Des tanks et des iris

Soukkot s’en est allé, les premières pluies sont enfin arrivées.
Vous devez penser que je suis un peu « obssessivit » comme on dit ici sur ce sujet. C’est sans doute vrai et c’est vrai pour la plupart des Israeliens.
Le premier et vrai seul jour de pluie jusqu’à présent, étourdie, j’étais sortie oubliant mon parapluie. Je me suis protégée sous les arcades d’un café en haut de la rue Betsalel, en compagnie d’autres étourdis mais tous souriants: Enfin! Pourvu que ça annonce un bon hiver bien pluvieux, c’est bon pour le Kinneret…
La nature commence à reverdir et le désert se peuple peu à peu de fleurs comme à chaque סתו (stav) automne*.
Mais je m’égare,  je devais vous parler de tanks et d’iris…
Le Neguev est une zone d’entrainement pour l’armée, or les tanks ne sont pas bons pour la fragile flore désertique. Aussi l’armée a décidé de créer une Force de Défense pour l’iris du Néguev dont la zone de pousse se trouve exactement sur le terrain d’entrainement des soldats de la base de Tseelim.
Afin de protéger la plante en danger d’extinction, les soldats  ont transféré les bulbes dans un endroit sûr, juste à côté de leur base. Ils l’ont nommé la ville des Iris.
Vous me direz, c’est faire beaucoup d’histoire pour une fleur mais l’iris du Neguev est une fleur régionale assez rare!
Elle pousse seulement dans le Néguev occidental, dans un grand triangle nommé Les dunes de Halutza qui va du kibboutz Nir Yitzhak nord à Nitzana dans le sud et aussi vers El Aish dans le nord du Sinai.

L’iris du Néguev est aussi d’un caractère obstiné: elle est la seule espèce parmi tous les iris qui accepte de fleurir dans une région dont le niveau de précipitation n’est que de 150 mm / an.

(Yediot Aharonot, photo Herzl Yossef)

Ce projet de l’armée de défense de la nature  a commencé en 2014. Il concerne 39 unites de Tsahal et a lieu conjointement avec la Société de Protection de la Nature et l’Autorité des Parcs Naturels. Les officiers et les soldats qui y prennent part sont activement impliqués dans la préservation du patrimoine et participent à une information du public sur la flore du Neguev et réalisent également une cartographie précise des zones ou la mission a été menée.
Si vous vous promenez dans la région, vous ne voyez pas seulement le jaune-beige omniprésent du désert.  Cherchez aussi les iris et autres plantes qui s’y cachent et rêvez en pensant que dans l’Antiquité, une des villes nabbatéenne de la route de l’encens s’appelait Haloutza*. Elle était encore active aux débuts de l’ère chrétienne.

(reconstitution de l’église byzantine de ‘Halutza)

Il n’en reste que quelques ruines au sud-ouest de Beer Sheva.
Et selon le Targum*, c’est là que l’ange trouva Hagar:
Un ange la trouva près d’une source d’eau dans le désert, près de la source sur le chemin de Shour (Bereshit 16, 7)
וימצאה מלאך ה’על עין המים במדבר על עין בדרך שור

A bientôt,
 
*סתו (stav) est le mot couramment employé pour automne. Cependant à l’origine, il faisait plutôt référence à la saison véritablement pluvieuse, l’hiver. C’est ainsi que dans Shir haShirim 2 11, pour vanter la beauté du printemps, le roi Salomon commence ainsi:
Et voici, le Stav s’en est allé כִּי-הִנֵּה הַסְּתָו, עָבָר; הַגֶּשֶׁם, חָלַף הָלַךְ לוֹ.

A l’époque de la Mishna et de la Guemara, le mot stav fera encore référence à l’hiver.
Pour compliquer le tout, le mot חורף ( ‘horef) hiver désignait alors la saison des engrangements, donc l’automne. Pourquoi donc cette inversion des termes? Nul ne le sait! Peut-être que סתו(stav) est tombé en désuétude et que חורף (‘horef) a fini par signifier toute la période plus ou moins froide et pluvieuse.
Du coup, סתו( stav) a repris du service lorsque l’hébreu s’est intéressé aux 4 saisons, bien définies, propres aux pays tempérés. Et tant pis pour le Shir haShirim.
*Haloutsa est aussi identifiée comme étant la ville de Ziklad, et ayant appartenu à la tribu de Yehouda ainsi qu’à celle de Shimon avant d’être conquise par les Philistins.

*Targoum: il s’agit de traductions souvent en araméen mais pas seulement, accompagnées de commentaires. Les plus célèbres sont les Targum d’Onkelos sur la Thora et le Targum de Jonathan ben Ouzziel sur le livre des prophètes.

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Tsahal entre guerre et aide humanitaire

Hier soir un reportage du journal télévisé sur l’aide apportée aux civils syriens par Tsahal, suivi ce matin d’un article très explicatif de la Metula News Agency* sur ce qui se passe à notre frontière nord et qui renvoie au reportage télévisé israélien.
Voici la traduction en français de ce reportage de la télévision israélienne.

Officier israélien au téléphone avec un Syrien de l’autre cote de la frontière. Il parle en arabe.
-Bonsoir mon frère, comment vas-tu?
Bonsoir, bonsoir,

Voix off d’un journaliste:
Voir un officier de Tsahal discuter au téléphone au milieu de la nuit sur le Golan avec un Syrien qui se trouve de l’autre cote de la frontière est un événement rare. Etre présent au moment ou Tsahal transfère l’aide humanitaire ne l’est pas moins. Hier nous avons eu l’unique occasion de participer à cette opération de l’armée qui, l’année dernière, a transféré plus de 250 tonnes de nourriture, 450 000 litres d’essence, 12000 boites de nourriture pour bébé, des générateurs, et des véhicules de secours (y compris des pièces de rechanges pour des véhicules) pour transporter des femmes enceintes à la maternité édifiée sur le Golan syrien.

L’officier:
-Nous avons estimé les besoins de base des civils qui se trouvent dans une situation humanitaire critique après 6 années de guerre. 
Par notre action, nous maintenons aussi la zone frontière en sécurité. Nous n’enlevons plus les inscriptions en hébreu sur les produits au contraire, et nous écrivons (sur des étiquettes)  en arabe la phrase: Mieux vaut avoir un bon voisin qu’un frère qui se tient à l’écart* ainsi qu’un verset du coran (Comme ça, c’est officiel, l’aide vient d’Israel, l’ennemi). Une décision de justice prise par les imams des alentours de Kuneitra permet aux civils syriens d’accepter l’aide de l’ennemi. Nous n’avons aucun intérêt dans cette histoire d’autant qu’ils nous accusent de sombres desseins. Il s’agit ici d’aider nos voisins mais aussi de garantir notre sécurité.

Voix off:
Ces équipements parviendront à des milliers de Syriens qui se trouvent sur un territoire de quelques kilomètres de large à la frontière d’Israel, depuis le ‘Hermon jusqu’au sud (à la frontière syro-jordanienne). Un tiers de ces gens sont  des personnes déplacées (dans leur propre pays). Par ailleurs,  les contacts  syriens ont reçu des messages du pouvoir syrien. Lorsque Bashar el Assad reprendra la région, il pardonnera à ceux qui auront pris les armes contre lui mais pas à ceux qui auront pactisé avec l’ennemi.
Ces opérations se poursuivent presque chaque nuit. On ouvre le portail pour transférer le chargement humanitaire, le tout sous la protection des soldats israéliens. Quand nos soldats sont rentrés, un officier appelle les Syriens pour qu’ils récupèrent les produits.

L’officier israélien, au téléphone avec un Syrien:
-Y-t il du lait pour les bébés
-Oui?
-Quand tu arriveras à la ligne des barils…tu appelles pour que je te donne l’autorisation d’avancer
-Ok
-Quand arrives-tu ?
-Dans 10 minutes
-Yallah

Un officier au journaliste :
Nous sommes en alerte, nous sommes prêts, nous savons que l’ennemi nous regarde. Nous savons que l’ennemi n’apprécie pas ce que nous faisons, nous sommes préparés comme l’armée est préparée.

Voix off:
Voici le transfert tel qu’on le voit depuis le centre d’observation de Tsahal. Presque 120 millions de shekels ont été collectés cette année pour les Syriens. La majorité des donateurs viennent d’organisations humanitaires où siègent des hommes d’affaires syriens: Au delà de l’aide humanitaire envers ceux qui se retrouvent sans électricité, sans eau courante, sans éducation, sans soins médicaux, ici à côté de nous, nous estimons qu’en plus, cela peut empêcher le terrorisme, car  pendant ces dernières années, aucun attentat contre Israel n’a eu lieu depuis ici.

Le journaliste à l’officier israelien:
Tu sais j’ai parlé à quelques amis qui habitent sur le Golan. Quand je leur ai dit que je venais pour filmer cette opération et ils m’ont dit: Quoi? Mais shabbat ils nous ont envoyé des missiles et maintenant on leur apporte de l’aide?

L’officier israelien:
Notre attitude est une attitude morale, celle d’un peuple qui a survécu à la shoah, que peuple qu’on a pourchassé. Je suis fier et heureux que Etat et l’armée me permettent cela. Tu peux aussi expliquer à tes amis que c’est aussi pour préserver notre sécurité, la sécurité de ceux qui habitent ici.

Voix off :
Ces prochaines nuits, ce sont des milliers de manteaux qui arriveront ici. L’hiver est froid sur le Golan et encore plus froid quand on a pas de moyen de chauffage, que la maison n’est qu’une tente. Toute cette aide en plus des soins médicaux (dans les hôpitaux israéliens) qu’ont reçu des milliers de Syriens Nous ne pouvons pas vous préciser l’identité de cet officier mais nous pouvons vous montrer ces images d’enfants comme celui de cette petite fille syrienne qui lui montre son amour pour lui et pour Israel. Pour elle, il est Abou Yaakoub et elle lui doit la vie comme des milliers d’autres.

Fin du reportage.


Quand la télévision présente les photos de ces enfants syriens mourants de faim, on ne peut qu’éprouver de la compassion. Nul ne naît terroriste, nul ne naît avec la haine du Juif dans le cœur mais cette haine leur est insufflée naturellement dans leurs familles. Notre peuple ressent profondément ce que veulent dire ces mots: personnes déplacées, exactions, massacres, expulsion et ce n’est pas seulement le souvenir de la Shoah, c’est bien plus profond que cela dans nos mémoires. Mais nous ne sommes pas naïfs, et notre armée ne l’est pas. Nous savons bien qui sont nos ennemis…

A bientot, 

*Metula Newa Agency:
http://www.menapress.org/

*Cette citation vient du livre de Mishlei (Proverbes) 27,10

*Quelques uns de mes articles sur le Golan:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/05/29/guerre-et-paix-sur-le-golan/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/18/les-trois-crimes-de-damas/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/12/18/les-rivieres-du-mont-hermon/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/12/25/gamla-ou-le-dos-du-chameau/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/01/01/katsrin/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/01/08/soussita/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/08/02/le-nord/

Nos soldats ne prennent pas de vacances!

Chers amis,

Je ne vous ai pas oubliés malgré une absence de plus d’un mois, loin de mon clavier.
Comme vous le savez, lors du Seder de Pessah, nous versons un peu de vin dans un saladier à l’annonce de chacune des plaies et au fur et à mesure, nous le noyons en y rajoutant de l’eau,   pour finalement jeter tout le contenu, symbolisant ainsi la disparition de toutes les plaies.
Ma belle-fille ‘Hani a instauré une nouvelle coutume: à chaque fois qu’on verse le vin, elle prononce le nom d’une organisation terroriste qui va se retrouver, elle aussi, symboliquement noyée. Malheureusement il y en bien  plus que de plaies et nous devons en rajouter à chaque fois une ou deux.*
Ce n’est pas politiquement correct, j’en suis sûre mais les Juifs ont longtemps appelé les choses par leur nom sans fausse honte et adoucissements cosmétiques et il serait temps que tous fassent de même.


Dans le même temps, nos soldats continuent à soigner les blesses syriens qui arrivent à la frontière sur le Golan.

Mais cette semaine, pour la plupart d’entre nous, ce sont les vacances. Non seulement, les Israéliens sont  sortis d’Egypte mais partis se promener de Metulla à Eilat.
Pour les inconscients qui auraient voulu passer quelques jours dans le Sinaï, c’est raté. Israel a fermé sa frontière avec l’Egypte, les bédouins jihadistes nous ayant envoyé une roquette.
L’armée est évidemment en état d’alerte absolu. Certains soldats sont restés loin de leur famille pour que nous puissions tous profiter de cette semaine de vacances.

Heureusement qu’il y a pour eux les בתי החייל (batei hayal) ou maisons du soldat.
Ce sont des hôtels où ils peuvent se reposer lors d’une permission, dormir dans un vrai lit, manger correctement, laver leur linge, voir un film…Comme tous les « soldats isolés » mon fils fut un assidu du בית החייל (Beit ha’hayal) de Kiriat Shemona, il y a déjà longtemps… Il se souvient d’une petite dame de fer ‘Hanita Attias Kedar* du kibboutz Maagan.
Volontaire de l’association « Pour le bien-être du soldat », ‘Hanita avait été embauchée au début des années 90 par Yitshak Rabin pour récolter des fonds dans les pays francophones et fonder un Beit Ha’hayal à Kiriat Shemona dans le bâtiment d’un vieil hôtel à l’abandon: « J’étais fière d’avoir récolté tout cet argent et de pouvoir offrir une halte bienfaisante aux soldats stationnés dans le nord ou qui partaient pour le Liban ».

(‘Hanita Attias-Kedar au kibboutz)

Il y a actuellement une dizaine de בתי החייל (batei Ha’hayal), dispersés dans tout le pays depuis Kiryat Shemona jusqu’à Eilat.

Il ne faut pas les confondre avec les בתי הלוחם (batei halo’hem), ou maisons du combattant, fondées par ארגון נכי צה »ל (irgoun nekhei Tsahal) l’Organisation des Invalides de Tsahal.


L’organisation des Invalides de Tsahal a été fondée en 1949 par une poignée d’anciens combattants handicapés. Elle fournit une assistance complète à tous les soldats et au personnel de sécurité qui ont été blessés au cours de leur service.
Israël compte 50 mille anciens combattants handicapés de Tsahal blessés au cours des guerres, dans diverses missions sécuritaires et dans des attentats terroristes. L’organisation des vétérans et handicapés de Tsahal les aide et les conseille en ce qui concerne leurs droits mais aussi dans le processus de leur rétablissement et de leur intégration à la vie la plus normale possible*.

Elle a aussi construit pour eux ces  בתי הלוחם (Batei halo’hem) maisons du combattant qui leur sont réservées. Ce sont des centres de soin et de  réhabilitation mais aussi des centres culturels et sociaux, offrant une gamme très élargie d’activités à toute la famille.


Voici le Beit Halo’hem de Jerusalem:

:La grande pelouse qui jouxte la piscine

A bientôt,

* Simplement celles qui veulent détruire Israel:
Le Fata’h et les Tanzim, le Front de Libération de la Palestine, le Front de libération Arabe, le Djihad Islamique, le ‘Hezbollah, Daesh, le ‘Hamas et les Frères Musulmans, Al Qaida, les Libérateurs de la Galilée etc…

* ‘Hanita Attias Kedar a un CV impressionnant: elle a aussi dirigé une  מכללה (mikhlala), l’équivalent d’un IUT dans la vallée du Jourdain pour les soldats démobilisés et a travaillé pour Israel en Afrique

* L’organisation des invalides de Tsahal leur fournit des soins physiques et psychologiques, une assistance juridique, les aide pour l’obtention de logements ou voitures adaptés, leur permet d’avoir des réductions sur un certain nombre de taxes comme les impôts locaux, leur propose des cours pour accéder à un en emploi etc… sans compter toutes les activités de loisir qui concernent tout la famille.

* Voici le site  du Beit Halo’hem de Jerusalem:
http://bh-j.inz.org.il/index1.asp?cat=141

Le devoir avant tout !

Lundi a eu lieu en Judée-Samarie l’opération militaire la plus importante depuis Tsuk Eitan*.
Dans la nuit, les forces de sécurité ont mené une opération qui a exigé une grande et précise préparation en amont avec la participation des divers services de renseignements et du Shabak*. Elles sont allées détruire les usines clandestines de fabrication d’armes se trouvant en plusieurs points de la Judée-Samarie: à Beith Lehem, au Goush Etsion, et dans la région de Hebron. 
-« Trop longtemps on appelé les armes des terroristes « armes artisanales », a dit un des responsables de l’armée. Ce n’est plus le cas maintenant. Les usines qui les fabriquent utilisent des machines automatiques extrêmement modernes, d’un haut niveau de sophistication et capables d’en produire de grandes quantités en peu de temps. »

פשיטה של צה"ל

Déjà l’année dernière l’armée avait détruit une trentaine d’ateliers plus ou moins importants mais cette fois Tsahal est allé à la racine en détruisant non seulement les lieux de fabrication mais aussi les réseaux de distribution très organisés allant des grossistes au détaillants. Les responsables ont bien sûr été arrêtés et l’armée a fait savoir que l’enquête n’était pas finie et que de nombreuses autres arrestations allaient suivre.
« Nous voyons croître la demande d’armes sur les réseaux sociaux et internet. Il n’était plus possible de laisser faire car si nous contenons plus ou moins la terreur par arme blanche, les attentats commis par arme à feu sont devenus insupportables. Nous avons coopéré avec le conseiller juridique du gouvernement, nous ne sommes pas entrés dans les maison pour rechercher ces armes mais à la source dans les entreprises de fabrication. »
L’armée a trouvé 54 armes lourdes, de très nombreuses armes légères et de nombreuses machines-outils servant à leur fabrication.

מבצע האיתור, שלשום. צילום: דובר צה"ל
Une arme fabriquée en Judée-Samarie coûte plusieurs milliers de shekel. Tsahal espère que leur rareté fera monter les prix et les rendra moins accessibles quoique personne ne se fasse d’illusion sur le financement des organisations terroristes.
Nos forces sont rentrées à la maison sans un seul blessé.
Parmi les soldats engagés dans cette opération se trouvait le lieutenant de réserve Andreï Bialsky, commandant du bataillon « Les lions de Judée ».

Andrey Bialsky
Andreï et sa jeune épouse, tous deux étudiants, devaient partir en lune de miel. Ils avaient prévu un long voyage en Europe pour  se déconnecter et être enfin seuls tous les deux après une année intense et de nombreux examens. Mais quand Andreï a reçu quelques jours avant son mariage son ordre de mission, il n’a pas réfléchi deux fois. « Nous avons décidé tous les deux que notre lune de miel attendrait. Le succès de cette mission était pour nous de la plus grande importance. »

Ils sont partis hier en voyage de noce.
Mazal Tov, Auria et Andreï!

A bientôt, 

*J’ai résumé deux articles de Maariv. Les voici pour ceux qui comprennent l’hébreu:
http://www.maariv.co.il/news/military/Article-554683
http://www.maariv.co.il/news/military/Article-554494

*Tsuk Eitan: la guerre de l’été 2014 appelé aussi en français Bordure Protectrice

*Le Shabak: la sécurité intérieure