Austérité ?

Ce matin à la télévision: Non, nous ne sommes pas en récession, nous devons simplement apprendre à vivre simplement. Nous n’avons pas besoin de repas gourmets pour nous nourrir, de fêtes de mariage ou de bar-mitsva délirantes, de changer de vêtements à tout bout de champs. Vivons simplement comme faisaient nos parents…
Je ne sais pas si les conseilleurs vont suivre leurs propres recommandations mais toutes ces paroles sont dans l’air du temps. J’ai entendu plusieurs fois le mot צנע (tsena) l’austérité*. Nous ne rentrons pas dans une ère d’austérité mais…

L’austérité, Israel l’a connue pendant une longue période, de 1949 à 1959.

En 1948, le jeune état sort d’une longue guerre très meurtrière, la guerre d’Indépendance menée  contre une coalition de tous les pays du Moyen-Orient.
A peine indépendant, Israel a ouvert ses portes à l’immigration juive, jusque la bloquée par les Britanniques, et décidé de recevoir en quelques années cette grande masse d’immigrants venus d’Europe ou des pays musulmans, complètement démunis.*

Il s’agit donc de leur trouver rapidement logement et moyen de subsistance même au niveau minimum
Les besoins du pays sont réels et les difficultés financières auxquelles il est confronté, sont le résultat de sa situation particulière mais aussi  de la situation économique mondiale après la Seconde Guerre mondiale. Un régime de rationnement avait d’ailleurs également été appliqué en Palestine pendant la guerre, par les autorités britanniques, et la Grande-Bretagne d’après-guerre elle même était clairement en pénurie, ainsi que la plupart des pays d’Europe.
Les dirigeants politiques ont le désir de construire une société basée sur l’idéal du kibboutz à chacun selon ses moyens et à chacun selon ses besoins. C’était à l’époque leur fondement idéologique. 
Il leur faut mobiliser les citoyens pour un objectif commun: la doctrine socialiste promouvait un concept fondamental d’égalité, éloigné du matérialisme et des satisfactions personnelles et égoïstes.
Il y a la nécessité de l’heure et mais l’agenda socialiste joue aussi un rôle important dans l’élaboration du régime d’austérité et son application aussi tôt dans la vie de l’état…

C’est ainsi que sont fixés des quotas de nourriture par habitant, pour les adultes, pour les enfants et les bébés. Les quotas sont très bas. Les citoyens doivent s’enregistrer personnellement dans les magasins de leur ville et il leur faut des tickets de rationnement pour acheter toutes les denrées alimentaires et autres produits de première nécessité.

(carnets de tickets de rationnement)

Les vraies héroïnes de cette époque, ce sont les femmes qui font la queue souvent pendant des heures, qui essayent de composer des menus nourrissants pour leur famille avec des produits souvent aussi de mauvaise qualité.

De plus aucune maison n’a de réfrigérateur et le camion de bloc de glace passe irrégulièrement. Pas de viande ou presque. Elles utilisent de la poudre d’œuf car les œufs frais sont une denrée rare (2 œufs par semaine et par personne), de la margarine diluée au lieu du beurre.
Evidemment le marche noir se met à prospérer…
Maintenant on parle de tout cela avec le sourire et même un peu de nostalgie. C’est l’époque de la débrouillardise, des primus*, des recettes comme les aubergines au gout de foie ou celles de boulettes de la victoire qu’on avait déjà mangées pendant le siège de Jerusalem en 1948*…
La viande bœuf est introuvable et une famille de 5 personnes reçoit un poulet entier pour les fêtes, un repas de mariage grandiose comprend par personne 1/4 de poulet et du riz: רבע עוף ואורז (reva of veorez)*
Les enfants ont droit à 1/8 de poulet par semaine. C’est souvent une vieille poule en fin de vie, coriace, pas toujours fraîche et les gens reprennent le proverbe yiddish: Quand un Juif mange du poulet… C’est soit le Juif qui est malade, soit le poulet!

C’est l’époque des substituts, des erzatz comme disait ma mère.
Voici la recette des aubergine au gout de foie. Elle reprend une recette ashkénaze classique, le foie haché mais sans le foie!
Vous l’avez peut-être goûté en Israel, ce plat existe toujours:
Pour 750 gr d’aubergines, il vous faut 3 oignons hachés, 3 ou 4 œufs durs hachés, du sel et du poivre et de l’huile.
Couper les aubergines en tranches sans les peler, les mettre au four avec un peu d’huile pour les faire dorer, faire dorer les oignons dans une poêle, ajouter le sel et le poivre. Mélanger tous les ingrédients  et les hacher le plus fin possible (maintenant on utilise un robot!). Servir froid.
Si vous ne trouvez pas d’aubergines, vous pouvez utiliser des lentilles.
Si nous ne trouvez pas non plus de lentilles, alors préparez ce plat ainsi:
Il vous faut 50 gr de margarine ou 1/4 de tasse d’huile, un oignon haché, 100 gr de levure fraîche, 1/2 tasse de lait, 3 cuillerées à soupe de chapelure, du sel et du poivre. Une fois les oignons dorés dans la poêle vous rajoutez les reste des ingrédients, vous remuez jusqu’à l’obtention d’une sorte de crème et vous priez pour qu’enfin, vous arriviez à trouver des œufs et des aubergines pour une prochaine fois!

Au moins deux produits qui sont devenus incontournables dans  la cuisine familiale des israéliens:
– les שקדי מרק (shkidei marak) ou amandes pour la soupe, créés par Osem* en 1952. Ce sont des pâtes coupées en petits carrés et cuites au four. Dans une soupe, il y avait souvent bien plus de shkidei marak que de légumes (ne parlons pas de viande ou de crème!) mais c’était nourrissant et les enfants d’aujourd’hui ne sauraient s’en passer:


– Ce qu’on appelle maintenant les פתיתים (ptitim) ou flocons, on les appelait alors le riz de Ben Gourion car les premiers avaient la forme de grains de riz. En fait il s’agit là encore de minuscules pâtes destinées la aussi à rassasier à peu de frais dans une soupe ou mélangés à une salade comme du boulgour.

Evidemment, comme à chaque fois en période de crise alimentaire, le marche noir* s’est mis à prospérer malgré les menaces et parfois les sanctions.

(Élimine le marche noir avant qu’il ne t’élimine)

De cette époque, il reste au moins une chanson: le marche noir dont le refrain est:

 

בואו בואו, בואו, בואו הנה,
כאן איש אינו יודע מהו צבע
בלי נקודות, וגם בלי תור.

Venez, venez, ici personne ne sait ce que sont les restrictions, sans points, sans queue, voici le marche noir

L’austérité, le rationnement? Non, nous en sommes loin, heureusement.
En attendant la fin de cette crise, confinés comme nous le sommes, que pouvons nous faire?
Lire, écrire, prendre des nouvelles les uns des autres, écouter le président de l’état d’Israel, Reuven Rivlin, qui a décidé de lire une histoire par semaine aux enfants. Cette semaine, c’est L’appartement à louer de Leah Goldberg:

 

Applaudir le corps médical qui se dévoue sans compter comme ce soir tout Israel l’a fait :

(dessin anonyme apparu sur facebook)

A bientôt,
*  Le mot tsena signifie aussi humilité, modestie. On le trouve dans le livre du prophète Mikha, chap.6, v.8
Homme, on t’a dit ce qui est bien, ce que le Seigneur demande de toi: rien que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu!
הִגִּיד לְךָ אָדָם, מַה-טּוֹב; וּמָה-יְהוָה דּוֹרֵשׁ מִמְּךָ, כִּי אִם-עֲשׂוֹת מִשְׁפָּט וְאַהֲבַת חֶסֶד, וְהַצְנֵעַ לֶכֶת, עִם-אֱלֹהֶיךָ
* L’expression 1/4 de poulet et du riz a pris une signification très différente avec les années. Nous sommes si riches maintenant qu’elle signifie un repas plutôt miteux.
* Osem: une des plus grosses société d’agroalimentaire d’Israel. Elle a été créé en 1942. Un des oncles de mon mari y avait travaillé à ses débuts. Il se souvenait que parfois il rentrait à la maison non pas avec sa paye (journalière!) mais avec un carton rempli de pâtes en guise de salaire qu’il transportait dans un vieux landau couineur tout rouillé.
* En 1959, le ministre du Commerce et de l’Industrie Pinchas Sapir a annoncé l’annulation du régime d’austérité et de rationnement (hors sucre, confiture et café) et le marché noir a disparu. Mais je me souviens qu’à la fin des années 60, les repas étaient certes sains et nourrissants, mais nous étions encore bien loin des restaurants gastronomiques d’aujourd’hui. Quant aux boutiques de vêtements, elles ressemblaient beaucoup à celles de la Yougoslavie communiste: robes à fleurs, deux ou trois couleurs de tissus et les hommes portaient tous le même modèle de pantalon ou de shorts vaguement kakis.
*Discours du président de l’état d’Israel, Reuven Rivlin aux Juifs de la Diaspora:

Les actes comptent, et non pas le verbiage… des discours sans dents!

Je ne sais plus si je vous ai déjà parlé du projet 929 ou התנ’ך ביחד  (Hatanakh beya’had), le Tanakh ensemble. Nommé ainsi d’après les 929 chapitres de la Bible, c’est un projet unique en Israël qui propose au grand public une nouvelle coutume judéo-israélienne : lire chaque jour un chapitre du Tanakh, sauf le vendredi et le shabbat, soit 5 chapitres par semaine. Chaque jour, un nouveau texte biblique apparaît sur le site 929.org.il, accompagné d’informations intéressantes, d’explications, de vidéos et d’images qui apportent toutes un éventail de points de vue et des perspectives, parfois très différentes les unes des autres.
Un peu partout dans le pays, des petits groupes d’étude hebdomadaire permettent aux participants de discuter ensemble sur ce qu’ils ont étudié pendant la semaine. Les participants se réunissent chez des particuliers, dans des Centres culturels, des cafés,

(dans un café à Ashdod, site Ashdod.net)

ou de manière plus formelle dans la maison du président de l’état Reuven Rivlin:

Tous les dimanches soir, je m’en vais donc dans le quartier de Gilo, à Jerusalem, pour échanger avec une dizaine de personnes sur les chapitres de la semaine. Dans mon groupe aucun des participants n’est considéré comme vraiment pratiquant mais comme le dit Akiva, l’un de mes amis: la Thora a été donnée à tout le peuple et pas seulement aux religieux!
La semaine dernière, nous avons terminé le livre du prophète ישעיהו (Yishayaou), ou Isaïe, dont les derniers chapitres nous parlent de גאולה (gueoula)*. On y trouve entre autres cet verset qui m’a particulièrement frappée cette semaine:
Et ils viendront à toi, tête, basse, les fils de tes persécuteurs, et tous tes insulteurs se prosterneront jusqu’à la plante de tes pieds; ils t’appelleront Cité de l’Eternel, la Sion du Saint d’Israël. (Yshayahou-Isaïe 60,14)
וְהָלְכוּ אֵלַיִךְ שְׁחוֹחַ בְּנֵי מְעַנַּיִךְ, וְהִשְׁתַּחֲווּ עַל-כַּפּוֹת רַגְלַיִךְ כָּל-מְנַאֲצָיִךְ; וְקָרְאוּ לָךְ עִיר יְהוָה, צִיּוֹן קְדוֹשׁ יִשְׂרָאֵל. טו תַּחַת הֱיוֹתֵךְ עֲזוּבָה וּשְׂנוּאָה, וְאֵין עוֹבֵר; וְשַׂמְתִּיךְ לִגְאוֹן עוֹלָם, מְשׂוֹשׂ דּוֹר וָדוֹר

Le journaliste Amit Segal, a lui aussi été frappé par ces paroles prophétiques, lues la semaine dernière, alors que se tenait à Jerusalem le 5 ème Forum International sur la Shoah*, en présence d’une cinquantaine de chefs d’état et de têtes couronnées.

L’allocution du président allemand lors de la cérémonie fut pleine de contrition:
Chaque fois qu’un dirigeant allemand vient à Yad Vashem, écrit Amit Segal, et qu’on lui rappelle par cette visite de quoi son pays fut responsable il y a quelques années, je me souviens de ces versets…

Il a aussi évoqué les paroles de son oncle le Rav Israel Meir Lau, lors de cet même forum.

Le rav Lau a rappelé à ces dirigeants qui se tenaient devant lui l’histoire de l’arche de Noa’h:
Comment se fait-il que des animaux très différents les uns des autres et parfois agressifs les uns envers les autres aient pu tenir ensemble 150 jours dans cet espace clos qu’était l’arche? Tout simplement parce qu’ils avaient un ennemi commun. Le déluge leur faisait suffisamment peur… Et aujourd’hui? N’avons nous pas des ennemis communs qui nous menacent tous au delà de nos différences et de nos dissensions? La  violence, la terreur! Comment pouvons-nous nous permettre de tolérer cette cruauté? Quand serons-nous aussi intelligents que les animaux de l’arche? Quand la réalité est tellement dangereuse, nous n’avons pas d’autre choix que de vivre en bonne intelligence.
Le rav Lau a préféré s’éloigner de cette vision idéale d’un futur radieux pour Israel et les nations, quand enfin le loup vivra avec l’agneau,  et a choisi de s’ancrer dans la réalité.
Pour moi,
ajoute Amit Segal, le choix de mon oncle fut surprenant: c’est un homme d’étude, de foi, qui a refusé de surfer sur la description merveilleuse de la geoula et s’est concentré sur la responsabilité humaine.  Lui, qui a vécu le premier chapitre de sa vie dans le camp de Buchenwald, chemine dans ce monde les yeux ouverts mais prudents dans son rapport avec l’humanité.

(Loulek (Israel Meir) Lau, en compagnie de soldats américains qui lui ont retaillé
des vêtements de la Hitlerjugend quelques temps après la libération de Buchenwald
)

Ça m’a pris quelque moment, continue Amit Segal, pour comprendre dans quelle direction le rav Lau voulait aller. Mais après avoir réfléchi je me suis aperçu qu’il était le seul qui n’avait pas parlé de commémoration. Il a entendu la demande de pardon du président allemand mais il l’a repoussée en expliquant qu’il n’avait pas l’autorité pour pardonner au nom de toutes les victimes. Il a regardé droit dans les yeux tous les dirigeants et leur a assuré que nous n’oublierons pas. Ce fut le discours d’un Juif droit et fier et qui se souvient du mal dans sa pire noirceur et nous demande de ne pas nous laisser actuellement tenter par cette prophétie où des agneaux vivront sans crainte au côté des loups, mais en fait d’agir pour le bien.

Un jour, sans doute, le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau; veaux, lionceaux et béliers vivront ensemble. Mais nous en sommes bien loin. Pleurer sur des Juifs morts et dédouaner en même temps les assassins d’aujourd’hui ne fait pas avancer ni la justice ni la paix et ça le Rav Lau le sait bien: à un journaliste qui lui demandait son impression sur la cérémonie et sur l’intention affirmée par tous de lutter contre l’antisémitisme , il a répondu avec clairvoyance: Les discours de tous ces dirigeants étaient très bien tournés mais ils étaient sans dents…

A bientôt,

 

*Le projet 929 a été lancé en 2014 à l’initiative du vice-ministre de l’Education, Avi Wurzman, et du rav Benny Lau (neveu du Rav Israel Meir Lau).
Si vous comprenez l’hébreu ou l’anglais voici de quoi étudier:
https://www.929.org.il/p/home
https://www.929.org.il/lang/en/today

*La gueoula: ce mot est traduit en français par rédemption, c’est à dire le fait de racheter ses péchés. Mais ceci est une notion chrétienne qui a peu à voir avec la gueoula telle que la tradition juive la pense. Pour nous il s’agit de notre libération finale à l’époque du Mashi’ah. Pour le sionisme, la renaissance de l’État d’Israël n’est pas considérée comme un but, mais plutôt comme le début d’un processus, dans lequel de nombreuses étapes se produiront encore.

*5 ème Forum International sur la Shoah, le 23 janvier 2020:
https://www.yadvashem.org/fr/forum-shoah-2020/about.html

*Le rav Israel Meir (Loulek) Lau: déporté à Buchenwald à l’age de 7 ans avec son frère aîné. Il a survécu grâce à un médecin tchèque, lui-même déporté, qui a déclaré aux SS que l’enfant n’était pas juif et qu’il avait été raflé alors qu’il jouait chez un de ses camarades juif. Les SS l’ont alors amené dans la partie du camp réservée aux prisonniers de guerre russes. Les conditions y étaient catastrophiques mais ce subterfuge lui a évité d’être envoyé dans une chambre à gaz. Les soldats russes l’ont protégé autant qu’ils ont pu, lui donnant une partie de leur nourriture. L’un deux, Fiodor, voulait même l’adopter à la fin de la guerre. Mais Loulek, s’est souvenu des paroles de Naphtali son frère: Eretz Israel. Encore une fois. Répète encore. Eretz Israel, c’est la maison des Juifs et c’est là que nous devons retourner. C’est le seul endroit au monde où les Juifs ne sont pas tués. Alors si tu restes en vie, il y a certainement des gens qui voudront te prendre avec eux et te conduire ailleurs… mais rappelle-toi ce que je te dis: seulement en Eretz Israel.
Loulek, histoire d’un enfant de Buchenwald qui devient grand-rabbin d’Israel, Jerusalem Publications, 2009
http://collectifhistoirememoire.org/Pages/107_Israel-Meir-Lau.html

70 ans et si jeune! Bon anniversaire Israel!

 

Il est difficile de sortir directement du Yom Hazikaron pour entrer dans la liesse du Yom Haasmaout. De plus en plus de gens terminent cette journée de deuil en lisant des psaumes et  organisant une Havdala, cérémonie  de séparation inspirée de la Havdala de la fin de Shabbat.
Celle-ci ne nous fait pas entrer dans la semaine mais nous fait passer du deuil à la joie.

Et nous entrons alors dans la fête d’Indépendance de l’état d’Israel, 70 ans aujourd’hui!

Parmi ceux qui allumeront cette année les torches lors des cérémonies de Yom Haastmaout  ce soir, je voudrais vous présenter Marcelle Makhlouf.


Comme tous les autres, elle a un CV impressionnant:
Après avoir terminé son service militaire, et après avoir été recalée au concours d’entrée à l’école de médecine, elle a décidé d’étudier la biologie à l’Université hébraïque. Apres un doctorat en génie biotechnologique, elle a effectué sa recherche postdoctorale en tant que boursière à la Harvard Medical School, et s’est concentrée sur la thérapie génique, l’ingénierie tissulaire et le contrôle de l’administration de médicaments dans le traitement du cancer.

Actuellement, Marcelle Makhlouf est professeur titulaire et doyen de la faculté de biotechnologie et de génie alimentaire du Technion en Israël, ainsi que directeur du laboratoire de fourniture de médicaments contre le cancer et de technologies cellulaires, où le nanoghost, une cellule souche modifiée pour traiter le mélanome métastatique et le mésothéliome, a été développé conjointement avec le centre médical Langone de l’Université de New York.
Ses recherches actuelles portent sur:
– Le développement des nanoparticules pour la transmission de médicaments anticancéreux au cerveau et à d’autres organes;
– Le développement d’un système de nano-délivrance pour la vaccination par ADN
– L’ingénierie tissulaire du cœur et de ses vaisseaux sanguins utilisant du tissu cardiaque de porc,
Tout cela sous les auspices du Russell Berrie Nanotechnology Institute (RBNI) du Technion.

J’ai choisi Marcelle Makhlouf car elle est le symbole de ceux qui sont arrivés en Israel totalement démunis et ont réussi, participant ainsi à la réussite du pays tout entier. Née au Maroc, elle est arrivée en Israel à l’age d’un an avec sa mère et sa grand-mère. Sa mère, qui subvenait seule à leurs besoins, était femme de ménage. Bien sûr, ce n’était plus l’époque où les nouveaux immigrants s’entassaient dans des maabarot* mais les débuts de la famille furent difficiles. Ashdod, où elle grandit n’était pas la belle ville que vous connaissez actuellement.

Mais celle-ci, une ville ouvrière et pauvre avec peu de moyens éducatifs.
Une ville dont on disait: Ah Ashdod, baperiferia!*
En fait, la ville elle même est un symbole de la réussite de ce pays: elle fut une des 6 villes qui remporta le prix de l’éducation en 2012.

Notre vie ici est faite d’amertume et de douceur, d’épines et de miel comme l’écrivait si bien Naomi Shemer. Voici encore une fois Koolulam, qui cette fois fait chanter Shlomi Shabbat et 12000 participants , y compris le président de l’état d’Israel, Reuven Rivlin. Ce chant qui résume si bien notre vie ici, notre amour pour ce pays, un amour qui ne se transforme jamais en haine à l’encontre de ceux qui veulent nous annihiler, nous n’avons pas de temps pour ça, mais au contraire nous amène à persévérer dans la qualité de l’éducation que nous donnons à nos enfants.

Protège mon Dieu, le miel et le dard, l’amertume et la douceur, protège notre petite fille, protège les bien, protège le feu qui brûle, l’eau limpide, celui qui revient de loin à la maison.
Tout cela, protège le, mon Dieu, protège le bien. Ne déracine pas ce qui a été planté, n’oublie pas notre espoir, fais moi revenir et je reviendrai vers notre bon pays.
Protège ma maison, le jardin, la muraille, des chagrins, des peurs soudaines et des guerres. Garde le peu que j’ai, la lumière et les enfants, garde les fruits encore verts et qui ont été cueillis.
L’arbre murmure dans le vent, au loin scintille une étoile, j’inscris maintenant les souhaits de mon cœur dans l’obscurité.
Protège tout cela, protège ceux que j’aime, le silence, les pleurs et ce chant…

A bientôt,

*maabarot: baraques ou étaient logés les nouveaux arrivants:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/10/24/sharaliya/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/08/et-vous-quand-avez-vous-quitte/

 

Nouvelle donne?

J’allais écrire: « nous vivons des temps incertains » mais en fait, quand avons nous réellement vécu des années calmes et sans nuages?
Il semble en tout cas que cette année beaucoup de choses vont changer pour nous ici en Israel.
Depuis hier, nous avons entendu que le fameux mantra « deux pays pour deux peuples » n’était plus d’actualité. Il ne nous manquera pas. Ceux qui vivent ici savent que cette vision simpliste de la situation est inacceptable sauf si nous voulons nous suicider.
La raison souvent avancée par les tenants de cette solution est qu’avec la séparation entre les deux peuples, il y aura ici moins d’attentats. Il n’en reste pas moins que, si les Arabes de Judée-Samarie ne seront plus à notre contact, nous resterons à portée de tir des snipers du Fata’h qui comme chacun sait revendique la Palestine « de la rivière à la mer« , mais aussi des tirs de Daesh, de plus en plus présent dans la région, comme nous le sommes des tirs du ‘Hamas à partir de Gaza. De plus, il restera les Arabes israéliens (20% de notre population) qui pourront éventuellement être instrumentalisés.

Oslo a été un échec et il faut avoir le courage de le reconnaître. La position conjointe américano-israélienne serait d’arriver à un accord de paix global avec les pays arabes, accord qui inclurait un règlement de la question palestinienne dans la mesure où cessent les discours et endoctrinements de haine diffusés par Ramallah auprès de sa population et surtout de sa jeunesse.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Toutefois j’aimerais cependant vous présenter les choses sous un angle un peu différent de celui dont vous avez l’habitude.

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Sheikh Abu Khalil El Tamimi (L) attends the 14th annual Jerusalem Conference of the 'Besheva' group, on February 12, 2017. Photo by Yonatan Sindel/Flash90 *** Local Caption *** ùééç àáå çìéì àì úîéîé áùáò ëðñ ëðñ éøåùìéí òøáéí éäåãéí

(photo Yonatan Sindel, Flash 90)

Non, ils n’ont pas vu la lumière et nous sommes pas devenus copains!
Mais ils ont déclaré: « Nous avons essayé avec la gauche israélienne et rien de bon n’est advenu, nous voulons maintenant entendre quelque chose de sérieux et nous nous tournons vers la droite… Nous devons briser cette barrière entre nous et vivre dans la paix et non pas dans cette entité palestinienne corrompue.. Nous voulons une paix réelle, construire des hôpitaux, des synagogues et universités, construire l’avenir… 

« J’ai connu le retrait d’Israël du sud du Liban et les ravages causés par les organisations terroristes après ce retrait« , a déclaré Jonathan Alhura, le fils d’un officier de la SLA (armée du Sud Liban). « Tant que les Israéliens se trouvaient au sud Liban, nous vivions bien, les hôpitaux étaient d’un  bon niveau et nous allions tous à l’école. Tout cela a pris fin dès le départ de Tsahal et l’arrivée du ‘Hezbollah… Je voudrais que chacun comprenne et reconnaisse le rôle important d’Israël dans le maintien de droits de l’homme et des lieux saints. Il y a six semaines, a été pillé et incendié un monastère dans les territoires palestiniens et personne n’en a parlé. Nous nous sommes tournés plusieurs fois vers les médias israéliens (bastion de la gauche) en vain. Il y a maintenant déjà 70 ans que les dirigeants arabes vont la tête contre le mur, il est impossible de continuer ainsi ».

A vrai dire cela ne m’étonne pas. Si les Arabes voulaient tellement vivre dans un état palestinien indépendant, nous le saurions depuis longtemps. Israel a déjà proposé à environ 30 000 arabes israéliens qui vivent dans le « Triangle »* de reculer leur habitat de quelques km (moyennant compensations!) afin de se trouver dans la partie de la Judée-Samarie qui serait sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne. Tollé des Arabes israéliens, et le plus drôle, tollé des habitants d’Um el Fahem et de Taybe qui sont toujours en pointe pour crier au monde entier à quel point ils souffrent en Israel.
En fait, plusieurs études conduites par le  Arab Center for Applied Social Research montrent que plus de 70% des Arabes israéliens sont opposés à vivre sous la gouvernance de l’Autorité Palestinienne. Ils considèrent que les 12 parlementaires israéliens de la liste arabe à la Knesset leur font du tort.

A cette conférence, se trouvait aussi une Arabe israélienne Annette Haskia*, connue pour son sionisme militant, qui a même accusé: «Les gouvernements israéliens sont ceux qui m’ont poussée de force dans les mains du drapeau palestinien, et pourquoi? Je suis une Arabe, je vis en Israël et mon drapeau est bleu et blanc! » Elle en veut aux gouvernements israéliens de gauche qui dit-elle « l’ont poussée vers le drapeau palestinien alors que le sien est celui d’Israel« .
Oui, il est sûr que les Arabes israéliens ne veulent surtout pas partir en territoire palestinien mais c’est la première fois que des Arabes venant des zones contrôlées par Abbas et le Fata’h font ce genre de déclaration.
Les politiques israéliens ont donc du pain sur la planche.

En Israel de nombreuses solutions sont mises sur la table:
– La première option a été proposée par des anciens membres du parlement israélien, Aryeh Eldad et Benny Alon. Elle est connue sous le nom de « La Jordanie est la Palestine », ce qui est approprié car la Jordanie a été créée de facto sur la partie est de la Palestine du mandat britannique et sa population est en majorité palestinienne (la minorité au pouvoir vient d’Arabie). Selon leur plan, Israël revendiquerait la loi israélienne en Judée et en Samarie tandis que les Arabes qui y vivent seraient à la fois des résidents israéliens et des citoyens jordaniens. Ces Arabes exerceraient leurs droits démocratiques en Jordanie, mais vivraient comme des expatriés avec des droits civils en Israël. Cette solution aurait pour les Israéliens l’avantage de conserver pour Tsahal le contrôle de la vallée du Jourdain, région hautement stratégique si il en est.

– Une deuxième alternative, suggérée par le ministre israélien de l’éducation, Naftali Bennett, propose d’annexer seulement la partie de la zone C où vit la majorité des 400 000 Israéliens de Judée-Samarie. La citoyenneté israélienne serait alors offerte à un nombre relativement restreint d’Arabes. Quant aux Arabes vivant dans les zones A et B , c’est à dire dans les principaux centres de population palestiniens, ils jouiraient de leur l’autonomie*.
judc3a9e-samarie

– Une troisième option, qui coïncide avec celle de M. Bennett, est celle du professeur Mordechai Kedar de l’Université Bar-Ilan. Son idée est que l’entité arabe la plus stable au Moyen-Orient est celle des Emirats du Golfe, qui se sont constitués à partir de groupes traditionnels consolidés ou de tribus. Comme les Arabes palestiniens sont organisés en clans obéissants chacun à leur chef, il propose donc l’autonomie palestinienne pour sept émirats non contigus dans les grandes villes arabes, ainsi que pour Gaza, qu’il considère déjà comme un émirat. Israël annexerait le reste de la Cisjordanie et offrirait la citoyenneté israélienne aux villageois arabes en dehors de ces villes.

– La quatrième proposition est celle de Caroline Glick, politologue et journaliste au Jerusalem Post. Elle écrivait en 2014 dans son livre «La solution israélienne: un plan unique pour la paix au Moyen-Orient», qu’Israël, contrairement à l’opinion dominante, ne risque pas de perdre une majorité démographique dans un pays comprenant la Judée et la Samarie. De nouvelles recherches démographiques montrent que, grâce à la baisse des taux de natalité palestinienne et de l’émigration, combinée à des tendances opposées chez les Juifs, une majorité juive stable de plus de 60% existe entre le Jourdain et la Méditerranée (à l’exception de Gaza). Et on prévoit que cette proportion atteindra environ 70 pour cent d’ici 2059.
Mme Glick conclut ainsi qu’Israël devrait affirmer sans craintes sa souveraineté en Judée-Samarie et offrir la citoyenneté israélienne à toute sa population arabe. Cette même semaine, le président israélien, Reuven Rivlin, a annoncé son soutien pour l’idée de principe. «Si nous étendons la souveraineté, dit-il, la loi doit s’appliquer également à tous».
Dans ce même ordre d’idées, la vice-ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tzipi Hotovely, préconise également l’annexion et le droit de résidence des Palestiniens, avec un chemin vers la citoyenneté pour ceux qui s’engagent à faire allégeance à l’Etat juif.
D’autres préfèrent un arrangement plus semblable à celui de Porto Rico, un territoire des États-Unis dont les résidents ne peuvent pas voter aux élections fédérales.

– Enfin, il y a une cinquième alternative, qui vient du chef du nouveau parti Zehut, Moshe Feiglin, et de Martin Sherman de l’Institut Israélien pour les Etudes Stratégiques. Ils ne voient pas une résolution du problème dû à des aspirations nationales contradictoires dans un même pays et proposent plutôt un échange de populations avec les pays arabes, plus particulièrement avec ceux qui ont effectivement expulsé environ 800.000 Juifs depuis les années 40. En revanche, les Palestiniens de Judée et de Samarie se voient offrir une indemnisation généreuse pour émigrer volontairement.
Cette cinquième proposition me semble bien difficile à réaliser car les gouvernements arabes n’ont jamais reconnu l’exode forcé des Juifs*.

Que vous dire? Comment conclure?

Il faut évidemment trouver une solution qui satisfasse les deux parties pour enfin rompre cette situation de guerre larvée. Mais quelque soit cette solution, elle passe par le fait que les Palestiniens doivent admettre la légitimité de l’état juif d’Israel, cesser cette propagande haineuse dans la presse, les écoles… et former leur population à accepter la coexistence avec des Juifs.

Un grand ménage s’impose! Peut-être faut-il demander aux cheikhs de Ramallah et d’Hebron de participer à ce travail… Eux, ils savent de quoi il parlent!

A bientôt,

*Cette conférence a regroupé 900 personnes. Elle était organisée par le Forum « Souveraineté maintenant » (en opposition au slogan de la gauche « La Paix Maintenant ») fondé par les Femmes en Vert. Cette fois la conférence était intitulée « Souveraineté responsable »

*Annette Haskia:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/06/27/deux-ou-trois-hirondelles/

*Le Triangle: c’est une concentration de villes et villages arabes israéliens proches de la ligne verte (ligne d’armistice de 1949), dans la plaine orientale de la région du Sharon. Le nom vient du triangle formé par ces agglomérations et visible depuis les airs. Avant la guerre d’indépendance et l’établissement par Israel de sa souveraineté sur la zone, il était appelé « Le Petit triangle » pour le différencier du « Triangle » plus grand formé entre Jenine, Tulkarem et Naplouse. Ce dernier était appelé comme cela en référence à de violentes attaques anti-juives au cours de la grande révolte arabe de 1939-1937. Conformément au traite d’armistice, le contrôle de la région fut transféré de la Jordanie à Israel. L’accord incluait également la zone autour de Um el Fahem.

*Les différentes zones de la Judée-Samarie:
https://tsahal.fr/glossaire/judee-samarie/

*l’exode forcé des Juifs des pays arabes:
http://www.noemiegrynberg.com/pages/politique/le-drame-des-veritables-refugies-du-moyen-orient-les-juifs-chasses-des-pays-arabes.html

Mes sources pour cet article:

*http://www.20il.co.il/ יממשלות-ישראל-הן-שדחפו-לי-את-הדגל-הפלס

*http://carolineglick.com/israeli-sovereignty-over-judea-and-samaria-is-inevitable/

*https://www.gatestoneinstitute.org/4119/israeli-arabs-palestinian-state

*http://myths-shatterrealityandfacts.blogspot.co.il/2016_05_01_archive.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yom Haatsmaout 2015

« Dieu nous fit passer de l’esclavage à la liberté, de la détresse à la joie, du deuil à la jubilation, des ténèbres à une grande lumière, de la servitude à l’affranchissement » (Haggadah de Pessah.)

C’est ainsi que le soir de Yom Hazikarone, après 24h consacrées au souvenir de ceux qui sont tombés pour que nous vivions, nous passons brusquement de la tristesse à la joie, de Yom Hazikarone à Yom Haatzmaout, le Jour de l’Indépendance.

Les cérémonies officielles de Yom Haatsmaout ont lieu sur le mont Herzl. Elles ont commencé avec l’allumage de 12 torches (12 comme les 12 tribus!) Apres une première torche allumée par le président de la Knesset Yuli Edelstein,

Yom Haatsmaout Yuli Edelstein

les porteurs de torches se sont avancés. Ce sont tous des pionniers dans leur domaine ou comme on dit en hébreu les פורצי הדרך (Portzei haderekh).

La première et sans doute la plus émue fut Lucy Harish. Arabe musulmane originaire de Nazareth, elle a en 1987 tout juste 5 ans et alors qu’elle se trouve en voiture avec ses parents à Gaza, un terroriste lance un cocktail Molotov par la fenêtre ouverte. Lucy et ses parents arriveront à s’échapper mais ses trois cousins seront sévèrement brûlés. Lucy est diplômée de l’Université Hébraïque de Jerusalem et présente le journal télévisé israélien. Hier soir, elle avait du mal à retenir des larmes d’émotion et a déclaré dans sa courte allocution: « Israel est notre pays et nous n’en n’avons pas d’autre! »

yom haatsmaout lucy harish 2

Puis se sont présentés:

Le Dr Dani Gold: L’inventeur du système כיפת ברזל (Kipat Barzel) ou Dôme de Fer qui a sauvé de très nombreuses vies lors de la guerre, l’été dernier.

Yom Haatsmaout Dany Gold

Ehud Shabtay: Il est le concepteur de Waze, une application  gratuite de navigation GPS qui a la particularité de s’appuyer sur une cartographie élaborée par ses propres utilisateurs, dans la philosophie des outils collaboratifs. La navigation se fait en temps réel et prend en compte l’état du trafic. Qui sort encore sans son Waze en Israel?

Yom Haatsmaout Ehud Shabtay

Or Assouline a allumé la torche avec Ehud Shabtay: Cette jeune lycéenne de 17 ans, est à la tète d’un groupe de jeunes entrepreneurs Elle participe au programme עתידים (Futurs) à l’ORT Braude* de Karmiel où elle étudie les sciences du cerveau dans le cadre d’études de bio-médecine.

yom haatsmaout Or Assouline

Rami Levy: Apres des études plus que chaotiques car il souffrait d’une grave dyslexie, Rami Levy a commencé à vendre des légumes dans un petit local dans le quartier de  Mahane Yehouda. Il possède maintenant 26 supermarchés discount. Son entreprise se nomme Rami Levy Shivouk Hashikma ou (Marché du Sycomore) en souvenir de la rue du Sycomore (Shikma) de ses débuts dans le quartier de  Mahane Yehouda* yom haatsmaout Rami Levy 2

  Alice Miller: Il y a presque 20 ans,  Alice Miller en appela à la Cour Suprême pour que le cours de pilote de l’Armée de l’Air soit ouvert aux femmes. Elle n’a jamais pu le terminer mais grâce à elle, les femmes peuvent maintenant être pilotes  de chasse.

Yom Haatsmaout Alice Miller

 

 

 

Le Professeur Martha Weinstock-Rosin: Martha Weinstock-Rosin est à l’0rigine de l’Exelon, qui permet une amélioration significative de la performance cognitive et donc de la vie quotidienne des malades atteints de la maladie d’Alzheimer.

Yom Haatsmaout Professor-Marta-Weinstock-Rosin

Rafi Mehudar: Il est le spécialiste et pionnier de l’irrigation « goutte à goutte ». Utilisée dans de nombreux pays à travers le monde, cette  technologie d’irrigation et d’arrosage permet de cultiver des terres arides et donc de nourrir des centaines de millions de gens en utilisant peu d’eau. Comme le dit son concepteur, Rafi Mehudar: « c’est la seule technologie qui a prouvé qu’elle augmentait sensiblement l’offre de nourriture. Nous évitons déjà à de grandes parties de l’humanité de mourir de faim, et ce n’est que le début ».

Yom Haatsmaout Rafi Mehudar

Avihu Medina: Tout Israel connait Avihu Medina. Ce chanteur est le pionnier de l' »israelisation » de la musique orientale. Pendant longtemps, la musique orientale a été dénigrée. On l’appelait la musique de la תחנה המרכזית (tahana hamerkazit) ou musique de la gare centrale (sous-entendu gare routière de Tel Aviv) qui, pour ceux qui s’en souviennent, était une endroit haut en couleurs, en odeurs, saturé de cris, de chansons orientales au texte populaire et parfois sirupeux qui se déversaient à pleines cassettes-audio dans la plus grande cacophonie. Avihu Medina a donné ses lettres de noblesses à cette musique populaire.

Yom Haatsmaout Avihu Medina

Sima Shein: Elle est arrivée au plus haut poste dans les services de renseignements, mais chut!

Yom Haatsmaout Sima Shein

Gal Lusky; En 2005, Gal Luskya a fondé Israel Flying Aid, une ONG performante, qui  secourt des populations victimes de guerres ou de désastres naturels dans des zones isolées en apportant une aide en nourriture et aide médicale.

Yom Haatsmaout Gal Lusky IFA

 

Malka Pietrokovsky: Elle est rabbin (!). Specialiste de la Thora et de la Halakha elle se bat pour les droits des femmes!

Yom Haatsmaout Malka Piotrkowsky

Dan Krokovsky: Le sergent Dan Krokovsky est autiste. Mais il est aussi et surtout diplômé, mention excellence, du programme de l’armée רואים רחוק (Roim ra’hok), Voir au loin*, qui permet d’intégrer de jeunes autistes à l’armée.

(sur la page de youtube, le reportage est en hébreu sous-titré anglais)

Dan sert dans les Renseignements où il est un spécialiste des opérations complexes de décodage de données. Il est accompagné par son lieutenant, Bat Hen Pomortchouk.

yom Haatsmaout Dan Krokovsky et Bat Hen Pormotchouk

 (le sergent Dan Krokovsky et le lieutenant Bat Hen Pomortchouk)

Partout dans le pays, les festivités ont continué toute la nuit: chants, danses, feux d’artifice…parade de l’armée de l’air.

120 soldats d’excellence ont aussi été décorés lors d’une cérémonie à la Maison du Président.

yom haatsmaout Rivlin salue les soldats decores

Reuven Rivlin, Président de l’Etat d’Israel, salue les 120 soldats décorés)

Il faisait froid, de la neige est même tombée sur le ‘Hermon. A Jerusalem nous avions un petit 14° et des giboulées, mais nous avons réussi faire le traditionnel מנגל (mangal) barbecue, dans notre cour.

En fin de journée, les terroristes de Gaza ont tiré un missile, tombé heureusement en pleine campagne à côté de Sderot sans faire ni victimes ni dégâts. L’armée a riposté et le ‘Hamas s’est à nouveau écrié: » Pourquoi encore nous accuser? Pourquoi nous? »  Ils sont peut-être jaloux au ‘Hamas. On aurait du les inviter à la cérémonie des porteurs de torches. C’est vrai, s’ils n’existaient pas, Danny Gold n’aurait pas inventé le Dôme de Fer!

Voici une Hatikva inattendue dans le tramway de Jerusalem

 

A bientôt,

* ORT Braude Karmiel: http://www.braude.ac.il/english/

*Mahane Yehuda: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/28/mahane-yehouda/

*Je précise que pour les Israéliens c’est un honneur de servir. De nombreux jeunes invalides, s’enrôlent en tant que volontaires comme Oren Almog        https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/04/14/on-se-souviendra-de-tous/ ou comme ce jeune soldat,victime d’un accident cérébral, que vous apercevez sur la photo si-dessus, salué par le Président de l’Etat Reuven Rivlin.