Les terroristes de Gaza

J’ai de nombreux articles en chantier, certains bien avancés et d’autres moins. Pourtant, la suite de notre balade sur le Sentier des Patriarches attendra encore un peu: dernièrement, j’ai reçu plusieurs mails d’amis français qui me demande des éclaircissements sur ce qui se passe actuellement à Gaza.
C’est vrai, actuellement, nous subissons depuis un bon mois, une attaque du ‘Hamas mais aussi une attaque sournoise des médias occidentaux qui ne rendent pas compte de la réalité et, sans vergogne, nous accusent de crimes de guerre pour le moins, ceci autant dans la presse écrite que dans les émissions de grande écoute.
J’ai depuis longtemps arrêté d’écouter la télévision française mais un ami m’a fait visionner la rediffusion de la dernière émission d’Yves Calvi, emission qui portait sur les conditions de vie des Palestiniens* et qui d’évidence reprenait le narratif palestinien dans son intégralité. Aucun équilibre dans le reportage ou même au cours de la discussion qui a suivi.

J’ai noté que:
– Aucun responsable israélien n’a été interviewé
– Le ‘Hamas a pu répéter que son action est pacifique alors que les images en arrière plan montraient une foule agressive. Mieux le mouvement a été qualifié de spontané et le Hamas se serait contenté de prendre le train en marche pour ne pas être disqualifié.

 

– Bien entendu le documentaire ne fait pas mention des appels au génocide des juifs, pourtant au moins entendus en arrière plan en arabe dans une mosquée où Hanyeh harranguait la foule des pacifiques fidèles.  

(O, fils de Juives, quittez notre terre ou nous vous massacrerons)

– Evacués la construction des tunnels, les champs brûlés (plus de 2500 hectares incendiés) au moyen de cerf-volants porteurs de bombes incendiaires:
Ici, Le même champ, il y a deux mois, rouge de coquelicots* et hier:

 

– Evacués également les tirs de roquettes (les habitants des kibboutzim avoisinants et de Sderot n’ont que 15 secondes pour trouver un abri).

(Cette année, les roquettes n’ont fait que 5 blessés mais il y a 4 ans l’une d’elle a tué Daniel Tregerman, 4 ans. Passionné de foot, il portait le maillot de Messi dont l’équipe a cédé aux menaces du ‘Hamas en annulant un match amical. Le ‘Hamas a remercié l’equipe d’Argentine)

– La traduction du discours d’Hanniyeh dans une mosquée adouci pour le public francais et les cris appelant  au meurtre des juifs de la foule n’ont pas été traduits.
– Bien entendu les soldats israéliens, êtres mythiques puiqu’absents du débat, étaient presentés comme des massacreurs d’enfants et de journalistes…
– Enfin, Mahmoud Abbas est décrit comme un homme qui souhaite sincèrement la paix alors qu’il est co-responsable de la situation économique à Gaza (il est le premier à couper les salaires des fonctionnaires gazaouis en représailles à son échec de rapprochement avec le ‘Hamas)
Tout cela est passé à la trappe.

Et pourtant:

(la vidéo a été prise le 5 juin depuis l’université Sapir qui se trouve à Sderot)

Je ne vais pas perdre mon temps a essayer de réfuter ces accusations, je pense que vous avez tout le matériel nécessaire et sinon, je vous l’enverrai.
Non, je vais plutôt donner la parole à Sami El Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency:
 » Si cela ( les émeutes actuelles dans la bande de Gaza) fait les choux gras des nombreux journalistes antijuifs européens qui couvrent ces évènements, et si cela a pu momentanément abuser la compréhension de leurs dirigeants politiques, les résultats de ces orgies sacrificielles sont nuls. Le Hamas a perdu environ 80 combattants (dont une grande partie était des terroristes du’Hamas) et 30 civils sans égratigner le moindre militaire adverse, ni « libérer » un centimètre carré de Palestine. Or cette nouvelle tentative, à caractère exclusivement militaire, va, à l’instar des roquettes et des tunnels « stratégiques », s’épuiser ; dans une semaine, dans un mois ou dans six… Les jeunes de la Bande sont désormais poussés à incendier les cultures de leurs voisins et les forêts gagnées sur le désert. C’est un déshonneur qui maculera à jamais l’image de la cause palestinienne… Mais qu’attendre d’une organisation d’illuminés religieux qui sont dénués de toute éthique ? J’ai vu des émeutiers, dans la liesse générale, brûler vif un âne affublé d’un drapeau israélien. J’ai vu des cadavres d’accidentés de la route, des gens morts dans les hôpitaux, dont des nourrissons, amenés vers la frontière afin de faire croire que c’étaient les Israéliens qui les avaient tués…

Il y a aussi des maquilleurs professionnels lorsqu’ils manquent de cadavres:

Sami el Soudi:
J’ai vu des infirmières, dont la tâche consiste à protéger la vie, lancer des bombes incendiaires que leur tendaient des miliciens sur des champs cultivés.


(l’infirmière « martyr » Razzan Al Nazzar qui n’a d’ailleurs pas été tuée par un tir direct de Tsahal mais sans doute par un ricochet)

Je vous invite à lire le dernier article de Sami El Saoudi dans le site Métula News Agency. Il est extrèmement instructif.

Son analyse rejoint celle de Bassam Tawil, journaliste palestinien originaire de Naplouse en Samarie:
– Premièrement: ceux qui lancent les cerfs-volants indiquent clairement que leur but ultime est de tuer autant de Juifs que possible et de provoquer l’annihilation d’Israël. « Nous voulons mettre le feu à Israël afin que les Juifs soient brûlés ou forcés de quitter leur pays. » (interview d’un terroriste Abu Al-Majd). Cette idee d’une annihilation d’Israel fait d’ailleurs son chemin chez les Européens sans trop d’états d’âme: de nombreux diplomates rejoignent Dominique de Villepin lorsqu’il qualifiait Israel de « parenthèse de l’histoire« et même des responsables militaires de haut rang français évoquent cette possibilité et pensent déjà à des mesures d’évacuation des survivants juifs. Que de bonté! Mais on a déjà donné!
– Deuxièmement: les Palestiniens considèrent que tous les Juifs vivant en Israël sont des «colons». Ce n’est pas nouveau, puisque que ce soit dans les chartes, les emblèmes ou les slogans du ‘Hamas, du djihad ou même de l’Autorité Palestinienne, il est question de la Palestine de la Rivière (le Jourdain) à la mer.


– Troisiemement, le jihad des Palestiniens contre Israël est le même jihad que l’Etat Islamique, les Frères musulmans et d’autres groupes islamiques djihadistes mènent aussi sur les «infidèles» et les «ennemis de l’islam» aux États-Unis, dans l’UE et dans d’autres pays non musulmans.

En fait, en réalité, comme ce journaliste gazoui, nombreux sont les Palestiniens qui aimeraient bien devenir israéliens:

Ce n’est pas le seul et de loin. J’ai entendu il y a quelque temps, les interviews de plusieurs cheikhs de ‘Hevron, ville hostile aux Juifs depuis toujours*, réclamer eux-aussi la nationalité israélienne. Cela me rappelle aussi un reportage d’il y a une trentaine d’années. Un journaliste allemand interrogeait un vieux gazaoui sur ses conditions de vie difficiles dues à l’occupation israélienne. Le vieil homme avait répondu: » Je n’aime pas les Juifs(!) mais j’ai connu les Turcs, tous des voleurs et exploiteurs, ensuite les Egyptiens, pareil, avec les Juifs, on peut respirer, on vit normalement, ils respectent les lois.
Mais pour qu’ils deviennent Israeliens, il faudrait tout d’abord les dénazifier!
Oui, j’ai employé le mot nazi et si cela dérange quelques belles âmes, je rappellerais qu’il y eut:
– Une collaboration active entre le grand mufti de Jerusalem et Hitler et que celui-ci fut l’instigateur des grands pogroms dans les pays musulmans,  comme le Farhoud de Baghdad en 1941
– Qu’ils se voient actuellement comme les héritiers des nazis:


– Que Mahmoud Abbas chef de l’Autorite Palestinienne est un négationniste et que dernièrement il fit cette déclaration:
«Du XIe siècle jusqu’à l’Holocauste qui s’est produit en Allemagne, les juifs vivant en Europe de l’ouest et de l’est ont été la cible de massacres tous les 10 ou 15 ans. Mais pourquoi est-ce arrivé ? Ils (
les Juifs) disent: « Parce que nous sommes juifs ! »».
Selon lui,  l’explication serait à chercher ailleurs. Il a ainsi cité trois «livres écrits par des juifs»
comme preuves supposées du fait que «l’hostilité contre les juifs n’est pas due à leur religion, mais plutôt à leur fonction sociale», en précisant qu’il voulait dire par là «leurs fonctions sociales liées aux banques et aux intérêts». Ben voyons!...

Mais les dénazifier, ça va être dur car même les plus petits sont pervertis:



(fête de fin d’année dans un jardin d’enfants à Gaza)

Bref, les nazis ne sont pas tous de grands blonds en culottes de peau. Ils ont des héritiers!

A bientôt,

*Yves Calvi, l’info du vrai: Gaza Terminus:
https://www.mycanal.fr/docus-infos/20-h-l-evenement-l-info-du-vrai-du-06-06-gaza-terminus/p/1497590

Comme Calvi parle de Gaza comme d’une prison a ciel ouvert, voici un article tres clair sur ce sujet
http://www.cesgoysquidefendentisrael.com/fr/questionsdeblocus/

Et pour actualiser, je precise que les terroristes du ‘Hamas ont complètement detruit le terminal de Keren Shalom par lequel les produits de première nécessité pouvaient entrer, que les Israeliens, sous le feu des cerfvolants piégés ont reparé les lignes electriques détruites et que de nombreux cartons de médicaments (sionistes!) ont été détruits par le ‘Hamas: De plus, en brûlant les champs au moment des récoltes, ils ont brûlé une bonne partie des légumes, des fruits et céréales qui leur etaient destinés.

*les coquelicots dans le sud d’Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/28/le-sud-en-rouge/

*Sami el Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency. Lisez son article en entier, Autorite palestinienne, l’état des lieux du 09/06/2018 sur:
http://www.menapress.org/

*Bassam Tawil:
/www.gatestoneinstitute.org/12467/palestinians-burn-the-jews

*’Hevron: le massacre de ‘Hvron en 1929:
http://www.jforum.fr/le-massacre-des-juifs-dhebron-1929.html

 

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Nous n’avons pas d’autre pays

Lors de notre sortie d’Egypte, nous avons traversé la mer rouge, et à Shavouot ce sont les champs de blé.

Shavouot c’est le don de la Thora, c’est aussi l’histoire de Ruth et Naomi. Aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire différente mais qui me rappelle celle de Ruth.
Comme vous le savez, environ 20% de la population israélienne n’est pas juive. Pour la plupart, les non-Juifs d’Israel sont des Arabes musulmans, des chrétiens,des Druzes et des Tcherkesses.
Si les Druzes ont choisi ce qu’ils appellent l’alliance de sang dès 1948 avec Israel, il n’en a pas été de même pour les musulmans ou les chrétiens. Au cours de ces dernières années, et à l’instigation de Gabriel Nadaf, prêtre à Nazareth, les chrétiens israéliens ont commencé à revendiquer leur identité araméenne et non pas arabe comme ils le faisaient depuis environ 150 ans*. Ils ont été rejoints par les Israéliens d’origine libanaise, refugiés de Tsadal*.
L’enrôlement dans l’armée est un marqueur du processus d’intégration dans la société israélienne. Il est vrai que le service militaire est un bon ticket d’entrée dans la société: les soldats deviennent hébréophones, ils peuvent accéder à tous les postes de la fonction publique etc… Mais il n’y a pas que cela: ils sont désormais à la pointe de la diplomatie publique, de la lutte contre l’antisémitisme et la délégitimation, en participant par exemple à  l’organisation מילוימניקים בחזית (milouimnikim bahazit) ou Réservistes au front, qui organise des activités à l’étranger, en particulier sur les campus des universités américaines où règne un ostracisme virulent contre Israel.

Il y a eu la semaine dernière une cérémonie particulière pour les 70 ans de l’état d’Israel dans une synagogue du quartier d’Arnona à Jerusalem. En dehors des cérémonies officielles*, le rabbin Kirmayer de l’organisation Yakir a voulu faire plus. Lui, qui avait déjà organisé un shabbat de remerciements aux familles des policiers druzes assassinés par les terroristes*, a invité cette fois des représentants sionistes des differentes communautés non-juives.

(Mida.org,il)

Le premier à parler fut Shakib Shanan, druze, ancien membre de la Knesset,

qui a perdu son fils, Kamil, lors d’une attaque terroriste sur le Mont du Temple l’été dernier:

רס"מ כמיל שנאן. נרצח בפיגוע ()

« Jérusalem était mon coeur et maintenant c’est mon âme », a déclaré Shanan. « Pour rencontrer des gens qui sont prêts à respecter et aimer l’Etat d’Israël, je courrais au bout du monde. Le sang des policiers dans cette attaque n’a pas été répandu en vain … Je veux créer l’amour, la paix et rapprocher les gens autour de cet événement », a-t-il dit à propos de ce qu’il a vécu personnellement et des leçons qu’il en tiré  malgré son chagrin. Nous voulons tout faire pour qu’il n’y ait plus de parents endeuillés comme moi. Nous sommes tous des êtres humains et devons vivre ensemble, et nous respecter les uns les autres. Les meurtriers  qui ont assassiné mon fils et son ami avaient l’intention de détruire notre société. Nous devons le dire à ceux qui les ont envoyés et financés: Vous ne gagnerez pas. L’Etat d’Israël est beaucoup plus fort et beaucoup plus humain, et vous n’arriverez pas à le detruire ».

Ce fut ensuite le tour de Nur Mazarib, un bédouin de Galilee qui a fondé un programme de préparation militaire pour les bédouins. Il est aussi le neveu d’Amos Yarkoni, fondateur de la legendaire Sayeret Shaked*, et dont le nom d’origine était Abd al-Majid Almzarib.

ירקוני. מפקד אגדי
(Amos Yarkoni)

Nur Mazarib reprend l’expression de son oncle quand on lui demandait pourquoi il avait rejoint l’armée: « j’ai toujours pensé que j’avais droit au libre-arbitre et que je n’etais pas un mouton dans un troupeau ».
« Nous sommes tous des sionistes! Nous avons des religions différentes mais nous avons le même but », commença-t-il. « La communauté bédouine n’est pas obligee de servir, mais pour certains, nous servons volontairement depuis avant la création de l’Etat. J’espère beaucoup que nous continuerons, et je me tourne vers les autorités pour leur demander de nous soutenir. Voici mon message: Aux Juifs, je dirais: Soyez fidèles à l’État parce que vous n’avez pas d’autre pays, aux non-Juifs: servez l’état d’Israel, soyez loyaux et éduquez vos enfants dans ce sens. Nous n’avons pas d’autre pays! »

Le troisième orateur fut Fares al-Haji, ancien de l’Armée du Liban-Sud qui a fuit au moment du retrait de l’armée israélienne du sud du Liban. « Il y a déjà une troisième génération de membres de d’armée du Sud Liban en Israël. Nous nous sentons chez nous ici, et l’Etat libanais nous a trahis« , a-t-il dit.
« Pendant des années, nous avons servi à préserver la paix entre le Liban et Israël, et Israel nous a acceptés avec amour. Nous avons pas d’autre maison, nous ne retournerons pas au Liban, en dépit de nos familles restées là-bas Nos enfants veulent servir dans l’armée. Nous étions, nous sommes et serons fidèles à l’État d’Israël et loyaux envers lui. Nous n’avons pas d’autre foyer.« 

L’orateur suivant fut Suleiman Salama, du quartier chrétien de Jérusalem. Il y a très peu de non-Juifs de Jerusalem servant dans l’armée.  Suleiman, a été libéré récemment du service militaire et son frère sert actuellement comme combattant. Il a décidé de parler ouvertement, malgré le danger.
« Je viens de Jérusalem, j’ai grandi ici dans ce pays et j’en suis fier. Après le lycée j’ai commencé à étudier au collège, mais je me sentais mal à l’aise et j’ai finalement décidé de m’enrôler. J’ai attendu deux ans avant de recevoir l’aval des services de securité. Certains pensent que, puisque je n’étais pas obligé, j’ai perdu deux ans de ma vie, mais moi non. Je veux que ma conduite soit en accord avec mes convictions. Je ne l’ai pas fait pour obtenir quelque chose de l’état. J’étais infirmier combattant, j’ai recu la distinction d’excellence, j’ai réalisé mon rêve et servi mon pays. Je veux dire aux jeunes de mon âge que nous n’avons pas d’autre pays. »

Le dernier intervenant fut le plus surprenant de tous. A… est un Arabe Musulman de l’un des quartiers de Jérusalem, connu pour être un repaire de terroristes. Il a choisi de faire l’incroyable, et de s’engager volontairement comme combattant. Sa famille élargie, les amis et les voisins ne le savent pas et il ne retourne pas dans son quartier pour ne pas les mettre en danger.
Il a demandé de ne pas monter sur scène lors de cette cérémonie pour ne pas se faire remarquer, mais il a accepté de parler: « Nous sommes nés sous le drapeau bleu et blanc et nous le protègerons pour qu’il continue à se déployer à jamais », at-il dit. Il a raconté les difficultés qui ont accompagné sa décision courageuse: « Je ne peux plus retourner dans mon quartier car j’ai choisi  une voie differente en espérant que les autres me suivront. J’ai grandi dans un environnement hostile (aux Juifs), mais je me suis engagé dans l’armée pour que les gens comprennent que l’état d’Israel n’est pas un corps étranger mais notre maison. »
La cérémonie s’est terminée par la prière pour l’état et la prière pour Tsahal en hébreu et en arabe.

Cet événement  n’a pas été relaté dans les médias traditionnellement de gauche en Israël. Ce n’est pas une surprise. La plupart des décisions positives concernant les minorités sont initiées par les organisations affiliées à droite. Les organisations de gauche se conduisent comme des dames patronnesses et préfèrent les utiliser comme outils politiques. Les belles âmes de gauche (en hébreu יפי נפש=yefe nefesh) se contentent de pleurer sur les fréquents crimes d’honneur, soupirent sur le manque d’instruction et l’incompréhension du bien commun qui caractérisent la culture de nombreux musulmans, et poussent des cris effarouchés quand on leur parle de ceux qui s’engagent dans l’armée. Ils les encouragent à se sentir palestiniens alors qu’ils sont israéliens et les maintiennent sur le bas côté de la route pour pouvoir leur faire la charité.

Je sais bien que ces cinq פורצי דרך (portzei derekh), ces défricheurs, ne reflètent pas la réalité de la population non-juive en Israel, en particulier la population musulmane: si une minorité montre du courage et de l’ambition, une grande partie se contente de profiter des charmes de notre démocratie et enfin, certains nous haïssent.

Depuis quelque temps, on parle enfin de terreur agricole à la télévision. Ce n’est pas trop tôt. La terreur agricole, ce sont des attentats perpétrés contre les récoltes et les biens des paysans juifs. Il y a une vingtaine d’année, le fils d’un de ces paysans, Yoel Silverman a créé le mouvement « Le nouveau gardien«  pour venir en aide* aux paysans. Ces jeunes non armés aident aux récoltes comme ce fut le cas ces jours derniers tout près de la bande de Gaza, pour éviter qu’elles partent en fumée, surveillent le bétail qui est volé ou même parfois tué gratuitement.

Mes articles sur ce mouvement, le Nouveau Gardien, sont malheureusement toujours d’actualité. Les organisations de gauche ne veulent pas en entendre parler. Ce sont pourtant eux qui protègent les paysans et éleveurs juifs.
Malgré tout il était important pour moi de rendre hommage à ces non-juifs courageux sans me faire d’illusion sur leur influence dans leur environnement d’origine.
Il est aussi important de noter que ce sont des mouvements résolument sionistes comme אם תרצו (Im Tirtzou), השומר החדש (Hashomer ha’hadash) ou מילוימניקים בחזית (Milouimnikim bahazit) qui font avancer les choses.

Dans le livre de Ruth que nous avons lu à Shavouot, Ruth dit à Naomi sa belle-mère: « ton peuple sera mon peuple ». Aujourd’hui, eux, ces פורצי דרך, ces défricheurs, nous disent en prenant des risques réels: « Nous sommes sionistes, nous sommes fiers de notre etat et nous le servons avec fierté ».

 

A bientôt,

*
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/12/yitro-et-nous/

 

*  Après les massacres de chrétiens qui commencèrent déjà en 1860 au Liban, les chrétiens du Moyen-Orient rejoignirent le nationalisme arabe, expliquant qu’ils étaient certes chrétiens mais d’origine arabe, ceci dans l’espoir d’etre acceptés dans le Ouma transfrontalière. De plus, il leur fallait aussi se démarquer des autres dhimmis, les Juifs de Palestine qui construisaient leur émancipation à travers le sionisme.
Les chrétiens du monde musulman peuvent être d’origine arabe à condition de parler de l’époque pre-islamique car ensuite toute conversion d’un musulman au christianisme fut punie de mort. Ils sont en général les descendants des populations araméennes, phéniciennes etc…

* Tsadal: Armée du Sud Liban, composée essentiellement de chrétiens libanais et alliée d’Israel. De nombreux soldats de Tsadal se sont refugiés en Israel au moment du retrait des Israeliens du sud Liban et de l’occupation du territoire par le Hezbollah.

* Amos Yarkoni (1920-1991). Né à côté du village de Nahalal.
https://en.wikipedia.org/wiki/Amos_Yarkoni
Quand on demandait à Abd al-Majid Almzarib pourquoi il avait pris le nom de Amos Yarkoni, il répondait que c’etait pour des raisons de sécurité mais aussi parce que son nom en arabe etait trop difficile à prononcer pour les Juifs ashkenazes.

* Sayeret Shaked: Unité de contre-terrorisme opérant surtout dans le Neguev. Son nom est l’acronyme de שומרי קו הדרום (Shomerei Kav haDarom) les gardiens de la frontiere Sud. Mais en plus שקד (shaked) l’amande signifie aussi diligent, perséverant. 

* 2 articles sur la terreur agricole et comment lutte l’organisation Le jeune gardien:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/20/les-shinshinim/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/22/sur-tous-les-fronts/

* Im Tirtzou:
https://imti.org.il/en/

* Reservistes au front:
https://www.onduty.org.il/about-us/

* Hashomer ha’hadash:
https://eng.hashomer.org.il/

 

Notre Jerusalem

En 2013, je publiais un article Jerusalem d’or*. Il est toujours d’actualité car Jerusalem est notre capitale depuis 3000 ans.
Le transfert de l’ambassade américaine à Jerusalem est certes une décision importante mais elle ne signifie pas que pour la première fois, Jerusalem est déclarée capitale de l’état d’Israel: elle l’est en fait depuis la création de l’état en 1948 même si aucun état jusqu’à présent l’avait reconnue comme telle.
Ceux qui nous la dénient ou qui nous la disputent ne le font pas par souci humaniste ou par équité mais simplement parce qu’il leur est impensable qu’elle le soit. Il est même impensable pour certains qu’elle se trouve en Israel*!
Pourquoi? Je pense sincèrement que nombres de nations nous ont concédé un état-refuge du bout des lèvres à condition que nous nous montrions reconnaissant en restant sous leur tutelle. Elles n’ont jamais pu accepter que cette ville si importante dans l’histoire de l’humanité soit en fait notre héritage ancestral.
Mais personne ne s’est vraiment rendu compte que pour nous Israel n’était pas qu’un refuge. Pourtant, les paroles de l’Hatikva sont très claires:
Tant qu’au fond du cœur l’âme juive vibre, et notre regard est tourné vers Sion,  vers les confins de l’Orient, notre espoir n’est pas encore perdu. Un espoir de 2000 ans, être un peuple libre sur notre terre, la terre de Sion et de Jerusalem.
Nous le chantions même avant la création de l’état d’Israel:

(Élèves d »une école juive à Munkacs,Tchécoslovaquie, en 1930)

Vous me direz que je confonds deux choses: Israel et Jerusalem. Non, je ne les confonds pas mais pour les Juifs au cours des âges les deux se confondaient. L’alyia de nombreux Juifs s’est faite en pensant à Jerusalem et non pas à Tel Aviv, Beer Sheva, ou aux kibboutzim. Le nom de Sion (l’une des collines de la ville) signifiait pour eux Jerusalem et Jerusalem englobait tout le pays. Dans le chant המסע לארץ ישראל (hamassa leeretz Israel), qui raconte odyssée dramatique des Juifs d’Ethiopie à travers le Soudan, une mère encourage ses enfants fatigués:
« Encore un peu, encore un peu, soulevez vos jambes, un dernier effort avant Jerusalem » et ensuite « encore un peu encore un peu, notre rêve se réalise, on arrive en Eretz Israel »

Nous ne sommes pas animés par un esprit guerrier, nous ne voulons pas dominer le monde. Mais nous sommes liés à notre héritage par un lien, celui qui nous relie à nos ancêtres et à cette terre. Il passe de génération en génération. C’est ainsi que le sionisme c’est le retour à Sion et que Jerusalem est au sommet de notre joie comme disait le prophète Jérémie…
Pour les uns, ce lien a une composante religieuse forte, parfois mystique, pour d’autres non.
Hier soir, à la télévision, l’interview d’un vieux monsieur qui fit partie du Groupe clandestin des sonneurs de Shofar*à l’âge de 13 ans. Ce groupe sonnait du shofar le jour de Kippour à la barbe des soldats anglais en faction au Kotel. Le  gouvernement britannique de l’époque  interdisait aux Juifs de sonner du Shofar et d’apporter des rouleaux de la Thora pour ne pas gêner les susceptibilités des musulmans. Ce jeune garçon ne l’avait pas fait par mysticisme religieux mais, dit-il, par « fierté nationale« .
Je me souviens d’un chant nostalgique que ma mère aimait beaucoup. Nous le fredonnions en canon: וִיהוּדָה, לְעוֹלָם תֵּשֵׁב; וִירוּשָׁלִַם, לְדוֹר וָדוֹר (Yehuda leolam teshev vyerushalayim ledor vador)
Yehouda sera toujours habité ainsi que Jerusalem de génération en génération:

Nous sommes revenus à la maison, nous sommes rentrés chez nous. Le shofar ne sonne pas sur le Mont du Temple mais déjà au Kotel et nous parcourons les rues de notre capitale, librement comme vous pouvez le faire chez vous, où que ce soit.
Dans notre capitale, dans notre pays, chacun peut ne pas croire ou croire et croire en ce qu’il veut. Si vous venez, vous entendrez les cloches et l’appel du muezzin. La réalité n’est pas toujours simple, elle est même souvent très compliquée, mais c’est la nôtre et nous nous faisons avec*.
Souvenez-vous: nous sommes simplement rentrés chez nous.

Dans la vidéo ci-dessous, Yehoram Gaon interprète pour les festivités du Jour de Jerusalem, ce chant dont voici le refrain:
« J’ai vue une ville drapée de lumière, elle monte dans les couleurs de l’arc en ciel et joue en moi comme une harpe »*

Comme le disait David Ben Gourion qui fut notre premier Premier Ministre: Si un pays a une âme, les montagnes de Jerusalem sont l’âme du pays d’Israel

 

A bientôt,

 

*  Jerusalem d’or:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/07/jerusalem-dor/

*  Le groupe clandestin des souffleurs de Shofar:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/25/le-groupe-clandestin-des-souffleurs-de-shofar/

*  Notre réalité :
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/03/02/nous-les-yerushalmim/

* Jerusalem au sommet de notre joie: Psaume 137

* Pour le Consulat de France a Jerusalem, Jerusalem ne se trouve pas en Israel. Sur les cartes d’identité françaises établies par le Consulat, le nom de la rue est exact, le nom de la ville est bien Jerusalem mais le nom du pays…est aussi Jerusalem. Jerusalem se trouve donc hors territoire israélien. Et je précise pour les chipoteurs que c’est le cas même pour les quartiers se trouvant en deçà de la ligne d’armistice de 1949 et officiellement reconnus comme étant israéliens par la communauté internationale. Ah le vieux fantasme de l’internationalisation de Jerusalem!

* Chant écrit par Yossi Sarig, jeune compositeur du kibboutz Beit Hashita, tué pendant la guerre de Kippour

Un nouvel antisémitisme?

Un de nos amis nous a informé des raisons qui l’ont poussé à refuser de signer la pétition « Emmanuel Macron: Manifeste contre le nouvel antisémitisme ». 
Le texte de sa réponse à la personne qui lui demandait de cautionner cette pétition étant clair et juste, j’ai pensé le publier bien que mon blog soit essentiellement centré sur Israel. 
La voici:

« Chère amie,

Je reçois votre email. Nous ne nous connaissons pas. Mais nous sommes Juifs.
Je suis perplexe devant cette pétition que vous m’invitez à signer car je crois que c’est certes une action «généreuse», mais une sorte de vanité bien inutile.
Cela arrive trop tard. Et ce ne serait pas la bonne action à mener.

Effectivement nous traversons une époque qui nous oblige à une lucidité vigilante dans nos paroles et nos actes, ce qui hélas ne semble pas concerner notre environnement politique. J’ai le sentiment que la lâcheté qui a prévalu au gouvernement de Vichy est la même que celle qui se poursuit devant l’islamisme radical antisémite et anti – Occident.

Vous devez comprendre que ce qui se passe au Moyen Orient est une Guerre théologique. Une guerre de religions. L’Islam veut retrouver son honneur en soumettant le monde. Le premier ennemi sont les Juifs, les frères aînés….
À cela s’ajoute une séculaire guerre d’héritage interne à l’Islam, à savoir qui sont les héritiers légitimes de la vraie parole de Mohamed, guerre, entre Shiites iraniens et Sunnites arabes et turcs, depuis 700 ans.
Celui qui la gagnera contre l’Occident et Israël gagnera contre l’autre partie de l’Islam. Tel est l’enjeu de la guerre en Syrie.

De Gaulle, le grand homme, demanda à Ben Gurion, à la veille de la Guerre des Six jours en 1967, qu’Israël n’attaque pas en premier… sinon la France se retournera contre Israël. En militaire, De Gaulle voulait sauver l’honneur du monde arabe…
En attaquant et détruisant la formidable flotte aérienne égyptienne, alimentée par les Russes (tiens ils étaient déjà là…), Israël a survécu et gagné une guerre éclair sur un monde arabe dont le pétrole était et est pour une bonne dizaine d’année encore, vitale à la France. Telle est la politique française depuis Giscard d’Estaing et Jacques Chirac jusqu’à nos temps présents. Business first.  

La soumission de la France au nazisme n’a d’égale que la soumission de la France à l’islamisme.
Les Palestiniens ont été et sont un simple prétexte à une Guerre de reconquête religieuse de l’Islam. Depuis la chute du Mur de Berlin l’Occident n’a plus de colonne vertébrale spirituelle ni idéologique… mais seulement des intérêts économiques pour une société de consommation virtuelle et de jouissance. 

Et la France, fille aînée de l’Église, ne croit plus en son héritage mais en son confort. Elle était lâche en 1939 parce que depuis la Révolution de 1789 la bourgeoisie marchande associée à la vieille aristocratie (celle qui dirige le Quai d’Orsay) défend ses privilèges de droite, face à un peuple de gauche… On va avec le plus fort et on envoie au casse-pipe le bon peuple travailleur et exploité et donc toujours dangereux.
Les Juifs là-dedans sont sans valeur humaine, donc monnayables… (nazis ou arabes kif kif). Ouvrez-les yeux… Chirac a laissé se développer un antisémitisme arabo-musulman en France pour gagner du temps… et sauver son portefeuille…

Cela mérite une méditation, ou d’avoir le courage de partir… avant que la lâcheté ne nous attrape ou rattrape – non en de nouveaux camps de concentration – mais dans «la banalité du quotidien» – plus cruelle encore – car elle nous laisse le parfum de la somnolence et de l’indifférence. On pleure un coup on allume des bougies… pour les Français… mais les Juifs… c’est pas vraiment nous…

Si le Quai d’Orsay s’affirmait résolument pro-Israël et critique des stratégies et manipulations médiatiques palestiniennes et arabo-iraniennes, si la politique étrangère française depuis De Gaulle avait une éthique et une mémoire, la France ne serait pas dans cet état de lâcheté et de soumission et de lente désintégration…
Votre pétition lui permet de se déculpabiliser, c’est tout.

Une France qui à l’Unesco vote contre les liens du peuple Juif avec Jérusalem. Une France qui ne reconnait plus ses propre racines juives dans sa foi déclinante chrétienne et ses fondements bibliques (anciens et nouveaux), cette France-là se soumet à l’Islam et mène son histoire et son peuple vers une fin annoncée, à moins d’une révolte populaire ou de ses élites…
Mais non… « Paris vaut bien une sourate… »  pour reprendre cette phrase d’Henri IV le Huguenot, le Protestant qui se convertit au Catholicisme en disant «  Paris vaut bien une messe ! »…

Et en matière de lâcheté et de non solidarité européenne la France a une longue histoire. C’est François 1er qui signe un pacte avec le Grand Turc d’Istamboul afin que la puissante flotte ottomane n’attaque pas les navires français en Mer Méditerranée, mais seulement … les Anglais et les Vénitiens… Business oblige…
Une France qui préfère faire commerce avec l’Iran, fermer les yeux et se taire devant la déclaration ouverte de ses Mollahs de détruire Israël, en sachant que l’Iran poursuit la préparation de sa bombe… dans un site interdit à inspection.

Réveillez-vous ! Nous sommes seuls. Et personne ne viendra nous défendre. Sauf Israël.

Ce sont des actes courageux, des décisions éthiques et géopolitiques déterminées qui « devraient » être le choix de la France, et non une lâcheté rampante, avec quelques discours flatteurs, qui convient à la France, et certes pas une pétition qui rassure votre cœur, votre bonne conscience mais ne ralentit pas votre perte.
En plus, depuis quand le politique se mêle de modifier le Coran, un texte théologique… C’est augmenter la vexation au cœur de l’Islam qui ne bougera que quand il se sera soumis à l’Amour et « mettra fin » à son appétit ontologique de domination et soumission des peuples… Il faut se préparer à la guerre apocalyptique que l’Iran nous prépare… d’ici 2027.

En attendant, les escarmouches iront grandissantes et l’Islamisme n’a plus aucune raison de douter qu’il peut triompher du monde… La France et l’Europe lui ont ouvert la porte et laisser-faire… avec la complicité de la très gauche pro-islamiste qui pense ainsi se venger, et détruire le capitalisme… En un vaste suicide collectif. Avec déjà des conversions affichées… et un antisémitisme et anti-sionisme féroce.

Soyez forts.  Restez intègres 
Serge Ouaknine Ph. D – Metteur en scène et écrivain. »

Que c’est-il passé pour que nous, qui étions tant enthousiasmés au temps de notre jeunesse par la France, pays de liberté et de fraternité, en arrivions à de telles considérations? Avons nous vécu dans une illusion? Quel gâchis!

A bientôt,

 

 

*Sur le travail de Serge:
http://montpellier-cancer.com/video-theatre-et-medecine/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mireille Knoll 1932-2018

Je me permets de poster le message de Monsieur Meyer Habib paru sur facebook:

ELLE S’APPELAIT MIREILLE KNOLL, 85 ANS, LE VISAGE SI HUMAIN D’UNE FEMME, VICTIME D’UN ASSASSINAT BARBARE



 

J’ai rendu visite ce soir aux deux fils de Mireille Knoll z »l et leurs épouses.

J’ai rencontré une famille magnifique pétrie de valeurs humanistes, soudée par l’amour et détruite par le chagrin.

Regardez le visage lumineux de cette femme, qui n’était que douceur et bonté, pour imaginer la souffrance de ses enfants et petits-enfants, qui résident en Israël et viennent d’arriver à Paris pour lui rendre un dernier hommage en cette veille de fêtes de Pessah.

Ils m’ont livré une multitude de précisions, que je ne peux pas rendre publiques à ce stade.

Mireille Knoll a pu échapper à la Rafle du Vel’ d’Hiv’ grâce au passeport brésilien de sa maman en 1942, elle a succombé en 2018 face à la haine et la barbarie d’un islamiste, poignardée à 11 reprises, dans l’appartement familial, avenue Philippe Auguste Paris 11e.

C’est la même barbarie qui tue des enfants juifs à Toulouse, égorge un prêtre dans son église à Saint-Etienne-de-Rouvray ou un officier de gendarmerie à Trèbes..

Nous avons convenu de nous revoir demain avec les fils. Je me suis engagé à les accompagner pour obtenir vérité et justice.

Madame Knoll, nous ne vous oublierons pas. Justice vous sera rendue.

Et voici les message de ses deux petites-filles, Noa Goldfarb et de Jessica Knoll,  parus eux aussi sur facebook.

Noa:

Il y a vingt ans, j’ai quitté Paris sachant que mon avenir n’était pas là-bas. Ni pour moi ni pour le peuple juif.
Mais qui pouvait penser que je laissais mes proches là où la terreur et la cruauté mèneraient à une fin si triste.
Cela ne peut arriver qu’aux autres.
Mais la réalité est différente … Savta (grand-mère) a été poignardée à mort 11 fois par un voisin musulman qu’elle connaissait bien.
Il s’est également assuré de mettre le feu à son appartement pour ne nous laisser aucun souvenir. 
Pas d’album photo, ni d’elle… ni de Saba (grand-père), pas de lettres … rien !
Il ne nous reste que nos larmes.
Espérant un meilleur avenir.
Papa est en route vers toi
« Paix à ton âme »

Jessica:
Si quelqu’un me demande pourquoi je ne suis pas là bas alors que j’ai un passeport français, eh bien c’est que j’ai été sauvée: sauvée de l’Europe, et de la France en particulier, où les frontières sont floues et les politiciens ont cessé de penser, sauf à leur argent, à leur poche ou à leur intérêt personnel.
Ils mènent le monde au chaos.
Il y a quelque chose en Israel qu’on ne trouve nulle part ailleurs en tant que peuple: l’unité, la fraternité, la fierté, le sens de la nation.
Qu’elles aillent au diable ces autres religions où les gens décident que les lois divines sont entre leurs mains!
Vendredi dernier, un voisin musulman a décidé de prendre la vie de ma grand-mère chez elle à Paris.
Il a brûlé tous nos souvenirs d’enfance, les photos et mon cœur.
Non, je ne généralise pas, je ne hais pas les êtres humains, je hais les fanatiques comme lui, des hommes sans conscience, sans intelligence et sans cœur.
Il n’y a ni justice ni justification: l’histoire, on la connait déjà!
Savtoush, on parle de toi dans les journaux
Ne te fais pas de soucis, on se reverra dans le monde d’en haut.
Ici tout est vain et vide, l’humanité se perd.
Ton âme au moins est retournée au monde de vérité
Celui qui reste souffre de ton absence et les souvenirs lui font mal
Et d’une certaine manière, je ne peux pas m’arrêter de chercher une signification…

 

 

ה’ ינקום דמה

A bientôt,

*Il s’agit du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame qui a sacrifié sa vie en protégeant une otage lors de l’attentat de Trèbes dans l’Aude.

 

 

 

Choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité*

Vendredi, tout d’abord l’annonce des 2 récipiendaires du prix Israel: David Levy et Myriam Peretz :

Je n’avais pas l’intention d’écrire un article sur ce sujet mais j’ai lu un commentaire odieux d’une quelconque gauchiste expliquant qu’entre Myriam Peretz et la mère d’un shahid palestinien, il n’y avait pas de différence, chacune étant la mère d’un soldat mort au combat car, écrit-elle « les shahidim se considèrent comme des soldats« .
Je me fiche complètement de ce que pensent les shahidim. Mais comparer une mère endeuillée par la perte de ses deux fils morts pour nous protéger et la mère d’un terroriste psychopathe, c’est vraiment trop pour moi. D’autant que si la première a été honorée du prestigieux Prix Israel, ce n’est pas parce qu’elle a perdu ses fils au combat, c’est parce qu’elle a dédié toute sa vie à l’éducation. A chaque interview elle parle de son amour pour ce pays et pour son peuple: « Je suis heureuse de pouvoir vivre ici en Israel,  je suis remplie de joie et d’amour pour mon peuple et mon pays, je suis heureuse de pouvoir dire merci  quand je me lève le matin, merci de pouvoir vivre ici et faire partie d’un tel peuple. »
Elle n’a jamais une parole de haine contre nos ennemis. Elle a mieux à faire, elle a choisi la vie.


La deuxième, la mère du Shahid, est honorée, elle aussi, on l’appelle officiellement Em (mère) suivi du prénom de son tueur de fils. Elle reçoit un salaire très confortable chaque mois parce qu’elle a voué sa vie à faire de ses enfants des tueurs de Juifs.

Ces confusions intellectuelles me sont insupportables. Je ne supporte plus ces gens chez qui les convictions politiques l’emportent sur  l’incapacité de distinguer  entre des actes moraux et immoraux.

Et puis, juste avant shabbat, un nouvel attentat en Samarie: 2 soldats tués, Ziv Daos et Netanel Kahalani 

et deux blessés dont un dans un état critique, tous quatre attaqués par une voiture bélier. Et là, je lis un autre commentaire: c’est de notre faute si un attentat a eu lieu! C’est à cause du כיבוש (Kiboush) conquête*!
A bon, parce qu’avant le kiboush, il n’y avait pas d’attentats?
Je me souviens de Maya me disant comment les fedayins avaient tué son père à Rosh Ayin et aussi de Paola, un amie de ma fille, lui racontant comment ses parents et les voisins avaient construit une cachette pour les enfants, derrière la bibliothèque, où ils devaient se réfugier au cas où… Ne faire aucun bruit et se boucher très fort les oreilles… Ça sonne comme des histoires du temps de la Shoah. Mais non, c’était ici et pas dans les « territoires occupés » mais en plein Neguev  au début des années 60…
Je reçois une note me rappelant le massacre de מעלה עקרבים (Maale Akravim)*, les hauteurs des scorpions, il y a juste 64 ans, le 17 mars 1954, là aussi dans le Neguev:
Ephraim Furstenberg était un des deux chauffeurs du bus d’Egged qui travaillait ce jour là sur la ligne Tel Aviv-Eilat. Il en avait profité pour emmener avec lui sa femme Hanna et ses deux enfants, Haimke et Miri pour fêter avec eux l’anniversaire de la libération de la ville d’Eilat.

(Miri dans les bras de son père. A gauche, sa mère Hanna et son frère Haimke sur les épaules d’un oncle)

Au retour d’Eilat, le bus est conduit par l’un des chauffeurs, Kalman, tandis qu’ Ephraim, le père de Miri joue de l’harmonica. Parmi les passagers, quatre soldats ont rangé leurs armes avec les bagages. Tout le monde chante. Passé le col, ils arrivent dans une descente abrupte quand ils sont soudain attaqués par une bande de terroristes infiltrés de Jordanie mais guidés et commandés  par Said Abu Bandak, de la tribu des Azazma dans le Neguev.
Les terroristes veulent  tuer le conducteur pour faire tomber le bus dans l’abîme. Mais Kalman arrive à l’arrêter avant de succomber à ses blessures.

Miri: « Soudain j’entends des coups de feu, le soldat à côté de moi  me jette par terre et me dit de me taire… Il me protège de son corps, j’entends des cris, encore des coups de feu… le silence. » Son frère Haimke est lui aussi protégé par le corps d’un des soldats mais malheureusement il lève la tête en criant: Miri où es-tu? Et il reçoit une balle dans la tête. Haimke survivra pendant 32 ans dans un état végétatif.
Miri et les quelques survivants gravement blessés resteront plusieurs heures avant qu’on vienne les secourir. Ils raconteront que les fedayins ont violé et mutilé leurs victimes.

Miri est maintenant une grand-mère, elle aide les victimes du terrorisme et de supporte pas qu’on dise que c’est la faute au kiboush et à l’occupation: Ces dernières années, chaque fois que la gauche crie « Occupation, Occupation », cela m’exaspère! Tout cela s’est passé bien avant l’occupation, il n’y avait pas d’occupation! Il n’y avait pas de raison pour que cela se produise sauf une: la haine des arabes contre nous! »

(plaque commémorative de l’attentat)

Le 17 mars 1954 était la veille de Pourim.
Vous ne le savez peut-être pas mais un des chants les plus populaire שיר שמח (Shir samea’h), un chant joyeux, a été composé le lendemain du massacre. Le pays était sous le choc et personne n’avait envie de la joie de Pourim. Aucune chanson ne convenait. Dans la nuit furent écrits sur une mélodie ‘hasssidique, ces mots  exprimant notre force de résistance et notre amour de la vie:
Même lorsque notre tête est courbée et qu’autour de nous tout est tristesse, venez, puisons la joie du dedans de nous-mêmes »

 

A bientôt,

*Devarim (Deutéronome) 30,19

*la conquête et l’occupation font référence à la Judée et la Samarie qui étaient avant 1948 partie du Foyer National Juif, tombées dans les mains des Jordaniens pendant la guerre de 1948 et récupérés après celle de 1967. Les mots conquête et occupation sont les mantra des belles âmes.

« J’en atteste sur vous, en ce jour, le ciel et la terre: j’ai placé devant toi la vie et la mort, le bonheur et
la calamité; choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité. »

*Les Hauteurs des scorpions est une route  qui relie la vallée de la Arava au centre du Neguev. Elle est déjà mentionnée dans le Tanakh sous ce nom

 

Une nation palestinienne?

Le mot peuple en hébreu עם (Am) est intéressant car ces deux consonnes peuvent aussi se lire עם (Im) qui signifie avec. En lisant simplement ce mot, nous comprenons que, dans la conception hébraïque, le peuple est d’abord un groupe  d’individus solidaires, ayant des liens historiques, linguistiques, une mythologie commune et ayant conscience de partager un destin commun. Notre  mythologie, qui prend sa  source dans les textes bibliques, repose sur l’idée que les Juifs constituent un peuple déraciné de sa terre vers laquelle il retournera un jour. Nous n’avons ainsi jamais cessé de nous considérer comme les éléments d’un même un peuple, en attente de retourner dans notre patrie, tout aux long des siècles de notre exil.

Mais qu’en est-il des Palestiniens? 
Dans un certain nombre de mes articles précédents, j’ai expliqué que la plupart des musulmans, installés dans la partie ouest de la Palestine, arrivèrent de tout l’empire ottoman grâce à la loi turque de 1872, qui octroyait à tout musulman de l’empire une exemption d’impôts et de service militaire pendant 10 ans, s’il acceptait de s’y installer. Cela provoqua un afflux de musulmans pauvres aussi bien des régions limitrophes que du Caucase ou des Balkans. Plus tard dans les années 1920 et 1930, d’autres migrants musulmans arrivèrent, attirés par la relative prospérité économique due au développement agricole des premiers kibboutzim.
Ceci, alors que dans la même période, le gouvernement britannique restreignait l’arrivée des Juifs!

(La partie ouest de la Palestine se trouve entre le Jourdain et la mer. Selon les accords de 1920, le Foyer National Juif devait s’étendre aussi dans ce qui est la Jordanie actuelle, mais les Anglais en décidèrent autrement)

Quelles sont les caractéristiques sociales de la société palestinienne musulmane?
La société musulmane de Palestine* est construite différemment des sociétés occidentales. Elle est gouvernée par trois types de  structures sociales qui s’emboîtent un peu comme les poupées russes: tout d’abord les tribus, puis les clans et enfin les familles dominantes de ces mêmes clans.
Les trois ont en commun la même culture sociale, basée sur la gouvernance masculine, le rapport de force et les codes d’honneur et de honte.

A l’origine, cette société musulmane était un ensemble de tribus nomades.
Vers la fin du 19 ème siècle, la modernisation de l’empire ottoman fut à l’origine de la sédentarisation progressive de ces tribus, sédentarisation qui était déjà le fait des familles des fonctionnaires turcs,  disséminées dans toutes les villes de l’empire.
De plus, les nouveaux arrivants, musulmans mais étrangers au Moyen-Orient comme les Bosniaques ou les Tchétchènes, se regroupèrent entre eux, transformant le paysage social.
Tout cela provoqua une diminution notable du rôle des grandes tribus mais n’affecta pas les clans qui en sont les sous-groupes. Aujourd’hui, même dans un groupe très sédentarisé comme le groupe palestinien*, le clan ou ‘hamoula est encore le pivot central de la  vie sociale.

Le clan protège l’individu qui, en retour, lui doit une totale obéissance. Tout ou presque est décidé par le ou les chefs de clan. Ainsi, les mariages – qui sont la meilleure manière de mesurer la force de l’appartenance identitaire – se font toujours selon le modèle clanique et les quelques filles qui se marient en dehors de leur clan appartiennent alors au clan de leur mari.
Les membres de la ‘hamoula sont liés entre eux par le mithaq al-sharaf, ou code d’honneur: toute attaque extérieure, qu’elle soit physique ou non, est une attaque contre tous les membres du clan. Toute honte est celle de tout le clan et demande réparation, ce qui conduit aux assassinats, comme les crimes d’honneur, et à la vendetta. Ce code de l’honneur cimente totalement les relations entre les individus du clan et les relations entre le clan et le monde extérieur. De ce fait, aucune régulation juridique ou de sécurité publique extérieure n’est reconnue.

Depuis 1948, des Palestiniens ont été parqués dans des camps de réfugiés au Liban, en Syrie, en Jordanie et en Egypte et traités d’une manière infamante comme des étrangers dépourvus de droit. Tous ces pays les ont, et les utilisent encore, dans un but propagandiste et en ont fait un abcès de fixation contre Israel.


Mais il y en a aussi dans  toute la Judée-Samarie et à Gaza: à côté de Naplouse, de Tulkarem, Qalqilya, à Jenin, à Ramallah, à côté de Bethlehem…
Pourquoi ces camps existent-ils encore dans les banlieues des villes gouvernées par l’Autorité Palestinienne? Et là aussi, pourquoi leurs habitants sont-ils traités par cette même Autorité comme des étrangers dépourvus de droits?
En fait, ces réfugiés se trouvent forcement sur le territoire d’un autre clan. Or dans cette société clanique, la patrie se trouve là où  se trouve le clan. Si le village voisin appartient à un autre clan, il s’agit d’une autre patrie. Celui qui s’y rend est considéré comme étranger et sans protection.
Vous avez certainement entendu parler du poète  Mahmoud Darwish*, chantre des exilés de Palestine. Il est né à côté d’Akko (Saint Jean d’Acre) dans un village nommé Al Birwa, détruit pendant la guerre d’Indépendance. Les habitants du village se sont regroupés de l’autre côté de la route dans un village  à 300 m du premier où ils n’ont pas été acceptés. Ils se considèrent donc comme exilés pour 300 m. Toute la poésie de Mahmoud Darwish est une poésie d’exil pour un déplacement de 300 m!


(Mahmoud Darwish)

A l’intérieur du clan lui-même, la hiérarchie entre les familles est primordiale.
L’individu doit obéissance au clan. Donc, dans le clan lui-même, il obéit à son chef de famille qui lui même obéit au chef de la famille dominante. Ces familles se font évidemment parfois la guerre entre elles. Toutefois il est nécessaire de comprendre que les chefs de clan disposent d’un pouvoir local important mais sans plus. Aucun clan n’arrive à dominer suffisamment les autres pour les fédérer. Les élections sont structurées par district, et forcement gagnées par le clan dominant, sans alternative possible comme c’est le cas en Occident.
Dans les villes, ce sont toujours les mêmes familles de notables dans lesquelles sont choisis les représentants politiques. Les plus connues sont à Jerusalem les Hashashibi et les Husseini, à ‘Hevron les Tamimi. Ils étaient déjà les référant naturels devant le pouvoir du sultan ottoman puis des Anglais et enfin du roi de Jordanie.
Dès la fin du 19 ème siècle, une des grandes familles de notables, les Husseini, chercha à fédérer les clans sous son autorité pour lutter contre les Juifs du yishouv*, mais en vain. Les Husseini passèrent donc du politique au religieux. C’est ainsi que le nouveau mufti de la mosquée d’El Aqsa, qui jusque là se contentait d’avoir un rôle de gestionnaire, devint un agitateur politico-religieux en la personne de Hadj Amin al Husseini. Celui-ci espéra que l’appel à la Oumma, la grande « nation » religieuse, et donc au jihad, lui permettrait in fine de devenir le leader incontesté de tous les clans. Il faut bien comprendre que ce ralliement n’avait pas pour but, l’amélioration des conditions de vie des musulmans mais la destruction du proto-état juif. Et pour ce faire, il s’est même allié avec les nazis*!
Apres la seconde guerre mondiale, et l’exil du grand mufti, le prestige de la famille Husseini ne cessa de décliner, jusqu’à ce qu’un des leurs, Arafat*, s’allie à la fois aux Frères Musulmans et au KGB pour reprendre le flambeau terroriste, avec des habits neufs
, c’est à dire le discours marxiste de ses amis du KGB. Tous les clans se soumirent alors à Arafat, qui possédait l’argent, le pouvoir de ses alliés soviétiques mais aussi l’aura de la famille Husseini. Tout le monde emmargea donc au Fata’h. Il n’y eu et il n’y a aucune possibilité de trouver un travail ou d’obtenir une quelconque autorisation sans l’aval du Fata’h (ou celui du ‘Hamas à Gaza).
Comme aucun leader n’émergeait de la famille Husseini en plein déclin, ce fut finalement un apparatchik, Mahmoud Abbas, formé à l’école du KGB, qui fut imposé à Arafat par les USA comme premier ministre et successeur!
Malgré tout, Mahmoud Abbas reste un étranger à Ramallah!

Dans un article paru il y a un mois dans Haaretz, le journaliste Salman Massalha, druze israélien, explique que Mahmoud Abbas, originaire de Tsfat en Galilée, ne va jamais en visite ni à ‘Hevron ni à Qalqiliya… car là bas il est un étranger : il n’est pas l’un des nôtres » comme ils disent. Les seules occasions où il sort de son palais, la Mukata, c’est pour rencontrer des dirigeants occidentaux en Europe ou ailleurs, qui eux ne comprennent pas cela, et s’obstinent à parler du peuple, de la nation  palestinienne.
On a donc actuellement une « fédération » de clans terroristes.
En Europe, on appellerait cela une mafia mais ici…
Cela semble incroyable mais il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur de la société palestinienne, comme dans toute société clanique, les activités criminelles, assassinats, enlèvements, extorsions, trafics etc, sont protégées par la loi du clan car il n’y a ni régulation juridique ni politique indépendante. De plus, et pour compliquer la situation, certains clans s’allient parfois entre eux contre d’autres ou font de la surenchère auprès du pouvoir central pour devenir dominants. Il en résulte des guerres entre milices et pour nous, comme résultat de cette surenchère, un attentat ou deux en plus.
Un de mes cousins, qui fut un membre important du Shabak*, nous racontait que ses relations avec les chefs de clan étaient parfois plus importantes que celles avec les dirigeants du Fata’h mais que tout cela était extrêmement et constamment volatil.

 


Malheureusement, comme le montre la photo ci-dessus, certains Arabes israéliens sont encore tributaires de leur clan: ici soulha collective (amnistie, réconciliation) entre les deux clans Abou Sallouk et Abou Ghanem de Lod.

La situation est la même à Gaza. Il y a périodiquement de véritables  guerres entre les milices des familles pro-Fatah et celle du ‘Hamas.

Le ‘Hamas, c’est à dire les Frères Musulmans*, louvoie entre la réalité clanique et la loi islamique selon ses intérêts: masquer l’origine clanique d’une décision en l’habillant d’un nom islamique est courant. L’habillage islamique sert aussi des intérêts privés. Il permet par exemple à Ismail Hannye, originaire d’une famille de notable de Ramallah de pouvoir côtoyer Khaled Meshal, originaire de Gaza.

Heureusement pour nous, cette unité de façade à Gaza ou à Ramallah (autour de la personne de Mahmoud Abbas), est beaucoup plus fragile qu’il ne le paraît. J’ai parlé de la Oumma, la grande nation arabe musulmane et trans-frontière. Cette nation n’a pas de réalité tangible: comme à l’époque du grand mufti, elle n’existe que contre (nous les Juifs, les infidèles, les autres au sens large du terme) et non pas pour. Elle n’existe que pour nous éliminer de la carte.
Les Palestiniens ne parlent d’ailleurs de nation ou d’état de Palestine que lorsqu’ils s’adressent  aux Occidentaux.


Dans leurs discours en arabe, ils parlent libérer la Palestine « de la rivière à la mer » en utilisant Jerusalem comme levier religieux contre nous, mais ils n’évoquent jamais l’organisation future de cet état. Leur seul but est de libérer le terrain de la domination des dhimmis juifs mais pas de construire une nation*.

Le politologue Mordekhai Kedar est persuadé que la déclaration de Trump sur Jerusalem est le début de la fin de la « nation » palestinienne d’autant qu’un certain nombre de pays du Moyen-Orient ne leur donne plus qu’un soutien de façade. Il pense que pour les Arabes de Judée-Samarie mais aussi de Gaza, il faudrait créer des émirats basés sur les clans ou tribus. Il y aurait l’émirat de Ramallah, de ‘Hevron, de Jenin, de Jericho, avec lesquels nous aurions des accords sécuritaires et économiques. Il y a déjà des sociétés high-tech israéliennes qui préfèrent délocaliser à Gaza plutôt qu’en Inde…
Pour lui, les seuls états arabes du Moyen-Orient qui se développent bien sont les émirats, peuplés par une seule tribu (ou plusieurs ayant des liens familiaux entre elles), et dirigés par la famille dominante de cette tribu, qu’ils bénéficient de la manne pétrolière ou non. Il est persuadé que « tout Etat du Moyen-Orient basé sur des constructions politiques occidentales ou des paradigmes administratifs européens rejoindrait bientôt le sort de la Syrie, de l’Irak, du Yémen et de la Libye. »


Il n’est pas le seul a penser ainsi, Mustafa Tusa*, journaliste français d’origine tunisienne, considère lui-aussi que le modèle des Emirats Arabes Unis est le seul valable pour combattre les Frères Musulmans et assurer un système politique stable car il est basé sur le modèle socio-politique tribal.

A bientôt,

PS: – Nabil Shaat vient d’ailleurs de confirmer que leur but est de nous eliminer: « Celui qui fit partie de l’équipe de négociateurs avec Israël a déclaré que l’AP n’acceptera jamais la formule de « deux Etats pour deux peuples » car cela équivaudrait à reconnaître le droit à l’existence d’un Etat juif et à annuler le « droit du retour ». Il a présenté la « solution des deux Etats » dans la vision de l’Autorité Palestinienne: Israël deviendrait un Etat binational dans lequel tous les réfugiés de 1948 et 1967 pourraient revenir, et à côté, une « Palestine » dans laquelle ne pourront habiter que les Arabes qui y vivent aujourd’hui! En clair, une « Palestine judenrein » aux côtés d’un Etat d’Israël déjudaïsé qui aurait été submergé par plusieurs millions d’Arabes supplémentaires. » (http://www.lphinfo.com/nabil-chaath-revele-presque-monde-savait/)

 

* La Palestine en tant région administrative de l’empire ottoman puis de la Grande- Bretagne

* Cette fois, il s’agit de la population musulmane de Gaza et de Judée-Samarie

* La famille de Mahmoud Darwish est partie au Liban puis est revenue toujours en Galilée occidentale à Deir al Asad à environ 30 km de son village natal.

*le yishouv:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/04/04/de-lancien-au-nouveau-yishouv/

*le grand mufti Hadj Amin al Husseini:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/10/22/le-mufti/

*Yasser Arafat est né en 1929 en Egypte. Il prétend faire partie de la famille ‘Husseini. Personne en fait n’en sait rien mais il a pu imposer cette filiation, peut-être fictive, car cela servait les intérêts du KGB. Si non e vero…

*Le ‘Hamas:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

*Shabak: Sécurité Intérieure

* Mustafa Tusa:
http://mordechaikedar.com/the-emirates-solution-embraced-by-arabs/

*  Les émirats palestiniens
http://www.palestinianemirates.com/articles.html

* Les frères musulmans et le ‘Hamas:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

* Ce que pensait Golda Meir des Palestiniens:
https://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/21666