70 ans et si jeune! Bon anniversaire Israel!

 

Il est difficile de sortir directement du Yom Hazikaron pour entrer dans la liesse du Yom Haasmaout. De plus en plus de gens terminent cette journée de deuil en lisant des psaumes et  organisant une Havdala, cérémonie  de séparation inspirée de la Havdala de la fin de Shabbat.
Celle-ci ne nous fait pas entrer dans la semaine mais nous fait passer du deuil à la joie.

Et nous entrons alors dans la fête d’Indépendance de l’état d’Israel, 70 ans aujourd’hui!

Parmi ceux qui allumeront cette année les torches lors des cérémonies de Yom Haastmaout  ce soir, je voudrais vous présenter Marcelle Makhlouf.


Comme tous les autres, elle a un CV impressionnant:
Après avoir terminé son service militaire, et après avoir été recalée au concours d’entrée à l’école de médecine, elle a décidé d’étudier la biologie à l’Université hébraïque. Apres un doctorat en génie biotechnologique, elle a effectué sa recherche postdoctorale en tant que boursière à la Harvard Medical School, et s’est concentrée sur la thérapie génique, l’ingénierie tissulaire et le contrôle de l’administration de médicaments dans le traitement du cancer.

Actuellement, Marcelle Makhlouf est professeur titulaire et doyen de la faculté de biotechnologie et de génie alimentaire du Technion en Israël, ainsi que directeur du laboratoire de fourniture de médicaments contre le cancer et de technologies cellulaires, où le nanoghost, une cellule souche modifiée pour traiter le mélanome métastatique et le mésothéliome, a été développé conjointement avec le centre médical Langone de l’Université de New York.
Ses recherches actuelles portent sur:
– Le développement des nanoparticules pour la transmission de médicaments anticancéreux au cerveau et à d’autres organes;
– Le développement d’un système de nano-délivrance pour la vaccination par ADN
– L’ingénierie tissulaire du cœur et de ses vaisseaux sanguins utilisant du tissu cardiaque de porc,
Tout cela sous les auspices du Russell Berrie Nanotechnology Institute (RBNI) du Technion.

J’ai choisi Marcelle Makhlouf car elle est le symbole de ceux qui sont arrivés en Israel totalement démunis et ont réussi, participant ainsi à la réussite du pays tout entier. Née au Maroc, elle est arrivée en Israel à l’age d’un an avec sa mère et sa grand-mère. Sa mère, qui subvenait seule à leurs besoins, était femme de ménage. Bien sûr, ce n’était plus l’époque où les nouveaux immigrants s’entassaient dans des maabarot* mais les débuts de la famille furent difficiles. Ashdod, où elle grandit n’était pas la belle ville que vous connaissez actuellement.

Mais celle-ci, une ville ouvrière et pauvre avec peu de moyens éducatifs.
Une ville dont on disait: Ah Ashdod, baperiferia!*
En fait, la ville elle même est un symbole de la réussite de ce pays: elle fut une des 6 villes qui remporta le prix de l’éducation en 2012.

Notre vie ici est faite d’amertume et de douceur, d’épines et de miel comme l’écrivait si bien Naomi Shemer. Voici encore une fois Koolulam, qui cette fois fait chanter Shlomi Shabbat et 12000 participants , y compris le président de l’état d’Israel, Reuven Rivlin. Ce chant qui résume si bien notre vie ici, notre amour pour ce pays, un amour qui ne se transforme jamais en haine à l’encontre de ceux qui veulent nous annihiler, nous n’avons pas de temps pour ça, mais au contraire nous amène à persévérer dans la qualité de l’éducation que nous donnons à nos enfants.

Protège mon Dieu, le miel et le dard, l’amertume et la douceur, protège notre petite fille, protège les bien, protège le feu qui brûle, l’eau limpide, celui qui revient de loin à la maison.
Tout cela, protège le, mon Dieu, protège le bien. Ne déracine pas ce qui a été planté, n’oublie pas notre espoir, fais moi revenir et je reviendrai vers notre bon pays.
Protège ma maison, le jardin, la muraille, des chagrins, des peurs soudaines et des guerres. Garde le peu que j’ai, la lumière et les enfants, garde les fruits encore verts et qui ont été cueillis.
L’arbre murmure dans le vent, au loin scintille une étoile, j’inscris maintenant les souhaits de mon cœur dans l’obscurité.
Protège tout cela, protège ceux que j’aime, le silence, les pleurs et ce chant…

A bientôt,

*maabarot: baraques ou étaient logés les nouveaux arrivants:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/10/24/sharaliya/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/08/et-vous-quand-avez-vous-quitte/

 

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Yom hazikaron 2018

Demain soir, ce sera Yom Hazikaron.
Nous commémorerons toute la journée de mercredi le souvenir de ceux qui sont tombés pour la défense de l’état d’Israel et les victimes du terrorisme.
On ne sait que peu de choses des défenseurs du quartier juif de la vieille ville de Jerusalem en 1948.
C’est pourquoi, j’ai voulu vous parler de l’un d’eux, une jeune fille nommée Esther Tseilingold.


Née à Londres en 1925 dans le quartier de Whitechapel, elle vit dans une famille où deux choses sont importantes:l’éducation et le sionisme*. C’est ainsi qu’Esther est diplômée de l’Université de Londres en 1946 et qu’elle fait partie du  mouvement de jeunesse Bnei Akiva qui prépare les jeunes réfugiés juifs à une future vie en kibboutz
Ses convictions sionistes juvéniles se  renforcent avec l’avènement du nazisme, la guerre et la découverte de l’extermination des Juifs. En 1946, elle peut entrer en Palestine mandataire  grâce à sa nationalité britannique et enseigne l’anglais à l’école Evelina de Rothschild à Jerusalem.
Elle est témoin de la violence arabe et de l’attitude de plus en plus dure des Anglais à l’égard des Juifs, les procès et pendaisons des combattants juifs, du refus des autorités de recevoir les réfugiés juifs…
En janvier 1948, la situation des Juifs est tellement critique qu’elle quitte son poste d’enseignante et s’engage dans la Haganah. Elle est chargée de la radiodiffusion en anglais de la Haganah, participe à la surveillance du quartier juif de la vieille ville, le plus vulnérable de tous les secteurs à Jerusalem et  s’occupe de fournir aux soldats de divers avant-postes ce qu’il leur faut (armes, munitions, nourriture…).
Les choses sont relativement calmes, mais tout le monde s’attend à une attaque de grande envergure dès le départ des troupes britanniques, prévu pour le 14 mai.
Le 16 mai, lors de la première attaque arabe soutenue contre le quartier, Esther est blessée, mais pas handicapée. Elle repart rapidement au combat, utilisant souvent les toits exposés comme moyen de communication entre les postes. Le 19 mai, une petite unité de Palma’h franchit la Porte de Sion et atteint la garnison assiégée mais les soldats sont épuisés et mal organisés. Ils battent en retraite, les défenseurs du quartier juif sont seuls. Le même jour, la légion arabe du roi Abdallah de Jordanie arrive au mont des Oliviers et commence à bombarder le quartier juif, tandis que les troupes terrestres arabes progressent de maison en maison. Esther ne peut plus servir en tant que soldat de liaison, elle rejoint un groupe de défense, armée d’un simple Sten.

Le 26 mai, elle est grièvement blessée. Elle est transportée dans un dispensaire du quartier, mais il n’y a que très peu de médecins et encore moins de médicaments.
« Il est difficile de parler des faits héroïques mais je veux  raconter qu’Esther qui se trouvait allongée au dispensaire, réussit à se traîner avec son Sten et à sortir pour continuer à tirer contre l’ennemi. Elle reçut alors une balle et c’est alors qu’elle mourut » (témoignage d’un de ses camarades)
En fait, elle survivra deux jours. Lors du bombardement du dispensaire le lendemain, Esther et les autres blessés sont transférés dans un endroit plus sûr. Elle est  consciente et capable de parler, de lire et de prier. Pendant ce temps, avec la destruction de la synagogue ‘Hurva, les 40 défenseurs encore vivants se rendent aux Jordaniens le 28 mai.
Esther et les autres blessés sont  déplacés, cette fois à l’école arménienne voisine, juste à l’extérieur du quartier juif. C’est jour de shabbat. Esther est allongée sur une paillasse par terre. Il n’y a pas de morphine pour la soulager. Quelqu’un lui propose une cigarette, elle refuse en murmurant » non, c’est shabbat« .
Ce seront ses derniers mots. Elle avait 22 ans.
Ses camarades trouveront une lettre sous son oreiller. Elle l’avait écrite quelques jours avant d’être mortellement blessée.
« Chers parents, chers tous,
 Si vous recevez cette lettre, sachez que je l’écris pour vous consoler. Essayez d’accepter tout ce qui m’est arrivé, comprenez que je n’ai aucun regret. Ici pour nous le combat est amer, c’est l’enfer mais il a un sens, j’en suis pleinement convaincue. Nous combattons pour réaliser notre rêve d’avoir enfin notre pays, un état juif. Je ne suis qu’une de tous ceux qui se sont sacrifiés. Je suis pressée d’écrire ceci car aujourd’hui a été tué quelqu’un qui comptait beaucoup pour moi. Dans mon chagrin, je voudrais que vous considériez que nous étions tous des soldats, que nous avions un grand but et que nous avons combattu pour lui. Dieu nous soutient, j’en suis convaincue dans sa ville sainte, et je suis fière et accepte de payer ce prix. Ne pensez pas que j’ai pris des risques inconsidérés. On n’a pas le choix quand on est si peu nombreux. J’espère que vous pourrez rencontrer chacun des combattants qui survivront au combat et aussi que  vous serez heureux et non pas tristes quand ils vous parleront de moi. S’il vous plait, s’il vous plait, ne soyez pas triste, cela n’aide pas. J’ai vécu ma vie pleinement même si elle a été courte et je pense qu’elle fut douce et courte. Quelle douceur dans notre pays! J’espère que Mimi et Asher (sa sœur et son beau-frère) vous rendront heureux. Si vous n’avez pas de regrets, moi je serai heureuse. Je pense à vous tous, à chacun dans la famille. Je suis heureuse en pensant que vous viendrez un jour, bientôt j’espère, et que vous jouirez des fruits de notre combat. Beaucoup beaucoup d’amour, soyez heureux et joyeux,
Shalom, votre Esther »

Après la reddition de la garnison du quartier juif à la Légion arabe, le quartier juif fut pillé et totalement détruit.

Les survivants, ayant tout perdu, se réfugièrent de l’autre côté des lignes israéliennes.


En juin 1967, la vieille ville sera reprise à la Jordanie par Israel lors de la guerre des 6 jours et le quartier reconstruit.

Les défenseurs du quartier juif de Jerusalem ont été enrôlés à titre posthume dans Tsahal et leurs corps  transférés au cimetière militaire du Mont Herzl en septembre 1950
Voici la tombe d’Esther:

 

A bientôt,

 

*son père Moshe est un des fondateurs du mouvement sioniste religieux Misrahi en Pologne

*Sa famille s’installera à Jerusalem dans les années 50

Yom hashoah: Et tu raconteras à tes enfants…

 

Il y a sept ans, quelques amis s’étaient réunis chez l’un d’eux pour commémorer le souvenir de la Shoah. Ils avaient invité des rescapés pour les écouter, discuter avec eux, partager des souvenirs, poser des questions, chanter, mélanger larmes et émotion…
A la fin de la soirée, il fut évident pour eux que d’autres personnes devaient partager ce moment, appelé זיכרון בסלון (zikaron bassalon) , mot à mot souvenir au salon*.


Depuis, près d’un millions de personnes ont marqué le jour de la Shoah de cette manière, que ce soit en tant qu’invité ou invitant dans des appartements, des cafés, des maisons de retraites, des maisons de la culture, des internats, à l’armée, dans des hôpitaux et même dans les prisons.

Ici dans un pub à Ashkelon:

Le rav Shaï Piron, qui fut ministre de l’éducation en est un des initiateurs: l’important, dit-il, est que les gens discutent entre eux, créent ou re-créent des liens entre les rescapés de la Shoah et eux-mêmes mais aussi entre descendants de la deuxième, ou troisième  génération. Nous sommes tous des rescapés de la Shoah, que nous soyons des Juifs d’Europe, d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient, nous sommes tous des rescapés car si les nazis  avaient vaincu…
En fait, de même que nous devons nous considérer comme étant nous-mêmes sortis d’Egypte,  nous devons nous considérer nous-mêmes comme des survivants, ajoute-t-il. Nous sommes en train de créer un Seder de la Shoah, d’une manière informelle et balbutiante pour que dans une centaine d’années, lorsque le souvenir direct aura complètement disparu, nos descendants racontent encore à leurs enfants…
Le Seder de Pessah est un événement familial, que l’on soit croyant, pratiquant ou pas du tout. Certaines haggadot de kibboutzim ont mis résolument de côté Dieu et les miracles mais continuent à raconter ce qui s’est passé lors de la sortie d’Egypte en se souvenant de l’objurgation: Et tu raconteras à tes enfants, תְּסַפֵּר בְּאָזְנֵי בִנְךָ וּבֶן-בִּנְךָ…(Shemot, Exode, 10,2)
C’est exactement ce qui est en train de se passer pour la Shoah.


Le 21 mars de cette année, 600 rescapés de la Shoah et leur famille* se sont rassemblés au Centre Avi’haï à Jerusalem. Dans la vidéo ci-dessous, vous les entendez chanter ensemble le fameux chant de Ofra Haza*: Vivant, vivant, oui je suis encore vivant!

Vivant, vivant, oui je suis encore en vie! Ecoutez mes frères, je suis encore vivant et mes deux yeux se lèvent encore vers la lumière, de mes crevasses ont éclos des fleurs… Je questionne et prie, comme c’est bien que je n’ai pas encore perdu espoir!
C’est un chant qui passe de génération en génération comme une source éternelle… Je vais tendre la main à mes amis de l’autre côté de la mer. Je questionne et prie, comme c’est bien que je n’ai pas encore perdu espoir!
Vivant, vivant, oui je suis encore en vie. Vivant, vivant, oui le peuple d’Israel est vivant!
C’est le chant que mon grand-père chantait hier à mon père et maintenant c’est mon tour….
Mes jours sont remplis de vie et la colonne de feu est toujours dressée. Je vais chanter encore et encore, tendre la main à mes amis de l’autre côté de la mer.
Je questionne et prie, comme c’est bien que je n’ai pas encore perdu espoir!
Vivant, vivant, oui je suis encore en vie. Vivant, vivant, oui le peuple d’Israel est vivant!
C’est le chant que mon grand-père chantait hier à mon père et maintenant c’est mon tour… 
Ecoutez mes frères, je suis encore vivant.
Vivant, vivant, oui je suis encore en vie. Vivant, vivant, oui le peuple d’Israel est vivant!
C’est le chant que mon grand-père chantait hier à mon père et maintenant c’est mon tour…

A bientôt,
 
* Ces événements ont lieu pendant tout le mois d’avril et non pas seulement le soir de Yom Hashoah, ce jeudi 12 avril. Si vous êtes en Israel et vous voulez soit inviter ou être invité:
https://www.zikaronbasalon.org/
 
*Ofra Haza gagna l’Eurovision avec ce chant en 1983
*Leur chorale est dirigée par le fondateur de Koolulam, qui propose des chants en commun pour rapprocher toutes les composantes de la société israélienne:
Kravi vient de m’envoyer une autre vidéo de Koolulam. Cette fois il s’agit du personnel médical, des enfants malades et de leur familles qui chantent ensemble à l’hôpital pour enfants Schneider
 

Nous sommes sortis d’Egypte et partis en excursion!

Et voilà ,une fois de plus nous sommes sortis d’Egypte.
En avril 1945, la Haggadah des kibboutzim exprima l’espoir que la terrible guerre qui avait eu lieu dans le monde pendant six ans touchait à sa fin . C’est ainsi que furent imprimées les paroles du prophète Amos  et rapidement mises en musique:
Voici, des jours vont venir, dit l’Eternel, où le laboureur se rencontrera avec le moissonneur, celui qui foule le raisin avec celui qui répand les semences. Les montagnes seront couvertes de moût et toutes les collines en ruisselleront. Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël: ils restaureront leurs villes détruites et s’y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol que je leur ai donné, dit l’Eternel, ton Dieu. »

הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה, וְנִגַּשׁ חוֹרֵשׁ בַּקֹּצֵר, וְדֹרֵךְ עֲנָבִים בְּמֹשֵׁךְ הַזָּרַע; וְהִטִּיפוּ הֶהָרִים עָסִיס, וְכָל-הַגְּבָעוֹת תִּתְמוֹגַגְנָה.  וְשַׁבְתִּי, אֶת-שְׁבוּת עַמִּי יִשְׂרָאֵל, וּבָנוּ עָרִים נְשַׁמּוֹת וְיָשָׁבוּ, וְנָטְעוּ כְרָמִים וְשָׁתוּ אֶת-יֵינָם; וְעָשׂוּ גַנּוֹת, וְאָכְלוּ אֶת-פְּרִיהֶם.  וּנְטַעְתִּים, עַל-אַדְמָתָם; וְלֹא יִנָּתְשׁוּ עוֹד, מֵעַל אַדְמָתָם אֲשֶׁר נָתַתִּי לָהֶם–אָמַר, יְהוָה אֱלֹהֶיךָ

 

La vidéo ci-dessus est un exemple de ce qu’est la שירה בציבור (shira betsibour) qu’on pourrait traduire par chants en public et surtout avec le public. Ici il s’agit d’un groupe bien organisé mais je me souviens d’un groupe de policiers, descendant de leur car d’excursion*, s’installant sur quelques rochers , sortant leurs carnets de chansons, et chantant en chœur.
C’était un soir d’été à Massada…
Cette semaine, tout Israel ou presque était en excursion.
Parmi les sites très visités, les ruines de la forteresse croisée de Belvoir, construite par les moines hospitaliers en 1168 non loin des ruines d’un village juif nomme Kokhav, l’étoile. En 1182 Saladin lança ses troupes à l’assaut de la forteresse et finit par la prendre après un siège de 18 mois. Il démantela les fortification et l’ensemble ne fut jamais reconstruit.
En 1966, les archéologues israéliens l’a mirent à jour en déblayant des masses de gravas accumules depuis près de 1000 ans.


Elle se trouve 312 m au-dessus du niveau de la mer et à 550 m par rapport à la vallée du Jourdain*, face aux montagnes de Guilead et se trouve dans le parc national de Kokhav Hayarden.

Et voici quelques photos qui vous donneront envie d’aller découvrir la vallée du Jourdain, même si les vieilles pierres ne vous disent rien:


Il y a un mois, les dernières pluies:

Les cigognes avant leur départ pour la Russie:

On les trouve aussi à Jerusalem. L’une d’elles a élu domicile sous mon porche, elle revient chaque année:

Quelqu’un connait-il cette espèce?
vallee du Jourdain 6

Des gazelles ou ibex:
(toutes ces photos ont été prises par un groupe de photographes amoureux de la vallée du Jourdain, parmi eux Dudi Nesher et Avi Zaydel)

A partir de maintenant, la vallée sera de plus en plus écrasée de chaleur , les températures sont déjà au dessus de 35 degrés, elles monteront facilement jusqu’à 45 à l’ombre en été…

A bientôt,

*toutes le entreprises organisent un jour d’excursion pour leurs employés.

*la vallée du Jourdain se trouve donc au-dessous du niveau de la mer 

 

 

 

 

En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits?

La sortie d’Egypte est le moment phare de la construction du peuple juif.
Un vrai film d’aventures:
Tout d’abord ne sont épargnés que ceux qui enduisent les linteaux de leur porte avec le sang d’un agneau. On raconte qu’une bonne partie du peuple refusa, car cela leur semblait certainement stupide et qu’une partie des Egyptiens s’y conforma car ils étaient effrayés par les 9 plaies qui s’étaient déjà produites dans le pays. Le repas sur le pouce, agneau et matsa, fut à la fois rituel et pique-nique rapide avant le départ vers une terre promise mais inconnue.
Et depuis, nous nous souvenons de ce que nous* avons vécu en célébrant le Seder.
Mais pourquoi célébrer notre passage de la servitude à la liberté par une telle mise en scène?
Pourquoi une telle théâtralisation au lieu d’un repas en famille?
L’organisation du seder, tel que nous le connaissons, est relativement récente. Elle date de l’époque de la Mishna, soit du début de l’ère chrétienne. De nombreux historiens ont fait un parallèle avec le symposium grec.

Voici ce que dit Plutarque d’un symposium:
C’est au plus haut du printemps que l’endroit [les thermes d’Aïdepsos en Eubée] est particulièrement animé ; car beaucoup de gens y viennent au cours de cette saison, ils se convient mutuellement à des banquets où tout est à profusion, et, comme ils en ont le loisir, passent le plus clair de leur temps à discuter.
Discuter le plus clair de leur temps, oui mais aussi boire en abondance! Et à la fin du repas on faisait venir les hétaïres…


Notre Seder, repas fondateur de notre identité, serait-il une pale copie aseptisée de ces banquets gréco-romains?

Il est vrai que nous devons boire une coupe accoudés. Il nous est précisé « comme des hommes libres » car dans le monde gréco-romain seuls les hommes libres adoptaient la position allongée et buvaient accoudés. Les esclaves  restaient debout derrière leur maître.
L’œuf, les herbes amères et le carpass présents sur le plateau du Seder rappellent l’anecoena, ou premier plat des repas greco-romains qui commençaient par diverses salades vertes non assaisonnées et par des œufs. Un proverbe romain « ab ovo ad mala« , de l’œuf à la pomme » pour dire du début à la fin.

(fresque à Pompéi: les œufs durs premier service du banquet)

Le ‘harosset* du plateau, rappelle les fruits secs, dattes ou figues, eux aussi faisant partie du premier service du symposium. Heracleides de Tarentes, un médecin du premier siècle de l’ère chrétienne, recommandait de manger des dattes et des figues en début et non en fin de repas.
Pessah harosset

Nous buvons 4 coupes de vin entre chaque partie du Seder, les services du banquet étaient entrecoupés de libation de vin.
On peut même rajouter  a cette liste le sandwich de Hillel, qui réunit de la salade verte, du ‘harosset dans deux morceaux de matsa: là encore, les aliments du premier service se mangeaient souvent en sandwich dans une sorte de pita.

Alors, serions-nous de vils copieurs?
Il y a longtemps que les commentateurs se sont aperçu de ces similitudes comme ils avaient noté les similitudes existantes dans certains passages de la Thora et des récits non-juifs comme celui du déluge dans l’épopée de Gilgamesh. 
Mais comme me le disait un de mes professeurs, Alexandre Derczanski: lorsque tu compares, n’examine pas ce qui est ressemblant et donc évident, examine et analyse ce qui est différent.
Si on examine les récits de Gilgamesh et du déluge, les deux histoires se ressemblent vraiment mais:
-Dans le premier cas le monde est détruit par simple caprice des dieux mésopotamiens, que les activités humaines empêchent de dormir, somme toute un problème de voisinage!
-Dans le second cas, Dieu décide de détruire le monde pour des raisons morales. C’est la violence, ‘Hamas en hébreu (Ça ne s’invente pas!), qui pousse Dieu à agir et le survivant Noa’h est choisi pour sa rectitude morale. Il est un צדיק בדורו (tsadik bedoro), un tsadik pour sa génération, donc peut être pas un « saint » mais certainement un homme bien en comparaison avec ses voisins.

Mais revenons au Seder. Il est sûr que les Juifs  n’ont jamais vécu hors sol et connaissaient de près la culture gréco-romaine. Cependant:
– Tandis que le symposium ne concerne que des hommes libres et érudits (on dirait maintenant l’élite auto-proclamée) au Seder, tous sont conviés: hommes,  femmes et les enfants, même les tous petits, ainsi que ceux qui ne se sentent pas concernés. Il n’y a pas d’esclave en retrait puisqu’il s’agit de célébrer la fin de notre servitude. Et c’est aux enfants que revient les 4 grandes questions, simples seulement en apparence*.


(Seder au kibboutz Eyn Hashofet, les enfants et leurs grands-parents)

En quoi cette nuit diffère-t-elle des autres nuits ?
Car toutes les nuits, nous mangeons du pain levé ou azyme
pourquoi ne mange-t-on cette nuit que des azymes ?
Car toutes les nuits, nous mangeons toutes sortes d’herbes
pourquoi mange-t-on cette nuit des herbes amères ?
Car toutes les nuits, nous ne trempons pas même une fois
pourquoi trempe-t-on cette nuit deux fois ?
Car toutes les nuits, nous mangeons assis ou accoudés
pourquoi, cette nuit, sommes-nous tous accoudés ?

Cela n’a rien à voir avec un banquet d’érudits ivrognes qui n’acceptent ni les enfants, ni les ignorants, ni les esclaves et n’y convient que des femmes courtisanes.

– L’œuf, les herbes amères, salades vertes et le ‘harosset  ne sont plus seulement les aliments courants dans le premier servie d’un banquet. Ils sont chargés de sens: l’œuf symbolise le deuil du Temple, les différentes salades vertes sont les herbes amères et le maigre repas de nos ancêtres, quant au ‘harosset si délicieux, cette pâte de fruits secs est devenu l’argile des briques que nous devions former et c’est pourquoi on le mélange de morceaux de cannelle, symbolisant la paille.


– Le sandwich de Hillel contient notre amertume, nos « travaux forcés » entre deux « pains de misère » la matza. Depuis la destruction du Temple, nous n’y ajoutons pas un morceau d’agneau puisqu’il n’y a plus de sacrifice pascal.


– Les libations sont remplacées par 4 coupes de vin dont l’une des significations est d’étonner les enfants. On ne boit jamais 4 coupes de vin!

Nous arrivons maintenant à l’afikoman qui a gardé son nom grec.
Dans le monde grec l’epikomion était l’après-banquet, un mot formé de « epi » après et de « komos » banquet*. Les participants, déjà bien éméchés sortaient pour continuer leur beuverie dans d’autres banquets. Pour nous, l’afikoman est devenue bien plus sobrement une demi matsa, symbole elle aussi de l’agneau pascal, cachée par le père de famille avec la promesse d’un cadeau pour qui la retrouvera, ce qui permettra aux enfants de rester éveillés jusqu’à la fin. On retrouve donc dans l’afikoman la même idée de dialogue familial en opposition au banquet où seuls quelques « happy few » pouvaient converser.
Il est même écrit dans la Mishna « on ne peut pas rajouter un afikoman après avoir mangé de l’agneau pascal », c’est à dire qu’après avoir mangé le sandwich de Hillel, il est interdit de passer de notre afikoman juif à l’afikoman grec et de s’enivrer, au cas où certains Juifs « hellénisés » n’auraient pas compris et voudraient continuer à boire chez les voisins.

Pour nos ancêtres, le monde gréco-romain était à la fois très proche comme le montrent ces mosaïques de la maison de Dionysos à Tsippori 

et totalement étranger comme on le voit avec toutes ce pseudo repas  à la grecque destiné à déconcerter les enfants: En quoi cette nuit est-elle différente des autres nuits?

Sortez bien d’Egypte!
חג פסח שמח

 

A bientôt,

*Nous: parce que nous devons nous considérer comme étant nous-mêmes sortis d’Egypte

*Le Seder:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/30/tout-est-en-ordre/

*Les 4 questions du Ma Nishtana sont appelées en hébreu les 4 קושיות (koushiot) ou difficultés.

*Mélodie du Ma Nishtana:
Ephraim Avilea écrivit en 1936 un oratorio intitulé Hag Haherout (« fête de la liberté ») : son air, rapidement adopté et considéré depuis lors comme la « mélodie traditionnelle » du ma nishtana, en fait l’un des chants de Pessa’h les plus populaires

*komos: banquet, fête avec une connotation de  beuverie

 

 

 

Mireille Knoll 1932-2018

Je me permets de poster le message de Monsieur Meyer Habib paru sur facebook:

ELLE S’APPELAIT MIREILLE KNOLL, 85 ANS, LE VISAGE SI HUMAIN D’UNE FEMME, VICTIME D’UN ASSASSINAT BARBARE



 

J’ai rendu visite ce soir aux deux fils de Mireille Knoll z »l et leurs épouses.

J’ai rencontré une famille magnifique pétrie de valeurs humanistes, soudée par l’amour et détruite par le chagrin.

Regardez le visage lumineux de cette femme, qui n’était que douceur et bonté, pour imaginer la souffrance de ses enfants et petits-enfants, qui résident en Israël et viennent d’arriver à Paris pour lui rendre un dernier hommage en cette veille de fêtes de Pessah.

Ils m’ont livré une multitude de précisions, que je ne peux pas rendre publiques à ce stade.

Mireille Knoll a pu échapper à la Rafle du Vel’ d’Hiv’ grâce au passeport brésilien de sa maman en 1942, elle a succombé en 2018 face à la haine et la barbarie d’un islamiste, poignardée à 11 reprises, dans l’appartement familial, avenue Philippe Auguste Paris 11e.

C’est la même barbarie qui tue des enfants juifs à Toulouse, égorge un prêtre dans son église à Saint-Etienne-de-Rouvray ou un officier de gendarmerie à Trèbes..

Nous avons convenu de nous revoir demain avec les fils. Je me suis engagé à les accompagner pour obtenir vérité et justice.

Madame Knoll, nous ne vous oublierons pas. Justice vous sera rendue.

Et voici les message de ses deux petites-filles, Noa Goldfarb et de Jessica Knoll,  parus eux aussi sur facebook.

Noa:

Il y a vingt ans, j’ai quitté Paris sachant que mon avenir n’était pas là-bas. Ni pour moi ni pour le peuple juif.
Mais qui pouvait penser que je laissais mes proches là où la terreur et la cruauté mèneraient à une fin si triste.
Cela ne peut arriver qu’aux autres.
Mais la réalité est différente … Savta (grand-mère) a été poignardée à mort 11 fois par un voisin musulman qu’elle connaissait bien.
Il s’est également assuré de mettre le feu à son appartement pour ne nous laisser aucun souvenir. 
Pas d’album photo, ni d’elle… ni de Saba (grand-père), pas de lettres … rien !
Il ne nous reste que nos larmes.
Espérant un meilleur avenir.
Papa est en route vers toi
« Paix à ton âme »

Jessica:
Si quelqu’un me demande pourquoi je ne suis pas là bas alors que j’ai un passeport français, eh bien c’est que j’ai été sauvée: sauvée de l’Europe, et de la France en particulier, où les frontières sont floues et les politiciens ont cessé de penser, sauf à leur argent, à leur poche ou à leur intérêt personnel.
Ils mènent le monde au chaos.
Il y a quelque chose en Israel qu’on ne trouve nulle part ailleurs en tant que peuple: l’unité, la fraternité, la fierté, le sens de la nation.
Qu’elles aillent au diable ces autres religions où les gens décident que les lois divines sont entre leurs mains!
Vendredi dernier, un voisin musulman a décidé de prendre la vie de ma grand-mère chez elle à Paris.
Il a brûlé tous nos souvenirs d’enfance, les photos et mon cœur.
Non, je ne généralise pas, je ne hais pas les êtres humains, je hais les fanatiques comme lui, des hommes sans conscience, sans intelligence et sans cœur.
Il n’y a ni justice ni justification: l’histoire, on la connait déjà!
Savtoush, on parle de toi dans les journaux
Ne te fais pas de soucis, on se reverra dans le monde d’en haut.
Ici tout est vain et vide, l’humanité se perd.
Ton âme au moins est retournée au monde de vérité
Celui qui reste souffre de ton absence et les souvenirs lui font mal
Et d’une certaine manière, je ne peux pas m’arrêter de chercher une signification…

 

 

ה’ ינקום דמה

A bientôt,

*Il s’agit du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame qui a sacrifié sa vie en protégeant une otage lors de l’attentat de Trèbes dans l’Aude.

 

 

 

Choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité*

Vendredi, tout d’abord l’annonce des 2 récipiendaires du prix Israel: David Levy et Myriam Peretz :

Je n’avais pas l’intention d’écrire un article sur ce sujet mais j’ai lu un commentaire odieux d’une quelconque gauchiste expliquant qu’entre Myriam Peretz et la mère d’un shahid palestinien, il n’y avait pas de différence, chacune étant la mère d’un soldat mort au combat car, écrit-elle « les shahidim se considèrent comme des soldats« .
Je me fiche complètement de ce que pensent les shahidim. Mais comparer une mère endeuillée par la perte de ses deux fils morts pour nous protéger et la mère d’un terroriste psychopathe, c’est vraiment trop pour moi. D’autant que si la première a été honorée du prestigieux Prix Israel, ce n’est pas parce qu’elle a perdu ses fils au combat, c’est parce qu’elle a dédié toute sa vie à l’éducation. A chaque interview elle parle de son amour pour ce pays et pour son peuple: « Je suis heureuse de pouvoir vivre ici en Israel,  je suis remplie de joie et d’amour pour mon peuple et mon pays, je suis heureuse de pouvoir dire merci  quand je me lève le matin, merci de pouvoir vivre ici et faire partie d’un tel peuple. »
Elle n’a jamais une parole de haine contre nos ennemis. Elle a mieux à faire, elle a choisi la vie.


La deuxième, la mère du Shahid, est honorée, elle aussi, on l’appelle officiellement Em (mère) suivi du prénom de son tueur de fils. Elle reçoit un salaire très confortable chaque mois parce qu’elle a voué sa vie à faire de ses enfants des tueurs de Juifs.

Ces confusions intellectuelles me sont insupportables. Je ne supporte plus ces gens chez qui les convictions politiques l’emportent sur  l’incapacité de distinguer  entre des actes moraux et immoraux.

Et puis, juste avant shabbat, un nouvel attentat en Samarie: 2 soldats tués, Ziv Daos et Netanel Kahalani 

et deux blessés dont un dans un état critique, tous quatre attaqués par une voiture bélier. Et là, je lis un autre commentaire: c’est de notre faute si un attentat a eu lieu! C’est à cause du כיבוש (Kiboush) conquête*!
A bon, parce qu’avant le kiboush, il n’y avait pas d’attentats?
Je me souviens de Maya me disant comment les fedayins avaient tué son père à Rosh Ayin et aussi de Paola, un amie de ma fille, lui racontant comment ses parents et les voisins avaient construit une cachette pour les enfants, derrière la bibliothèque, où ils devaient se réfugier au cas où… Ne faire aucun bruit et se boucher très fort les oreilles… Ça sonne comme des histoires du temps de la Shoah. Mais non, c’était ici et pas dans les « territoires occupés » mais en plein Neguev  au début des années 60…
Je reçois une note me rappelant le massacre de מעלה עקרבים (Maale Akravim)*, les hauteurs des scorpions, il y a juste 64 ans, le 17 mars 1954, là aussi dans le Neguev:
Ephraim Furstenberg était un des deux chauffeurs du bus d’Egged qui travaillait ce jour là sur la ligne Tel Aviv-Eilat. Il en avait profité pour emmener avec lui sa femme Hanna et ses deux enfants, Haimke et Miri pour fêter avec eux l’anniversaire de la libération de la ville d’Eilat.

(Miri dans les bras de son père. A gauche, sa mère Hanna et son frère Haimke sur les épaules d’un oncle)

Au retour d’Eilat, le bus est conduit par l’un des chauffeurs, Kalman, tandis qu’ Ephraim, le père de Miri joue de l’harmonica. Parmi les passagers, quatre soldats ont rangé leurs armes avec les bagages. Tout le monde chante. Passé le col, ils arrivent dans une descente abrupte quand ils sont soudain attaqués par une bande de terroristes infiltrés de Jordanie mais guidés et commandés  par Said Abu Bandak, de la tribu des Azazma dans le Neguev.
Les terroristes veulent  tuer le conducteur pour faire tomber le bus dans l’abîme. Mais Kalman arrive à l’arrêter avant de succomber à ses blessures.

Miri: « Soudain j’entends des coups de feu, le soldat à côté de moi  me jette par terre et me dit de me taire… Il me protège de son corps, j’entends des cris, encore des coups de feu… le silence. » Son frère Haimke est lui aussi protégé par le corps d’un des soldats mais malheureusement il lève la tête en criant: Miri où es-tu? Et il reçoit une balle dans la tête. Haimke survivra pendant 32 ans dans un état végétatif.
Miri et les quelques survivants gravement blessés resteront plusieurs heures avant qu’on vienne les secourir. Ils raconteront que les fedayins ont violé et mutilé leurs victimes.

Miri est maintenant une grand-mère, elle aide les victimes du terrorisme et de supporte pas qu’on dise que c’est la faute au kiboush et à l’occupation: Ces dernières années, chaque fois que la gauche crie « Occupation, Occupation », cela m’exaspère! Tout cela s’est passé bien avant l’occupation, il n’y avait pas d’occupation! Il n’y avait pas de raison pour que cela se produise sauf une: la haine des arabes contre nous! »

(plaque commémorative de l’attentat)

Le 17 mars 1954 était la veille de Pourim.
Vous ne le savez peut-être pas mais un des chants les plus populaire שיר שמח (Shir samea’h), un chant joyeux, a été composé le lendemain du massacre. Le pays était sous le choc et personne n’avait envie de la joie de Pourim. Aucune chanson ne convenait. Dans la nuit furent écrits sur une mélodie ‘hasssidique, ces mots  exprimant notre force de résistance et notre amour de la vie:
Même lorsque notre tête est courbée et qu’autour de nous tout est tristesse, venez, puisons la joie du dedans de nous-mêmes »

 

A bientôt,

*Devarim (Deutéronome) 30,19

*la conquête et l’occupation font référence à la Judée et la Samarie qui étaient avant 1948 partie du Foyer National Juif, tombées dans les mains des Jordaniens pendant la guerre de 1948 et récupérés après celle de 1967. Les mots conquête et occupation sont les mantra des belles âmes.

« J’en atteste sur vous, en ce jour, le ciel et la terre: j’ai placé devant toi la vie et la mort, le bonheur et
la calamité; choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité. »

*Les Hauteurs des scorpions est une route  qui relie la vallée de la Arava au centre du Neguev. Elle est déjà mentionnée dans le Tanakh sous ce nom