Le 29 novembre 1947

J’avais écrit cet article en 2013. Je le reposte aujourd’hui, car demain, il y aura 70 ans que les Nations Unies ont voté en faveur du partage de la Palestine britannique en deux états, l’un juif et l’autre arabe.

« Pas très loin de la rue Nili * dans le quartier de Katamon, il y a une rue nommée כ »ט בנובמבר   (Kaf Tet beNovember) ou 29 Novembre:

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Cette date du 29 Novembre ne vous dit sans doute pas grand chose mais un certain nombre d’entre vous a sans doute vu cette vidéo :

Il s’agit du jour où l’ONU a approuvé le plan de partage de la Palestine en deux états, l’un Juif et l’autre Arabe.Mais qu’est ce donc que la Palestine? Quel est donc ce territoire sur lequel nous sommes accusés d’occupation et parfois de nettoyage ethnique?

Regardons quelques cartes en remontant le temps:
La Palestine romaine comprend le territoire de l’état d’Israël amputée du Néguev, mais débordant largement sur la Jordanie et la partie oriental du Liban.

palestine romaine01

A l’époque byzantine, son territoire s’étend  jusqu’à l’actuelle frontière nord d’Israel, à l’Est il déborde toujours largement sur la Jordanie actuelle et est toujours amputé du Néguev au Sud:
empire byzantin Palestine (fin du 4 ème siècle)

L’empire arabe l’englobera dans ses conquêtes sans en changer les limites administratives. Ce n’est qu’à l’époque des Croisés que son territoire s’enrichit  du  Liban et de la partie occidentale de la Syrie et cette fois descend au Sud jusqu’à Eilat:

Royaume chrétien au 12 ème siècle

A l’époque ottomane, c’est une des nombreuses provinces de l’empire, divisée en un certain nombre de districts.

Palestine ottomane

Lorsque les Turcs perdent la Première Guerre Mondiale, le prince Fayçal* d’Arabie et Hayim Weizman, chef de l’exécutif sioniste, signent un accord en janvier 1919. les termes de cet accord sont extrêmement intéressants: Il s’agit à la fois de la reconnaissance par Fayçal de la déclaration Balfour et de l’établissement de deux états, l’un arabe, à l’est du Jourdain que gouvernera le prince Fayçal d’Arabie et l’autre, à l’ouest du Jourdain, qui sera l’état de Palestine dirigé par l’exécutif sioniste.
Fayçal ajoute cependant une clause restrictive: cet accord ne vaut que si les Anglais tiennent les promesses d’indépendance faites aux Arabes pendant la guerre.
Les Anglais ne les tiendront pas et cet accord restera lettre morte.

En 1920, les Français et les Anglais se partagent le Moyen-Orient. La Palestine, en vert sur la carte, sera sous mandat britannique.

Palestine 1920

En 1923, la Palestine, nommée alors Syrie-Palestine se voit à nouveau amputée de toute sa région orientale.
Pourquoi?
-Les Français prennent le contrôle du plateau du Golan et l’incluent dans la Syrie (en rose hachuré sur la carte)
– De plus, les Britanniques, qui n’ont pas l’intention de tenir leurs promesses quant à un grand royaume arabe que gouvernerait la famille hachémite, essayent de se racheter en leur offrant un cadeau, la partie orientale de la Palestine: ils créent pour le frère du prince Fayçal, Abdallah, l’émirat de Transjordanie (en rose sur la carte) qui deviendra le royaume de Jordanie en 1946. Il ne reste donc pour le Foyer National Juif que la partie occidentale de  la Palestine britannique (en vert sur la carte).

palestinz 1922.jpg 2
C’est cette petite partie de la Palestine qui est soumise au  partage en 1947. Les Juifs sont inquiets. Si les opinions publiques occidentales leur sont favorables, ainsi que le gouvernements américain et russe (tous les deux espérant ainsi mettre un pied au moyen-Orient au détriment des Français et des Britanniques), les gouvernements occidentaux européens sont eux hésitants. La France par exemple, tergiversera longtemps et se décidera pour le oui juste avant le vote.

29 novembre 1947 2(dessin d’Arieh Navon: Israel, grand-père juif fatigué, attend patiemment devant la salle d’accouchement de l’ONU)

De plus, les Juifs de Palestine savent bien que les Arabes ne veulent en fait rien leur concéder: en 1946, une conférence s’était tenue à Bloudan, en Syrie avec 400 délégués des pays arabes. Présidée par le Premier Ministre irakien, elle avait proclamé que « la Palestine était de manière irréductible une terre arabe et que jamais les Arabes ne consentiraient à en aliéner la moindre parcelle« . En cela, les délégués avaient suivi les avis les plus extrémistes: ceux de l’Irak et celui du Grand Mufti de Jerusalem Hadj Amin Al Husseini*.

Finalement la décision de partition est prise par 33 vois pour contre 13 contre et 11 abstentions.
Ce 29 novembre est un jour de joie pour les Juifs. On leur accorde enfin la possibilité d’avoir un état. Cet état est minuscule (en rouge sur la carte: environ 23 %  du territoire de la Palestine mandataire, en vert le futur état arabe) mais c’est mieux que rien.

 

Palestine 1947(En rouge le futur état juif)

La décision de l’ONU déchaîne un enthousiasme délirant dans toutes les communautés juives à travers le monde. Tout le Yishouv danse cette nuit là tout en sachant que la guerre, déjà larvée depuis des années, éclatera dès le lendemain.

29 novembre 1947

Les Juifs espèrent encore que le nouveau roi de Jordanie, Abdallah, ne rentrera pas en guerre contre le nouvel état mais en vain. Abdallah a peur que le grand Mufti de Jerusalem, réfugié en Egypte*, ne réalise son rêve: devenir le  leader du monde arabe. Il se laisse donc entraîner dans ce déferlement de violences.

Israel sera alors attaqué par l’Egypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie. La guerre sera longue, un an et demi  jusqu’aux accords d’armistice de Rhodes en juillet 1949. Le siège de Jerusalem sera très dur, les Juifs de la Vieille Ville seront massacrés ou s’enfuiront.

quartier juif jerusalem 1948

(1948, le quartier juif de la Vieille Ville de  Jerusalem vidé de ses habitants)

Finalement au moment de l’armistice, Israel, le nouvel état juif, récupérera plus de terres que prévu par le plan de partage (en rouge sur la carte si-dessous).

palestine 1948 

Apres la guerre de 1948, la Jordanie (en rose sur la carte) occupera la Cisjordanie, c’est à dire la partie occidentale du Jourdain et l’Egypte (en jaune sur la carte) occupera Gaza.
La reconnaissance de l’état d’Israel par les puissances européennes ne se fera pas sans difficultés. La France est l’une des dernières.  Comme elle veut ménager les populations musulmanes d’Afrique du Nord, elle ne reconnaîtra l’Etat d’Israël de facto qu’en janvier 1949 et de jure qu’en avril de la même année.

La décision de l’ONU avait prévu que «… Les Arabes, citoyens de l’État arabe, et les Juifs, citoyens de l’État juif auront le droit de vote dans l’État arabe et dans l’État juif, respectivement. » Ce sera la cas pour les Arabes en Israel, mais pas pour les Juifs en Jordanie car…il n’y en aura pas. La Jordanie sera un état Judenrein, exactement comme les territoires actuels sous autonomie palestinienne.

Tant que la partie orientale de la ville est restée sous contrôle jordanien c’est à dire de 1948 à 1967, peut importait au monde occidental qu’aucun Juif ne puisse prier au Kotel ou qu’aucun musulman ou chrétien de nationalité israélienne ne puisse prier à El Aksa, au Saint Sépulcre ou aller à Bethlehem. Mais quand les Israéliens en ont pris le contrôle, le monde des bien-pensants occidentaux s’est réveillé et a parlé d’occupation illégitime.

En 1967, Israel gagna la guerre des 6 jours et conquit les territoires de Cisjordanie et de Gaza. La Jordanie et l’Egypte ne voudront jamais reprendre les territoires conquis par Israel en 1967 (sauf le Sinaï pour l’Egypte), sachant trop bien que l’abcès de fixation qu’ils avaient crée se retournerait contre eux.  Les Arabes, réunis à Khartoum après leur défaite, concluent leur réunion par les fameux trois « non »:
– Non à la paix avec Israel
– Non aux négociations avec Israel
– Non à la reconnaissance d’Israel

On entend toujours qu’Israel doit retourner aux frontières de 67 mais en 1967, il n’y a eu aucune délimitation de frontières * (comme il n’y en n’avait d’ailleurs pas eu en 1949) ce ne sont que des lignes d’armistices. Donc, selon le droit international, Israel n’occupe aucun territoire national étranger!

A aucun moment, pendant toutes ces années, y compris au 19 ème et 20 ème siècles qui voient la montée des nationalismes et des états nations, les Arabes n’auront revendiqué un état ou une identité palestinienne. Aucun texte officiel ne les nommera Palestiniens. Les accords Fayçal-Weizman parleront de la création d’un état arabe et non pas palestinien.  Pendant toutes ces années, ils s’identifieront eux-mêmes comme Arabes de telle ville ou de tel clan. La mention du district de Palestine ne fera pas partie de leur identité. Ceux qui sont appelés Palestiniens par les Turcs ou les Anglais, et aussi par dérision par les Arabes, sont les Juifs de Palestine. 
De plus, même s’ils nomment en hébreu leur pays Eretz Israel, les Juifs utilisent le mot Palestine pour le designer comme le font les autre nations. C’est ainsi qu’on parle officiellement de la  Banque Anglo-Palestinienne, du journal le Palestine Post etc. C’est bien parce que, pour  le monde non-juif, le mot Palestinien est clairement synonyme de Juif, que le traité entre Fayçal et Hayim Weizman mentionnait l’état de Palestine comme le futur état juif!

Le nom de Palestinien, accordé aux Arabes de la région sera une magnifique substitution d’identité, opération de la diplomatie soviétique qui, un peu avant la guerre des 6 jours créera une nation, là où il n’y en a jamais eu.
Pourquoi cette opération de propagande ? En substituant le mot Palestinien au mot Arabe, non seulement ils créaient un peuple de toutes pièces (sous influence soviétique), distinct des autres peuples dont la plupart était sous influence occidentale, mais en plus ils utilisaient le langage en vogue de la décolonisation pour toucher l’imaginaire arabe et occidental.
Les soviétiques contribuaient à sortir ainsi les Juifs et Israel de leur histoire en en faisant des usurpateurs et cela, avec l’assentiment tacite du monde occidental.

L’OLP utilisera pour la première fois les mots peuple palestinien et Palestine en 1964. Il est intéressant de constater que les minorités non-juives et non arabes comme les Tcherkesses et les Druzes (y compris ceux qui habitent le Golan) ne se sont jamais définis comme Palestiniens. Les Arabes chrétiens suivent aveuglement jusqu’à présent les directives des mouvements palestiniens perpétuant leur statut de dhimmis!
Quand ils ne s’adressent pas au monde extérieur, les Arabes reconnaissent ces faits.
Je me souviens d’une émission à la télévision israélienne à l’occasion de Yom Haatsmaout: un journaliste juif interrogeait les notables arabes israéliens d’un village de Galilée qui clamaient haut et fort leur « Palestinité ». Il leur passa alors un film des anneées 50 où les mêmes personnes avaient été filmées participant à la fête de Yom Haatsmaout.
– Vous vous définissiez bien à l’époque comme Israéliens! leur rappela-t-il. Pourquoi pas comme Palestiniens?
– A l’époque, on ne savait pas qu’on était Palestiniens! fut leur réponse.

Ils le reconnaissent parfois même en public:
Walid Shoebat, ancien membre de l’OLP, terroriste repenti et converti au christianisme: « Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? …Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »

Ou plus cyniquement comme Zahir Muhsin, membre de l’OLP: « Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous  partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité « palestinienne ». L’existence d’une identité « palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état « palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’Israël. »
Et il y en a bien d’autres et dites parfois par les dirigeants arabes eux-mêmes!*

Malheureusement. l’Occident ne les prend pas en compte car elle ne rentrent pas dans la doxa officielle

 A bientôt, 

*La rue Nili: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/10/09/lepopee-du-nili/

*Le prince Fayçal est l’un des fils de Hussein Ben Ali, chérif de la Mecque, de la famille des Hachémites, ennemis des Ibn Saoud. Sa famille ayant aidé les Anglais dans leur lutte contre les Turcs pendant la Première Guerre Mondiale, il sera autorisé à être le seul représentant des Arabes à la conférence de Paris en 1919. Les Anglais lui offriront plus tard le royaume d’Irak.

*Le texte des  accords Weizman Fayçal: http://www.akadem.org/medias/documents/accords-weizmann-faysal.pdf.

*Sur l’attitude de certains groupes arabes de la Palestine mandataire, favorables à une coopération entre un état juif et une fédération d’états arabes, la lettre que Ben Gourion envoya au General de Gaule en décembre 1967: http://victor-perez.blogspot.fr/2013/11/lettre-de-david-ben-gourion-au-general.html#more, trouvée sur l’excellent blog de Victor Perez

* Sur l’attitude ambiguë de la France à la fin des années 40, un ouvrage très documenté: Un siècle de trahison, la diplomatie française et les Juifs., 1894-2007 de David Price-Jones, ed. Denoel.

*En 1937, le grand Mufti Amin Hadj El Husseini s’enfuit  à Beyrouth (sous Mandat Français) pour échapper à un mandat d’arrêt britannique. Il fuit en Allemagne en 1942 pour rejoindre les forces nazies et encourager depuis Berlin les Arabes à massacrer les Juifs. Arrêté pour crime de guerre en 1945, il est placé en résidence surveillée dans la banlieue parisienne. Il s’arrange pour gagner l’Egypte, refuge d’un grand nombre de nazis.
http://www.akadem.org/medias/documents/–1-grand-mufti-de-jerusalem.pdf
Contrairement à la légende qu’il s’était créée, Arafat n’est nullement de sa famille. C’est un Égyptien, ancien membre des frères musulmans. Mais Leila Shahid, s’appelle en fait Husseini. Elle est très fière de son grand-père et fait significatif de ses sentiments, elle a pris le nom de Shahid (martyr), bien qu’elle préfère plutôt envoyer les autres se faire tuer a sa place!

*Israel a actuellement une frontière avec l’Egypte et une avec la Jordanie, deux pays qui ont signé un traité de paix avec Israel. La frontière avec l’Egypte court le long du Sinaï mais ne comprend pas Gaza. La frontière avec la Jordanie se trouve sur la vallée du Jourdain et ce n’est pas la ligne verte. La ligne d’armistice avec le Liban n’a pas bougé depuis 1949, celle avec la Syrie se trouve maintenant sur le plateau du Golan.

*article interessant:http://jssnews.com/2011/05/27/le-mythe-palestinien/

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Yom Haatsmaout 2017: Toda!

Le projet עצמאות עם משמעות (Atsmaout im Mashmaout), ou comment donner un sens à notre indépendance, est devenu très populaire ces derniers temps.
De jeunes israéliens partent chaque année à la rencontre de gens simples qui ne seront pas honorés pendant les cérémonies officielles et qui sont pourtant, eux aussi, les bâtisseurs de ce pays.

La vidéo ci-dessous a été tournée par les membres de ce groupe,  au moshav Noga, dans le Neguev.

Esther et Avraham Daniel font partie des fondateurs du moshav. Arrivés d’Irak en 1951, ils expliquent à un journaliste ce que fut leur vie:
« Au début, il n’y avait rien ici, rien sauf des épineux. Nous habitions une baraque que nous partagions avec des souris… Quand je me suis mariée, je n’avais pas de verre pour boire un thé ou de l’eau… J’ai travaillé à Solel Boneh*, nous avons bâti ces maisons, personne ne nous a aidé… Après une journée de travail mes mains étaient en sang. Je nourrissais difficilement mes enfants… »
Leur sionisme est celui de tous les jours, sans ostentation, sans réflexion philosophique: « j’étais fier d’être soldat dans l’armée d’Israel… »
Ils sont âgés maintenant et un peu déphasés par rapport à la nouvelle génération qui « ne peut pas comprendre ce que nous avons souffert » mais peu leur importe: « Que vive l’état d’Israel. Tout ce qu’il y a ici, c’est incroyable. Il n’y a pas un autre peuple comme le notre, le jour de l’Indépendance pour moi, pour nous, c’est que nous sommes nés à nouveau. »
Ils ne se glorifient pas, eux qui ont sué sang et eau: Quel pays nous avons reçu! Que Dieu soit loué! Yom Haatsmaout, c’est une  fête, une grande fête…« 
Avraham ajoute: »Tiens, par exemple, on va dire qu’on tient une corde, si on se met à quatre pour la tenir, qui pourra la couper? Si tu la tiens tout seul? Tout de suite! Si nous tous, nous sommes liés les uns aux autres, le peuple d’Israel est uni,  et bien, même si le monde entier venait (pour nous attaquer) il ne pourrait rien contre nous!… »
Mais à la porte se tient une jeune fille. Elle porte un drapeau.
-Shalom!
Nous voulions vous dire merci, car c’est vous qui avez construit ce pays pour nous. C’est grâce à vous que nous sommes là aujourd’hui. Je suis très émue d’être ici et de vous dire merci!
Avraham embrasse le drapeau: Quel drapeau! Il l’embrasse encore: Il faut le lever très haut, très haut!
-D’autres gens veulent vous dire merci, venez avec moi, venez…
Ils sortent et d’autres jeunes leur crient:
-Merci de nous avoir bâti ce pays!

Enfin hier soir, la cérémonie d’allumage des 12 torches sur le Mont Herzl, symbole des 12 tribus, allumées par des personnalités publiques mais aussi par des inconnus qui se sont distingués cette année.

A bientôt,

*Solel Boneh: entreprise de travaux publics

 

 

 

 

 

Ça aussi, c’est Israel!

On me demande souvent de décrire Israel. Vous savez tous déjà que nous vivons dans un pays moderne et entreprenant, que nous avons de beaux paysages mais que malheureusement nous sommes les victimes d’une guerre de 100 ans.
Quant à la nourriture, vous pouvez trouver ici toutes les cuisines du monde (casher ou pas) des chefs auto-proclamés et d’autres réellement excellents…
Mais finalement, les jours de fête,  tout le monde revient vers les produits simples, les seuls disponibles il a seulement quelques années.
Et ça aussi c’est Israel, la nourriture simple de la cuisine familiale: les beignets de ‘Hannouka, le gâteau au fromage de Shavouot, les boulettes de shabbat, les mazot de Pessa’h… Pour Yom Haasmaout, le mangal* est toujours accompagné du fameux חומוס, ‘houmous*, purée de pois chiches aillée et souvent enrichie de תחינה, tehina*, star de la  cuisine de rue, fastfood à l’orientale
Certains affirment que le ‘houmous est une nourriture typiquement juive dont parlait déjà la Bible et ceci parce qu’il serait déjà mentionné dans la Méguila de Ruth:

RuthMedievel
A l’heure du repas, Boaz lui dit: « Approche et mange de nos aliments; tu peux aussi tremper ton pain dans le vinaigre ». Elle s’assit à côté des moissonneurs, il lui offrit du grain grillé, elle en mangea à satiété et en eut encore de reste.
וַיֹּאמֶר לָה בֹעַז לְעֵת הָאֹכֶל, גֹּשִׁי הֲלֹם וְאָכַלְתְּ מִן-הַלֶּחֶם, וְטָבַלְתְּ פִּתֵּךְ, בַּחֹמֶץ; וַתֵּשֶׁב, מִצַּד הַקֹּצְרִים, וַיִּצְבָּט-לָהּ קָלִי, וַתֹּאכַל וַתִּשְׂבַּע וַתֹּתַר.
En hébreu le mot vinaigre se dit חומץ, ‘hometz, mot qui ressemble vraiment au ‘himtza (‘houmous en hébreu mais tout le monde utilise le mot arabe ‘houmous), donc… Boaz était-il généreux et donnait-il à ses ouvriers une bonne assiette de ‘himtza- ‘houmous à midi? Ou bien, un peu pingre, les laissait-il se débrouiller avec du pain trempé dans une eau vinaigrée?

צלחת חומוס

Personne ne le sait. En tout cas, même si nous ne pouvons pas revendiquer la paternité du ‘houmous, il est certain que juif ou pas, c’est un plat de base dans ces régions du Moyen-Orient.

Dans son excellent blog, Cathy Bisraor*(que beaucoup connaissent) fait l’éloge d’une ‘houmoussia dans la petite ville de Yokna’am, pas très loin de ‘Haifa.
La ville de Yokna’am, est bien connue dans la famille! Nous y avions des parents lorsque ce n’était qu’une petite bourgade pauvre, aux constructions HLM. Nous y sommes retournés il y a quelques années, la ville s’est transformée, agrandie, embellie.

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Nous y avons pris un petit déjeuner entourés de jeunes loups de la High Tech, qui buvaient un café tout en tapant sur leur ordinateur portable.
Ça aussi c’est Israel!

yoknaam(Quartier High Tech de Yokna’am)

Et comme il n’y a qu’un pas entre le ‘houmous et les פלאפל (felafel), boulettes de farine de pois chiche épicée, je citerai Shalom Felafel de Jerusalem, un des meilleurs restaurants pour déguster un felafel ou un ‘houmous. J’ai entendu à la radio, son propriétaire rappeler fièrement que son arrière grand-père l’avait fondé en 1947, soit un an avant le premier Yom Haatsmaout.
Il prétend garder secrète sa recette de felafel, aussi je vous propose celle-ci qui, je l’espère, vous conviendra.
Il vous faut:
500 g de pois chiche, 1/2 botte de persil plat, du cumin,  des graines de coriandre en poudre, 1 oignon moyen, 3 gousses d`ail écrasées, 2 cs de bicarbonate, sel, poivre, 1 œuf.
Vous faites tremper les pois chiches toute la nuit dans d’eau additionnée de bicarbonate. Le lendemain vous mixez tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte. Vous formez des petites boulettes que vous faites frire.
C’est délicieux mais je n’ai jamais dit que c’était diététique!
Le felafel est servi  accompagné de חמוצים (‘hamoutzim), légumes au vinaigre, de tehina, de salade d’aubergine etc… Le tout enfoui dans une pita.

felafel

Ça aussi c’est Israel!

Le felafel est aussi le nom populaire donné aux insignes des officiers supérieurs. En fait, c’est une feuille de figuier. Un Major en a une seule, un Lieutenant-Colonel deux et un Colonel trois.

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(épaulette d’un major)

La caricature ci-dessous est parue ces derniers temps après les mesures  prises à l’encontre d’un soldat accusé d’avoir tiré sur un terroriste déjà à terre*. Le lieutenant-colonel (2 felafels) explique au soldat qui tient une bombe lacrymogène:
« Soldat, prends garde, la pureté des armes nous oblige à ne pas nous servir de gaz au poivre sur un terroriste qui est déjà en pleurs !« 

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(Question du caricaturiste: Est-ce que distribuer du gaz au poivre à chaque soldat ramènera le sentiment de sécurité?)

Cette affaire a déclenché une vraie tempête médiatique: hommes politiques, journaux, réseaux sociaux se sont déchaînés soit pour condamner, soit pour approuver le geste du soldat. A tel point que, le soir de la cérémonie de Yom Haatsmaout, placée sous le signe de l’héroïsme civil, le président de la Knesset, Yoel Edelstein*, a tenu un discours d’une grande portée morale, dont voici quelques extraits:
«  L’héroïsme des citoyens d’Israel et des forces de sécurité s’exprime dans l’effort, l’excellence, le dévouement personnel… A chaque fois notre cœur déborde de reconnaissance. C’est le même héroïsme qui a tenu le peuple d’Israel de génération en génération dans le combat pour notre liberté et notre indépendance.
Nous nous sommes établis à nouveau ici, malgré les efforts inimaginables de nos ennemis pour nous anéantir. Alors que pendant des générations, les Juifs du monde entier n’ont pu qu’en rêver, nous devons être reconnaissants en ce jour de l’avoir mérité. Les yeux du monde entier sont fixés sur nous, sur notre développement économique, nos découvertes, nos succès et notre force. Cette cérémonie concerne tous les citoyens d’Israel : Juifs et Arabes, Druzes et Tcherkessim*. C’est ainsi que nous sommes forts et que nous garantissons le futur de nos enfants et petits-enfants.
Nos ennemis distillent leur venin et incitent sauvagement contre nous sans relâche. Ils ont semé la haine et la mort. Les réseaux sociaux sont emplis de cette haine. Au lieu de servir à rapprocher et unir les gens, ils les séparent et les brisent…

Mais chez nous aussi, la liberté de parole sans limite s’apparente souvent à un discours provocateur. Il y a une place pour que soient écoutées toutes les opinions mais pas une pour un boycott, quel qu’il soit…
Au nom de la liberté d’expression, nombreux sont ceux qui ont heurté et attaqué, parfois sans frein, et sans honte. Et personne n’est épargné, qu’il soit Président, Premier Ministre, député, ministre, policier, soldat, juge ou journaliste... Nous, élus du peuple et ses représentants, nous devons prendre garde à nos paroles: Allons! Fuyons la médisance comme devant un incendie! Ne condamnons pas celui qui ne pense pas comme nous: il n’est ni traître ni fasciste ni zélote!
מָוֶת וְחַיִּים, בְּיַד-לָשׁוֹן, La mort et la vie sont conséquentes à nos paroles (notre langue)*, comme disait le roi Salomon. Aujourd’hui on les trouve aussi sur  les écrans.
On doit accepter la critique, mais discuter ce n’est pas envoyer des flèches empoisonnées. Le boycott, d’où qu’il vienne, est un poison. C’est celui qui s’en écarte qui est grand
« .

Parmi ses hôtes personnels, il y avait la famille de Dafna Meir, assassinée devant ses enfants par un terroriste.

Dafna Meir
Elle était infirmière à l’hôpital Soroka de Beer Sheva et soignait chacun avec un dévouement sans limite. Après sa mort, ses proches ont trouvé dans ses papiers, une prière qu’elle avait composée ainsi:

« Que telle soit ta volonté, Créateur du monde, toi qui le dirige avec bonté et miséricorde, fais moi mériter de distribuer les médicaments à ton peuple Israël qui attend d’être sauvé, ainsi qu’aux malades des autres nations qui sont en traitement et qui sont surveillés par tes envoyés fidèles, faisant un saint travail jours et nuits, le shabbat comme les jours de fêtes, sans relâche.
Donne moi le mérite, de comprendre, de savoir et de me souvenir toujours que les médicaments sont un don de toi, et que mes actions sont dirigées par toi.
Donne moi le mérite, de voir et de me réjouir de l’influence bénéfique des médicaments que je distribue avec compassion.
Donne moi le mérite, de donner les médicaments avec concentration, et en comprenant le mécanisme d’action du médicament sur la maladie.
Donne moi le mérite, de relever à temps chacune de mes erreurs ou de celles de mes collègues, dans la chaîne de l’administration du médicament, et d’agir rapidement pour y remédier avant que le médicament ne soit donné au patient.
Donne moi le mérite, de toujours agir avec humilité, d’apprendre et d’enseigner aux autres la bonne façon de distribuer les médicaments et les risques à éviter.
Donne moi le mérite, de donner des médicaments aux patients en me gardant en bonne santé et robuste, Te remerciant ainsi de ne pas avoir à prendre des médicaments moi-même.
Donne moi le mérite, de comprendre la souffrance des patients tout en restant en bonne santé, et de les aider autant que je peux avec les moyens que tu me donnes chaque jour et chaque heure. Amen »

Et ça aussi c’est Israel!

Bon anniversaire Israel!

A bientôt,

 

 

 

* Cathy Bisraor:
http://endirectdejerusalem.com/wordpress/

tahina: purée de sésame principalement additionnée d’eau, de jus de citron et d’ail

*mangal: barbecue

*le soldat ayant tiré sur un terroriste à terre: Le 24 mars à Hebron, deux terroristes ont poignardé et blessé un soldat. L’un deux a été tué lors de l’attaque, le second était à terre lorsqu’un soldat-infirmier de la brigade Kfir a tiré un balle dans la tète. Le soldat a expliqué qu’il avait tiré sur le terroriste parce qu’il le pensait sur le point de faire exploser une ceinture d’explosifs. Un témoin de la scène a confirmé qu’il y avait des soupçons concernant le terroriste, qui portait un manteau d’hiver, bien que la journée fut chaude. Le soldat sera jugé par un tribunal militaire.

*Yoel Edelstein: né en 1958 en Ukraine.Emprisonné dans les geôles soviétiques pour avoir demandé un visa pour Israel et avoir enseigné l’hébreu, il a été envoyé en Sibérie dans des camps de travail de 1984 a 1987

Yoel Edelstein

*Tcherkessim:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/05/22/les-tcherkessim/

*la mort et la vie sont conséquentes à nos paroles: phrase tirée du livre des Proverbes, 18,21

 

 

 

Yom Haatsmaout 2015

« Dieu nous fit passer de l’esclavage à la liberté, de la détresse à la joie, du deuil à la jubilation, des ténèbres à une grande lumière, de la servitude à l’affranchissement » (Haggadah de Pessah.)

C’est ainsi que le soir de Yom Hazikarone, après 24h consacrées au souvenir de ceux qui sont tombés pour que nous vivions, nous passons brusquement de la tristesse à la joie, de Yom Hazikarone à Yom Haatzmaout, le Jour de l’Indépendance.

Les cérémonies officielles de Yom Haatsmaout ont lieu sur le mont Herzl. Elles ont commencé avec l’allumage de 12 torches (12 comme les 12 tribus!) Apres une première torche allumée par le président de la Knesset Yuli Edelstein,

Yom Haatsmaout Yuli Edelstein

les porteurs de torches se sont avancés. Ce sont tous des pionniers dans leur domaine ou comme on dit en hébreu les פורצי הדרך (Portzei haderekh).

La première et sans doute la plus émue fut Lucy Harish. Arabe musulmane originaire de Nazareth, elle a en 1987 tout juste 5 ans et alors qu’elle se trouve en voiture avec ses parents à Gaza, un terroriste lance un cocktail Molotov par la fenêtre ouverte. Lucy et ses parents arriveront à s’échapper mais ses trois cousins seront sévèrement brûlés. Lucy est diplômée de l’Université Hébraïque de Jerusalem et présente le journal télévisé israélien. Hier soir, elle avait du mal à retenir des larmes d’émotion et a déclaré dans sa courte allocution: « Israel est notre pays et nous n’en n’avons pas d’autre! »

yom haatsmaout lucy harish 2

Puis se sont présentés:

Le Dr Dani Gold: L’inventeur du système כיפת ברזל (Kipat Barzel) ou Dôme de Fer qui a sauvé de très nombreuses vies lors de la guerre, l’été dernier.

Yom Haatsmaout Dany Gold

Ehud Shabtay: Il est le concepteur de Waze, une application  gratuite de navigation GPS qui a la particularité de s’appuyer sur une cartographie élaborée par ses propres utilisateurs, dans la philosophie des outils collaboratifs. La navigation se fait en temps réel et prend en compte l’état du trafic. Qui sort encore sans son Waze en Israel?

Yom Haatsmaout Ehud Shabtay

Or Assouline a allumé la torche avec Ehud Shabtay: Cette jeune lycéenne de 17 ans, est à la tète d’un groupe de jeunes entrepreneurs Elle participe au programme עתידים (Futurs) à l’ORT Braude* de Karmiel où elle étudie les sciences du cerveau dans le cadre d’études de bio-médecine.

yom haatsmaout Or Assouline

Rami Levy: Apres des études plus que chaotiques car il souffrait d’une grave dyslexie, Rami Levy a commencé à vendre des légumes dans un petit local dans le quartier de  Mahane Yehouda. Il possède maintenant 26 supermarchés discount. Son entreprise se nomme Rami Levy Shivouk Hashikma ou (Marché du Sycomore) en souvenir de la rue du Sycomore (Shikma) de ses débuts dans le quartier de  Mahane Yehouda* yom haatsmaout Rami Levy 2

  Alice Miller: Il y a presque 20 ans,  Alice Miller en appela à la Cour Suprême pour que le cours de pilote de l’Armée de l’Air soit ouvert aux femmes. Elle n’a jamais pu le terminer mais grâce à elle, les femmes peuvent maintenant être pilotes  de chasse.

Yom Haatsmaout Alice Miller

 

 

 

Le Professeur Martha Weinstock-Rosin: Martha Weinstock-Rosin est à l’0rigine de l’Exelon, qui permet une amélioration significative de la performance cognitive et donc de la vie quotidienne des malades atteints de la maladie d’Alzheimer.

Yom Haatsmaout Professor-Marta-Weinstock-Rosin

Rafi Mehudar: Il est le spécialiste et pionnier de l’irrigation « goutte à goutte ». Utilisée dans de nombreux pays à travers le monde, cette  technologie d’irrigation et d’arrosage permet de cultiver des terres arides et donc de nourrir des centaines de millions de gens en utilisant peu d’eau. Comme le dit son concepteur, Rafi Mehudar: « c’est la seule technologie qui a prouvé qu’elle augmentait sensiblement l’offre de nourriture. Nous évitons déjà à de grandes parties de l’humanité de mourir de faim, et ce n’est que le début ».

Yom Haatsmaout Rafi Mehudar

Avihu Medina: Tout Israel connait Avihu Medina. Ce chanteur est le pionnier de l' »israelisation » de la musique orientale. Pendant longtemps, la musique orientale a été dénigrée. On l’appelait la musique de la תחנה המרכזית (tahana hamerkazit) ou musique de la gare centrale (sous-entendu gare routière de Tel Aviv) qui, pour ceux qui s’en souviennent, était une endroit haut en couleurs, en odeurs, saturé de cris, de chansons orientales au texte populaire et parfois sirupeux qui se déversaient à pleines cassettes-audio dans la plus grande cacophonie. Avihu Medina a donné ses lettres de noblesses à cette musique populaire.

Yom Haatsmaout Avihu Medina

Sima Shein: Elle est arrivée au plus haut poste dans les services de renseignements, mais chut!

Yom Haatsmaout Sima Shein

Gal Lusky; En 2005, Gal Luskya a fondé Israel Flying Aid, une ONG performante, qui  secourt des populations victimes de guerres ou de désastres naturels dans des zones isolées en apportant une aide en nourriture et aide médicale.

Yom Haatsmaout Gal Lusky IFA

 

Malka Pietrokovsky: Elle est rabbin (!). Specialiste de la Thora et de la Halakha elle se bat pour les droits des femmes!

Yom Haatsmaout Malka Piotrkowsky

Dan Krokovsky: Le sergent Dan Krokovsky est autiste. Mais il est aussi et surtout diplômé, mention excellence, du programme de l’armée רואים רחוק (Roim ra’hok), Voir au loin*, qui permet d’intégrer de jeunes autistes à l’armée.

(sur la page de youtube, le reportage est en hébreu sous-titré anglais)

Dan sert dans les Renseignements où il est un spécialiste des opérations complexes de décodage de données. Il est accompagné par son lieutenant, Bat Hen Pomortchouk.

yom Haatsmaout Dan Krokovsky et Bat Hen Pormotchouk

 (le sergent Dan Krokovsky et le lieutenant Bat Hen Pomortchouk)

Partout dans le pays, les festivités ont continué toute la nuit: chants, danses, feux d’artifice…parade de l’armée de l’air.

120 soldats d’excellence ont aussi été décorés lors d’une cérémonie à la Maison du Président.

yom haatsmaout Rivlin salue les soldats decores

Reuven Rivlin, Président de l’Etat d’Israel, salue les 120 soldats décorés)

Il faisait froid, de la neige est même tombée sur le ‘Hermon. A Jerusalem nous avions un petit 14° et des giboulées, mais nous avons réussi faire le traditionnel מנגל (mangal) barbecue, dans notre cour.

En fin de journée, les terroristes de Gaza ont tiré un missile, tombé heureusement en pleine campagne à côté de Sderot sans faire ni victimes ni dégâts. L’armée a riposté et le ‘Hamas s’est à nouveau écrié: » Pourquoi encore nous accuser? Pourquoi nous? »  Ils sont peut-être jaloux au ‘Hamas. On aurait du les inviter à la cérémonie des porteurs de torches. C’est vrai, s’ils n’existaient pas, Danny Gold n’aurait pas inventé le Dôme de Fer!

Voici une Hatikva inattendue dans le tramway de Jerusalem

 

A bientôt,

* ORT Braude Karmiel: http://www.braude.ac.il/english/

*Mahane Yehuda: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/28/mahane-yehouda/

*Je précise que pour les Israéliens c’est un honneur de servir. De nombreux jeunes invalides, s’enrôlent en tant que volontaires comme Oren Almog        https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/04/14/on-se-souviendra-de-tous/ ou comme ce jeune soldat,victime d’un accident cérébral, que vous apercevez sur la photo si-dessus, salué par le Président de l’Etat Reuven Rivlin.

Le 29 novembre 1947

Pas très loin de la rue Nili * dans le quartier de Katamon, il y a une rue nommée כ »ט בנובמבר   (Kaf Tet beNovember) ou 29 Novembre:

DSCF0134
Cette date du 29 Novembre ne vous dit sans doute pas grand chose mais un certain nombre d’entre vous ont sans doute vu cette video :


Il s’agit du jour où l’ONU a approuvé le plan de partage de la Palestine en deux états, l’un Juif et l’autre Arabe.

Mais qu’est ce donc que la Palestine? Quel est donc ce territoire sur lequel nous sommes accusés d’occupation et parfois de nettoyage ethnique?

Regardons quelques cartes en remontant le temps:
La Palestine romaine comprend le territoire de l’état d’Israël amputée du Néguev, mais débordant largement sur la Jordanie et la partie oriental du Liban.

palestine romaine01

A l’époque byzantine, son territoire s’étend  jusqu’à l’actuelle frontière nord d’Israel, à l’Est il déborde toujours largement sur la Jordanie actuelle et est toujours amputé du Néguev au Sud:
empire byzantin Palestine (fin du 4 ème siècle)

L’empire arabe l’englobera dans ses conquêtes sans en changer les limites administratives. Ce n’est qu’à l’époque des Croisés que son territoire s’enrichit  du  Liban et de la partie occidentale de la Syrie et cette fois descend au Sud jusqu’à Eilat:

Royaume chrétien au 12 ème siècle

A l’époque ottomane, c’est une des nombreuses provinces de l’empire, divisée en un certain nombre de districts.

Palestine ottomane

Lorsque les Turcs perdent la Première Guerre Mondiale, le prince Fayçal* d’Arabie et Hayim Weizman, chef de l’exécutif sioniste, signent un accord en janvier 1919. les termes de cet accord sont extrêmement intéressants: Il s’agit à la fois de la reconnaissance par Fayçal de la déclaration Balfour et de l’établissement de deux états, l’un arabe, à l’est du Jourdain que gouvernera le prince Fayçal d’Arabie et l’autre, à l’ouest du Jourdain, qui sera l’état de Palestine dirigé par l’exécutif sioniste.
Fayçal ajoute cependant une clause restrictive: cet accord ne vaut que si les Anglais tiennent les promesses d’indépendance faites aux Arabes pendant la guerre.
Les Anglais ne les tiendront pas et cet accord restera lettre morte.

En 1920, les Français et les Anglais se partagent le Moyen-Orient. La Palestine, en vert sur la carte, sera sous mandat britannique.

Palestine 1920

En 1923, La Palestine amputée du Liban et de la Syrie (on l’appelait avant la Syrie-Palestine) se voit à nouveau amputée en 1923 de toute sa région orientale.
Pourquoi?
-Les Français prennent le contrôle du plateau du Golan et l’incluent dans la Syrie (en rose hachure sur la carte)
– De plus, les Britanniques, qui n’ont pas l’intention de tenir leurs promesses quant à un grand royaume arabe que gouvernerait la famille hachémite, essayent de se racheter en leur offrant un cadeau, la partie orientale de la Palestine et créent pour le frère du prince Fayçal, Abdallah, l’émirat de Transjordanie (en rose sur la carte) qui deviendra le royaume de Jordanie en 1946. Il ne reste donc pour le Foyer National Juif que la partie occidentale de  la Palestine britannique (en vert sur la carte).

palestinz 1922.jpg 2
C’est cette petite partie de la Palestine qui est soumise au  partage en 1947. Les Juifs sont inquiets. Si les opinions publiques occidentales leur sont favorables, ainsi que le gouvernements américain et russe (tous les deux espérant ainsi mettre un pied au moyen-Orient au détriment des Français et des Britanniques), les gouvernements occidentaux européens sont eux hésitants. La France par exemple, tergiversera longtemps et se décidera pour le oui juste avant le vote.

29 novembre 1947 2(dessin d’Arieh Navon: Israel, grand-père juif fatigué, attend patiemment devant la salle d’accouchement de l’ONU)

De plus, les Juifs de Palestine savent bien que les Arabes ne veulent en fait rien leur concéder: en 1946, une conférence s’était tenue à Bloudan, en Syrie avec 400 délégués des pays arabes. Présidée par le Premier Ministre irakien, elle avait proclamé que « la Palestine était de manière irréductible une terre arabe et que jamais les Arabes ne consentiraient à en aliéner la moindre parcelle« . En cela, les délégués avaient suivi les avis les plus extrémistes: ceux de l’Irak et celui du Grand Mufti de Jerusalem Hadj Amin Al Husseini*.

Finalement la décision de partition est prise par 33 vois pour contre 13 contre et 11 abstentions.
Ce 29 novembre est un jour de joie pour les Juifs. On leur accorde enfin la possibilité d’avoir un état. Cet état est minuscule (en rouge sur la carte: environ 23 %  du territoire de la Palestine mandataire, en vert le futur état arabe) mais c’est mieux que rien.

Palestine 1947(En rouge le futur état juif)

La décision de l’ONU déchaîne un enthousiasme délirant dans toutes les communautés juives à travers le monde. Tout le Yishouv danse cette nuit la tout en sachant que la guerre, déjà larvée depuis des années, éclatera dès le lendemain.

29 novembre 1947

Les Juifs espèrent encore que le nouveau roi de Jordanie, Abdallah, ne rentrera pas en guerre contre le nouvel état mais en vain. Abdallah a peur que le grand Mufti de Jerusalem, réfugié en Egypte*, ne réalise son rêve: devenir le  leader du monde arabe. Il se laisse donc entraîner dans ce déferlement de violences.

Israel sera alors attaqué par l’Egypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie. La guerre sera longue, un an et demi  jusqu’aux accords d’armistice de Rhodes en juillet 1949. Le siège de Jerusalem sera très dur, les Juifs de la Vieille Ville seront massacrés ou s’enfuiront.

quartier juif jerusalem 1948

(1948, le quartier juif de la Vieille Ville de Jerusalem vidé de ses habitants)

Finalement, Israel, le nouvel état juif, récupérera plus de terres que prévu par le plan de partage (en rouge sur la carte si-dessous).

palestine 1948

Apres la guerre de 1948, la Jordanie (en rose sur la carte) occupera la Cisjordanie, c’est à dire la partie occidentale du Jourdain et l’Egypte (en jaune sur la carte) occupera Gaza.
La reconnaissance de l’état d’Israel par les puissances européennes ne se fera pas sans difficultés. La France est l’une des dernières.  Comme elle veut ménager les populations musulmanes d’Afrique du Nord, elle ne reconnaîtra l’Etat d’Israël de facto qu’en janvier 1949 et de jure qu’en avril de la même année.

La décision de l’ONU avait prévu que «… Les Arabes, citoyens de l’État arabe, et les Juifs, citoyens de l’État juif auront le droit de vote dans l’État arabe et dans l’État juif, respectivement. » Ce sera la cas pour les Arabes en Israel, mais pas pour les Juifs en Jordanie car…il n’y en aura pas. La Jordanie sera un état Judenrein, exactement comme les territoires actuels sous autonomie palestinienne.

Tant que la partie orientale de la ville est restée sous contrôle jordanien c’est à dire de 1948 à 1967, peut importait au monde occidental qu’aucun Juif ne puisse prier au Kotel ou qu’aucun musulman ou chrétien de nationalité israélienne ne puisse prier à El Aksa, au Saint Sépulcre ou aller à Bethlehem. Mais quand les Israéliens en ont pris le contrôle, le monde des bien-pensants occidentaux s’est réveillé et a parlé d’occupation illégitime.

En 1967, Israel gagna la guerre des 6 jours et conquit les territoires de Cisjordanie et de Gaza. La Jordanie et l’Egypte ne voudront jamais reprendre les territoires conquis par Israel en 1967 (sauf le Sinaï pour l’Egypte), sachant trop bien que l’abcès de fixation qu’ils avaient crée se retournerait contre eux.  Les Arabes, réunis à Khartoum après leur défaite, concluent leur réunion par les fameux trois « non »:
– Non à la paix avec Israel
– Non aux négociations avec Israel
– Non à la reconnaissance d’Israel

On entend toujours qu’Israel doit retourner aux frontières de 67 mais en 1967, il n’y a eu aucune délimitation de frontières * (comme il n’y en n’avait d’ailleurs pas eu en 1949) ce ne sont que des lignes d’armistices. Donc, selon le droit international, Israel n’occupe aucun territoire national étranger!

A aucun moment, pendant toutes ces années, y compris au 19 ème et 20 ème siècles qui voient la montée des nationalismes et des états nations, les Arabes n’auront revendiqué un état ou une identité palestinienne. Aucun texte officiel ne les nommera Palestiniens. Les accords Fayçal-Weizman parleront de la création d’un état arabe et non pas palestinien.  Pendant toutes ces années, ils s’identifieront eux-mêmes comme Arabes de telle ville ou de tel clan. La mention du district de Palestine ne fera pas partie de leur identité. Ceux qui sont appelés Palestiniens par les Turcs ou les Anglais, et aussi par dérision par les Arabes, sont les Juifs de Palestine.
De plus, même s’ils nomment en hébreu leur pays Eretz Israel, les Juifs utilisent le mot Palestine pour le designer comme le font les autre nations. C’est ainsi qu’on parle officiellement de la  Banque Anglo-Palestinienne, du journal le Palestine Post etc. C’est bien parce que, pour  le monde non-juif, le mot Palestinien est clairement synonyme de Juif, que le traité entre Fayçal et Hayim Weizman mentionnait l’état de Palestine comme le futur état juif!

Le nom de Palestinien, accordé aux Arabes de la région sera une magnifique substitution d’identité, opération de la diplomatie soviétique qui, un peu avant la guerre des 6 jours créera une nation, là où il n’y en a jamais eu.
Pourquoi cette opération de propagande ? En substituant le mot Palestinien au mot Arabe, non seulement ils créaient un peuple de toutes pièces (sous influence soviétique), distinct des autres peuples dont la plupart était sous influence occidentale, mais en plus ils utilisaient le langage en vogue de la décolonisation pour toucher l’imaginaire arabe et occidental.
Les soviétiques contribuaient à sortir ainsi les Juifs et Israel de leur histoire en en faisant des usurpateurs et cela, avec l’assentiment tacite du monde occidental.

L’OLP utilisera pour la première fois les mots peuple palestinien et Palestine en 1964. Il est intéressant de constater que les minorités non-juives et non arabes comme les Tcherkesses et les Druzes (y compris ceux qui habitent le Golan) ne se sont jamais définis comme Palestiniens. Les Arabes chrétiens suivent aveuglement jusqu’à présent les directives des mouvements palestiniens perpétuant leur statut de dhimmis!
Quand ils ne s’adressent pas au monde extérieur, les Arabes reconnaissent ces faits.
Je me souviens d’une émission à la télévision 
israélienne à l’occasion de Yom Haatsmaout: un journaliste juif interrogeait les notables arabes israéliens d’un village de Galilée qui clamaient haut et fort leur « Palestinité ». Il leur passa alors un film des anneées 50 où les mêmes personnes avaient été filmées participant à la fête de Yom Haatsmaout.

– Vous vous définissiez bien à l’époque comme Israéliens! leur rappela-t-il. Pourquoi pas comme Palestiniens?
– A l’époque, on ne savait pas qu’on était Palestiniens! fut leur réponse.

Ils le reconnaissent parfois même en public:
Walid Shoebat, ancien membre de l’OLP, terroriste repenti et converti au christianisme: « Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? …Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »

Ou plus cyniquement comme Zahir Muhsin, membre de l’OLP: « Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous  partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité « palestinienne ». L’existence d’une identité « palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état « palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’Israël. »
Et il y en a bien d’autres et dites parfois par les dirigeants arabes eux-mêmes!*

Malheureusement. l’Occident ne les prend pas en compte car elle ne rentrent pas dans la doxa officielle

 A bientôt, 

*La rue Nili: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/10/09/lepopee-du-nili/

*Le prince Fayçal est l’un des fils de Hussein Ben Ali, chérif de la Mecque, de la famille des Hachémites, ennemis des Ibn Saoud. Sa famille ayant aidé les Anglais dans leur lutte contre les Turcs pendant la Première Guerre Mondiale, il sera autorisé à être le seul représentant des Arabes à la conférence de Paris en 1919. Les Anglais lui offriront plus tard le royaume d’Irak.

*Le texte des  accords Weizman Fayçal: http://www.akadem.org/medias/documents/accords-weizmann-faysal.pdf.

*Sur l’attitude de certains groupes arabes de la Palestine mandataire, favorables à une coopération entre un état juif et une fédération d’états arabes, la lettre que Ben Gourion envoya au General de Gaule en décembre 1967: http://victor-perez.blogspot.fr/2013/11/lettre-de-david-ben-gourion-au-general.html#more, trouvée sur l’excellent blog de Victor Perez

* Sur l’attitude ambiguë de la France à la fin des années 40, un ouvrage très documenté: Un siècle de trahison, la diplomatie française et les Juifs., 1894-2007 de David Price-Jones, ed. Denoel.

*En 1937, le grand Mufti Amin Hadj El Husseini s’enfuit  à Beyrouth (sous Mandat Français) pour échapper à un mandat d’arrêt britannique. Il fuit en Allemagne en 1942 pour rejoindre les forces nazies et encourager depuis Berlin les Arabes à massacrer les Juifs. Arrêté pour crime de guerre en 1945, il est placé en résidence surveillée dans la banlieue parisienne. Il s’arrange pour gagner l’Egypte, refuge d’un grand nombre de nazis.
http://www.akadem.org/medias/documents/–1-grand-mufti-de-jerusalem.pdf
Contrairement à la légende qu’il s’était créée, Arafat n’est nullement de sa famille. C’est un Égyptien, ancien membre des frères musulmans. Mais Leila Shahid, s’appelle en fait Husseini. Elle est très fière de son grand-père et fait significatif de ses sentiments, elle a pris le nom de Shahid (martyr), bien qu’elle préfère plutôt envoyer les autres se faire tuer a sa place!

*Israel a actuellement une frontière avec l’Egypte et une avec la Jordanie, deux pays qui ont signé un traité de paix avec Israel. La frontière avec l’Egypte court le long du Sinaï mais ne comprend pas Gaza. La frontière avec la Jordanie se trouve sur la vallée du Jourdain et ce n’est pas la ligne verte. La ligne d’armistice avec le Liban n’a pas bougé depuis 1949, celle avec la Syrie se trouve maintenant sur le plateau du Golan.

*article interessant:http://jssnews.com/2011/05/27/le-mythe-palestinien/

Bon anniversaire Israel!

Aujourd’hui le pays est en bleu et blanc, c’est l’anniversaire d’Israël: 65 ans! yom haatsmaout

Des drapeaux partout qui claquent au vent le long des rues, yom haatsmaout drapeaux. malha JPG

dans les ruelles,

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sur les façades des maisons. yom haatsmaout drapeaux. malha 2 JPG

Dans chaque école, on fête l’Indépendance:

yom haatsmaout enfants

(les enfants de l’école maternelle de Malha, photo prise de mon balcon)

On ne la fête pas qu’avec des drapeaux, des cérémonies officielles, des avions de l’armée de l’air, images des chants et des danses.
Non, on la célèbre aussi avec le mangal, le barbecue, un symbole de plus pour l’état d’Israël. Le barbecue, l’une des traditions les plus respectées dans ce pays… yom haatsmaout mangal (haaretz) Pendant toute une journée  ce n’est plus le pays du lait et du miel mais celui des brochettes.
L’Académie de la langue hébraïque a même enregistré un nouveau mot: לנפנף, lenafnef. Lenafnef veut dire agiter un carton pour alimenter le feu du mangal! La dernière blague à la télé est de dire que, pour Yom Haastmaout, le mouvement sioniste est celui du poignet sur le mangal…

Les bases militaires sont ouvertes aux famillesyom haatsmaout base militaire Difficile à croire?
Pas plus que de croire que chaque mère a le numéro de portable du sergent de son enfant à l’armée. Je me souviens du sergent de mon fils qui m’avait téléphoné pour me rassurer…

Et c’est ainsi que nous  fêtons notre indépendance  notre Atsmaout… Savez- vous que le mot עצמאות (atsmaout) vient de  la même racine que עצם (etsem), l’os?  Il y a un rapport entre ces deux mots. L’os, c’est le squelette qui nous fait tenir debout. C’est notre charpente physique mais aussi affective et psychologique. De cette racine dérivent  aussi les mots עוצמה(otsma) force et עצם  (etsem) être soi-même. Notre indépendance, עצמאות (atsmaout), nous a donné de la force, עוצמה (otsma),  et nous a permis d’être enfin nous-mêmes, עצמינו (atsmeinou).

Ces quelques mots sur la racine du mot Atsmaout me font penser à ce texte curieux du Tanakh, une vision qui est donnée au prophète Ezechiel (chap. 37) et dans laquelle il voit une vallée pleine d’ossements עצמות (atsamot)  desséchés.
En voici quelques extraits:
La main du Seigneur se posa sur moi et le Seigneur me transporta en esprit et me déposa au milieu de la vallée, laquelle était pleine d’ossements…Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements: voici que je vais faire passer en vous un souffle, et vous revivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai croître autour de vous de la chair, je vous envelopperai d’une peau; puis je mettrai en vous l’esprit, et vous vivrez…Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Ceux-ci disent: « Nos os sont desséchés, notre espoir est perdu, c’est fait de nous! »… Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici, je vais prendre les enfants d’Israël d’entre les nations où ils sont allés, je les rassemblerai de toutes parts et je les conduirai sur leur territoire. Je les constituerai en nation unie dans le pays, sur les montagnes d’Israël …*

Mais me voici bien sérieuse pour ce jour de fête et de barbecue!
Je me souviens d’une chanson qui raconte comment le prophète Ezechiel avait rassemblé tous ces os, l’un après l’autre, reconstitué les squelettes selon l’ordre divin et qu’ensuite…אלף חתיכות אז הלכו אחריו  , mille belles filles l’avaient suivi…
Je l’espère pour lui!

Je vais vous laisser avec les étudiants d’Ein Prat qui vous chantent Israel sous le signe de l’espoir (Hatikva) et du felafel

Maintenant si vous preferez la version originale:

כל עוד בלבב פנימה נפש יהודי הומייה
ולפאתי מיזרח קדימה עין לציון צופיה
עוד לא אבדה תיקוותנו
התיקווה בת שנות אלפיים
ליהיות עם חופשי בארצנו
ארץ ציון ורושלים

Aussi longtemps qu’au fond du cœur  vibre l’âme juive , 
Vers les confins de l’Orient, un œil fixé sur Sion .
Nous n’avons pas encore perdu notre espoir vieux de deux mille ans, 
De vivre en peuple libre sur notre terre,
Terre de Sion et de Jérusalem. 

 A bientôt,