Shabbat noir שבת שחורה

Ce shabbat, ont eu lieu trois attentats :

Le premier :
Vendredi soir dans le quartier de Neve Yaakov à Jerusalem, le terroriste a tué 7 personnes et en a blessé trois. Il a été éliminé par un civil portant une arme. Dans la tente de deuil, son père a déclaré :
Allah lui a donné un destin de martyr, je veux dire à ceux qui sont assis avec moi – je suis heureux, comme s’il se mariait.

(Site du Yediot Aharonot)

La plus jeune de ses victimes avait 14 ans. Il s’appelait Asher Nathan Morali. Il était sorti après le diner pour rencontrer des amis. Ses parents ont entendu les coups de feu, et ont trouvé leur fils gisant sur le trottoir.
Le couple Nathalie et Elie Mizrahi a été tué au moment où ils sortaient de leur immeuble pour aider les victimes.
Raphael ben Eliahou a été tué devant sa femme qui n’a été épargnée que parce que leur fils l’a fait tomber sur le trottoir en la protégeant de son corps.
Shaoul Hay était le gardien de la synagogue. Il s’y rendait au moment où il a été tué.
Ilya Soshansly avait 26 ans. Il était barman et partait au travail en moto.
Irena Korolova, citoyenne ukrainienne, a également été assassinée lors de l’attentat de Jérusalem. Arrivée en Israël il y a six ans, elle travaillait comme infirmière dans la maison de retraite de Neve Yaakov.

Le deuxième attentat a eu lieu samedi matin dans le quartier de Maalot Ir David, toujours à Jerusalem. Le terroriste a grièvement blessé un père et son fils. Bien que gravement blessé, le jeune homme qui est officier parachutiste a réussi à toucher aux jambes le terroriste et a ainsi évité un carnage. Il est gravement blessé et se trouve à l’hôpital Hadassah. Il se nomme Nadav Hayim ben Irit.

(photo: My Israel)

Le terroriste est âgé de seulement 13 ans. Il était armé d’un pistolet et avait deux chargeurs pleins sur lui. Son jeune âge a fait dire à une des journalistes, Carmela Menashe, que l’éducation familiale ressemblait à celle que donnent les membres de Daesh à leurs enfants. Je me souviens d’un cas similaire*, il y a quelques années: un jeune garçon arabe avait grièvement blessé un enfant juif. J’avais alors publié cette caricature qui m’avait value quelques réflexions outrées de bien-pensants.


Le troisième attentat a eu lieu dans l’après-midi au carrefour Almog dans la vallée du Jourdain. Les deux terroristes n’ont pu tirer qu’une balle car leur arme s’est enrayée. Dans le tweet ci-dessous, le journaliste Hallel Bitton-Rosen explique qu’un des deux terroristes a tiré une balle en direction du restaurant du carrefour Almog mais qu’ils ont réussi à s’enfuir


Dans la soirée une tentative d’attentat à Kedoumim n’a pas réussi. Le terroriste qui rodait dans les buissons a été pris en chasse mais a réussi à s’enfuir.

Cela n’a pas empêché les manifestations contre le projet de loi qui touche aux prérogatives de la Cour Suprême de se tenir comme prévues samedi soir dans les formes habituelles. C’est-à-dire qu’au-delà des contestations politiques acceptables de certains Israéliens sur ce projet de loi, on voyait que d’aucuns brandissaient des drapeaux palestiniens. Ce qui m’a paru inacceptable, particulièrement ce samedi soir.

J’entendais le journaliste Shay Golden à la télévision sur la manifestation qui s’est tenue hier soir à Tel Aviv :


Vous qui manifestez contre la réforme judiciaire vous ne pouviez pas attendre ? Les victimes n’ont pas encore été enterrées, n’avez-vous aucune retenue ?
En ce jour de terreur, brandir le drapeau de l’ennemi et manifester contre le pays. Vous êtes complétement aveuglés par votre haine et vous n’avez aucune empathie pour les victimes et leurs familles.
Vous n’avez pas même pas hésité une seule seconde ? Vous avez perdu toute conscience. Pour moi ceux qui ont manifesté hier soir n’entendent pas le sang de leurs frères assassinés, cela ne les touche pas. N’avez-vous pas pensé une seule seconde : ce soir je reste à la maison ?
Avez-vous pensé au message envoyé à nos ennemis mais aussi à notre peuple ? Nous ne comptons pas à vos yeux ? Vous savez, au moment où vous manifestiez, tous les noms des victimes n’avaient pas été publiés. Toutes les familles n’étaient pas au courant. Nous ne pouvons plus vous croire quand vous expliquez vous soucier du futur de ce pays. Votre intérêt est en fait une posture et non une réalité.
Avez-vous pensé que tous les policiers nécessaires au bon déroulement de la manifestation sont des policiers en moins présents sur les scènes de terreur ?
Vous pouviez attendre quand même un peu, une semaine. Vous savez la shiva* est une coutume de deuil juive…

Sans parler de l’allégresse de nos ennemis victorieux, des Juifs en plein Tel Aviv qui manifestent avec des drapeaux de l’OLP le jour ou 7 de leurs frères ont été assassinés par les organisations terroristes palestiniennes. C’est pour eux une victoire et une raison de plus pour penser qu’ils réussiront à nous mettre en pièces.
Et non, ce n’est pas la minute de silence symbolique que vous avez cru bon d’observer et les quelques bougies qui cacheront les drapeaux noirs anarchistes, les drapeaux palestiniens et les panneaux pleins de haine.
Vous devriez avoir honte, tout simplement.

Voila tout est dit. Je n’ai plus rien à ajouter.

A bientôt,

* Terroriste de treize ans:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/10/15/vous-avez-
dit-guerre-de-liberation

*La shiva: semaine de deuil

Les Druzes et l’enlèvement de Tiran Firo

Le 23 novembre, la veille de l’attentat à Jerusalem, a eu lieu un évènement très grave qui est passé presqu’inaperçu en dehors d’Israel.
Voici les faits : Un Druze de Daliyat el Carmel au sud de la Galilée est parti avec ses deux fils à Djenin pour faire réparer sa voiture à moindre prix. Comme je l’ai déjà écrit*, non seulement Djenin est connue pour être un repaire de terroristes, mais surtout elle est interdite aux Israéliens comme toutes les villes de l’Autorité palestinienne.

(Ce panneau se trouve à l’entrée de Bethelem comme à l’entrée de toutes les zones dépendant de l’Autorité palestinienne)

Mais en fait, ne jouons pas sur les mots: Israélien veut dire Juif israélien car les Arabes et les Druzes israéliens vont régulièrement faire leurs courses à Djenin et contribuent pour beaucoup à la prospérité de la ville

Arrivée près de Djenin, la famille Firo a un accident de la route et Tiran, le fils aîné âgé de 18 ans est grièvement blessé. Il est transféré à l’hôpital de Djenin où il est opéré.

C’est alors qu’une bande armée et cagoulée d’une trentaine de terroristes, fait irruption dans l’hôpital, déconnectent le blessé des appareils médicaux devant son père et son petit frère impuissants, et donc l’assassinent ! Ils kidnappent alors son corps et réclament une rançon à Israel ainsi que la libération d’un certain nombre de terroristes. Les Israéliens, les dirigeants palestiniens, les Américains, les Druzes du Liban…tous interviennent pour essayer de récupérer le corps du jeune homme, mais en vain. Pourtant deux jours plus tard le corps est rendu à sa famille. Que s’est-il passé?

Voici une conférence de Mordekhai Kedar* qui lève le voile sur cette affaire:

En voici la traduction:
Il y a deux jours un jeune homme druze israélien a été victime d’un accident de la route et a été transféré à l’hôpital de Djenin. Là bas, une bande d’hommes armés l’a déconnecté des appareils médicaux et l’a donc tué. Nous ne savons pas exactement qui étaient les ravisseurs mais tout fut mis en œuvre pour récupérer le corps de ce jeune homme.
Les parents de ce jeune homme ont déclaré officiellement à la télévision qu’ils ne voulaient pas que l’armée rentre dans Djenin pour leur rapporter le corps de leur fils, ceci pour ne pas mettre la vie de soldats en danger de mort.

En parallèle avec les pourparlers officiels, les Druzes ont fermé l’autoroute 6 quelques heures, déclarant que lorsqu’on kidnappe un citoyen israélien, la vie des autres citoyens ne peut pas suive son cours normal.
Mais surtout, et c’est le plus important: ils ont eux-mêmes kidnappé quelques Arabes de Judée-Samarie et ils ont publié la photo que je vais vous montrer ici (la photo apparait à 2,51 mn du début de la vidéo). Voici ce qui est écrit:
« Oeil pour œil, dent pour dent. Celui qui a commencé est le coupable ainsi que celui qui nous a fait du mal en agissant contre nous avec violence. Comme nous vous l’avons dit lorsque nous vous avons prévenus. Nous avons arrêté un de vos traitres arabes et, Dieu nous en est témoin, si vous ne nous rendez pas le corps d’un des nôtres, la soif de nos lions ne sera pas étanchée! Prenez garde, vous avez été prévenus! »
Qui était le jeune homme que l’on voit à genoux? Je ne le sais pas. Il se peut même qu’il ait été l’un des leurs. Mais les Druzes ont publié cette photo et ont ainsi envoyé un message sur les réseaux sociaux. Comme nous le savons, les réseaux sociaux sont le moyen le plus rapide pour faire passer les messages et celui-ci a été lu par des milliers de gens en quelques minutes.
Et oh merveille! Les terroristes ont rendu le corps sans attendre!

Ceci me rappelle un autre kidnapping, en septembre 2004: Un journaliste druze , Riyad Ali qui était alors journaliste de la première chaine de télévision a été kidnappé par des hommes armés à Gaza qui refusaient toute négociation. Une délégation de Druzes a alors contacté Arafat. Personne ne sait ce que fut leur conversation mais Riyad Ali a été libéré en quelques heures.
Alors j’ai une question pour vous: Comment se fait-il que les négociations officielles n’avaient alors pas marché mais que la conversation entre les Druzes et Arafat avait été décisive?

Mesdames et Messieurs, Welcome to the Middle East!
Il est vrai qu’un gouvernement efficace est une bonne chose et qu’il n’est pas bon que des milices fassent la loi pour régler les différents. Mais au Moyen- Orient, celui qui parle comme un Européen, essaye de se faire comprendre et d’obtenir qu’on fasse ce qu’il demande en négociant, celui-ci passe pour un faible.
Nous sommes au Moyen-Orient! Les Druzes savent comment parler, savent délivrer le message et savent l’exprimer clairement.
Faite attention à cette photo: Les lettres sont de couleur rouge, pas verte ni bleue ni blanche, non ils ont choisi volontairement le rouge et vous comprenez pourquoi. Ils montrent ainsi clairement que si la dépouille de Tiran n’est pas rendue à sa famille: song sang n’étanchera pas la soif des lions druzes.
Ces Druzes sont des gens du Moyen-Orient, ce sont des gens de la région, il la comprennent, ils comprennent l’arabe, ils savent comment parler à leurs voisins musulmans qui les voient pourtant comme des renégats car ils ont abandonné l’islam*.

Mesdames et Messieurs, nous devons en tirer des conclusions:
Au Moyen-Orient, celui qui veut survivre doit savoir parler la langue de l’autre, la langue arabe. C’est une première chose. Vous savez, les kidnappeurs et autres terroristes ne comprennent pas généralement l’anglais, ni le français ni même l’hébreu, sauf ceux qui ont séjourné chez nous en prison. Non ils parlent arabe et la première des choses à faire est de leur parler dans leur langue, avec les expressions qu’ils connaissent, qu’ils comprennent et en voient le sens.
Et oui, il faut être déterminé! Tu dois être celui avec lequel on ne commence pas une querelle, on ne discute pas; on ne kidnappe pas tes gens ni vivants ni morts. Et ils doivent savoir que si quelqu’un le fait, le prix à payer sera très élevé et même plus. Il ne sera pas du tout proportionnel à l’offense.
Toute cette histoire de réaction proportionnelle* à laquelle nous sommes soumis, à cause des décisions de la Cour suprême, c’est la dernière chose que comprend le Moyen-Orient. C’est exactement ce qui brise notre force de dissuasion. La dissuasion ne marche que si la menace du prix à payer n’est pas proportionnelle. C’est seulement lorsqu’ il y a une menace non proportionnelle que l’autre comprend que la réaction lui sera insupportable! C’est pourquoi, je le redis, la réaction se doit d’être non proportionnelle, exactement comme celle des Druzes quand ils menacent de tuer un être vivant pour récupérer une dépouille. Les kidnappeurs l’ont tout à fait compris et c’est pourquoi ils on rendu le corps de Tiran Firo.
Mesdames et Messieurs c’est ça, le Moyen-Orient. Celui qui veut survivre dans cette région doit en comprendre sa culture, doit comprendre comment on conduit des négociations et savoir comment obtenir les résultats espérés. Si vous ne le savez pas, il vaut mieux chercher un autre endroit dans le monde, bien plus reposant, bien plus moderne tranquille que le Moyen-Orient.
Merci aux Druzes pour cette leçon!
Fin de la traduction.

Le monde nous condamne presque quotidiennement et nous exhorte à être de bons enfants*. Mais rêvons un peu: si nous avions agi comme les Druzes, les familles d’Hadar Goldin et de Oron Shaoul auraient récupéré les dépouilles de leurs fils, et Avera Mengistu et Hisham Sayed… auraient recouvre la liberté et leurs familles*.

A bientôt,

* Djenin:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2022/04/21/djenin-ou-ein-ganim/

*Mordekhaï Kedar: orientaliste; professeur à l’Université Bar Ilan

*Les Druzes se réclament de la filiation midianite de Yithro, beau-père de Moshe. Mais ils ont été islamisés au 7 ème siècle et ont retrouvé leur indépendance religieuse vers l’an mille
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/12/yitro-et-nous/

* Mordekhai Kedar ajoute: Comme je n’ai pas pu interviewer les kidnappeurs, je ne sais pas si c’est grâce aux efforts conjoints des autorités ou grâce à ce message mais ce qui compte c’est que les kidnappeurs ont rendu le corps.

* Et pourtant, nous sommes toujours condamnés pour usage excessif de la force!

* Devons-nous être de bons enfants?
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/07/devons-nous-etre-de-bons-enfants/

* Hadar Goldin, Oron Shoul, Avera Mengistu et Hisham El Sayed
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/05/21/je-crains-les-cessez-le-feu/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/04/13/yom-hazikaron-les-disparus-de-tsahal/

Les nazis n’habitent pas loin de chez moi!

De 1947 à aujourd’hui, Israël a commis 50 massacres dans 50 villes palestiniennes (…) 50 massacres, 50 holocaustes et encore aujourd’hui il y a chaque jour des morts causées par l’armée israélienne.

Voici ce qu’a déclaré le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas. Abbas a fait ces remarques incendiaires après qu’on lui ait demandé, en tant que dirigeant palestinien, s’il prévoyait de présenter des excuses auprès d’Israel et de l’Allemagne, pour l’attentat de 1972 lors des Jeux olympiques de Munich. Pendant ces Jeux Olympiques, le groupe terroriste palestinien « Septembre noir », qui était lié au parti Fatah dirigé par les terroristes Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, avaient attaqué les athlètes israéliens dans le village olympique, les avaient assassinés et avaient même émasculé l’haltérophile Joseph Romano*.
Si le responsable de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mohammed Oudeh (ou Abu Daoud) a déclaré dans son autobiographie être le cerveau de cet attentat , il a nommé Mahmoud Abbas comme étant celui qui l’a financée.

De plus, le lien entre le groupe Septembre noir et le Fatah a été reconnu dans un télégramme du 13 mars 1973 que le Secrétaire d’État américain William Rogers a envoyé aux ambassades américaines dans le monde. Le télégramme faisait allusion à un dossier de renseignement préparé par le Département d’Etat et la CIA qui déclarait : « L’Organisation de septembre noir (BSO) est un terme générique pour les opérations terroristes du Fatah exécutées par l’organisation de renseignement du Fatah. . . . Les fonds, les installations et le personnel du Fatah sont utilisés dans ces opérations. À toutes fins utiles, aucune distinction significative ne peut désormais être faite entre le BSO et le Fatah.

Ces jours derniers en Allemagne, Mahmoud Abbas a une fois de plus vomi son antisémitisme.
Mais les dirigeants internationaux ont-ils sérieusement fait part de leur dégout et de leur indignation?
Le chancelier allemand?
Olaf Schultz a écouté sans broncher les mensonges de Mahmoud Abbas, à part une légère grimace. A quoi pensait-il à ce moment? A son prochain week-end en Bavière? Ou bien à sa liste de courses?
Il a fallu un tollé au Parlement allemand pour qu’enfin il s’exprime après qu’un des députés, Armin Laschet, ait déclaré dans un tweet:
Le chef de l’OLP aurait gagné la sympathie s’il avait présenté ses excuses pour l’attaque terroriste contre des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972. Accuser Israël de « 50 holocaustes » est plutôt le discours le plus dégoûtant jamais entendu à la chancellerie allemande
Otto Schultz a alors dû se resigner à dire que les mots employés ne décrivaient pas bien la situation, et enfin, il accepté ensuite d’ajouter qu’il était profondément indigné.

Je suis profondément indigné par les déclarations indicibles du président palestinien Mahmoud Abbas. Pour nous, Allemands en particulier, toute relativisation de l’Holocauste est intolérable et inacceptable. Je condamne toute tentative de nier les crimes de l’Holocauste

C’était vraiment le service minimum!
Les journaux français ont tous titré : Israel et l’Allemagne condamnent les propos de Mahmoud Abbas. Pourquoi seulement Israel et l’Allemagne? Eux non? Pour que le lecteur plus ou moins attentif se dise Bof! Encore une histoire de Juifs?
Heureusement, l’ancienne Miss Irak, Sarah Idan, refugiée aux USA a elle aussi tweeté : Mahmoud Abbas a également accusé Israël d’avoir commis « 50 holocaustes » contre les Palestiniens. Oui, vous avez bien entendu. 50 Holocaustes. Comprenez que votre cause repose sur un mensonge.
Il est sûr que l’ancienne Miss Irak n’a aucun poids politique mais ça fait quand même plaisir!

Mais qui est donc Mahmoud Abbas, terroriste propre sur lui?
Il est né en 1948 à Tsfat (Safed) en Galilée mais a grandi en Syrie où il a pu aller dans les meilleures écoles du régime Baas, affilié à Moscou. C’est aussi à Moscou qu’il a publié sa thèse de doctorat intitulée « La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes (1933-1945) ».
Assuré qu’elle deviendrait un best-seller, Mahmoud Abbas l’a republiée en Jordanie en 1984 et elle est disponible aujourd’hui sur le site internet officiel de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine.

(Couverture du livre en arabe, site du Yediot Aharonot)

Les Soviétiques ont accepté son manuscrit comme thèse de doctorat, bien que ses recherches ne contiennent que très peu de références et que les noms d’auteurs occidentaux ne soient même pas correctement orthographiés. Il faut dire que pour les dirigeants soviétiques, cette thèse était une aubaine car ils pouvaient ainsi justifier leur politique antisioniste-antisémite.
Dans sa thèse, Mahmoud Abbas soutient que l’intérêt du mouvement sioniste consistait à ne pas chercher à sauver les Juifs durant la guerre afin d’augmenter le nombre de morts et d’obtenir de ce fait de plus grandes compensations après la guerre . Il soutient aussi que le nazisme et le sionisme sont les deux faces d’une même idéologie car tous deux défendent l’idée d’une race pure.
En fait rien de nouveau dans sa thèse.
En 1930, le nazi Alfred Rosenberg avait déjà publié Le Mythe du 20ème siècle, un ouvrage qui tente de réduire l’histoire à une lutte de races et de démontrer la supériorité des Allemands sur les autres peuples. Bien plus tard, l’auteur antisémite Roger Garaudy utilisera le même argument pour montrer cette collusion et écrira: C’est sur cette idéologie de la race, qui leur était commune avec les nazis, que les dirigeants sionistes allemands entreprirent de négocier avec les Hitlériens.
En fait, la thèse de Mahmoud Abbas est une resucée des thèses antisémites classiques: Nous, les Juifs, nous dominons le monde dont nous accaparons la richesse, Israel est un QG du complot sioniste, la Shoah n’a pas existée mais elle a eu lieu (!) à cause de notre conduite innommable. Il n’y a eu presque pas de morts et nous avons amplifié les chiffres pour recevoir plus d’argent en compensation. Et il ajoute évidemment qu’il n’y avait pas d’antisémitisme dans le monde arabe*.
C’est ainsi que cette thèse figure sur le catalogue de la Vieille Taupe, haut-lieu des négationnistes français d’autant plus qu’Abbas y cite le meilleur et le plus sérieux spécialiste Faurisson de nombreuses fois pour appuyer ses dires. C’est que Faurisson a bonne presse dans les pays arabes* et surtout dans ceux qui ont recyclé nombre de nazis en leur donnant de hautes responsabilités dans leurs services de sécurité. Ainsi, le journal jordanien Al-Dustur écrit que  l’éminent historien  français, R. Faurisson, réfute catégoriquement et avec instance, dans une analyse scientifique claire avec des preuves irréfutables, l’existence des chambres à gaz et des fours crématoires pour brûler les cadavres. C’est une légende majeure que les Juifs ont créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et que les médias alliés ont soutenue et diffusée.

Sur ces trois graphiques ci-dessous, il est possible de constater les évolutions de la population juive en Europe entre 1933 et 1945, l’épuration de la population juive dans les pays arobes entre 1948 et 2012 et l’évolution de la population palestinienne entre 1967 et 2012. Abbas connait ces chiffres qui démentent clairement ses affirmations propagandistes.

Mahmoud Abbas n’est que l’un des nombreux leaders antisémites du monde arabe qui continue à diffuser ces thèses. Et le monde dit libre ne bouge pas, détourne le regard.
Elie Wiesel disait: J’ai juré de ne jamais me taire quand des être humains endurent la souffrance et l’humiliation, où que ce soit. Nous devons toujours prendre parti. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté.
Mais avec les thèses négationnistes de Mahmoud Abbas et de ses amis, il ne s’agit plus seulement de soit se taire, soit parler, il s’agit d’un combat bien plus complexe puisque nous sommes totalement dans l’inversion des valeurs.
Mahmoud Abbas et ses pairs sont antisémites. Soit! Mais le silence à peine gêné des démocraties, qui se targuent de transmettre des valeurs morales, me surprend toujours. Non seulement, un terroriste comme Abbas peut raconter ce qu’il veut devant le Parlement allemand ou ailleurs, nous accuser de 50 holocaustes, dire qu’Israel est un pays où règne l’apartheid*. Le monde l’ecoute, presque sans piper mot et laisse ces mêmes thèses se propager dans les organisations internationales comme l’UNICEF;* Amnesty International, Human Rights Watch…
Il est vrai que depuis environ une soixantaine d’années, l’inversion de la vérité et de la réalité a été l’une des méthodes de propagande préférées des adversaires d’Israel. L’une de ses expressions les plus fréquentes a été l’accusation selon laquelle le peuple juif, victime des nazis, est devenu le nouveau nazi, agresseur et oppresseur des Arabes palestiniens. Les observateurs contemporains ont identifié cette méthode et l’ont décrite comme une « inversion de la réalité », une « astuce de confiance intellectuelle », « l’inversion de la responsabilité morale » ou une « logique tordue ». Parce que les ennemis d’Israël ont, pendant près d’un demi-siècle, répété de telles diffamations sans être contestés, ils ont progressivement gagné en crédibilité.
Il est vrai qu’après la chute de l’Union Soviétique et la dissolution du bloc de l’Est (1989-1991), on avait le sentiment que le monde était au seuil d’une nouvelle ère démocratique. Et avec la signature des accords d’Oslo (13 septembre 1993), beaucoup pensaient en fait que la propagande anti-israélienne cesserait. Le déni a peut-être joué un rôle, car la persistance d’une intense agitation anti-israélienne et antisémite représentait une « information gênante ». Attirer l’attention sur le problème devenait politiquement incorrect et parfois dangereux pour ceux qui souhaitaient progresser dans le monde académique.

Comme nos dirigeants étaient naïfs!
La propagande n’a pas cessé car en fait, elle ne dépend pas de ce que nous faisons mais de ce que nous sommes. Exactement comme dans pendant le troisième Reich, les Juifs étaient tués non pas à cause de leur religion (certains étaient même convertis au christianisme!), non pas à cause de leurs idées politiques ou de leurs richesses, ils l’étaient parce qu’ils étaient Juifs un point c’est tout!

Quant à Mahmoud Abbas, il a été accueilli avec enthousiasme à son retour d’Allemagne. Sur le site infos-israel.news*:
L’agence de presse officielle palestinienne Wafa rapporte: Notre peuple palestinien a reçu le président Mahmoud Abbas, ce soir, jeudi, avec une immense et solennelle réception, alors que les masses palestiniennes faisaient demi-tour aux abords de la route que le président a empruntée près de l’entrée nord de la ville d’Al-Bireh, revenant d’une visite officielle en Allemagne, pour confirmer ses positions qui ont été confirmées lors de son voyage, qui reflètent les aspirations et les rêves de notre peuple*…
Le secrétaire du Conseil révolutionnaire du mouvement Fatah, Majid Al-Fatiani, a déclaré que cette réception est une manifestation de loyauté envers Abou Mazen, qui a porté le message du peuple palestinien, ses préoccupations et son histoire avec toute l’audace et le courage, armé de la volonté du peuple et la mémoire nationale palestinienne, encore pleine de la criminalité sioniste. Il a poursuivi : Pourquoi les Israéliens sont-ils en colère ? Avons-nous été complices de leurs massacres ? Au contraire, ce sont eux qui nous ont noyés dans notre sang dans des dizaines de massacres en 74 ans.
Il a ajouté :  Le président a dit la vérité et l’a confrontée au monde 
À son tour, le secrétaire du mouvement Fatah à Ramallah, Muwaffaq Sahweil, a déclaré que le rassemblement est venu confirmer que tout ce que le président a déclaré dans son discours, ses déclarations et ses positions représentent le peuple palestinien

Oui, actuellement, les Palestiniens sont victimes d’apartheid, l’apartheid palestinien: 800 000 Arabes palestiniens sont détenus dans 27 camps dits de « réfugiés ». 600 000 dans 8 camps contrôlés par le Hamas à Gaza et 200 000 en Judée et Samarie. Ils végètent dans 19 camps contrôlés par l’OLP (Fata’h). L’ONU, le Hamas et le Fata’h refusent de réinstaller les populations de leurs camps d’apartheid dans les villages et les villes que le Fata’h contrôle en Judée-Samarie depuis 1995 et dans les zones contrôlées par le Hamas à Gaza depuis 2007. Et ceci sans parler de l’apartheid pratique à leur égard dans les pays arabes du Moyen-Orient.

(Collaboration entre le Fata’h, le ‘Hamas et les organisations internationales. Dry Bones)

Au cas ou vous auriez encore des doutes…

(Photo prise par Amihai Stein à Beit Umar, près de Hebron)

Alors, à ceux qui nous somment de faire la paix:
Avec qui pourrions nous négocier une paix ? Avec le Jihad islamique, le Hamas, l’Autorité palestinienne qui ne rêvent que de la destruction de notre pays ?
Les partisans de l’accord d’Oslo n’ont toujours pas répondu à cette question.

A bientôt,

* Sur l’attentat de Munich et la cruauté des terroristes:
https://www.nytimes.com/2015/12/02/sports/long-hidden-details-reveal-cruelty-of-1972-munich-attackers.html

*Plus tard dans les années 70 un soi-disant historien est-allemand, Polken, publiera un article dans le Journal of Palestine Studies un article retentissant intitulé « Les contacts secrets : le sionisme et l’Allemagne nazie, 1933-1941 », article dont le titre est très proche du livre de Mahmoud Abbas…

*Ce qu’on trouve dans les manuels scolaires palestiniens:
http://www.juif.org/antisemitisme-juif/241122,pas-seulement-un-lapsus-les-manuels-palestiniens-regorgent-de.php

*Sur les salaires des terroristes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2019/02/14/terroriste-ca-paye-bien/

*Source infos-israel.news:
https://infos-israel.news/les-palestiniens-accueillent-abbas-avec-un-rassemblement-de-soutien-a-ses-propos-antisemites/
Version en arabe:
https://www.wafa.ps/Pages/Details/53465

*Sur l’apartheid en Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2022/02/03/le-refrigerateur-%D7%94%D7%9E%D7%A7%D7%A8%D7%A8-et-lapartheid/

*Sur l’UNICEF et autres organisations soi-disant humanitaires:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/11/03/ces-o-n-g-que-nous-persecutons/

*Si vous voulez approfondir vos connaissances sur la situation des Juifs en pays arabes:
Les livres de Bat Yeor, l’une des premières à avoir expliqué ce qu’est la condition du dhimmi dans l’islam: Eurabia, l’axe euro-arabe, l’Europe et le spectre du Califat, le Dihmmi, profil de l’opprimé en Orient et en Afrique du Nord depuis la conquête arabe…
https://www.cairn.info/revue-pardes-2003-1-page-61.htm#
https://contrecourant1.wordpress.com/2009/05/03/document-la-ligue-arabe-et-letablissement-dun-statut-de-dhimmi-pour-les-juifs-en-palestine-mandataire/
http://danilette.over-blog.com/tradition-pogromiste-arabo-musulmane.html


Une triste farce en trois actes :  la mort de Shireen Abou Aqle, journaliste d’Al Jazeera

1-Les faits:

Une journaliste d’Al Jazeera a été tuée à Djenin, lors d’une incursion de l’armée israélienne à la recherche de terroristes. Je dois rappeler ici que les derniers attentats ont été perpétrés par des assassins venus de Djenin qui est devenue la capitale du terrorisme palestinien*.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien la réalité israélienne voici un éclaircissement sur quelques points importants.
– Lorsque l’armée israélienne doit combattre en paysage urbain, les soldats ont ordre de faire feu avec discernement et de ne tirer qu’une balle à la fois en visant une cible bien précise. Pourquoi ? Parce que les balles tirées en rafale et sans prudence ricochent sur les murs et peuvent toucher des civils, voire des soldats israéliens eux-mêmes
-Or dans une vidéo tournée par Al Jazeera on entend des tirs en rafales désordonnés.
Lors de cette opération, aucun soldat israélien n’a été touché mais on entend des Arabes crier : on en a tué un, il y en a un par terre !

Un corps git effectivement à terre : celui de la journaliste Shireen Abou Aqle qui a dû être touchée par erreur par une mitraillette aux mains des terroristes. Bien entendu la direction palestinienne nous impute la responsabilité et déclare que la victime était intentionnellement visée, voulant ainsi créer une nouvelle affaire Mohamed Al Dura…
Les journaux occidentaux adoptent sans attendre la version palestinienne et nous présentent comme des assassins, plus grave encore, comme des assassins de journalistes!
Israel demande la balle pour l’examiner et en déterminer l’origine. Mahmoud Abbas refuse comme de bien entendu:
Nous avons refusé et nous refuserons une enquête conjointe avec les autorités israéliennes, parce qu’elles ont commis le crime et nous ne les croyons pas et nous irons immédiatement devant la Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les criminels.' »

2-L’enterrement

La famille de Shireen Abou Aqle est chrétienne et ses funérailles doivent avoir lieu dans l’église catholique de la vieille ville.
Pour que tout se passe au mieux et en accord avec la famille, la police israélienne prépare un itinéraire bien précis depuis l’hôpital Saint-Joseph jusqu’à l’église catholique de la vieille ville.
Mais, brusquement, 300 arabes musulmans se précipitent vers le cortège et bousculent les officiels et prêtres chrétiens pour s’emparer du cercueil qu’ils sortent du véhicule et s’en prennent aux policiers.
Dans leurs vociférations, vous pouvez entendre: Comme il est doux de tuer des Juifs

De nombreux policiers seront blessés et un certain nombre d’émeutiers seront arrêtés.

Voici la déclaration de la police après les émeutes:
La préparation du cortège funéraire de Shireen Abou Aqle a été coordonné à l’avance conjointement avec la police israélienne et la famille Abou Aqle.
Or, environ environ 300 émeutiers arrivèrent à l’hôpital Saint joseph et empêchèrent les membres de la famille de charger le cercueil. Au contraire, ils menacèrent le conducteur du corbillard et s’emparèrent du cercueil pour le transporter à pied dans la vieille ville jusqu’au cimetière.

Mais, une fois encore les médias occidentaux feront pleurer dans les chaumières en accordant aux émeutes une couverture complètement biaisée, appuyée par la version du patriarche Pierbattista Pizzaballa qui condamne l’usage excessif de la force et en rajoute, en déclarant sans vergogne : C’est une grave violation des normes internationales, incluant le droit fondamental de liberté de culte.


Que s’est-il passé ? Il semble que la famille a joué double-jeu et a préparé l’embuscade avec le Fatah ! Le frère de la journaliste, Anton Abou Aqle, a d’ailleurs été interrogé par la police après l’émeute
Pourquoi ?
Pour deux raisons:
-D’une part la famille Abou Aqle émarge au Fatah !
-D’autre part nous assistons en ce moment à une lutte de pouvoir entre le ‘Hamas et le Fata’h. Le ‘Hamas est de plus en plus actif en Judée-Samarie et a marqué des points grâce aux attentats de ces deux derniers mois. Il fallait donc que le Fata’h se refasse une santé politique auprès de la foule palestinienne et joue à nouveau des muscles.
Des écoutes de membres du Fatah indiquent que l’organisation de Mahmoud Abbas avait bien organisé le guet-apens, depuis son palais de la Mukata à Ramallah. Il s’agissait de montrer aux télévisions retransmettant dans le monde arabe que les drapeaux verts du Hamas avaient disparu des ruelles de la vieille ville au profit de ceux du Fata’h.

De nombreux responsables du Fatah ont été candidats pour porter de cercueil de Shireen Abou Aqle et quelques-uns ont été honorés de le porter, comme ils en témoignent maintenant. Parmi eux, se trouvait un certain Rajai Haddad.
Or, Rajai Haddad est l’un des hauts responsables du Fatah, un prisonnier de sécurité qui a passé 20 ans dans les prisons israéliennes, après avoir participé à l’assassinat de Gabriel Hirschberg en 1998 dans la vieille ville et avoir aidé un autre terroriste Ayman Sharbati, également un militant du Fatah.
Je vous épargnerai la liste de ses nombreuses activités criminelles mais il faut cependant noter qu’il a été nommé garde à la mosquée d’El Aqsa par Ramallah et a été plusieurs fois photographié avec l’emblème du Waqf jordanien sur son vêtement. Officiellement son salaire est celui d’un terroriste libéré et provient donc de Ramallah*. Cependant, ne fait pas partie du Waqf qui veut, pour cela il faut l’approbation d’Abdallah de Jordanie. Il n’est pas le seul des nombreux membres du Fatah servant de garde dans l’enceinte du mont du Temple, certains sous la direction du Waqf et certains volontaires affiliés.

Nous constatons donc de facto une collaboration des Jordaniens (avec qui on a signé un traité de paix !) et le Fatah.

Non seulement cet enterrement devait être un outil de propagande vers l’extérieur mais aussi à usage interne. C’est pourquoi, Rajaj Haddad s’est vu attribué une place d’honneur dans cette affaire. En effet, il fut en son temps l‘un des boys de Faycal Husseini, mort d’une crise cardiaque en 2001 au Koweit. Faycal Husseini était un membre de la maison d’Orient, haut lieu du terrorisme palestinien, maison qu’Israel a fermée en 2001. Sa fermeture par Israel nous avait par ailleurs valu à l’époque les foudres des autorités françaises. Rajaj Haddad a organisé l’enterrement de Shireen Abu Aqle comme réplique à celui de Faycal Husseini.

Le Fata’h voulait donc marquer des points en particulier dans sa lutte avec les forces islamiques du Hamas. Les deux groupes ont effectivement appelé séparément à venir en masse aux funérailles et à détourner le cortège. Il semble donc que finalement, ce soit le Fatah qui ait gagné.
Mais en fin de compte, plus que la lutte de pouvoir local entre Fatah et Hamas, ce que les factions rivales souhaitaient surtout c’est d’avoir une bonne couverture médiatique dans tout le monde arabo-musulman et même au-delà, en occident.
C’est ainsi qu’on a vu des chefs terroristes de tout poil se répandre en interviews sur Al Mydayin, basé à Beyrouth et sur Al Jazeera.

3- La couverture médiatique internationale. Exemple d’Al Jazeera

Plus important que de vous donner les potins  terroristes, je voudrais vous montrer ce qu’est vraiment Al Jazeera.
Lorsque les arabophones, où qu’ils se trouvent, veulent un autre son de cloche que celui de leur télévision gouvernementale, ils se rabattent sur deux circuits de grande importance Al Myadin et Al Jazeera, mondialement connue, qui appartient au Qatar, fief des Frères Musulmans.
Prenons l’exemple d’Al Jazeera puisque c’est là que travaillait Shireen Abou Aqle. Son but n’est évidemment pas de diffuser des nouvelles mais d’inciter contre Israel.
Ses reportages utilisent un vocabulaire bien spécifique, un peu comme celui qu’utilisaient les communistes et les trotskystes pour parler de leurs ennemis.
Il n’y a pas évidemment pas de description neutre des faits mais l’usage de mots qui peignent par eux-mêmes l’autre, c’est à dire l’Israélien, comme le mal absolu.
Israel a pendant longtemps été un mot interdit, imprononçable. L’expression adéquate était entité sioniste (comme c’est encore le cas en Algérie, en Irak etc…).
Maintenant, Al Jazeera préfère parler de l’occupant sioniste et quand, pour varier, ses journalistes utilisent le mot Israel, il est toujours suivi de l’adjectif occupant. Israel est l’occupant !
Nous sommes l’occupant, nous l’avons d’ailleurs toujours été. Nous l’étions déjà lorsque les premiers immigrants fuyant l’Europe s’installaient en Israel, nous l’étions aussi en 1948, en 1956 avant la guerre des 6 jours. Ils considèrent que même le territoire octroyé en 1947 par l’ONU était occupé.

« Où est l’armée arabe? Ou est-elle?
Haifa, Ramallah, Gaza, et Jerusalem occupée t’appellent!
Jaffa, Ramle, Akko (Saint-Jean D’Acre), et Jerusalem occupée t’appelent…
Les sionistes ont souillé leurs mosquées et leurs églises et ont piétiné notre sainteté. »

[Un officiel palestinien à la Station de radio Voix de la Palestine, Dec. 19, 2018]

Nous sommes donc pour eux des occupants par essence. et l’endroit que nous occupons le plus (si je peux m’exprimer ainsi) c’est Jerusalem. Et parmi les lieux dits occupés, celui qui est le plus utilisé pour provoquer des manifestations de haine de la foule musulmane, c’est bien entendu le Mont du Temple. Il est appelé par les journalistes français l’Esplanade des mosquées alors qu’en fait il n’y en a qu’une de mosquée, la mosquée d’El Aqsa*.
Les musulmans eux parlent d’EL Aqsa. Dans la rhétorique arabe, le nom de El Aqsa n’est pas employé seulement pour la mosquée. Quand les foules s’enflamment aux cris d’El Aksa est en danger, elles ne parlent pas du bâtiment mais de tout le grand terrain qui surplombe le Kotel, voire toute la ville, voire tout le pays.

(au milieu du terrain, le Dôme du Rocher et en bas la mosquée d’El Aqsa; illustration tirée du guide écrit par le Grand Mufti de Jerusalem)


Il fut un temps ou même le grand mufti, Hadj Amin AL Husseini reconnaissait officiellement le lien juif avec le Mont du Temple dans son guide pour touristes A brief guide to Haram el Sharif ou noble sanctuaire (nom arabe du Mont du Temple) et désignait comme El Aqsa, uniquement le bâtiment de la mosquée (qui s’appelait d’ailleurs Masjid al Kabili, la mosquée qui indique où se tourner pour la prière, c’est à dire vers la Mecque)
Aujourd’hui si un Juif vient y mettre les pieds, c’est un מתנחל (mitnahal), un כבש (kovesh), un colon comme on dit en français, un individu qui souille le sol sacré de la mosquée.
Ce qui est intéressant c’est que les Juifs de Lod, de Ramle et d’Akko lors des pogroms en 2021 étaient eux aussi traités de mitnahalim par leurs voisins.*
Les Arabes eux sont appelés des croyants qui viennent prier. Ceci même si en fait, ils transforment régulièrement la mosquée en armurerie en y entassant des pierres ou des armes, et même s’ils enfreignent ainsi un des principes de l’Islam en gardant leurs chaussures à l’intérieur.

Dans les reportages reviennent comme des mantra les phrases : les mitnahalim, les colons Juifs veulent détruire la mosquée, y construire une synagogue, partager le temps des prières entre Juifs et musulmans, ce qui pour tout individu humaniste semblerait normal, mais pas pour eux.
De toute manière, pour éviter toute perturbation, la police israélienne interdit aux juifs de prier sur le Mont du temple cédant à la pression palestinienne.

C’est une guerre de religion répètent à l’envie les journalistes d’Al Jazeera en direction des millions de musulmans du monde entier. C’est une guerre de religion ! Il faut bien comprendre que la guerre de religion est une obligation pour les musulmans et une interdiction pour nous les dhimmis.
Enfin, les journalistes d’Al Jazeera emploient souvent le mot diabolique, ce mot peut faire sourire mais pas leurs auditeurs qui l’entendent sérieusement. Ils éduquent ainsi les foules pour les persuader que les juif étant la personnification du mal veut El Aksa.
En fait, Al JAzeera se conduit comme les autres televisions du monde arabe. Dans la vidéo de l’Autorité palestinienne ci-dessous, nous sommes accusés de vouloir détruire les sites chrétiens et musulmans et en particulier El Aqsa. Nous sommes appelés jewish terrorists settlers, des colons juifs terroristes:

Il faudrait pour le moins fermer les bureaux de Al Jazeera en Israel. Cela est possible. En effet Al Manar aux mains du Hezbollah, El Aksadu  propriété du Hamas, et le El Alam iranien ne peuvent travailler ici. Toutes les trois sont des télévisions de pays ennemis mais Al Jazeera n’est pas moins notre ennemie. Elle appartient au Qatar et le Qatar est la maison mère des Frères Musulmans. Pour permettre à Al Jazeera de travailler ici, on devrait exiger au moins, qu’à chaque reportage, les journalistes invitent un officiel israélien qui puisse donner notre version.
Et pourtant, les bureaux d’Al Jazeera se trouvent à Malha, à deux pas de chez moi!

L’enterrement de Shireen Abou Aqle a été une sinistre farce mais plus que cela, elle a montré une fois de plus que nous contrôlons avec difficulté les quartiers musulmans de Jerusalem. Pire que cela, cette perte d’autorité encourage la violence chez les Bédouins du Neguev et les Arabes de Galilée.

(Le dirigeant du Hamas Yahia Sanwar harangue les Arabes israéliens: Préparez vous avec ce que vous avez, des fusils, des haches et des couteaux...)

Voici la nouvelle mode chez les Arabes israéliens: Ils portent ce Tshirt indiquant qu’ils soutiennent le Hamas.

(Photo Palwatch.org)

Ils sont devenus populaires en tant que démonstration de soutien au meurtre d’Israéliens immédiatement après que le terroriste palestinien Diya Hamarsheh ait assassiné 5 juifs à Bnei Brak (près de Tel Aviv) le mois dernier. Cet attentat a été diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux montrant un palestinien en train de tirer sur des victimes israéliennes avec son fusil M-16.
Un commerçant palestinien a décrit le phénomène sur Al-Arab, un site d’information arabe britannique indépendant : La demande pour ce genre de vêtements est énorme. Je pense que la raison en est la situation en Palestine récemment, et en particulier à Djenine … Abu Hamza a noté qu’en 10 jours, il a vendu environ 12 000 chemises ou pantalons qui ont également l’impression dessus, et qu’il en a commandé 12 000 unités supplémentaires en raison de »l’énorme demande ».

[Al-Arab, site d’information arabe indépendant (Royaume-Uni), 22 avril 2022

A bientôt,

PS » Sur le même sujet, je vous recommande l’excellent article de Claude Frydman, paru sur Mabatim.Info »
https://mabatim.info/2022/05/23/israel-bashing-le-media-orient-xxi/

Djenin:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2022/04/21/djenin-ou-ein-ganim/

*Les salaires des terroristes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2019/02/14/terroriste-ca-paye-bien/

* La Jordanie:
Avant 1967 la Jordanie reconnaissait le passé juif du Mont du Temple :
Les publications du Ministère du Tourisme jordanien entre 1948 et 1967 indiquent dans leurs brochures sur Jerusalem tous les lieux historiquement juifs. Ils désignent sur une carte le Mont du Temple par son nom biblique Mont Moriah, mentionnent les écuries du roi Salomon, la vallée de Yeosaphat, le tombeau de Zacharie, le tombeau de Avshalom (fils de David), le mont Sion… La mosquée d’El Aqsa est bien sûr elle aussi mentionnée mais comme un bâtiment au sud du Mont du Temple…

*Une seule mosquée: Le dôme du Rocher قبة الصخرة, Qubbat As-Sakhrah  et en hébreu  כיפת הסלע, Kippat ha-Sel‘a, appelé à tort mosquée d’Omar a été édifié par  le calife omméyade Abd El Malik Ibn Marwan en 691.

* Jerusalem est-elle une ville sainte pour l’Islam?
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2020/08/18/jerusalem-une-ville-sainte-pour-lislam-1-3/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2020/08/20/jerusalem-une-ville-sainte-pour-lislam-2-3/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2020/08/23/jerusalem-une-ville-sainte-pour-lislam-3-3/

* Al Mydayn:
Cette chaine de television basée a Beyrouth est une plate-forme de propagande en faveur de l’Iran et du Hezbollah. Elle est financée par l’Iran et et Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bashar Assad.

*Les pogroms de 2021:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/05/13/le-temps-des-pogroms/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/05/14/le-temps-des-pogroms-2/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/06/13/le-temps-des-pogroms-3-3/



Djenin ou Ein Ganim?

La ville de Djenin se trouve au nord de la Samarie.

Djenin, vous en avez certainement entendu parler ne serait-ce qu’à cause du pseudo-documentaire financé par l’OLP et réalisé par Mohamed Bakri. Mais saviez-vous que la ville de Djenin a un passé juif?*

A l’époque du Tanakh Djenin s’appelait עין גנים (Ein Ganim), la source des jardins. La ville faisait partie des villes attribuées à la tribu d’Issakhar tout en ayant un statut particulier car elle avait été désignée pour être une des quarante-huit villes de Lévites.
Les chefs de familles des Lévites se présentèrent devant le pontife Eléazar, Josué, fils de Noun, et les chefs de familles des tribus d’Israël, à Shilo, dans le pays de Canaan, et leur parlèrent ainsi: « L’Eternel a ordonné, par l’organe de Moïse, qu’on nous donnât des villes pour y habiter, ainsi que leurs alentours pour notre bétail. »  Et les enfants d’Israël, se conformant à l’ordre du Seigneur, donnèrent aux Lévites, sur leurs parts de possession, les villes suivantes avec leurs alentours (Yoshua-Josue 21).
Durant la période du Second Temple, la ville est nommée Ganim, les jardins, mais aussi parfois Ginat, mot de la même racine. Elle a une population juive suffisamment nombreuse pour qu’une des portes de la ville de Jerusalem, d’où partait la route pour la Samarie, s’appelle la porte Ginat*. Et au premier siècle de l’ère chrétienne, Flavius Joseph la mentionne dans ses descriptions: Vous pouvez trouver à Jerusalem la porte Ginat qui est restée à ce jour.

Au XVIe siècle, alors que Tsfat (Safed) était considérée alors comme la ville la plus importante du pays*, le rabbin Moshe Mitrani, appelé le Mabit, parle dans son livre des villes vers lesquelles les Juifs peuvent fuir en cas de danger. La ville de Djenin (nom arabisé de Ganim) abrite alors une communauté juive suffisamment importante pour les héberger et les protéger. Le fils de ce même rabbin Mitrani s’y réfugiera à cause d’une épidémie de peste qui s’était déclarée à Tsfat.
On ne parle plus ensuite beaucoup des Juifs de Djenin mais voilà qu’en 1881, un américain nommé James Kane écrit dans son journal que les Juifs de Djenin sont surtout des tailleurs et des cordonniers, et à la même époque un rabbin de Jerusalem la mentionne comme une étape essentielle dans son voyage vers Meron pour la fête de Lag Baomer. Ces cordonniers et tailleurs sont d’ailleurs rejoints par une dizaine de familles juives venant d’Allemagne dans le cadre d’une tentative de la Société pour Sion qui voulait établir des familles juives dans les villes arabes. Malheureusement, encore une fois, une épidémie décimera la ville et la communauté juive se repliera sur Tsfat. Il faut dire qu’en plus des épidémies et d’un tremblement de terre important qui dévasta le nord du pays, la ville de Djenin avait été incendiée et pillée par l’armée de Napoléon en représailles à l’aide apportée par les musulmans de la ville aux Turcs. Il n’en restait plus qu’un bourg perdu dans la montagne.

Cependant, le recensement britannique de 1922 y compte 2 630 habitants : 2307 musulmans, 108 Chrétiens et 7 Juifs ainsi que curieusement 212 Hindous et 3 Sikhs.

(Djenin au début du 20 ème siècle)


Mais, dès 1936, les habitants de la ville sont très perméables aux idées du Grand Mufti de Jerusalem. Djenine se rebelle contre les Britanniques, multipliant les actes d’intimidation, de sabotage et d’assassinats comme celui du commissaire-adjoint anglais du district, le 25 août 1938. Après avoir ordonné à la population de partir, un quart de la ville est dynamité par l’armée britannique en représailles collectives à cet assassinat. Les troupes britanniques feront même construire une route de contournement pour éviter aux Anglais d’entrer dans la ville.

En 1936, la violence terroriste est donc déjà bien présente dans la ville mais il en est de même dans toutes les villes arabes de la Palestine mandataire.
A l’heure actuelle, Djenin est une ville particulièrement prospère: située à une quinzaine de kilomètres de la ville d’Afula et tout près de la ligne verte*, elle est la destination favorite des Arabes israéliens de Galilée qui y font leurs courses et permettent ainsi à tous les producteurs arabes de Judée-Samarie d’écouler leurs produits.
Et pourtant cette ville est depuis des années un réservoir de terroristes qui ont commis nombre d’attentats en Israel. Le plus terrible de tous, et dont tout le monde se souvient ici, fut l’attentat du Park Hotel, la nuit du Seder 2002, au cours duquel 30 Israéliens ont été tués et 160 blessés.

Mais ce n’est pas le seul loin de là et récemment les attentats de Bnei Brak et de Tel Aviv* ont été commis par des  terroristes venus de Djenin.
Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi Djenin, la ville riche et bien établie, est-elle en tête du nombre de terroristes par habitant? Est-ce une coïncidence? Pour l’islamologue Mordekhai Kedar, la principale réponse à cette question est la composition et les caractéristiques de sa population:
Remontons dans le temps jusqu’à la guerre d’indépendance. En 1948, la Jordanie annexe la Judée et la Samarie. Des camps de refugiés sont installés en périphérie de chaque ville de la région car la Jordanie ne veut surtout pas intégrer de réfugiés à sa population. Depuis, ces refugiés sont les ouvriers de propriétaires terriens ou d’industriels qui eux habitent en ville et dirigent les grands clans, les fameuses ‘hamoulot*. Ils ont transmis un message clair aux refugiés: travaillez, mais restez dans votre camp. En fait bien qu’ils ne soient pas acceptés comme membres d’un des clans, il leur est strictement interdit de nuire au clan, à sa réputation, à sa stabilité, à son économie et à son bien-être. La discipline des cheikhs ainsi que le devoir du clan de fonctionner selon ses propres préceptes sont des éléments importants de cette culture tribale. Dans cette région, le clan, la ‘hamoula*, est tout et décide de tout y compris des attentats. L’économie de la région a beaucoup profité du marche israélien ces 50 dernières années et a donc enrichi la population, en particuliers les chefs des ‘hamoulot.
Ils sont donc plus prudents dans leurs actions contre Israel, d’autant que les Arabes de Judée et de Samarie ont appris que chaque attentat entraîne bouclage, couvre-feu et autres mesures qui gèlent le commerce et l’industrie. Ainsi, plus les clans sont grands et économiquement puissants, plus ils sont sévères envers les apprentis terroristes et souvent, ils les empêchent de nuire à Israel pour protéger leurs propres intérêts.

Mais à Djenin la situation est différente : la ville de Djenin n’était plus qu’un tout petit bourg en 1948. Le camp de refugiés construit en périphérie est devenu maintenant le centre ville et la nouvelle ville a été construite tout autour. De plus, les réfugiés installés à Djenin sont essentiellement les descendants de femmes et d’enfants venus de Galilée et du Mont Carmel en tant que familles nucléaires car leurs chefs s’étant dispersés au Liban en Syrie, leurs clans se sont effondrés.
Du fait de cette absence de clans d’origine, chacun à Djenin fait plus ou moins ce qu’il veut. L’autorité du collectif tribal n’existe plus. De fait l’élément modérateur qu’est l’intérêt commun (essentiellement économique) du clan ne pèse pas dans le comportement individuel social.
Mais il y n’y a pas que l’économie qui compte. Le clan crée aussi un espace social dans lequel le groupe peut individuellement s’intégrer, chacun à son niveau. Ce manque de cohésion sociale a donc poussé les palestiniens, notamment les jeunes, à s’enrôler dans des organisations telles que le Hamas, le Jihad islamique, le Fatah ou autres. Pour les gens de Djenin, les organisations terroristes sont donc devenues au fil des années les substituts des clans, car ce sont elles, qui par leur autorité, donnent à l’individu l’identité, le soutien et la vocation. C’est pourquoi Djenin est depuis toujours la principale source de menaces terroristes contre Israël.

Comme l’explique le professeur Kedar, les clans sont une caractéristique importante de la société arabe en Judée-Samarie et ont la capacité de faire partie des moyens dont dispose Israël pour accroître la sécurité dans la région. Pour lui, la création d’émirats dans les villes arabes de Judée-Samarie sur la base de clans est la seule option politique.
Mais quid de Djenin? Ses habitants accepteraient-ils de retrouver une société tribale classique? Ne l’ont-ils déjà pas malheureusement reconstruite à leur manière en s’affiliant aux organisations terroristes?

A bientot

* La porte Ginat: il s’agit d’une porte de la premiere enceinte de la ville de Jerusalem, reconstruite à la période hasmonéenne mais qui en fait date du premier Temple. Elle est donc bien antérieure aux portes actuelles dont j’ai déjà parlé.
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/05/23/dans-tes-murs-dans-tes-portes-jerusalem/

* Le passe juif de Djenin n’est qu’un exemple du passé juif de toutes les villes arabes d’Israel (sauf Ramle).
D’autres exemples de villes arabes aux noms tirés de la Bible hébraïque : Silwan est Shiloa’h, Selum est Shilo (l’une des premières capitales de l’ancien Israël), Tequa est Tekoa (la ville natale du prophète Amos), Anata est Anatot (la ville natale du prophète Jérémie), Batir est Beitar, Beitin est Beit El ( nommée par Jacob lui-même), Jaba est Geva, Mukhmas est Michmash (la forteresse du roi Saül), et El-Jib est Giv ‘(la colline où le soleil s’est arrêté, comme le raconte le livre de Yoshua-Josué).
De plus, un examen plus approfondi révèle une ironie supplémentaire: la plupart des pays arabes limitrophes d’Israël tirent leurs noms de la Bible hébraïque. Le Liban: Levanon, signifie blanc en hébreu, en référence à l’enneigement des montagnes environnantes. La Syrie: Siryon, dans la Bible, est le nom alternatif du mont Hermon. La rivière Jourdain et la Jordanie (Yarden en hébreu) ​​tirent leur nom de la tribu de Dan et signifie « descend de Dan ». Gaza, Azza en hébreu, est mentionnée dans la Genèse et le Livre des Juges avec le récit de Samson. J’ai d’ailleurs déjà écrit un article sur les Juifs de Gaza:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/08/29/les-juifs-de-gaza/

* Au XVI ème siècle Tsfat fut la ville juive la plus importante du pays:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/11/21/les-generations-oubliees-6/

*La ligne verte: la ligne de démarcation ente Israel et la Jordanie datant des accords d’armistice de Rhodes en 1949

* Le système des clans et le projet du professeur Kedar dit Le projet de 8 émirats:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2018/02/16/une-nation-palestinienne/

* Attentat de Tel-Aviv: Le terroriste qui a perpétré l’attaque meurtrière à Tel-Aviv est Raed Khazem de Djenin, un informaticien de 28 ans. Son père et son oncle sont d’anciens haut responsables des forces de sécurité palestiniennes. L’un émarge au Fata’h et l’autre au ‘Hamas





Le réfrigérateur המקרר et l’apartheid

Pour Sarah et Ariel, responsables du projet Le Réfrigérateur à Jerusalem et pour leurs camarades, partout en Israel,

Il y a quelques mois je publiais un article Le pays des mitnadevim*. Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un projet particulièrement sympathique et utile : le מקרר (Mekarer) ou si vous préférez en français, le Réfrigérateur.

J’ai interviewé Sarah par téléphone (corona oblige !) pour en savoir un peu plus :
Tout a commencé il y a trois ans grâce à quatre étudiants de Tel Aviv qui souhaitaient simplement réduire le gaspillage alimentaire, et qui ont eu l’idée d’installer un réfrigérateur en libre-service pour ceux qui sont dans le besoin et de le remplir avec les légumes et fruits invendus du marché. Ils trouvèrent l’endroit idéal, rue Shapira.
Trois mois après le premier réfrigérateur du quartier Shapira, Inbal Grinzweig et Tamir Laron, étudiants à Jerusalem, en installèrent un autre à Mahané Yehouda, le célèbre marché de la capitale et ainsi d’autres suivirent dans d’autres villes…

Leur idée est très simple et demande peu de moyens financiers. Comment font-ils?
– Ils persuadent la mairie de leur ville de leur fournir un réfrigérateur et de leur accorder une autorisation de le placer sur un trottoir, c’est-à-dire dans l’espace public.
– Ils persuadent alors un épicier, un magasin d’alimentation ou encore un café de fournir gratuitement l’électricité nécessaire.
– Ils remplissent le réfrigérateur de produits frais au fur et à mesure qu’il se vide.

Bien sûr, pour chaque réfrigérateur, un groupe de volontaire est chargé de vérifier régulièrement qu’il est toujours en état de marche, qu’il est propre, que les produits qui y sont stockés sont bien emballés et n’ont pas dépassé la date limite de fraicheur.
Qui les fournit? Très souvent le commerçant concerné mais aussi des restaurants, qui apportent des plats préparés, des cafés, leurs viennoiseries* et de nombreux anonymes qui souvent préparent des plats cuisinés à la maison*. Le seul impératif pour les plats préparés est qu’il soit indiqué en clair les ingrédients et la date de la préparation.
Comme vous pouvez le voir les indications sont écrites en anglais, hébreu et arabe:


Les fondateurs de ce projet ne s’attendaient pas à ce que leur idée eut autant de succès auprès de la population, des écoles, des mouvements de jeunesse qui s’y associèrent.

No photo description available.
(Dessin d’enfant de l’école Beit Galil)

Depuis le premier réfrigérateur de la rue Shapira, le projet s’est étendu à de nombreuses villes en Israel depuis Maalot en Galilée jusqu’à Dimona dans le Neguev, 19 jusqu’à present, et certaines villes comme Jerusalem en ont déjà plusieurs.

Et comme nous pratiquons l’apartheid, le Réfrigérateur du marché de Ma’hane Yehouda à Jerusalem propose des pots de confiture de fraise pour le Ftor (le repas de rupture du jeûne du Ramadan).

Je pensais écrire un article plus léger pour une fois, mais voici que j’entends la déclaration de la représentante d’Amnesty International, Catherine Callamard, qui m’a donne la nausée. Cette fois, nous ne sommes pas seulement racistes mais coupables de crimes contre l’humanité! Un vrai génocide, voila ce que nous faisons.
Peut-être pourriez-vous m’expliquer comment une population exterminée a pu passer d’environ 600 000 personnes en 1948 à plusieurs millions actuellement …
De fait, ce rapport n’est pas basé sur une réalité mais sur les fantasmes antisémites d’Amnesty International qui se défoule en les drapant d’habits nouveaux, les habits neufs de l’antisémitisme comme l’écrivait Pierre-Andre Taguieff.

La revendication soi-disant politique contre l’apartheid n’exige aucun changement politique en Israel parce que l’apartheid n’existe pas en Israel et n’a jamais existé. Comme l’explique Pierre Lurçat*: « Israel n’est pas un état juif au sens ethnique, c’est à dire un pays où tous ses habitants seraient Juifs… Mais c’est un état où la population est hétérogène et où chaque citoyen jouit des mêmes droits« 

De plus, Amnesty International appelle les Arabes israéliens des Palestiniens. Cette organisation leur retire donc leur droit à la citoyenneté israélienne comme l’a écrit justement Yossef Hadad, arabe israélien de Nazareth: En tant qu’Arabe israélien ayant grandi à Nazareth, le récent rapport d’Amnesty International tente de falsifier mon identité.*

Cette revendication ne veut pas renverser un régime d’apartheid comme ce fut le cas en Afrique du Sud où il existait réellement, ils ne veulent pas (ne peuvent pas !) détruire ce qui n’existe pas, supprimer des lois racistes discriminatoires qui n’existent pas. Ce qu’ils veulent c’est supprimer toute présence juive en Israel. Dans l’histoire du mythe palestinien (qui va bien au delà de l’invention de ce peuple par le KGB), une étape-clé : la conférence de Durban en 2001. Je me souviens de la phrase one jew, one bullet ! Un Juif, une balle! One jew, un Juif et non pas un Israélien !
Et même si certaines déclarations officielles condamnent l’antisionisme comme étant de fait de l’antisémitisme, l’importance grandissante des ONG ayant pignon sur rue et complices des organisations terroristes* est devenue telle qu’elles ont conquis un droit de cité planétaire et que par une totale inversion des valeurs, les antiracistes auto-proclamés sont devenus les pires des racistes.
Pour moi, ces accusations ad nauseum sont le volet journalistique et publicitaire du terrorisme et ce n’est pas une surprise si la dernière déclaration d’Amnesty international a été si appréciée par le ‘Hamas et le Fata’h.

En fait, voici notre apartheid:

(photo de Ben Goldstein)

ou encore, ces jours dans un bus à Jerusalem. Sur la droite vous voyez les coupoles de l’église russe d’Ein Karem.

(Stand with us)

Mais voici aussi l’apartheid palestinien dont ne parle pas Amnesty International.
Pour protéger nos vies, éviter que nous subissions le lynch atroce de deux israéliens, Yosef Avrahami et Vadim Norzhich, entrés par erreur à Ramallah en 2000*, le gouvernement israélien a dû ériger ces grands panneaux à l’entrée des zones sous contrôle de l’Autorité palestinienne:


(Photo Ben Goldstein)

Dans sa prochaine publication Amnesty international déclarera t-il que les réfrigérateurs à disposition de tout un chacun sont aussi des outils d’apartheid?

A bientôt,

PS. Certains d’entre vous sont déjà des mitnadevim, des volontaires. J’ai trouvé pour tous ceux qui habitent en dehors d’Israel et qui espèrent y revenir toutes ces possibilités de hitnadvout (Volontariat), vous verrez qu’il n’y a pas que Tsahal et les kibboutzim qui accueillent les mitnadevim.
https://drive.google.com/file/d/1G9qY54K_G-RJKVnwwrnqtIaZyR25VzCF/view?fbclid=IwAR1JJpda4LeKOvVZyTHv_fdzooQyXQDOriBae11c2vzhnXgmPn8x0kMaz2w

Si vous insistez pour aller dans un kibboutz:
https://kibbutzvolunteers.org.il/?fbclid=IwAR2MneUy5qbSBuw85Kj4bx080guZynfGcrSqbIq_wjMmdi45N_5I1hgTjl0

Et si vous ne voulez que Tsahal:
https://www.sarelvolontariat.org/

* Cours de Pierre Lurçat sur Akadem:
https://akadem.org/sommaire/cours/sciences-politiques-les-mythes-de-l-antisionisme-pierre-lurcat/le-mythe-de-l-apartheid-17-02-2020-118960_4873.php

* Yossef Haddad:
https://www.jpost.com/opinion/article-695337?fbclid=IwAR1d1yZgDDd28O2ANzODKSLO665XGNfmr8Ndwxz_2RadiBdCSSpY1hrzlEw

* Complicité entre les ONG et les organisations terroristes comme le FPLP:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/11/03/ces-o-n-g-que-nous-persecutons/

* Le lynch de Yossi Abrahami et de Vadim Norzich:
https://www.lemondejuif.info/2013/12/massacre-de-ramallah-en-2000-aziz-salha-avoue-avoir-ete-assoiffe-de-sang/

* Le pays des mitnadevim:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/03/17/le-pays-des-mitnadevim/

* Ma’hane Yehouda:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/28/mahane-yehouda/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2021/09/10/shana-tova-5-10%d7%a9%d7%a0%d7%94-%d7%98%d7%95%d7%91%d7%94/

*Certaines villes comme Carmiel refusent les plats cuisinés maison mais à Jerusalem c’est monnaie courante

*Les boites remplies de plats cuisinés-maison: une habitude très juive qui veut que les enfants ouvrent le frigo de leurs parents (même à un âge largement adulte) pour y trouver sans doute leur petite madeleine et qu’ils emportent chez eux, à l’universite, à l’armée des boites pleines destinées à nourrir des plougot (bataillons) entières. Le va et vient de ces boites vaut certainement une étude sociologique de la société israélienne

Ces O.N.G que nous persécutons…

Le 22 octobre 2021, le ministère israélien de la Défense a désigné 6 ONG palestiniennes comme organisations terroristes.
Ces dernières ont été incluses sur la liste des organisations terroristes parce qu’elles sont gérées par et au profit du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, l’U.E, le Canada et Israël. Le ministre Benny Ganz a expliqué que ces ONG détournent des fonds humanitaires des donateurs européens vers le FPLP et recrutent leurs membres dans le groupe terroriste. Parallèlement le 23 octobre, un responsable de la sécurité a déclaré à la chaine 12 de la télévision israélienne que ces ONG fournissaient une bouée de sauvetage au financement du FPLP, dévoyant par là le mot humanitaire.

Or qu’est ce que le FPLP (Front de Libération de la Palestine) ?
Fondé par George Habash en 1967, le FPLP est un groupe terroriste marxiste-léniniste palestinien et laïc, soutenu à l’origine par l’ Union soviétique et la Chine. Le FPLP est impliqué dans des attentats suicides, des fusillades et des assassinats, entre autres activités terroristes visant principalement des civils. Il est bien connu pour avoir détourné des avions appartenant à des compagnies aériennes commerciales dans les années 1960 et 1970, ainsi que pour cibler des civils en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Enfin il est responsable d’innombrables morts et blessés.
Le FPLP a assassiné le ministre israélien du tourisme Rechavam Ze’evi en 2001.
En 1976, ses membres se sont joints au groupe Baader-Meinhof (un groupe terroriste ouest-allemand) pour détourner un vol d’Air France à destination de Tel Aviv, jusqu’à Entebbe, en Ouganda*.
En 2011, les membres du FPLP se sont attribués le mérite du meurtre brutal de la famille Fogel, dont un bébé et deux jeunes enfants.

Le FPLP était également responsable du massacre en 2014 dans une synagogue du quartier Har Nof de Jerusalem, assassinant quatre fidèles et un policier druze israélien venu leur porter secours.

policier druze tue dans l'attentat a Har Nof

(Zidan Sief, le policier druze assassiné)

En août 2019, une cellule terroriste du FPLP a perpétré un attentat à la bombe contre des civils israéliens, tuant Rina Shnerb, 17 ans, et blessant son père et son frère.

Rina Shnerb


Comme les autres organisations terroristes palestiniennes (Fata’h, Hamas, Djihad Islamique) le FPLP n’a jamais reconnu l’État d’Israël et s’oppose à toutes les négociations, appelant à la «libération» de toute la Palestine historique, de la rivière à la mer, et ce régulièrement au moyen de la terreur.

Amazon.com: From the River to the Sea : From the River to the Sea: Movies &  TV

(De la rivière à la mer, affiche du film de Pierre Rehov)

Quelles sont donc ces associations humanitaires, injustement maltraitées par Israel ?

Al Haq: Al Haq prétend documenter les violations des droits individuels et collectifs des Palestiniens dans les Territoires Palestiniens Occupés et mettre fin à ces violations en plaidant devant les instances internationales. Tous se dirigeants sont des membres du FPLP.

Addameer est censée apporter une aide juridique aux prisonniers palestiniens. Parmi les membres de l’équipe dirigeante se trouve Salah Hamouri, chouchou des médias et du gouvernent français. Il y est présenté comme un avocat, ce qu’il est, et comme un franco-israelien, ce qu’il est aussi. Par contre, son curriculum vitae leur est apparemment inconnu. Et pourtant : Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 pour trois chefs d’inculpation :
– son appartenance à une organisation illégale, le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP),
– sa position de leader au sein de cette organisation,
– et enfin sa participation dans le complot destiné à assassiner le grand rabbin Ovadia Yossef. Contrairement à ce qu’il pretend, lors de son procès il a pu être représenté par une avocate israélienne, qu’il a choisi. Au vu des preuves, il a décidé de plaider coupable. Il n’a jamais changé de version ou contesté sa culpabilité.
Enfin, Salah Hamouri a été libéré dans le cadre de l’échange d’un millier de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit.

Bisan Research and Advocacy Center: encore une association de défense des prisonniers dont les membres sont des terroristes du FPLP.

Union of Agricultural Works Committees Society’s
(UAWC) se définit comme l’une des plus grandes institutions de développement agricole en Palestine, car elle a été créée en 1986 par un groupe d’agronomes. Le groupe ajoute que lors de sa création, l’UAWC dépendait entièrement de volontaires et a formé des comités agricoles en Cisjordanie et à Gaza pour définir les priorités des agriculteurs et aider l’Union à mettre en œuvre ses programmes et ses activités communautaires.
Ce qui est ennuyeux c’est que sa rhétorique comprend des accusations envers Israel de nettoyage ethnique », de châtiment collectif et d’apartheid, ainsi que de soutenir un droit au retour palestinien.
Comment ? Ces gentils paysans auraient-il des liens avec le FPLP ? Non !
Et pourtant, c’est ce que dit le Fata’h (parti de Ma’hmoud Abbas), pour qui l’UAWC est affilié officiellement au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Il a bien été fondé par des agronomes mais qui tous émargent au FPLP. Je ne  sais pas ce qu’ils enseignent en tant que branche agricole, peut-être comment brûler les champs, les forêts et détruire notre bétail ?

(Coktail molotov et hachette sont les deux mamelles des paysans du FPLP, ngo.monitor)

Union of Palestinian Women Committees Society’s ou Union des comités de femmes palestiniennes (UPWC) déclare que sa mission est d’autonomiser les femmes palestiniennes à tous les niveaux et de contribuer à la lutte nationale palestinienne contre l’occupation militaire illégale du Territoires palestiniens. Selon un article de 2012 publié dans Haaretz, l’UPWC gère 21 écoles maternelles et garderies. Ci dessous une fête de fin d’annee en 2017. Et quand on sait que les autres écoles sont gérées par le ‘Hamas, le Djihad islamique et le Fata’h…


Selon ses termes, l’UPWC soutient le boycott de l’occupation sous toutes ses formes, y compris économique, culturel, universitaire et toutes les autres formes de boycott et rejette toute normalisation avec Israël la qualifiant de trahison.
Des liens avec le FPLP ? Là encore c’est ce qu’explique le Fatah et c’est aussi ce qui ressort du curriculum vitae de son équipe dirigeante.

Enfin le Defence for Children International-Palestine (DCI-P) qui prétend promouvoir les droits des enfants palestiniens. Cependant, son équipe dirigeante émarge elle aussi au FPLP.
Cette association cherche à convaincre les responsables gouvernementaux, les organes de l’ONU et le grand public qu’Israël maltraite systématiquement les enfants palestiniens. Cette campagne, connue sous le nom de No way to treat a child, fournit des informations fausses et inexactes concernant les mineurs palestiniens. Elle reçoit un financement de l’UNICEF-opt – la branche de l’UNICEF en Israël, en Cisjordanie et à Gaza – et sert d’ONG partenaire sur divers projets de l’UNICEF. Elle est également membre du groupe de travail de l’UNICEF sur la protection de l’enfance, apparemment chargé de surveiller et de signaler les violations contre les enfants palestiniens*. En plus du financement de l’UNICEF, DEI-P a également reçu le soutien du Secrétariat des droits de l’homme et du droit international humanitaire – qui est un mécanisme de financement conjoint des ONG des gouvernements suédois, suisse, danois et néerlandais.
Pensez-y lorsque vous achèterez des cartes de fin d’annee de l’UNICEF…

Or, Berlin se dit très inquiet de la qualification de ces 6 ONG comme organisations terroristes : Nous sommes très inquiets de cette décision israélienne, a indiqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse régulière, évoquant une mesure d’une grande portée politique, juridique et financièreDu point de vue du gouvernement (allemand), le respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales et la capacité d’action d’une société civile forte sont essentiels».
Et en plus, Berlin nous affirme avoir déjà bien enquêté et rien trouvé concernant des liens éventuels de ces organisations avec des organisations terroristes : Nous attendons donc maintenant des informations complémentaires de la part de la partie israélienne
Paris n’est pas en reste : La France exprime sa préoccupation après la désignation par les autorités israéliennes de six organisations non gouvernementales palestiniennes humanitaires et de défense des droits de l’Homme comme organisations terroristes.
Quant aux Américains :A notre connaissance Israel ne nous a pas prévenu à l’avance  a déclaré lundi le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, et nous attendons des eclaircissements!
Etc…
Tous ces gouvernements qui sont donc très inquiets, qui ont déjà enquêté mais en vain, ne savent-ils donc pas que déjà en 2019, ces ONG avaient déclaré se passer du financement de la part d’un certain nombre d’organismes occidentaux? En effet à l’époque leur porte-parole Lubnah Shomali avait expliqué qu’il était inadmissible pour eux d’accepter l’article 1.5 de l’annexe de la nouvelle résolution de UE qui classait parmi les groupes ou entités terroristes le Hamas, le Djihad Islamique et le FPLP.
Les dirigeants européens et américains souffrent-t-ils d’amnésie ?

A bientôt

PS: Toutes ces organisations terroristes participent et financent le BDS
Si vous voulez quelques détails sur chacune d’entre elle, vous les trouverez sur le site NGO.Monitor:
https://fr.ngo-monitor.org/
Je vous invite aussi à lire ces articles:
https://fr.ngo-monitor.org/appel-a-la-dissolution-du-collectif-palestine-vaincra/
https://fr.ngo-monitor.org/le-site-internet-dun-collectif-francais-antisioniste-associe-a-une-organisation-nouvellement-designee-comme-terroriste-par-israel/

Deux autres excellents articles:
http://vudejerusalem.over-blog.com/2021/11/quand-le-monde-prend-la-defense-du-fplp-organisation-terroriste-palestinienne.html
https://terre-des-juifs.com/2021/10/31/ong-entre-faux-humanisme-et-financement-du-terrorisme-maitre-bertrand-ramas-muhlbach/

*Une septième organisation liée au FPLP – Health Workers Committee (HWC ) – a été ajoutee par les USA sur la meme liste noire en janvier 2020

*L’operation Entebbe:
https://www.idf.il/fr/minisites/guerres-et-op%C3%A9rations/op%C3%A9ration-entebbe-1976/

*l’UNICEF et ses très mauvaises frequentations:
https://fr.ngo-monitor.org/reports/lunicef-et-son-groupe-de-travail-des-ong-la-campagne-pour-mettre-tsahal-sur-une-liste-noire/

*l’UNICEF et ses très mauvaises frequentations:
https://fr.ngo-monitor.org/reports/lunicef-et-son-groupe-de-travail-des-ong-la-campagne-pour-mettre-tsahal-sur-une-liste-noire/
Son site se nomme très clairement Unicef state of Palestine
https://www.unicef.org/sop/


.

La Nakba

Lorsque les pogroms ont commencé, nous étions tous frappés de stupeur. Comment se fait-il que la société arabe d’Israel qui est en plein boum économique scie la branche sur laquelle elle est assise?

Des voix s’élèvent ça et là, et nous expliquent que l‘adresse était écrite sur le mur. J’essayerai plus tard, d’en rendre compte.
Même si la confiance officielle sera de mise entre les deux populations juives et arabes (et nous voyons tous les jours des publicités à la télévision qui nous rappellent que nos équipes médicales, celles qui ont vaincu le corona, celles qui se dévouent au quotidien, sont des équipes judéo-arabes israéliennes) malgre tout, la confiance de tous les jours de l’homme de la rue envers son voisin arabe sera bien plus longue à revenir, si tant est qu’elle revienne à cent pour cent.
Hier pendant shabbat, j’avais pensé qu’avant d’essayer d’analyser ce qui s’est passé et d’en chercher les causes premières, il était déjà urgent de déboulonner au moins un des mythes qui est répété ad nauseam depuis des années: en 1948, les Arabes ont vécu une Nakba, catastrophe, mise en parallèle à la Shoah.
Ce matin, alors que je réfléchissais à mon article, j’ai lu celui de Pierre Lurçat sur ce sujet! Il est tellement clair et documenté que je me permets de le reproduire sur mon blog:


15 MAI 1948 – 15 MAI 2021 : LE MYTHE DE LA NAKBA : L’ORIGINE D’UN MOT ET LE DÉBUT D’UNE FALSIFICATION DE L’HISTOIRE, PIERRE LURÇAT

MAY 15 2021

Written by Pierre Lurçat and from Overblog

(Extrait de mon livre Les mythes fondateurs de l’antisionisme, à paraître)

Selon plusieurs sources convergentes, c’est sous la plume de Constantin Zureiq, célèbre intellectuel syrien, né dans un foyer grec orthodoxe de Damas, que le terme de Nakba serait entré dans le dictionnaire politique arabe, avant de pénétrer dans le lexique politique contemporain.

« La défaite des Arabes en Palestine n’est pas une calamité passagère ni une simple crise, mais une catastrophe (Nakba) dans tous les sens du terme, la pire qui soit arrivée aux Arabes dans leur longue histoire pourtant riche en drames », assène Zureiq en ouverture de son ouvrage “Ma’an al-Nakba” (“Signification de la catastrophe”).

En réalité, pourtant, Zureiq n’avait pas tant à l’esprit la “catastrophe” de la naissance d’Israël, que celle de l’enlisement arabe dans le passé et du refus arabe de la modernité, comme il ressort de cette citation extraite de ce même livre :

La raison de la victoire des sionistes est que celui-ci [Israël] est enraciné dans la modernité occidentale, alors que la plupart d’entre nous y sommes encore hostiles. Ils (les sionistes) vivent dans le présent et dans le futur, alors que nous continuons de vivre dans les rêves du passé et de nous enivrer de sa gloire disparue”.

Recrues de l’Armée de libération arabe à Beersheva, 1948

On ne saurait mieux décrire l’attitude actuelle des dirigeants palestiniens, qui brandissent la Nakba comme une arme de guerre contre Israël, au lieu de tourner leur regard vers l’avenir… Comme l’explique Shmuel Trigano (1) :

La défaite de leurs armées et l’échec de leur politique, qui avait refusé le partage de la Palestine mandataire, se voient ainsi, avec la « Nakba », réécrits sous la forme stupéfiante d’une injustice congénitale dont ils seraient les victimes, attachée à l’existence même d’Israël qui, pour se constituer, aurait dépossédé de sa terre un peuple innocent afin de prendre sa place. D’agresseurs les Palestiniens deviennent des victimes. Et l’extermination d’autrui devient pitié et compassion pour soi même”.

On est ici au coeur de ce qu’on pourrait appeler le complexe d’infériorité-supériorité, profondément ancré dans la conscience arabo-musulmane, qui consiste à transformer toute défaite en accusation contre l’autre et à remplacer toute autocritique par une démonisation de l’autre, chargé de tous les maux, selon le principe bien connu du bouc émissaire. La Nakba, dans cette perspective, devient pour les arabes une manière facile de faire porter aux Israéliens et aux Juifs la responsabilité de leur défaite et de leur incapacité à affronter leur propre histoire.

La première Nakba : 1920 et non 1948

En réalité, contrairement à la version généralement admise aujourd’hui de l’origine de l’expression Nakba dans le vocabulaire politique arabe contemporain, celle-ci n’est pas née après 1948. La première Nakba ne date en effet pas de 1948, mais de 1920 ! L’expression “am al-nakba” (“année de la Nakba”) désigne ainsi l’année 1920, et on la trouve sous la plume de l’historien arabe chrétien renommé Georges Antonius, dans son livre fameux The Arab Awakening (Le réveil arabe) : 

« L’année 1920 porte un nom maudit dans les annales arabes : on l’appelle l’Année de la Catastrophe (Am al-nakba). Elle vit les premiers soulèvements armés qui eurent lieu pour protester contre la colonisation d’après-Guerre, imposée aux pays arabes par les Alliés. Cette année-là, de graves révoltes eurent lieu en Syrie, en Palestine, et en Iraq ».

Ainsi, la première Nakba des Arabes de Palestine n’a pas eu lieu en 1948, mais en 1920, et elle ne concernait pas la guerre israélo-arabe, mais le partage de la “Grande Syrie” entre les deux puissances coloniales française et britannique. Comme le rappelle le professeur Steven Plaut, qui a été un des premiers à relever l’utilisation originelle du mot Nakba dès 1920 (2) :

“Quand les forces alliées chassèrent les Turcs du Levant, les deux puissances principales, la Grande Bretagne et la France, se partagèrent le butin. La Grande-Bretagne obtint la Palestine, y compris ce qui est aujourd’hui la Jordanie, tandis que la France obtenait le Liban et la Syrie.

Le problème était que les Arabes palestiniens se considéraient comme Syriens et étaient considérés comme tels par d’autres Syriens. Les Arabes palestiniens étaient furieux de ce qu’une barrière artificielle fût érigée au sein de leur patrie syrienne par les puissances coloniales infidèles – une frontière qui allait séparer les Arabes syriens du nord des Arabes syriens du sud, plus tard nommés, à tort, « Palestiniens ».

La majeure partie des Arabes palestiniens avaient en fait émigré en Palestine, depuis la Syrie et le Liban, au cours des deux générations précédentes, majoritairement pour profiter de l’amélioration des conditions de vie et des opportunités de travail offertes par l’immigration sioniste et les capitaux qui affluaient dans la région. En 1920, les deux groupes d’Arabes syriens, ceux de Syrie et ceux de Palestine, déclenchèrent des émeutes violentes et meurtrières.

Rebelles dans la Ghouta en 1925 – pendant la “Grande révolte syrienne”

La “Nakba” désigne donc, dans son sens historique premier, la “catastrophe” du partage du Proche-Orient entre Français et Britanniques et de la fin de l’éphémère “Royaume de Syrie”, avec sa partition en Syrie du Nord et Syrie du Sud. Elle n’a rien à voir avec Israël, ni avec les “Palestiniens” (terme qui n’existait pas en 1920, les Arabes de Palestine mandataire se considérant eux-mêmes comme des Arabes et des habitants de la “Syrie du Sud” (Souriya al-Janubiyya).

Pierre Lurçat
http://vudejerusalem.over-blog.com/2019/12/le-mythe-de-la-nakba-l-origine-d-un-mot-et-le-debut-d-une-falsification-de-l-histoire-pierre-lurcat.html

Et pour compléter, voici d’autres articles intéressants sur le sujet:
-Celui de Steven Plaut dans le jewish world review:
http://lessakele.over-blog.fr/article-19408041.html

-Celui de Shmuel trigano sur JForum. com:
https://www.jforum.fr/les-trois-ages-du-mythe-de-la-nakba-une-deconstruction.html

-Celui de Daniel Krygier sur Mida:
https://en.mida.org.il/2018/06/04/real-nakba-debunks-palestine-myth/

Ce mythe de la Nakba ne perdure que par l’ignorance de ceux qui acceptent sans réfléchir le narratif imaginaire des Palestiniens. Ceux-ci depuis des années se forgent une identité en creux de l’identité juive: notre jour de la Shoah et notre jour de l’Indépendance sont devenus le jour de la Nakba.
Ont-ils subi un jour un génocide?
Ont-ils perdu leur indépendance?
Non et non! mais ils sont dans la concurrence victimaire et il leur faut toujours plus de morts et de deuils réels ou imaginaires pour exister. C’est ça leur véritable catastrophe.
Comme ils ne peuvent pas exister si l’autre existe, comme ils n’ont pas appris à faire une place à l’autre, ils doivent le détruire physiquement mais aussi le supprimer de l’histoire du monde.
Comme ils ne sont pas une nation* (ils n’ont en commun que l’Islam), malgré le trait de génie du KGB qui les a baptisé peuple palestinien en 1964, ils doivent bricoler dans leur coin. En fait, peu importe si leur bricolage tient ou non, car il est relayé par tous ceux qui détestent Israel et les Juifs, y compris certains Juifs qui pratiquent ce qui est un syndrome bien connu en psychiatrie, la Selbsthass, la haine de soi.

A bientôt,

*Non, les Arabes dénommés palestiniens ne sont pas une nation:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2018/02/16/une-nation-palestinienne/

Je crains les cessez-le-feu

Depuis ce matin à 2h nous sommes entrés dans cette période grisâtre, instable, nommée cessez-le-feu.

Mais enfin, diront certains, tu n’es jamais contente: des milliers de missiles en 11 jours! Cela ne te suffit pas?
Si, c’est plus que suffisant pour moi et surtout pour tous les habitants du nord du Neguev et du pourtour de Gaza.
Pourtant eux aussi sont très circonspects. Nous savons tous que jusqu’à présent, les deux organisations terroristes, le ‘Hamas et le djihad islamique n’ont jamais respecté aucun cessez-le-feu: un tir par ci, un par là, parfois un attentat et ensuite une annonce: ce n’est pas moi c’est l’autre! Comme c’est pratique de vivre à deux organisations terroristes au même endroit; un vrai couple, parfois des disputes mais au final une vraie collaboration.
Et cela juste au moment ou après avoir vécu sous un déluge de feu pendant ces 11 jours, les Israéliens voudront simplement respirer et vivre un peu.

Et puis on s’interroge: quelles conditions le gouvernement va t-il accepter?
Car celles de hamas sont inacceptables:
Un retrait de la mosquée Al-Aqsa, ceci pour renvoyer le waqf jordanien qui a le mandat de gestion des deux mosquées et nous empêcher d’intervenir lorsqu’ils préparent des émeutes ou attentats sur le mont du Temple, une totale liberté de culte, ce qui signifie en fait dans le langage très particuliers du Hamas que seuls les musulmans pourront entrer sur le mont du Temple*, la fin de l’expulsion des (4!) familles de Shimon Hatsadik (Sheikh Jarrah) pourtant décidée par la très libérale Cour Suprême, la libération des détenus lors de la dernière escalade, c’est à dire des dizaines voire plus de terroristes en circulation et la fin de l’agression contre le Bande de Gaza. Tiens nous les aurions agressés?

De plus les citoyens israéliens veulent le retour à la maison de leur 4 compatriotes aux mains de ‘Hamas.
Nous voulons le retour des dépouilles des soldats Hadar Goldin et Oron Shaoul et des deux civils Avera Mengistu et Hisham El Sayed qui sont peut-être encore en vie.

En haut: Hadar Goldin et Oron Shaoul dont les corps sont toujours aux mains du ‘Hamas
En bas: Avera Mengistu et Hisham el Sayed deux civils, peut-etre encore vivants



Mais je me trompe peut-être, ce cessez-le-feu sera peut être le bon, espérons…
En tout cas comme nous allons entrer dans quelques heures dans shabbat, voici quelques photos d’Israel, le vert du printemps n’a pas encore disparu:


Petit matin sur les collines de Jerusalem,

(Photo envoyée par Ronit Ron)

Le même petit matin, cette fois dans la vallée du Jourdain


(Photo Yaakov Peretz)

Vers le kibboutz Hazorea

Le Kinneret


Et la vallee de Yisreel

(Photo de Mendy Spund)

C’est encore vendredi, le souffle de l’air, la lumière et l’ombre jouent sur la table dressée, photos d’enfants sur le mur, des groupes en blancs reviennent de la synagogue… Et cette odeur qui griffe mon coeur, qui se faufile, se faufile et ouvre les portes vers un peu de bonheur, vers ce simple chant qui traverse nos générations
Des petits cadeaux, quelqu’un m’a envoyé de petits cadeaux, des éclats d’intentions, des cercles de foi, quelqu’un m’a envoyé des petits cadeaux comme la force d’accepter ce qui n’est pas et ce qui est. Que demander de plus?
C’est encore vendredi, un balcon et un journal. Le soleil s’efface comme les soucis, de simples mélodies nous parviennent des fenêtres et aucune tempête ici ne cachera le silence.
Parce que tu nous as choisis, mis à part et béni le shabbat


Shabbat shalom, que ce soit un shabbat calme et serein
שבת שלום שבת שקטה ושלווה

A bientôt,

*Vendredi après-midi sur le Mont du Temple: depuis midi des émeutiers lancent comme d’habitude des bouteilles incendiaires et des pierres sur la police.

Un même quartier: Shimon Hatsadik, Sheikh Jarra,


Comme je l’écrivais dans mon article publié ce matin:
Nous en sommes à près d’une semaine d’émeutes à Jerusalem. Pourquoi ces émeutes? Faut-il une raison logique? Fin du Ramadan ou expulsion de squatters arabes de maisons appartenant à des Juifs ou Yom Yerushalayim jour de fête célébrant la réunification de Jérusalem ou le ‘Hamas qui gonfle ses biceps face à un Mahmoud Abbas vieux et terrorisé ou le jour de la Nakba?
Et en plus à nouveau les ballons piégés (39 incendies hier) et les missiles sur le sud du pays. En fait, nous sommes revenus à notre routine.

A Jerusalem, les émeutes et les lynchs de Juifs se concentrent dans la vieille ville et le quartier de Sheikh Jarra bien qu’elles débordent largement.

(Le chauffeur blessé par une pierre a perdu le contrôle de sa voiture, a blessé son agresseur accidentellement et n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention d’un policier sur place)

Et bien sur la mosquée d’El Aqsa est utilisée comme entrepôt de munitions:

(El Aqsa 2021 ressemble beaucoup à El Aqsa 2014, rien ne change!)

Ce matin, je lis un article de Micha Dantzig traduit par Pug de Nations pour Israel.

« Les opposants à Israël ont raison:
Sheikh Jarrah personnifie le conflit israélo-arabe, et la haine arabe des Juifs.La semaine dernière, les forces anti-israéliennes sont entrées en ébullition concernant la décision du tribunal de district de Jérusalem autorisant l’expulsion de certaines familles arabes de maisons du quartier Sheikh Jarrah de Jérusalem.
Ces critiques ont agressivement dénoncé Israël sur les réseaux sociaux et ont même lancé un hashtag tendance, « SaveSheikhJarrah », tout en affirmant que ce qui se passe dans ce quartier de Jérusalem illustre tout le conflit israélo-arabe.Et ils ont raison.
Le différend sur «Sheikh Jarrah» illustre bien les principales caractéristiques de tout le conflit israélo-arabe

Mais d’abord, un peu d’histoire de ce quartier est nécessaire. Sheikh Jarrah est un quartier arabe qui a été créé en 1865, Et avant 1949, il y avait un quartier juif séparé en son sein.
Avant la creation de Sheikh Jarra, et pendant environ 2 000 ans, ce quartier avait été appelé le quartier de שמעון הצדיק (Shimon HaTzadik) ou Simon le Juste, du nom du célèbre sage rabbinique dont la tombe se trouve là. Pendant des siècles, la présence juive dans la région s’est articulée autour de la tombe de Shimon HaTzadik , l’un des derniers membres de la Grande Assemblée ( HaKnesset HaGedolah*), l’organe directeur du peuple juif pendant la deuxième confédération juive (après l’Exil Babylonien).
Shimon HaTzadik , dont le nom complet était Shimon ben Yohanan, a eu un tel impact que pratiquement tous les enfants juifs depuis 2000 ans ont appris son verset le plus célèbre de Pirkei Avot («Paroles des pères»), qui a été incorporé il y a des millénaires dans les prières juives du matinM
Le monde repose sur trois choses: la Torah, le service de Dieu (Avodah Hashem) et les actes de bonté. (Gmilout Hassadim)
En raison de la tombe et de son importance pour le peuple juif, les comités des communautés des différentes communautés juives ont acheté la tombe et ses terres environnantes (environ 4,5 acres) en 1875. Peu de temps après, avec le quartier de Kfar Hashiloah* dans la région de Silwan à Jérusalem, Shimon HaTzadik est devenu le foyer de nombreux Juifs, pour la plupart yéménites, qui avaient émigré à Jérusalem en 1881.
Il faut noter qu’en 1844, les Juifs constituaient le plus grand groupe ethnique de Jérusalem*.

Entre 1936 et 1938, puis à nouveau en 1948, l’Empire britannique a aidé les Arabes, incités par une haine primaire envers les Juifs, à arracher les Juifs de leur foyer à Shimon HaTzadik (et à Kfar Hashiloah ). La communauté juive yéménite fut également expulsée de Silwan, pour «sa propre sécurité», par le British Office of Social Welfare. En fait, les Britanniques ont préféré forcer les Juifs à quitter leurs maisons plutôt que de dépenser les ressources nécessaires pour protéger les familles juives et leurs droits de propriété à Jérusalem.
Pendant la guerre d’Indépendance, alors que la Trans-Jordanie (aujourd’hui la Jordanie) envahit Israël aidée par la Ligue arabe de détruire Israël et de pousser les Juifs à la mer, la Légion Arabe Transjordanienne créée et dirigée par les Britanniques*, conquiert la Judée et la Samarie, toute la vieille ville de Jérusalem et de nombreux quartiers environnants, y compris le quartier de Shimon HaTzadik .
Ensuite, après un nettoyage ethnique perpétré par la Légion arabe*, aucun survivant ne fut autorisé à rester. Pas un. Même ceux dont les familles avaient vécu dans la région pendant des siècles avant l’invasion arabe au septième siècle.


Après qu’Israël ait pris le contrôle de tout Jérusalem pendant la guerre des Six jours de 1967, Israël adopta une loi qui permettait aux Juifs, dont les familles avaient été forcées de quitter leurs maisons par les Jordaniens ou par les Britanniques, d’en reprendre possession s’ils pouvaient fournir une preuve de propriété et si les résidents actuels ne pouvaient pas fournir la preuve d’une acquisition ou d’un transfert de propriété valide.

Que se passe t-il maintenant en 2021?
Actuellement quatre maisons doivent etre rendues à leurs proprietaires juifs:
En plus de se trouver sur des terres achetées en 1875 par la communauté juive, elles appartiennent légalement à des familles juives qui les ont achetées et possèdent des actes de propriété enregistrés d’abord auprès de l’Empire ottoman (qui a gouverné la région de 1517 à 1917) puis ensuite auprès des autorités britanniques (qui contrôlaient la région de 1917 à 1948).
Les actuels occupants de ces quatre maisons, soumises à l’avis d’expulsion en instance, ont eu recours à toutes les procédures d’appels allant jusqu’à la très libérale Cour suprême d’Israël.

Mais, en fin de compte, le tribunal a décidé la semaine dernière que ces maisons devaient être restituées à leurs propriétaires légitimes et que quatre autres maisons devront elles aussi être rendues à leurs propriétaires légitimes d’ici la fin de l’été.
Le tribunal a en outre déterminé que les personnes vivant actuellement dans ces maisons ont squatté illégalement ces maisons pendant des décennies sans payer de loyer ni détenir une preuve de propriété.
C’est en cela que la controverse et le conflit actuels entourant le quartier de Shimon HaTzadik sont emblématiques de tout le conflit israélo-arabe:
Le quartier de Jerusalem, Shimon HaTzadik, a une profonde signification historique et religieuse pour le peuple juif. C’est là dans notre capitale que le peuple juif a développé – comme Ben Gourion l’a dit dans la Déclaration d’Indépendance d’Israël – son identité spirituelle, religieuse et politique.
C’est la que le peuple juif a obtenu son indépendance pour la première fois et a créé une culture d’importance nationale et universelle . (David ben Gourion)
Cette terre est le seul état indépendant ayant jamais existé à l’ouest du Jourdain au cours des 2000 dernières années sans avoir été le résultat d’une colonisation étrangere.
Tout cela, bien sûr, s’applique également à chaque centimètre carré de la terre d’Israël.

Dans ce quartier de Shimon HaTzadik les organisations juives ont acheté des terres et construit des maisons pendant l’Empire ottoman et la période du mandat britannique, et cela a été fait en toute légalité. Les Juifs yéménites qui ont emménagé dans le quartier de Shimon HaTzadik dans les années 1880 sont venus avec le rêve de vivre à Sion et de rétablir la patrie juive. Cela s’applique à toutes les communautés juives établies en terre d’Israël entre 1870 et 1947.
Shimon HaTzadik est un quartier où Juifs et Arabes auraient pu vivre côte à côte pacifiquement si les Arabes – incités avec une ferveur antisémite par l’allié et collaborateur des Nazis, Haj Amin al-Husseini, puis par cinq des armées les plus puissantes de toute la Ligue arabe – n’avaient pas essayé de nettoyer ethniquement tous les Juifs qui y vivaient. Cela s’applique également à toutes les communautés juives établies en terre d’Israël avant 1947.
À Shimon HaTzadik , les Juifs tentent de retourner dans leurs maisons qui ont été achetées pacifiquement et légalement par leurs ancêtres sur une terre qui fait partie de la patrie autochtone, historique et religieuse du peuple juif. Ils essaient de retourner dans leurs maisons sur une terre qui a été conquise par une armée arabe étrangère et renommée Palestine pour effacer le lien historique et le caractère juif de la région. Cela s’applique également à chaque centimètre carré de la terre d’Israël avant 1948.
Shimon HaTzadik et Sheikh Jarrah résume bien le pourquoi du conflit israélo-arabe. »
Micha Dantzig


A bientôt et merci a Pug

*Nations pour Israel ou Ces goys qui défendent Israel:
http://www.cesgoysquidefendentisrael.com/en/
https://www.facebook.com/nationspourisrael

*Micha Dantzig:
Qui est Micha Danzig?
Micha Danzig a servi dans l’armée israélienne et est un ancien et officier de police de New York. Il est actuellement avocat et est très actif dans de nombreuses organisations juives et pro-israéliennes, notamment Stand With Us, TEAM et la FIDF.Cet article a été publié initialement par le Jewish Journal.https://www.algemeiner.com/…/israels-critics-are…/…
Traduction Google Translate corrigée par Pug (de Nations pour Israel) La Knesset, haknesset hagedola:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/03/20/knesset-israel/

*La Grande Assemblee:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/03/20/knesset-israel/

*Kfar Shiloah:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2019/06/07/monter-a-jerusalem/

*Démographie juive au 19ème siecle:
https://www.jewishvirtuallibrary.org/population-of-jerusalem-1844-2009

*https://www.britannica.com/topic/Arab-Legion

*https://www.jpost.com/arab-israeli-conflict/arabs-ethnically-cleansed-jews-from-west-bank-says-netanyahu-476709

*Le ‘Hamas fidèle à lui-même:
https://www.memri.org/tv/snr-hamas-official-fathi-hammad-urges-people-jerusalem-cut-off-heads-jews-knives-day-reckoning-moment-destruction