté de toi et te protège de tout mal. Dehors les hyènes hurlent et le vent souffle mais toi, mon petit garçon, endors-toi. Le matin viendra très vite, il ne faut pas paresser, demain, il faudra travailler.
Demain ton père sortira labourer, il tracera des sillons. Quand tu grandiras, la tète droite, vous sortirez dans les champs. Tu grandis en Eretz Israel, dans la joie et dans l’effort, tu travailleras comme ton père. Tu planteras dans les larmes et récolteras dans la joie*. Alors, pour le moment, écoute ta mère et endors-toi. La nuit est froide, les renards aiguisent leurs dents mais ton père monte la garde, il ne dort pas. Le jour il travaille, la nuit il garde la grange, tu grandiras et seras fort et tu garderas avec lui.  Couche-toi mon fils, n’aie pas peur, tout le moshav est en alerte. Ta mère aussi monte la garde, elle te protège, Avner. La grange brûle à Tel Yossef et de Beit Alfa monte une fumée, ne pleure pas, endors-toi. Cette nuit, le feu dévore la ferme et la paille. Il est interdit de désespérer, demain nous recommencerons à nouveau. Demain, il faudra poser les fondations, ton père construira  une maison pour son fils. Tu grandiras, tu l’aideras et vous la construirez ensemble.

Si, dans le piyyut original, l’homme est considéré comme un matériau dans les mains du Créateur, dans ce deuxième texte, c’est de lui qui est responsable de la sécurité du bébé et de celle du moshav et c’est lui qui doit travailler pour le construire et le reconstruire.

Alors que j’écris cet article, j’apprends qu’un attentat a eu lieu à Har Hadar, une localité dans les collines, sur la route qui mène à Tel Aviv. Trois Israéliens ont été assassinés: Solomon Gavriyah, 20 ans, garde-frontière, Youssef Ottman, 25 ans, d’Abu Ghosh, et Or Arish, 25 ans, de Har Adar.
Youssef Ottman et Or Arish étaient des gardes de sécurité civils. ה’ ינקום דמם

 

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Gmar Hatima Tova
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A bientôt,

*Piyout:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/tag/piyout/
Pour ceux qui veulent le texte de ce piyout:
http://old.piyut.org.il/textual/168.html

* Texte de Jérémie 18,6
« Ne pourrais-je pas agir à votre égard, Maison d’Israel, à la façon de ce potier? Certes vous êtes sous ma main comme l’argile sous la main du potier »

*Les nigunim sont en mode mineur: on raconte que les Juifs polonais et russes furent impressionnés par les chants de l’armée napoléonienne. Ils les adoptèrent mais les firent passer du mode majeur au mineur qui nous convient mieux. 

*Chez nous, quand on fredonne on ne dit pas la la la mais daï di di daï

* Le poète Emanuel  Novogarbelski (1903-1979) né à Nikolayev, en Russie, écrivait sous le nom de Emmanuel Harussi (Emmanuel le Russe)

* D’après les Tehilim (126,5) « Eternel, ramène nos captifs, Comme (tu ramènes)  les ruisseaux dans le midi! Ceux qui sèment avec larmes moissonneront dans la joie. Celui qui marche en pleurant, quand il porte les grains. récolte dans l’allégresse ».

 

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Détruire Israel par tous les moyens

A la mémoire de Ha’il Satawi et Kamil Shanan,  policiers druzes assassinés  par trois terroristes arabes israéliens de Um el Farm.

 et celles des membres de la famille Salomon, Yossef, Haya et Elad, égorgés chez eux lors du repas de shabbat par un terroriste venu des territoires palestiniens et qui voulait « sauver El Aqsa ».

Hier, je regardais la chaîne télé de la Knesset. Une des nombreuses commissions du parlement israélien traitait d’un sujet très sensible et actuel. Il s’agit des pressions exercées à l’égard de la jeunesse druze israélienne pour la convaincre de ne pas faire de service militaire.

La commission présidée par le député Amir Ohana. conseiller aux affaires militaires liées au recrutement, et à laquelle participaient des officiers supérieurs. un député et une représentante du Ministère de l’Education pour le secteur druze et tcherkesse,  a entendu un certain nombre de témoignages, notamment celui des représentants du mouvement étudiant Im Tirtzou qui a dévoilé cette affaire.
Le responsable de Im Tirtzou, Matan Peled, a décrit les activités de l’organisation pro palestinienne Baladna et ses liens avec les députés de la liste unifiée arabe*, tous deux incitant les jeunes appartenant aux communautés musulmanes, chrétiennes et surtout druzes, à ne pas faire leur service militaire ou service national.

L’organisation Baladna et sa jumelle Aorfod veut persuader les jeunes druzes qu’il n’y a pas d’entité druze-israélienne et qu’ils sont en fait tout simplement palestiniens. De même pour les jeunes tcherkesses. Dans ces communautés attachés à leur tradition, le service militaire ne touche que les garçons, mais les filles font souvent le service civil en volontariat dans les villages druzes.
Pour Baladna, même le service civil, qui est en fait un volontariat au service des plus démunis, est le signe d’une allégeance à la puissance occupante, Israel. Si il y a volontariat, celui-ci doit être effectué seulement dans les organisations palestiniennes.  Médecins et avocats affiliés à ces organisations expliquent aux jeunes comment frauder pour se faire reformer.
A ce stade, je dois préciser que les membres de la Liste unifiée sont des députés israéliens sensés représenter la minorité arabe israélienne et non pas les palestiniens de Mahmoud Abbas ou du Hamas.

Matan Peled a ajouté que les députés de la Liste unifiée incitent, d’une façon plus générale, les jeunes druzes qui sont astreints au service militaire comme les Juifs, à ne plus se considérer comme israéliens mais comme palestiniens. Ils font un travail de sape très élaboré au sein de la société israélienne non juive: Un jeune druze a témoigné pour décrire ce qui se passait à Daliyat El Carmel (ville druze au nord d’Israel) où ces organisations, n’ayant pas été autorisées à rentrer dans le lycée, avaient fait des réunions informelles dans un centre social sous un faux prétexte.

Le Dr Akram Hasson, député druze, a indiqué que les druzes jusqu’à présent ne se sont pas laissé faire et qu’au final le pourcentage d’incorporation des druzes dans l’armée est aussi élevé que celui des Juifs, mais, a-t-il ajouté, « une stricte surveillance de ces activités s’impose, nous maintiendrons l’interdiction à ces organisations d’entrée dans les établissements d’enseignement dans nos villages à majorité druze ». Toutefois signale-t-il, « il n’est pas possible aujourd’hui d’en faire autant dans des villages tels que Shfaram ou Kfar Kana où la population est mixte: druze et arabe. Pour ces derniers, nous allons proposer une loi  de protection contre ces organisations, sans délai. »

Mais, allez vous dire, même dans la population juive, des organisations prônent la désobéissance civile.
A l’extrême gauche de l’échiquier politique, Shoverim Shtika ou B’tselem, recrutent des arnarchisto-trotskistes  qui sont persuadés qu’en affaiblissant Tsahal, nous arriverons à une paix entre nous et les arabes. Certains sont atteints de ce syndrome de la haine de soi, ils espèrent en s’accusant, en annihilant leur identité, s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis ce qui bien sur n’arrivera jamais puisque le monde arabe ne connait que le dominant et le dominé et ne considérera jamais le dhimmi comme un interlocuteur valable.
Egalement, ceux, qui dans les groupes haredim, refusent aussi le service militaire, se justifient en nous expliquant que leurs prières sont aussi efficaces (voire plus) que le maniement des armes. Dans ces deux cas, que l’on soit d’accord ou pas, les gauchistes comme les harédim estiment agir en fonction de leurs convictions pour le bien du pays.

Tandis que pour le parti La Liste unifiée ou les organisations telles que Baladna,  il s’agit de détruire le fragile équilibre qui s’est installé dans la société israélienne entre différentes communautés. Il s’agit de démembrer Israel considéré comme l’ennemi. Leurs discours, ne se réfèrent jamais à la coexistence ou au vivre-ensemble. Non, leur objectif est clair: soumettre et détruire l’état d’Israel. Leurs propos sont clairs sur le sujet, ils ne s’en cachent même pas. ils parlent de soumission des juifs et de destruction du pays. Il veulent selon les expressions consacrées « la Palestine de la rivière à la mer » ou bien « jeter les Juifs à la mer », expressions largement scandées par les foules pendant les manifestations de cette dernière semaine.

Il était temps que ce problème soit révélé au grand jour. Le mouvement Im Tirtzou, qui est de plus en plus actif dans les universités, a beaucoup fait sur ce sujet.

Quand les députés druzes disent que ce mouvement Baladna n’a pas eu d’impact jusqu’à présent sur les jeunes druzes ou tcherkesses, c’est sans doute vrai car, dans la vie de tous les jours, les Arabes musulmans ne montrent aucune empathie pour les Druzes et ces mêmes députés, qui voudraient rallier les druzes à la cause palestinienne, ne prennent même pas la peine de se déplacer pour assister aux enterrements des victimes druzes des attentats. Il y a d’ailleurs eu des heurts violents entre Druzes et Arabes ces derniers temps dans les villages mixtes.

Les députés présents à cette commission ont décidé d’ouvrir une enquête pénale à l’encontre de 4 députés de la Liste unifiée.

J’ai confiance dans les Druzes. Non seulement nous avons créé avec eux ce qu’ils appellent une alliance de sang et de vie mais souvent, ils nous donnent des leçons de sionisme comme le ministre des communications  Ayoub Kara, ou comme  il y a quelques jours le député Ayal Assad qui s’opposait au démantèlement des portiques de sécurité aux entrées du Mont du Temple:
« La décision de retirer les portiques est un signe de faiblesse. Le peuple de l’éternité est digne d’un leadership fort et solide, qui ne s’aplatit pas et ne cède pas devant ceux qui désirent tuer des juifs. Il nous faut un gouvernement qui sera capable de chasser la Liste arabe unifiée et de l’envoyer à Gaza. En vrai et pas avec des mots. La population d’Israël a besoin de chefs à l’image de Juda Maccabée qui sortit lutter contre l’Empire gréco-syrien et remporta la victoire. Le peuple d’Israël a besoin de plus de foi ainsi que de prières dans les synagogues et les maisons d’étude.  N’oubliez pas! »

En fait, Israel subit actuellement une attaque sur tous les fronts:
– Au nord, le Hezbollah a réussi à étendre le conflit syrien au Liban et est en train de gagner la bataille de la Bekaa libanaise qui dure depuis une bonne semaine. Ce même Hezbollah, aidé par l’Iran, qui gouverne toute la région sud du Liban et nous menace avec ses milliers de missiles alors que pour mettre fin au précédent conflit l’ONU (France en tête) avait garanti que cette zone tampon  serait une zone démilitarisée.
– Au sud le Hamas, qui s’est allié depuis peu avec le Hezbollah libanais, menace également Israel de ses milliers de roquettes et pratique la surenchère en provoquant régulièrement Israel dans le but de gagner la guerre du leadership qui l’oppose au Fatah de Mahamoud Abbas.

L’un des héros de la guerre de l’été 2014, le général de brigade Ghassam  Alyian* a déclaré il y déjà quelque temps:


« Des forces ennemies qui ne sont pas libanaises, comme le groupe terroriste Hamas, pourraient mener des combats sur la frontière nord d’Israël. Des événements sur d’autres fronts que le front nord pourraient également déclencher quelque chose. Je suis basé au Nord du pays mais je vous assure que les événements de la frontière sud ont un impact énorme. Beaucoup de choses qui se passent à Gaza sont pertinentes pour le front libanais: nos ennemis analysent nos techniques de combat et s’inspirent de cette connaissance pour améliorer leurs propres tactiques. D’une façon ou d’une autre, une troisième guerre avec le Liban n’est juste qu’une question de temps ».
– A l’est, sur le Golan, l’accord récent de cessez le feu entre les troupes syro-iraniennes et les rebelles syriens, permet aux troupes chiites et à des observateurs russes de s’installer à 30 km de la frontière israélienne et à 6 km de la frontières jordanienne. La présence des observateurs russes empêchera les israéliens d’intervenir pour éviter que ne se forme une menace militaire sérieuse à la frontière est.
– A l’Unesco où les palestiniens d’ Abbas avec la complicité sournoise des européens et celle active des pays arabes font passer des résolutions qui sont des injures à l’intelligence des peuples et à l’histoire pour délégitimer toute présence juive dans la région.
– Enfin à l’intérieur, des groupes, comme Baladna, aidés par les députés arabes, eux-mêmes proches du mouvement islamique israélien, poursuivent leur tentatives de déstabilisation de la société israélienne. Le Waqf jordanien, en charge de l’administration de la mosquée d’El Aqsa, soutient les émeutiers et attise leur haine et leur colère en déclarant que les israéliens veulent détruire El Aqsa pour reconstruire le Temple. Les jordaniens aussi s’en mêlent car même si Abballah II a le plus profond mépris pour les Palestiniens et Arabes Israéliens, il a peur de perdre et son trône et sa vie. Il doit donc enfourcher le même cheval de bataille au cri de « Sauvons El Aqsa!*

Quand aux pays de l’Union Européenne qui continuent de vociférer contre Israel avec véhémence et à voter dans les instances onusiennes avec les pays arabes quelque soit la pertinence des résolutions, je n’en parlerai même plus. Ils ont une obsession mortifère contre nous qui font que des portiques de sécurité leur semblent acceptables partout dans le monde sauf ici car, comme je l’ai entendu lors d’une émission C’ dans l’air de France 5: « La Mecque ou le Vatican ne sont pas sous occupation étrangère ». La messe est dite!

Nous en sortirons, nous nous en sortons toujours, mais le prix à payer est quand même bien lourd!! 

 

A bientôt,

P.S.: Si vous n’avez pas le temps de lire toutes les notes, lisez au moins l’article de Ph Karsenty et P Lurçat

* Les Druzes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/12/yitro-et-nous/

* La Liste unifiée est une coalition politique israélienne fondée en 2015, issue de l’alliance entre le parti communiste Hadash et les trois formations arabes : le Mouvement islamique (branche sudiste), la Liste arabe unie – Ta’alet et les nationalistes du parti Balad. Elue démocratiquement elle est représentée à la Knesset par 13 députés sur 120.

*Les Tcherkessim:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/05/22/les-tcherkessim/

*Ghassam Alyian:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/27/la-nuque-raide/

*Le ministre Ayub Kara est le representant en Israel des Bnei Noa’h (enfants de Noé) non- juifs qui observent les 7 mitsvot données à Noah: obligation d’établir des tribunaux, interdiction du meurtre, du vol, de l’adultère ou inceste, de l’idolâtrie, du blasphème, de manger la viande d’un animal vivant.
Actuellement, ce sont des monothéistes détachés du christianisme ou de l’islam. 
http://noahideworldcenter.org/wp_fr/dernieres-nouvelles/le-ministre-druze-ayoub-kara-representant-des-enfants-de-noe-au-sein-du-gouvernement-israelien/#gsc.tab=0

*Sauvons El Aqsa, est le cri de ralliement des terroristes ceux de Daesh, du Hamas, Fatah, du Jihad Islamique etc…
Lire à ce sujet l’excellent article de Philippe Karsenty et Pierre Lurçat 
sur Causeur:
https://www.causeur.fr/israel-jerusalem-alaqsa-terrorisme-145787#disqus_thread
Et sur la destruction des lieux saints musulmans par les musulmans eux-mêmes (les Juifs n’en ont pas détruit un seul)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_sites_li%C3%A9s_%C3%A0_l’Islam_pr%C3%A9coce

Quelques uns de mes articles sur le sujet:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/06/06/notre-jerusalem/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/11/la-porte-des-lionshttps://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/25/le-groupe-clandestin-des-souffleurs-de-shofar/

 

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Yom Hazikaron 2017

Lundi nous célébrons à nouveau à une triste commémoration: le Yom Hazikaron (jour du souvenir) consacré aux soldats et civils victimes des guerres et du terrorisme.

Le ministère de la Défense publie comme chaque année les chiffres officiels et ces chiffres augmentent chaque année: le nombre de soldats, policiers et gardes tombés en service est de 23 544 depuis l’année 1860. Ce décompte a commencé au moment où les Juifs de Jerusalem ont pris leur sécurité en main*. Cette année, six nouvelles victimes sont à rajouter et de plus, 37 blessés sont morts de leurs blessures reçues au combat. Pour chaque mort, une famille, une veuve, des orphelins… Les parents isolés et âgés sont escortés et aidés lors de leur visite au cimetière le jour de Yom Hazikaron par les jeunes des mouvements de jeunesse.

La semaine dernière, a été inauguré sur le Mont Herzl a Jerusalem, le Hall du Souvenir pour les soldats tombés au combat. Sur le mur extérieur, cette citation du prophète Jérémie:
« Ephraïm est-il donc pour moi un fils chéri, un enfant choyé, puisque, plus j’en parle, plus je veux me souvenir de lui? Oh! oui, mes entrailles se sont émues en sa faveur, il faut que je le prenne en pitié, dit l’Eternel. »
הֲבֵן יַקִּיר לִי אֶפְרַיִם, אִם יֶלֶד שַׁעֲשֻׁעִים–כִּי-מִדֵּי דַבְּרִי בּוֹ, זָכֹר אֶזְכְּרֶנּוּ עוֹד; עַל-כֵּן, הָמוּ מֵעַי לוֹ–רַחֵם אֲרַחֲמֶנּוּ, נְאֻם-יְהוָה

A l’intérieur du monument, un chemin serpente vers le haut en spirale. Les noms des soldats tombés aux combats et les dates de leur décès sont inscrits sur les briques qui bordent le mur du chemin de 260 mètres. Chaque jour, sont affichées des photos et des informations sur les soldats qui ont été tués ce jour-là de l’année et une bougie est allumée à leur mémoire .
Les visiteurs peuvent localiser la pierre qui concerne leur proche grâce aux ordinateurs placés le long du chemin et obtenir ainsi des informations à son sujet.
Le directeur du Mémorial, Arieh Muallem, a déclaré: « Nous devons nous souvenir de chacun d’eux, et nous nous souviendrons d’eux personnellement en allumant une bougie le jour anniversaire de leur décès. C’est important pour les parents qui vieillissent de savoir que leurs fils ne seront jamais oubliés« . 

La plupart des soldats tombés au combat sont Juifs mais pas tous: certains sont druzes, chrétiens ou musulmans.

(Yom hazikarone au village druze de Julis)

L’un des soldats mort pendant la guerre d’Indépendance a eu un destin très particulier. Sur sa tombe au cimetière militaire de Netanya, on peut lire: Barukh Mizra’hi né à Tzfat en 1926, tombé au combat en 1948.

Il est aussi écrit qu’il était le fils d’Avraham et de Sarah.
En fait, il s’agit d’Avraham avinou  et de Sara’h imenou *: c’est  la tombe d’un גר צדק (guer tsedek) ou jeune homme converti au judaïsme.
Barukh Mizra’hi est né Hamuda Abu al-Einein , fils de Mahmoud et Fatima.

La famille Abu al-Einein est une riche famille de Tsfat, connue pour son combat en faveur du pan-arabisme*. Ses parents l’envoient cependant étudier à l’école de l’Alliance Israélite de Tsfat, considérée comme la meilleure école de la ville. Ses amis sont tous Juifs et ‘Hamouda change d’opinion au sujet des Juifs et du sionisme. Les relations avec son père alors deviennent très difficiles. Les menaces et les coups n’y changent rien. Il quitte la maison alors qu’il n’est qu’un adolescent, part à ‘Haifa et décide de se convertir au judaïsme. Les rabbins du tribunal rabbinique hésitent: il est certes sincère mais il est mineur. Ceci dit, s’ils le renvoient dans son milieu d’origine, il se fera assassiner par sa famille pour apostasie. ‘Hamouda obtient finalement gain de cause et est converti en prenant le prénom de Barukh. Le tribunal rabbinique de ‘Haifa l’inscrit aussi sous le nom de famille assez courant de Mizra’hi* pour sa sécurité.

Vivant cependant dans une certaine clandestinité, il s’engage auprès de l’Etzel* dont les membres sont pourchassés par les Anglais.
Son groupe est arrêté après une action contre l’armée britannique. Il est déporté en Érythrée. Là, la sécurité du camp est confiée à des gardes soudanais musulmans qui aiment faire des cartons sur les prisonniers. Barukh est gravement blessé. Persuadé de sa mort prochaine, il fait jurer à ses camarades de l’enterrer en Israel, le jour où ce sera possible. Il survit et peut enfin rejoindre en Israel en 1948.
Malheureusement  le pays est en pleine guerre. Comme il parle arabe,  il est envoyé comme agent de renseignements en Samarie et est tué à Sa Nur* à l’âge de 22 ans.

En 1968, Mena’hem Begin fera rechercher sa dépouille qui est enterrée au cimetière militaire de Netanya.
Le conseil de Judée-Samarie a décidé cette année d’honorer particulièrement sa mémoire.

 

A bientôt,

* La garde juive de Jerusalem:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/19/la-garde-juive/

* Avraham Avinou et Sarah Imanou (Avraham notre père et Sarah notre mère): il s’agit du couple biblique Avraham et Sarah, considérés comme les parents des convertis.

* Le clan Abu al-Einein était lié aux Frères Musulmans. En 1938, un de ses membres avaient appelé à expulser tous les Juifs de Palestine y compris les médecins (Certains palestiniens minoritaires envisageaient de permettre aux seuls médecins juifs, réputés efficaces, de vivre en Israel pour le bien de la population musulmane!!!).  Actuellement, l’un des conseillers de Mahmoud Abbas s’appelle Sultan Abu al-Einein.
http://palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=8934
http://www.palwatch.org/main.aspx?fi=157&doc_id=18259
http://palwatch.org/main.aspx?fi=90&doc_id=9101


* Etzel: organisation de défense juive pendant le Mandat britannique, plus ancienne que la Haganah et acquise aux idées de Jabotinsky. L’Etzel fut incorporée à la nouvelle armée juive au début de la guerre d’Indépendance.

* Le nom de Mizra’hi est en effet assez courant mais en plus, il signifie oriental, ce qui convenait à ce jeune homme.

https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/29/desarrois-juifs-dans-lentre-deux-guerres/
http://eng.shimur.org/etzel-tashach/

* Sa Nur: Village de Cisjordanie proche de Jenin en Samarie. Les accords d’armistice de Rhodes en 1949, concédèrent la Judée et la Samarie à la Jordanie.
En 1978, les Israéliens construisirent une implantation du même nom, שא נור (Sa Nur), lève la flamme, mais elle fut démolie en 2005 dans le cadre du désengagement de la bande de Gaza.

 

Nos soldats ne prennent pas de vacances!

Chers amis,

Je ne vous ai pas oubliés malgré une absence de plus d’un mois, loin de mon clavier.
Comme vous le savez, lors du Seder de Pessah, nous versons un peu de vin dans un saladier à l’annonce de chacune des plaies et au fur et à mesure, nous le noyons en y rajoutant de l’eau,   pour finalement jeter tout le contenu, symbolisant ainsi la disparition de toutes les plaies.
Ma belle-fille ‘Hani a instauré une nouvelle coutume: à chaque fois qu’on verse le vin, elle prononce le nom d’une organisation terroriste qui va se retrouver, elle aussi, symboliquement noyée. Malheureusement il y en bien  plus que de plaies et nous devons en rajouter à chaque fois une ou deux.*
Ce n’est pas politiquement correct, j’en suis sûre mais les Juifs ont longtemps appelé les choses par leur nom sans fausse honte et adoucissements cosmétiques et il serait temps que tous fassent de même.


Dans le même temps, nos soldats continuent à soigner les blesses syriens qui arrivent à la frontière sur le Golan.

Mais cette semaine, pour la plupart d’entre nous, ce sont les vacances. Non seulement, les Israéliens sont  sortis d’Egypte mais partis se promener de Metulla à Eilat.
Pour les inconscients qui auraient voulu passer quelques jours dans le Sinaï, c’est raté. Israel a fermé sa frontière avec l’Egypte, les bédouins jihadistes nous ayant envoyé une roquette.
L’armée est évidemment en état d’alerte absolu. Certains soldats sont restés loin de leur famille pour que nous puissions tous profiter de cette semaine de vacances.

Heureusement qu’il y a pour eux les בתי החייל (batei hayal) ou maisons du soldat.
Ce sont des hôtels où ils peuvent se reposer lors d’une permission, dormir dans un vrai lit, manger correctement, laver leur linge, voir un film…Comme tous les « soldats isolés » mon fils fut un assidu du בית החייל (Beit ha’hayal) de Kiriat Shemona, il y a déjà longtemps… Il se souvient d’une petite dame de fer ‘Hanita Attias Kedar* du kibboutz Maagan.
Volontaire de l’association « Pour le bien-être du soldat », ‘Hanita avait été embauchée au début des années 90 par Yitshak Rabin pour récolter des fonds dans les pays francophones et fonder un Beit Ha’hayal à Kiriat Shemona dans le bâtiment d’un vieil hôtel à l’abandon: « J’étais fière d’avoir récolté tout cet argent et de pouvoir offrir une halte bienfaisante aux soldats stationnés dans le nord ou qui partaient pour le Liban ».

(‘Hanita Attias-Kedar au kibboutz)

Il y a actuellement une dizaine de בתי החייל (batei Ha’hayal), dispersés dans tout le pays depuis Kiryat Shemona jusqu’à Eilat.

Il ne faut pas les confondre avec les בתי הלוחם (batei halo’hem), ou maisons du combattant, fondées par ארגון נכי צה »ל (irgoun nekhei Tsahal) l’Organisation des Invalides de Tsahal.


L’organisation des Invalides de Tsahal a été fondée en 1949 par une poignée d’anciens combattants handicapés. Elle fournit une assistance complète à tous les soldats et au personnel de sécurité qui ont été blessés au cours de leur service.
Israël compte 50 mille anciens combattants handicapés de Tsahal blessés au cours des guerres, dans diverses missions sécuritaires et dans des attentats terroristes. L’organisation des vétérans et handicapés de Tsahal les aide et les conseille en ce qui concerne leurs droits mais aussi dans le processus de leur rétablissement et de leur intégration à la vie la plus normale possible*.

Elle a aussi construit pour eux ces  בתי הלוחם (Batei halo’hem) maisons du combattant qui leur sont réservées. Ce sont des centres de soin et de  réhabilitation mais aussi des centres culturels et sociaux, offrant une gamme très élargie d’activités à toute la famille.


Voici le Beit Halo’hem de Jerusalem:

:La grande pelouse qui jouxte la piscine

A bientôt,

* Simplement celles qui veulent détruire Israel:
Le Fata’h et les Tanzim, le Front de Libération de la Palestine, le Front de libération Arabe, le Djihad Islamique, le ‘Hezbollah, Daesh, le ‘Hamas et les Frères Musulmans, Al Qaida, les Libérateurs de la Galilée etc…

* ‘Hanita Attias Kedar a un CV impressionnant: elle a aussi dirigé une  מכללה (mikhlala), l’équivalent d’un IUT dans la vallée du Jourdain pour les soldats démobilisés et a travaillé pour Israel en Afrique

* L’organisation des invalides de Tsahal leur fournit des soins physiques et psychologiques, une assistance juridique, les aide pour l’obtention de logements ou voitures adaptés, leur permet d’avoir des réductions sur un certain nombre de taxes comme les impôts locaux, leur propose des cours pour accéder à un en emploi etc… sans compter toutes les activités de loisir qui concernent tout la famille.

* Voici le site  du Beit Halo’hem de Jerusalem:
http://bh-j.inz.org.il/index1.asp?cat=141

Nouvelle donne?

J’allais écrire: « nous vivons des temps incertains » mais en fait, quand avons nous réellement vécu des années calmes et sans nuages?
Il semble en tout cas que cette année beaucoup de choses vont changer pour nous ici en Israel.
Depuis hier, nous avons entendu que le fameux mantra « deux pays pour deux peuples » n’était plus d’actualité. Il ne nous manquera pas. Ceux qui vivent ici savent que cette vision simpliste de la situation est inacceptable sauf si nous voulons nous suicider.
La raison souvent avancée par les tenants de cette solution est qu’avec la séparation entre les deux peuples, il y aura ici moins d’attentats. Il n’en reste pas moins que, si les Arabes de Judée-Samarie ne seront plus à notre contact, nous resterons à portée de tir des snipers du Fata’h qui comme chacun sait revendique la Palestine « de la rivière à la mer« , mais aussi des tirs de Daesh, de plus en plus présent dans la région, comme nous le sommes des tirs du ‘Hamas à partir de Gaza. De plus, il restera les Arabes israéliens (20% de notre population) qui pourront éventuellement être instrumentalisés.

Oslo a été un échec et il faut avoir le courage de le reconnaître. La position conjointe américano-israélienne serait d’arriver à un accord de paix global avec les pays arabes, accord qui inclurait un règlement de la question palestinienne dans la mesure où cessent les discours et endoctrinements de haine diffusés par Ramallah auprès de sa population et surtout de sa jeunesse.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Toutefois j’aimerais cependant vous présenter les choses sous un angle un peu différent de celui dont vous avez l’habitude.

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Sheikh Abu Khalil El Tamimi (L) attends the 14th annual Jerusalem Conference of the 'Besheva' group, on February 12, 2017. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** ùééç àáå çìéì àì úîéîé áùáò ëðñ ëðñ éøåùìéí òøáéí éäåãéí

(photo Yonatan Sindel, Flash 90)

Non, ils n’ont pas vu la lumière et nous sommes pas devenus copains!
Mais ils ont déclaré: « Nous avons essayé avec la gauche israélienne et rien de bon n’est advenu, nous voulons maintenant entendre quelque chose de sérieux et nous nous tournons vers la droite… Nous devons briser cette barrière entre nous et vivre dans la paix et non pas dans cette entité palestinienne corrompue.. Nous voulons une paix réelle, construire des hôpitaux, des synagogues et universités, construire l’avenir… 

« J’ai connu le retrait d’Israël du sud du Liban et les ravages causés par les organisations terroristes après ce retrait« , a déclaré Jonathan Alhura, le fils d’un officier de la SLA (armée du Sud Liban). « Tant que les Israéliens se trouvaient au sud Liban, nous vivions bien, les hôpitaux étaient d’un  bon niveau et nous allions tous à l’école. Tout cela a pris fin dès le départ de Tsahal et l’arrivée du ‘Hezbollah… Je voudrais que chacun comprenne et reconnaisse le rôle important d’Israël dans le maintien de droits de l’homme et des lieux saints. Il y a six semaines, a été pillé et incendié un monastère dans les territoires palestiniens et personne n’en a parlé. Nous nous sommes tournés plusieurs fois vers les médias israéliens (bastion de la gauche) en vain. Il y a maintenant déjà 70 ans que les dirigeants arabes vont la tête contre le mur, il est impossible de continuer ainsi ».

A vrai dire cela ne m’étonne pas. Si les Arabes voulaient tellement vivre dans un état palestinien indépendant, nous le saurions depuis longtemps. Israel a déjà proposé à environ 30 000 arabes israéliens qui vivent dans le « Triangle »* de reculer leur habitat de quelques km (moyennant compensations!) afin de se trouver dans la partie de la Judée-Samarie qui serait sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne. Tollé des Arabes israéliens, et le plus drôle, tollé des habitants d’Um el Fahem et de Taybe qui sont toujours en pointe pour crier au monde entier à quel point ils souffrent en Israel.
En fait, plusieurs études conduites par le  Arab Center for Applied Social Research montrent que plus de 70% des Arabes israéliens sont opposés à vivre sous la gouvernance de l’Autorité Palestinienne. Ils considèrent que les 12 parlementaires israéliens de la liste arabe à la Knesset leur font du tort.

A cette conférence, se trouvait aussi une Arabe israélienne Annette Haskia*, connue pour son sionisme militant, qui a même accusé: «Les gouvernements israéliens sont ceux qui m’ont poussée de force dans les mains du drapeau palestinien, et pourquoi? Je suis une Arabe, je vis en Israël et mon drapeau est bleu et blanc! » Elle en veut aux gouvernements israéliens de gauche qui dit-elle « l’ont poussée vers le drapeau palestinien alors que le sien est celui d’Israel« .
Oui, il est sûr que les Arabes israéliens ne veulent surtout pas partir en territoire palestinien mais c’est la première fois que des Arabes venant des zones contrôlées par Abbas et le Fata’h font ce genre de déclaration.
Les politiques israéliens ont donc du pain sur la planche.

En Israel de nombreuses solutions sont mises sur la table:
– La première option a été proposée par des anciens membres du parlement israélien, Aryeh Eldad et Benny Alon. Elle est connue sous le nom de « La Jordanie est la Palestine », ce qui est approprié car la Jordanie a été créée de facto sur la partie est de la Palestine du mandat britannique et sa population est en majorité palestinienne (la minorité au pouvoir vient d’Arabie). Selon leur plan, Israël revendiquerait la loi israélienne en Judée et en Samarie tandis que les Arabes qui y vivent seraient à la fois des résidents israéliens et des citoyens jordaniens. Ces Arabes exerceraient leurs droits démocratiques en Jordanie, mais vivraient comme des expatriés avec des droits civils en Israël. Cette solution aurait pour les Israéliens l’avantage de conserver pour Tsahal le contrôle de la vallée du Jourdain, région hautement stratégique si il en est.

– Une deuxième alternative, suggérée par le ministre israélien de l’éducation, Naftali Bennett, propose d’annexer seulement la partie de la zone C où vit la majorité des 400 000 Israéliens de Judée-Samarie. La citoyenneté israélienne serait alors offerte à un nombre relativement restreint d’Arabes. Quant aux Arabes vivant dans les zones A et B , c’est à dire dans les principaux centres de population palestiniens, ils jouiraient de leur l’autonomie*.
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– Une troisième option, qui coïncide avec celle de M. Bennett, est celle du professeur Mordechai Kedar de l’Université Bar-Ilan. Son idée est que l’entité arabe la plus stable au Moyen-Orient est celle des Emirats du Golfe, qui se sont constitués à partir de groupes traditionnels consolidés ou de tribus. Comme les Arabes palestiniens sont organisés en clans obéissants chacun à leur chef, il propose donc l’autonomie palestinienne pour sept émirats non contigus dans les grandes villes arabes, ainsi que pour Gaza, qu’il considère déjà comme un émirat. Israël annexerait le reste de la Cisjordanie et offrirait la citoyenneté israélienne aux villageois arabes en dehors de ces villes.

– La quatrième proposition est celle de Caroline Glick, politologue et journaliste au Jerusalem Post. Elle écrivait en 2014 dans son livre «La solution israélienne: un plan unique pour la paix au Moyen-Orient», qu’Israël, contrairement à l’opinion dominante, ne risque pas de perdre une majorité démographique dans un pays comprenant la Judée et la Samarie. De nouvelles recherches démographiques montrent que, grâce à la baisse des taux de natalité palestinienne et de l’émigration, combinée à des tendances opposées chez les Juifs, une majorité juive stable de plus de 60% existe entre le Jourdain et la Méditerranée (à l’exception de Gaza). Et on prévoit que cette proportion atteindra environ 70 pour cent d’ici 2059.
Mme Glick conclut ainsi qu’Israël devrait affirmer sans craintes sa souveraineté en Judée-Samarie et offrir la citoyenneté israélienne à toute sa population arabe. Cette même semaine, le président israélien, Reuven Rivlin, a annoncé son soutien pour l’idée de principe. «Si nous étendons la souveraineté, dit-il, la loi doit s’appliquer également à tous».
Dans ce même ordre d’idées, la vice-ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tzipi Hotovely, préconise également l’annexion et le droit de résidence des Palestiniens, avec un chemin vers la citoyenneté pour ceux qui s’engagent à faire allégeance à l’Etat juif.
D’autres préfèrent un arrangement plus semblable à celui de Porto Rico, un territoire des États-Unis dont les résidents ne peuvent pas voter aux élections fédérales.

– Enfin, il y a une cinquième alternative, qui vient du chef du nouveau parti Zehut, Moshe Feiglin, et de Martin Sherman de l’Institut Israélien pour les Etudes Stratégiques. Ils ne voient pas une résolution du problème dû à des aspirations nationales contradictoires dans un même pays et proposent plutôt un échange de populations avec les pays arabes, plus particulièrement avec ceux qui ont effectivement expulsé environ 800.000 Juifs depuis les années 40. En revanche, les Palestiniens de Judée et de Samarie se voient offrir une indemnisation généreuse pour émigrer volontairement.
Cette cinquième proposition me semble bien difficile à réaliser car les gouvernements arabes n’ont jamais reconnu l’exode forcé des Juifs*.

Que vous dire? Comment conclure?

Il faut évidemment trouver une solution qui satisfasse les deux parties pour enfin rompre cette situation de guerre larvée. Mais quelque soit cette solution, elle passe par le fait que les Palestiniens doivent admettre la légitimité de l’état juif d’Israel, cesser cette propagande haineuse dans la presse, les écoles… et former leur population à accepter la coexistence avec des Juifs.

Un grand ménage s’impose! Peut-être faut-il demander aux cheikhs de Ramallah et d’Hebron de participer à ce travail… Eux, ils savent de quoi il parlent!

A bientôt,

*Cette conférence a regroupé 900 personnes. Elle était organisée par le Forum « Souveraineté maintenant » (en opposition au slogan de la gauche « La Paix Maintenant ») fondé par les Femmes en Vert. Cette fois la conférence était intitulée « Souveraineté responsable »

*Annette Haskia:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/06/27/deux-ou-trois-hirondelles/

*Le Triangle: c’est une concentration de villes et villages arabes israéliens proches de la ligne verte (ligne d’armistice de 1949), dans la plaine orientale de la région du Sharon. Le nom vient du triangle formé par ces agglomérations et visible depuis les airs. Avant la guerre d’indépendance et l’établissement par Israel de sa souveraineté sur la zone, il était appelé « Le Petit triangle » pour le différencier du « Triangle » plus grand formé entre Jenine, Tulkarem et Naplouse. Ce dernier était appelé comme cela en référence à de violentes attaques anti-juives au cours de la grande révolte arabe de 1939-1937. Conformément au traite d’armistice, le contrôle de la région fut transféré de la Jordanie à Israel. L’accord incluait également la zone autour de Um el Fahem.

*Les différentes zones de la Judée-Samarie:
https://tsahal.fr/glossaire/judee-samarie/

*l’exode forcé des Juifs des pays arabes:
http://www.noemiegrynberg.com/pages/politique/le-drame-des-veritables-refugies-du-moyen-orient-les-juifs-chasses-des-pays-arabes.html

Mes sources pour cet article:

*http://www.20il.co.il/ יממשלות-ישראל-הן-שדחפו-לי-את-הדגל-הפלס

*http://carolineglick.com/israeli-sovereignty-over-judea-and-samaria-is-inevitable/

*https://www.gatestoneinstitute.org/4119/israeli-arabs-palestinian-state

*http://myths-shatterrealityandfacts.blogspot.co.il/2016_05_01_archive.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des trésors de la Bibliothèque Nationale de Jerusalem

Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire d’Israel et à celle des communautés juives à travers le monde, הסיפריה הלאומת (hasifria haloumit), la Bibliothèque Nationale est une mine de merveilles.

The National Library of Israel, Jerusalem (photo, Asaf Pinchuk)(La Bibliothèque Nationale, photo Assaf Pinchus)

Dès le 19 ème siècle, les Juifs de Palestine établissent des bibliothèques dans les principales villes mais on considère que c’est la bibliothèque « Beit Midrash Hasfarim Abarbanel », ouverte à Jérusalem en 1892, qui sera le vrai prémisse de cette institution. Son fondateur, un médecin de Byalistok, Yossef ‘Hazanovitch, avait déjà en tète cette vision d’une Bibliothèque Nationale juive. Il avait écrit dans le journal Hatzfira:
« A Jérusalem, un grand, magnifique bâtiment sera construit où tous les fruits de l’esprit juif seront sauvegardés. Seront conservés tous les livres dans toutes les langues qui parlent des Juifs et de leur érudition … A ce bâtiment afflueront nos rabbins, nos hommes sages, tous les membres instruits de notre peuple et tous ceux qui ont un cœur, comprennent notre littérature et son désir spirituel en aspirant à la Torah, à la sagesse et à la connaissance… »

midrash abravanel

(le Beit haSefarim Abarbanel en 1902)

En fait, la mission de la Bibliothèque Nationale est bien plus vaste: elle regroupe tous les documents publiés (audio, vidéo, imprimés ou manuscrits) sur le sujet de la Terre d’Israel, des communautés juives à travers le monde, du judaïsme etc… Sans compter des collections très différentes comme des écrits théologiques ou scientifiques de Newton.

newton manuscrits

Il y a peu, trois événements importants y ont eu lieu.
Une délégation de Juifs originaires d’Ethiopie a offert à la B.N.  un manuscrit très ancien,  contenant non seulement les 5 livres de la Thora mais aussi les livres de Josué, des Juges et de Ruth. Les Juifs originaires d’Ethiopie nomment la Thora אורית (Orit), mot qui vient de אורייתא (Oraita), Thora en hébreu de la Mishna et dont la racine est אור (Or) lumière.
Ces textes du Tanakh ont été traduits de l’hébreu il y a des centaines d’années en ghez, la langue liturgique des Juifs d’Ethiopie.

thora en ghez 3

(Bibliotheque Nationale photo Polina Eisenberg)

La situation des Juifs en Ethiopie a toujours été difficile. Ils étaient considérés comme serfs par le pouvoir en place. Mais, vers la fin du 19 ème siècle, leur situation s’est dégradée encore plus et nombreux furent ceux qui durent fuir dans des régions particulièrement reculées pour ne pas être forcés de se convertir au christianisme.
Ce manuscrit, l’un des plus sacrés pour la communauté juive en Ethiopie, transmis de génération en génération dans la famille d’un Keiss (Cohen), fut alors caché jusqu’au moment où les Juifs purent venir s’installer en Israel. Pendant leur voyage, jusqu’aux lieux de regroupement, à pied et dans des conditions terribles, les Juifs furent souvent victimes de pillards. Ce livre lui-même tomba entre leurs mains mais finalement fut abandonné par les pillards pour qui il n’avait pas de valeur.
Apres toutes ces aventures, le manuscrit arriva en mauvais état en Israel et dû subir un long processus de restauration. Enfin, il fut offert à la B.N. lors d’une cérémonie à Jerusalem au milieu de danses, de chants et de distribution de bonbons…

thora en ghez 2

(Bibliothèque nationale: photo Polina Eisenberg)

Presqu’au même moment, les derniers juifs du Yemen* étaient exfiltrés vers Israel.

olim yemenites

Les voici à leur arrivée à l’aéroport de Tel Aviv: la jeune femme porte encore le niqab obligatoire au Yemen.*

Eux aussi ont apporté un trésor: un manuscrit de la Thora, datant de 800 ans*.

thora yemen Haaretz

 

Ce rouleau de la Thora a été également offert en cadeau à la Bibliothèque Nationale, il y a quelques semaines.

Et enfin, la Bibliothèque Nationale a pu réunir 29 manuscrits de près d’un millier d’années, découverts dans des grottes servant de גניזות (ghenizot)* en Afghanistan.
Ces manuscrits nous renseignent sur les conditions de vie de Juifs au 11 ème et 12 ème siècles et nous permettent ainsi de remonter avant la conquête mongole qui les avait chassés de la région. Leur histoire ancienne était alors difficile à reconstituer. Il s’agit d’un vrai trésor culturel qui nous permet de découvrir une communauté florissante de marchands et de scientifiques et apporte des témoignages sur les relations entre les Juifs de Khorassan et ceux de Babylonie plus à l’ouest.

Khurasan_and_Afghans
Dans les écrits du judaïsme rabbinique dont ceux de Saadia Gaon* mais aussi ceux des Karaïtes, les Juifs du Khorassan sont considérés comme descendants des fameuses 10 tribus perdues…
Parmi les 29 manuscrits qui ont rejoint la Bibliothèque Nationale, il y a un commentaire de Saadia Gaon sur le Tanakh en judéo arabe:

commentaire de Saadia Gaon en judeo arabe

des lettres écrites en judéo-perse et des extraits de la Mishna en hébreu…

Enfin, dans la synagogue du Ministère des Affaires Étrangères et non plus à la Bibliothèque Nationale, a été solennellement installé un rouleau de la Thora originaire d’Irak. Beaucoup plus récent que les manuscrits yéménites, éthiopiens ou afghans, il n’a que 200 ans environ. Mais lui aussi a vécu de nombreuses aventures avant de rentrer à la maison.
Il a été écrit dans le Kurdistan irakien, non pas à l’encre de Chine, mais à l’extrait de grenade. Volé par le pouvoir irakien lors des grands départs, au début des années 50, et rangé dans un entrepôt des services secrets, il a été racheté discrètement et envoyé par l’armée américaine avec de nombreux autres manuscrits à l’Ambassade d’Israel à Amman au moment de la seconde guerre du Golfe. Après l’attaque et l’incendie de l’ambassade du Caire, Israel a décidé de rapatrier tous les documents purement culturels de son ambassade en Jordanie.
A Jerusalem, un סופר (sofer) scribe,  Akiva Garber, a trouvé un moyen de le restaurer suffisamment pour qu’il ne soit plus פסול (passoul, non conforme) malgré les nombreuses déchirures et moisissures.

Vous le voyez ici restauré, avec sur l’envers,  le cachet des services secrets irakiens.

thora-restauree(Photo coolamnews)

Et le voici dans son étui,  tenu par le gardien de la synagogue, Amnon Israel, lui-même originaire d’Irak.

thora irakienne-635x330(photo, coolamnews)

 

A bientôt,

*Site en anglais de la Bibliothèque Nationale:
http://web.nli.org.il/sites/nli/English/library/Pages/default.aspx

*Dans les pays du Moyen-Orient, les femmes juives ont souvent été obligées de sortir voilées pour leur sécurité:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/11/06/revets-mon-peuple-tes-vetements-de-splendeur/

*Les derniers Juifs duYemen:
http://www.jpost.com/Diaspora/Jews-Who-Refused-to-Leave-Yemen-Have-Second-Thoughts-450210

*Jusqu’à l’arrivée de cette Thora yéménite de 800 ans, le plus vieux manuscrit juif répertorié datait de 750 ans. Il se trouve à Bologne

*Gheniza (ghenizot au pluriel): pièce, entrepôt, grenier,  ici grotte, servant de « tombe » aux écrits contenant le nom de Dieu (les 4 consonnes). La gheniza du Caire est devenue célèbre grâce aux découvertes de Salomon Schechter à la fin du 19 ème siècle:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guenizah_du_Caire

*Saadia Gaon: ne en Egypte en 882 ou 892 et mort en Babylonie en 942, l’une des plus hautes autorités spirituelles de l’époque de Gueonim de Babylonie. Son livre les plus connu en français est « Les devoirs du cœur »
les differentes epoques des sages de la Thora

 

Ballade en hiver dans Na’hlaot

Vous connaissez certainement le quartier de Na’hlaot à Jerusalem, mais savez-vous que Na’hlaot est en fait un ensemble de petits quartiers? Il y en a plus d’une douzaine. Tous bâtis  sur des terrains acquis dès l’époque ottomane ou, pour les plus récents, pendant le mandat britannique.
Le premier de ces quartiers fut construit en 1875 sous le nom de משכנות ישראל  (Mishkenot Israel) ou Les demeures d’Israel d’après le verset « Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob! Tes demeures, ô Israël! « ,  מַה-טֹּבוּ אֹהָלֶיךָ, יַעֲקֹב; מִשְׁכְּנֹתֶיךָ, יִשְׂרָאֵל.
Mais il y eu aussi :
מזכרת משה (Mazkeret Moshe) en souvenir de Moshe, Moshe Montefiore bien sûr,
אוהל משה (Ohel Moshe), la tente de Moshe, où grandit l’ancien président de l’État Yitshak Navon,
מחנה יהודה (Mahane Yehuda) d’où viennent la famille Banaï* et Rami Levy*,
נחלת אחים (Nahalat Ahim), l’héritage des frères, fondé par des Juifs du Yémen en 1925
et d’autres encore portant des noms pittoresques et bibliques….

Tous ces quartiers sont bâtis autour d’une ou plusieurs cours,

nahlaot

(photo Ygal Morag)

entourées de bâtiments construits pour une famille élargie ou un groupe d’investisseurs. Elles communiquent entre elles par un entrelacs de ruelles, d’escaliers,

Nachlaot11

de passages…nahalat tsion

Nous nous sommes déjà promenés dans Na’halat Shiva* et dans Mahane Yehuda…
Aujourd’hui, nous partons pour נחלת ציון (Na’halat Tsion), l’héritage de Sion, situé tout près de Mahane Yehouda. Les premiers terrains furent achetés par Joseph Antebi* aux Arabes du village de Lifta et vendus en lots à des familles désireuses d’habiter en dehors des murs de la vieille ville. 

Parmi elles, la famille Ades, originaire d’Alep qui s’y installe en 1901. Dans ces cours où s’entremêlent  petites boutiques, ateliers, maisons d’étude et appartements (et parfois la même pièce sert à tout cela à la fois), on trouve toujours une synagogue. La famille Ades est fortunée, elle décide donc de bâtir ce qui sera appelée la Grande Synagogue.

synagogue ades exterieur

Elle est construite dans le style de Jerusalem, bâtisse trapue, ramassée sur elle-même et recouverte de pierres.
La famille Ades décide que l’intérieur du bâtiment sera tout en bois et réalisé dans le style syrien: les armoires sont en bois sculpté incrusté d’ivoire, les bancs sont placés en rectangle pour faire face à la בימה (bima), plateforme centrale où officie le ‘hazan et non pas placés face à cette bima comme c’est le cas dans les synagogues ashkenazes.

synagogue ades

Mais les Ades ne sont pas passéistes. Au lieu de confier la décoration à des artistes d’origine syrienne, ils embauchent  un peintre inconnu: Yaakov Stark tout juste arrivé de  Pologne. Décision surprenante d’autant que Yaakov Stark n’est ni connu ni bien sûr recommandé par une quelconque communauté de Jerusalem. Certains chuchotent même qu’il est avant-gardiste, et qu’il est bien dangereux de lui confier une synagogue!

Yaakov Stark
Il faut un esprit très ouvert pour confier ce travail à ce jeune artiste inspiré par Boris Schatz, fondateur de la nouvelle école Betsalel* qui fait scandale chez les plus conservateurs. La plupart des Juifs religieux dénoncent alors ces peintures d’idolâtres et parfois les détruisent comme ce fut le cas lors de la rénovation de la synagogue ‘Hourva dans la Vieille Ville

Cela dit, Yaakov Stark ne se lance pas dans des expériences hasardeuses. Il décore la synagogue de motifs traditionnels comme les symboles des 12 tribus en y incorporant des Menorah et des Maguen David. On remarque dans sa calligraphie des lettres hébraïques l’influence de l’Art Nouveau:

synagogue ades murs

Toutes les surfaces sont peintes:
synagogue ades interieur
Les volets intérieurs sont décorés eux aussi:

synagogue ades murs 2

Pour lui, arrivé en 1905 et qui gagnait péniblement sa vie en peignant des cartes postales, ce travail est un vrai défi, il désire retrouver un art typiquement hébraïque, à la fois traditionnel et moderne comme le préconise son mentor Boris Schatz. Il écrit: » Il est important de comprendre que l’esprit du sionisme doit aussi s’exprimer dans l’art, retrouver notre terre, exprimer sa beauté. Rien de laid ne doit être créé en Eretz Israel! »
Il termine son travail en 1912. Malheureusement il n’en récolte pas les fruits: la guerre éclate en 1914, la population devient misérable et plus personne ne peut plus payer un artiste…
Il gagne alors péniblement sa vie avec des petites commandes et meurt en 1915 d’une pneumonie à l’age de 34 ans…

Yaakov Stark monogramme Jerusalem(Yaakov Stark avait dessiné ce monogramme « Jerusalem » gravé sur sa tombe au Mont des Oliviers)

Avec les années, la peinture s’écaille, et peu reste du travail original. La splendeur de la famille Ades n’est qu’un souvenir et les fidèles de la synagogue n’ont pas d’argent pour restaurer quoi que ce soit, le bâtiment lui même ayant été endommagé en 1917 par des éclats d’obus. Les choses vont aller en se dégradant pendant des années… L’Institut Ben Zvi, chargé du patrimoine des communautés d’Orient, ne peut pas agir car officiellement la synagogue est toujours propriété privée. Finalement la municipalité de la ville de Jerusalem décide d’inclure la synagogue dans les bâtiments historiques à restaurer…

synaogue Ades restauration

Apres un long travail de plusieurs années, la synagogue a retrouvé ses couleurs et son lustre. Elle est toujours la synagogue du quartier de Na’halat Tsion mais elle est aussi devenue le centre de la musique juive syrienne et on peut tous les shabbat y entendre des piyoutim et bakashot *
Vous pouvez même participer:

 

A bientôt,

*Na’halat Shiva, la famille Banaï, Rami Levy:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/09/06/la-chanson-francaise/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/28/mahane-yehouda/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/04/24/yom-haatsmaout-2015/

*Yitshak Navon: né en 1921 à Jerusalem, mort en 2015. Il fut le président de l’Etat d’Israel de 1978 a 1983. Homme de lettres, connu surtout pour  son  Boustan Sepharadi (florilège sepharade)

Haboustan hasefaradi

Une rue porte le nom de son livre, en l’honneur des des fondateurs de Na’hlaot

*Boris Schatz: 1866-1932: Fondateur de l’Ecole Betsalel, ou Ecole des Beaux Arts de Jerusalem en 1906

*Bakashot: l’origine de ces prières des supplications n’est pas connue mais elles existent dans les rituels orientaux et espagnols depuis le Moyen Age et sont tres importantes dans les cercles de kabbale de Tsfat. L’un des compositeurs les plus connu fut Rabbi Israel Najara

 

 

 

 

 

 

 

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