Le chemin des Patriarches (7): toujours en Binyamin!

Nous reprenons notre sac et notre bâton* de randonneur pour entrer cette fois dans la région de Binyamin sur la route 60 et voici un panneau souhaitant bonne fête de l’Aid el Fitr aux musulmans de la région. En second plan, vous voyez un village juif, une colonie comme disent les Européens, et au premier plan un taxi aux plaques vertes, ce qui signifie qu’il vient d’un territoire sous contrôle de l’Autorité Palestinienne.

(Makor Rishon, photo de Myriam Tsahi)

La région de Binyamin s’étend sur plus d’un million de dounams, de Jerusalem au désert de Yehuda et jusqu’à la Samarie. Les paysages y sont très variés puisqu’on passe d’une zone boisée montagneuse verte à l’ouest, véritable balcon au dessus de la plaine côtière, à une région désertique à l’est où le ruisseau Prat descend de ses magnifiques sources et ses eaux fraîches jusqu’à la Mer Morte:


et alors qu’au centre, on se croirait parfois presque en Toscane.

Savez vous que Mark Twain visita Israel en 1869?
Malheureusement, Mark Rwain ne fut pas impressionné parce qu’il découvrit, c’est le moins qu’on puisse dire. Il  parcourut le pays dans son entier et  fit part de sa déception:
« Il me semble que de tous les pays ayant un sombre paysage, la terre d’Israel détient la palme. Les collines sont chauves, les couleurs sont fanées, et ses formes sont loin d’attirer l’attention. Les vallées sont désertiques, laides et décorées d’une nature pauvre dont la vue inspire tristesse et désespoir… Chaque ligne est vulgaire, coupante et sans perspective, les distances ici n’inspirent aucune magie. C’est un pays morne, sans espoir, un pays qui brise le coeur. »
Je ne peux pas lui donner tort, c’est ainsi que se présentait la Palestine aux yeux des voyageurs et même à ceux des pionniers sionistes. Comme disait une parente: ici, avant nous, il n’y avaient que deserts de cailloux et marais.

Eh bien, disons que maintenant tout a changé et pas seulement parce que nous avons des photos en couleur alors qu’elles etaient en noir et blanc.
Lorsque Mark Twain arrive en Binyamin, il s’arrête à Beth El, lieu où Yaakov s’est reposé, alors qu’il fuyait son frère, et a eu un rêve pour le moins singulier: Une échelle était dressée sur la terre, son sommet atteignait le ciel et des messagers divins montaient et descendaient le long de cette échelle. Puis, l’Éternel apparaissait au sommet et disait: « Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham ton père et d’Isaac; cette terre sur laquelle tu reposes, je te la donne à toi et à ta postérité. Elle sera, ta postérité, comme la poussière de la terre; et tu déborderas au couchant et au levant, au nord et au midi; et toutes les familles de la terre seront heureuses par toi et par ta postérité. Oui, je suis avec toi; je veillerai sur chacun de tes pas et je te ramènerai dans cette contrée, car je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis. »Jacob, s’étant réveillé, s’écria: « Assurément, l’Éternel est présent en ce lieu et moi je l’ignorais. » Et, saisi de crainte, il ajouta: « Que ce lieu est redoutable! ceci n’est autre que la maison du Seigneur et c’est ici la porte du ciel. » Jacob se leva de grand matin; il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête, l’érigea en monument et répandit de l’huile à son faîte. Il appela cet endroit Beth El (maison de Dieu).

Mark Twain cherche quelque monument. Il a entendu parler de la mosquée es-Sekineh où étaient remémorées les mémoires de Jacob et de Joseph*. Elle est mentionnée dans des sources arabes médiévales. Mais au 19 ème siècle, Mark Twain n’y voit qu’une ruine au milieu d’un désert de pierres.

(Beth El aujourd’hui)

S’il venait maintenant, il ne pourrait plus parler de désert.


Mark Twain continue vers Shiloh qui est le plus grand site historique de la région et là, rien non plus! La région est désertique et inhospitalière.

Et pourtant!
Shiloh est connu depuis le livre de Yoshua (chap18 ).
Nous sommes 500 ans avant que le roi David conquiert Jerusalem pour en faire notre capitale. Yoshua procède alors  au dernier partage des terres entre les tribus: « Les délégués se disposant à partir pour lever le plan du pays, Yoshua leur donna cet ordre: « Allez, parcourez le pays, faites-en le plan et revenez auprès de moi, afin qu’ici, à Shiloh, je vous le répartisse au sort, en présence de l’Eternel. »
A partir de ce moment, Siloh devient le centre religieux des tribus qui y installent la tente d’assignation (le Tabernacle) contenant l’Arche d’Alliance*: « Toute la communauté des enfants d’Israël s’assembla à Shiloh et y installa la Tente d’assignation; le pays conquis se trouvait à leurs pieds. »
Le tabernacle connaitra bien des péripéties* et Shiloh restera longtemps le seul sanctuaire jusqu’à ce que David le fasse venir à Kiriat Yearim et qu’ensuite, il soit enfin installé dans le Temple par son fils Salomon.

C’est à Shiloh que ‘Hanna, venue en pélerinage avec sa famille, pleurera et priera pour enfin être mère et c’est à Shiloh que Eli instruira le jeune et futur prophête Shmuel (Samuel), amené au sanctuaire par sa mère ‘Hanna selon son vœu:
Hanna… dit à son époux: « Une fois que l’enfant sera sevré, je l’emmènerai, et il paraîtra en présence du Seigneur, et il y restera toujours. » Elkana, son époux, lui répondit: « Fais comme il te plaît, attends que tu l’aies sevré; veuille seulement le Seigneur accomplir sa parole! » La femme resta donc et allaita son fils, jusqu’à ce qu’elle l’eût sevré. Quand elle l’eut sevré, elle l’emmena avec trois taureaux, une êpha de farine et une outre de vin et le conduisit à la maison du Seigneur, à Shiloh; l’enfant était encore tout jeune… »

En fait, le site de Shilo a été habité depuis l’âge du bronze. Il le sera sans discontinuer jusqu’au Moyen Age.
Basée sur une carte militaire romaine du 4 ème siècle, la célèbre carte de l’époque médiévale, la Tabula Peutingeriana*, reprend le réseau routier romain avec indication des différentes cités et les points d’intérêt comme les rivières, sommets etc…

(Sur la carte, Shiloh est indiqué par un petit carré rouge)

Les fouilles archéologiques du site de Shiloh commencent dans les années 1920. Elles sont conduites par un danois, Hans Anderson Kjær. L’expédition commence par découvrir un mur d’enceinte cananéen, des entrepôts et de la vaisselle datant de l’époque des Juges. Malheureusement Hans Anderson Kjær tombe malade et ne peut s’opposer au vol de ses trouvailles par ses ouvriers arabes.
Les Israeliens reprennent les fouilles dans les annees 1980* et découvrent une ville importante aux murailles plusieurs fois reconstuites, les ruines d’entrepots et surtout ce qui caractérise un habitat juif, des ossements exclusivement de bovins et caprins.
Pour ce qui est de l’arche, nul ne sait où elle est aujourd’hui. 

(Arc de triomphe de Titus montrant le déplacement de l’Arche et de la Ménorah à Rome)

Mais en ce qui concerne son emplacement à Shiloh, un texte intéressant se trouve dans Ia Bible (livre I Samuel 4):
Un Benjamite s’échappa du champ de bataille et arriva à Silo ce même jour, ayant ses vêtements déchirés et la tête couverte de poussière.Comme il arrivait, Héli était assis sur son siège, au bord du chemin, dans une attente pleine d’anxiété, à cause de l’arche du Seigneur; l’homme vint répandre la nouvelle dans la ville, qui éclata tout entière en lamentations. En entendant ces cris, Héli demanda: « Qu’est-ce que cette clameur de la foule? » Et l’homme s’empressa d’approcher et de lui apprendre (la nouvelle). Celui-ci avait alors quatre-vingt-dix-huit ans; ses yeux étaient immobiles, il ne pouvait plus voir. » C’est moi, dit l’homme à Héli, qui viens du champ de bataille, je m’en suis échappé aujourd’hui. Quelle a donc été l’issue, mon fils? » demanda Heli. Le messager répondit: « Israël a pris la fuite devant les Philistins, et le peuple a essuyé de grandes pertes; de plus, tes deux fils Hophni et Phinéas sont morts, et l’arche du Seigneur est prise. » En l’entendant mentionner l’arche du Seigneur, Héli tomba de son siège à la renverse, du côté de la porte, se brisa la nuque et mourut, car cet homme était vieux et appesanti par l’âge. Il avait gouverné Israël quarante années.
Pour les archéologues, si le cri des habitants de la ville fut entendu par Héli avant que le rescapé de la bataille arrive jusqu’à lui, cela signifie que le tabernacle se trouvait à l’opposé de la porte de la ville située au Sud. Ils situent donc l’emplacement du Tabernacle au Nord de la ville, ce qui était d’ailleurs par sa position l’endroit le mieux défendu.
Or, une couche archéologique a été fouillée dans cette zone nord. Elle date de l’époque des juges. Les restes de 2 bâtiments y ont été retrouvés: l’un correspond au plan d’une maison à 4 zones* (architecture classique des maisons juives) et l’autre sans plan architectural bien défini mais d’une grande taille (environ 30/30m) qui comprend des restes de murailles et 17 grands monolithes qui peuvent être la base de piliers, ordonnés en 3 rangées. L’archéologue Ze’ev Yavin estime que les espaces entre les monolithes délimitaient l’entrée de la zone sanctifiée. Pour le moment nous n’en savons pas plus. Existe-t-il d’autres monolithes similaires? Espérons que les fouilles reprennent.

D’autres ruines ont été mises à  jour: une grande et belle église byzantine a été découverte il y a seulement quelques années. Son sol en mosaïque est impressionnant.

Avec curieusement un Maguen David:

Elle a probablement été construite à la fin du 4 ème siècle. Plusieurs inscriptions grecques de cette époque ont été retrouvées, dont une une faisant mention explicite du village de Shiloh.
A partir de l’occupation ottomane, la région se dépeuple: seuls les restes d’une petite mosquée y ont été retrouvés jusqu’à ce jour:

(photo de David Rabkin)

Un centre d’accueil pour touristes domine le site de fouilles de Shiloh:

Si nous ne voulez pas gratter la terre, vous pourrez entrer dans la tour où vous attendent des salles d’exposition:

et un film qui vous fera revivre le passé biblique de Shiloh:

Juste à côté de l’ancien Shiloh se trouve le yishuv de Shilo: 250 familles y vivent  de la vigne mais surtout du tourisme. Alors, si les vieilles pierres vous indiffèrent, si les récits du passé vous font bailler, vous pourrez faire des randonnées, vous baigner, et si vous aimez déguster les produits locaux, le vin est aussi bon que celui du Golan,

*la prière de ‘Hanna:
http://akadem.org/medias/documents/Hanna-Doc1.pdf

*Une maison à 4 zones: c’est à dire une maison avec quatre parties  bien définies: l’habitation proprement dite, l’étable, le hangar à grains et le mikvé. Selon nos informations, seuls les Juifs organisaient ainsi leur maison. Ces 4 zones en plus de l’absence de statuettes sacrées et la présence uniquement d’ossements d’animaux cacher , confirment qu’il s’agit bien là d’une habitation juive.

 

 

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La ville de David עיר דוד

A tous nos ancêtres qui, fidèlement, obstinément, ont pleuré la destruction de Jerusalem et n’ont pas pu la voir revivre.

Au sud du Kotel et du mont du Temple se trouve un grand site archéologique, עיר דויד (ir David) ou ville de David. Il fait partie du parc national Les murailles de Jerusalem qui sont une large bande de verdure qui contourne les murailles de la ville.


Le site se trouve sur la colline de l’Ophel qui est le nom d’une forteresse gardant la ville au sud-est*.  Il est question de la muraille de l’Ophel sur la stèle de Mesha* trouvée en bordure du site et du village de Silwan.

(La stèle de Mesha se trouve actuellement au Musée du Louvre,
elle raconte les guerres entre les rois du royaume d’Israel et les Moabites)

Le village de Silwan a ceci de particulier qu’il était habité par de nombreux Juifs originaires du Yemen ainsi que des Juifs Karaïtes qui en ont été chasses en 1948  et s’y sont réinstallés après la guerre des 6 jours en 1967. Bien que la population musulmane y soit souvent violente à leur égard, 62 familles juives y sont retournées à ce jour,  dont la famille Meyuhas qui a reconstruit sa maison datant de 1875.

Mais retournons à la période biblique. Silwan autrefois s’appelait Shiloa’h, célèbre pour sa piscine, le grand réservoir d’eau de la ville dans l’antiquité.

C’est là qu’avaient lieu les festivités de שמחת בית השואבה (sim’hat beit hashoeva). Ça devait être hollywoodien me disait mon ami Yossi Cohen*.
Il est écrit dans la Mishna מִי שֶׁלֹּא רָאָה שִׂמְחַת בֵּית הַשּׁוֹאֵבָה – לֹא רָאָה שִׂמְחָה מִיָּמָיו. Celui qui n’a pas vu la joie de sim’hat beit hashoeva, n’a jamais vu de joie de sa vie .
 Des milliers des personnes  y participaient en chantant et en dansant au son des lyres et des tambourins, des trompettes et des shofars, pendant que les Cohanim, ayant offert un sacrifice,  puisaient de l’eau et la versaient depuis une soucoupe en or dans une tasse en argent,  percée par le fond, pour la laisser s’écouler en libation. Ils priaient ainsi pour que l’année soit pluvieuse.


(dessin Dafna Levanon)

Voici une video qui présente le chemin allant de la piscine de Shiloa’h au Kotel.

Le Roi David avait conquis cette forteresse יבוס-Yebus (Jebus).
David et tous les Israélites marchèrent sur Jérusalem, qui s’appelait Jébus. Là étaient les Jébuséens, qui occupaient le pays.  Mais ceux-ci dirent à David: « Tu n’entreras pas ici. » Toutefois, David s’empara de la forteresse de Sion, qui est la Cité de David. David avait dit: « Celui qui battra les Jébuséens en premier deviendra chef et prince. » Ce fut Yoav, fils de Cerouya, qui monta le premier, et il devint chef.  David s’établit dans la forteresse, qu’on nomma pour cette raison Cité de David.  Il ajouta des constructions à la ronde. Quant à Yoav, il restaura le reste de la ville...(2 livre de Samuel, 5)

David l’avait conquise pour des raisons à la fois
– Militaires: Le site se trouve à environ 800 m d’altitude et est donc facile à défendre

– Mais aussi politiques: Elle se trouve à la limite entre la Judée, territoire de la tribu de David (tribu de Yehuda) et celui de la tribu du roi déchu Shaoul (tribu de Binyamin)
– Et enfin, religieuses: Une des collines, le mont Moriah, celle qui accueillera plus tard le temple, est déjà considérée comme l’endroit ou Yits’hak aurait du être sacrifié par son père Avraham.

De nombreuses sources donnent de l’eau à la ville chaque printemps. La plus importante est le Gi’hon.


Bien plus tard, le roi Hizkiyahou entreprendra des travaux d’importance pour ravitailler plus facilement la ville :
Ce fut Ezéchias qui boucha l’issue supérieure des eaux du Ghihôn et les dirigea par en bas du côté occidental vers la cité de David, et Ezéchias réussit dans toutes ses entreprises. (2 Livre des Chroniques 33 30)
וְהוּא יְחִזְקִיָּהוּ, סָתַם אֶת-מוֹצָא מֵימֵי גִיחוֹן הָעֶלְיוֹן, וַיַּישְּׁרֵם לְמַטָּה-מַּעְרָבָה, לְעִיר דָּוִיד; וַיַּצְלַח יְחִזְקִיָּהוּ, בְּכָל-מַעֲשֵׂהוּ.
Le tunnel a une longueur de 533 m sur un dénivelé de 2,27 m.
Pourquoi ces grands travaux?  Ce grand tunnel et la construction de murailles plus conséquentes* sont généralement expliqués par le besoin de nourrir une population grossie de nombreux réfugiés lors de la chute du royaume d’Israel et de sa capitale Shomron.

A quelques mètres de la sortie du tunnel a été découverte en 1860 une pierre portant l’inscription suivante en hébreu:
Le creusement. Voici l’histoire du creusement. Pendant que les tailleurs de la roche brandissaient leurs outils chacun en face de ses compagnons, un moment où manquaient trois coudée (1,50 m) pour la perforation, la voix d’un homme fut entendue, demandant à son compagnon pourquoi il y avait une crevasse. À la droite… Le jour de la perforation, les mineurs frappèrent chacun pour rencontrer son compagnon… et les eaux s’écoulèrent de la source jusqu’à la piscine, environ 1200 coudées (533 m). La roche était à 100 coudées (50 m) au-dessus de la tête des tailleurs de la roche. 

(Cette pierre se trouve au musée des Œuvres de l’Orient Ancien à Istambul)

En 2005, l’archéologue Eilat Mazar annonce qu’elle a découvert les restes d’un grand bâtiment, pour elle il s’agit du palais du roi David. Elle se base sur le texte biblique, corroboré par les trouvailles de poteries datant du 10 ème siècle avant l’ère chrétienne et aussi sur le fait qu’une construction aussi élaborée avec de pareilles dimensions ne pouvait pas appartenir à l’ancienne forteresse militaire jebuséene.

De nombreux artefacts ont été retrouvés depuis. La plupart témoignent de la vie quotidienne aux périodes du premier et du deuxième Temple* et quelques uns de la période hellénistique. Il y a peu, les archéologues ont mit à jour des habitations, des restes calcinés d’arbres, des poteries et même de la nourriture (grains de raisons, arêtes de poissons) datant de la destruction du premier Temple par les Babyloniens en 586 avant l’ère chrétienne.

Ce sont les mêmes trouvailles que celles extraites des tonnes de terres rejetées par les bulldozers du Waqf*qui s’affairent sur le Mont du Temple pour détruire toute trace d’une présence juive.
Des découvertes fascinantes ont été faites, comme des tessons de récipients en pierre, des bijoux, des perles, des figurines en terre cuite, des pointes de flèches et autres armes, des poids de balances, des accessoires de mode, des dés à jouer, des incrustations d’os et de coquillages, des décorations de meubles, des objets en os et en ivoire et des fragments d’inscriptions sur pierre ou sur poterie.

Ce qui a bien amusé les volontaires à ces fouilles, ce sont tous ces dés, en os et en ivoire, datant de la période romaine. Il faut dire que dans la Mishna, les joueurs de dés étaient récusés comme témoins!
Ce sceau de la période du roi David  a fait les gros titres:

(photo Zeev Radovan Zachi Dvira)

Il a été découvert par Matvei Tcepliaev, un jeune volontaire de 10 ans qui participait aux fouilles pendant ses vacances.
En fait, dans toute cette zone, chaque seau de terre  contient des artefacts de toutes les périodes depuis la prise de Jebus par David, il y a presque 3,000 ans. 

Ce jour de Tisha Be’Av*, nous commémorons la destruction du Temple. J’ai eu envie de vous faire part de ces découvertes. Elles montrent  à quel point notre enracinement dans ce pays et dans cette ville est profond et ancien.
La chanteuse Etty Ankry raconte qu’un jour, prise dans un embouteillage sur la route, elle leva les yeux vers un panneau  qui indiquait la direction de Jerusalem. Elle pensa soudain que si Yehouda Halevy était là, à côté d’elle, il n’en croirait pas ses yeux.
Lui qui écrivait il y a déjà 1000 ans:
Mon cœur est en Orient et moi je suis aux confins de l’Occident.
ליבי במזרח ואני בסוף מערב
Lui qui avait été assassiné par la lance d’un cavalier arabe alors qu’enfin arrivé à Jerusalem, il se tenait appuyé aux pierres du Kotel…
Voici un poème de Yehuda Halavy, Yefe Nof, qui célèbre la beauté de Jerusalem. Il est interprété par Etty Ankri

A bientôt,

*Les Juifs karaïtes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/07/rencontre-avec-un-karaite/

*Joseph Cohen: L’histoire de l’écriture hébraïque, son origine, son évolution et ses secrets, ed Cosmogone, 1999

*Ophel en Samarie (Shomron):
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/08/10/la-samarie-et-les-samaritains/
Dans le Tanakh, il est mentionné que le prophète Elisha et son disciple habitaient à l’Ophel (partie fortifiée) de Shomron

*Histoire des murailles de Jerusalem:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/05/23/dans-tes-murs-dans-tes-portes-jerusalem/

*stèle de Mesha:
https://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A8le_de_Mesha

*Trouvailles archéologiques sur le mont du Temple:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/11/25/bonnes-et-mauvaise-nouvelles/

*Tisha beAv:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/07/29/le-mois-de-av/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/07/26/hadrien-si-tu-savais/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/08/07/4980/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/07/15/tisha-beav/

En toute illégalité!

Si un gouvernement étranger décidait de construire des bâtiments illégalement sur votre territoire, seriez-vous d’accord? Certainement pas et vous auriez raison, j’imagine l’explosion diplomatique pour ne pas dire plus!
Et pourtant, c’est exactement ce qui se passe en Israel: l’Union Européenne, en opposition aux les lois internationales et israéliennes, construit sans permis des préfabriqués pour les populations arabes. Elle le fait autant à l’intérieur de la ligne verte* qu’en Judée Samarie. Elle le fait avec une arrogance de dame patronnesse sans se préoccuper ni de la souveraineté d’Israel ni même en fait de ses « protégés » qu’elle maintient ainsi dans la pauvreté et dont elle se fiche royalement en réalité.

Jusqu’à l’époque de la Palestine mandataire, la plupart des Arabes étaient des nomades. Le 20 ème siècle les a forcés à changer leur mode de vie. Certains se sont sédentarisés notamment en Galilée. D’autres, dans le Neguev, sont restés semi-nomades et se déplacent selon les saisons vers les zones qui conviennent le mieux à leurs troupeaux. Comme leur allégeance va à leur tribu et non pas à un état, il est très difficile de les soumettre à une législation qui leur permettrait par exemple d’être propriétaires de terres répertoriées sur lesquelles ils pourraient construire leur maison et s’y fixer. Certains ont abandonné leurs tentes pour des structures légères, construites illégalement sur des terres qui ne leur appartiennent pas, souvent près des grandes routes et des zones industrielles (ce qui leur permet de se brancher sans autorisation sur le réseau d’eau et d’électricité). Ces communautés de squatters sont des îlots de misère, de sous-emploi, de délinquance et vivent dans un manque d’hygiène totale. Ils sont les principaux beneficiaires des aides sociales et des soins dans les hôpitaux israéliens.
Prenons l’exemple de la région de Maale Adoumin.
La route de Jerusalem à Maale Adoumim est longée de bidonvilles où logent environ 12 000 personnes. Cette région se trouve en Judée, en zone C, à l’extérieur de la ligne verte, mais donc sous souveraineté israélienne*.

Pour les squatters qui se sont installés dans cette région, Israel a décidé de construire une ville voisine de Jericho, Ramat Nueimah, où ils pourraient avoir une vie normale selon nos critères: maisons,  bâtiments raccordés légalement au réseau électrique, tout à l’égout, installation d’une zone industrielle mais aussi des terres pour les troupeaux. Tout  ceci en accord avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

Pourtant l’Union Européenne  ainsi que certaines organisations d’extrême gauche israéliennes* affirment que les droits humains des bédouins de la région sont violés car on ne leur donne pas les conditions minimales pour vivre (!) et qu’on leur nie ainsi l’existence de « villages historiques » où ces bédouins auraient vécu pendant des siècles. Le fait que les photos aériennes prouvent l’inexistence de ces villages ne trouble pas l’U.E. qui préfère installer des baraques de chantier en tôle, ce qui maintient ces populations dans une extrême pauvreté  et crée ainsi des foyers de violence et de terrorisme plutôt que les voir vivre comme des êtres humains responsables.
Illogique? Pas vraiment car ce que veulent certains fonctionnaires de l’U.E. et certaines ONG c’est passer outre publiquement la souveraineté d’Israel afin de légitimer la spoliation des Arabes palestiniens, accuser les Israéliens de pratiquer l’apartheid et peu importe que cette contribution mène à la violence.
La région des Adoumim est principalement visée du fait même qu’elle se trouve entre la ville de Jerusalem et la ville de Maale Adoumim.
Region des Adumim

(Il s’agit de la zone en rouge) .

Pourquoi avoir ciblé cette zone? Pour aider l’Autorité Palestinienne à couper aux Israéliens la route de la Mer Morte et isoler la ville de Maale Adoumim. Ces construction illégales non seulement maintiennent les bédouins dans des bidonvilles mais elles sont construites dans les réserves naturelles du désert de Judée, qui protègent la faune et la flore du désert ainsi que des sites historiques chrétiens.

De plus, l’U.E. favorise le mouvement vers cette  zone de populations arabes qui n’en sont pas originaires mais viennent de régions sous contrôle de l’Autorité Palestinienne.
Ainsi, l’association Regavim  a révélé que la maison du terroriste qui a infiltré la ville juive de Anatot il y a une semaine, était une structure illégale. La famille du terroriste est en fait originaire de la ville de Ya’ata située au  sud de ‘Hebron dans la zone contrôlée par l’Autorité Palestinienne . Elle s’est déplacée avec l’aide et la bénédiction de l’U.E. vers Anatot près de Jérusalem, accaparant ainsi des terres privées sans autorisation.

constructions illegales a côte d'Anatot

Le Daily Mail* a publié un article au sujet de ces actions illégales de l’U.E, qui enfreint la loi tout en clamant son immunité diplomatique. Comme le journaliste britannique l’écrit si bien, ce n’est pas un cadeau de quelques tickets de parking mais c’est une tentative de re-c0lonisation européenne d’Israel par le biais de constructions illégales et l’argent des contribuables européens.
L’Union Européenne a construit plus de 1000 bâtiments sans permission placés dans la zone C sous juridiction israélienne selon la loi internationale. Certains hommes politiques européens se sont insurgés contre ce fait mais en vain. Israel et l’association Regavim ont lancé une action légale contre l’U.E. mais pour le moment rien n’avance et le porte parole de l’U.E. clame que c’est légal parce que c’est humanitaire!!!

Constructions illegales de l'UE 3(photos du Daily Mail)

Entre 1948 et 1967, la Jordanie a occupé  la rive ouest du Jourdain qui était destinée au territoire du futur état juif. Depuis 1967, alors que l’installation des Juifs dans cette région se fait lentement, avec précaution, pour ne pas empiéter sur des terres arabes privées, tout le monde crie à l’occupation et à la colonisation. Mais quand il s’agit de l’U.E. qui construit illégalement, et sans aucun cadre juridique approprié, alors le silence est roi.
Comme je l’ai écrit en début d’article, les tentatives de colonisation de l’U.E. ne s’arrêtent pas à la Judée et la Samarie. L’U.E. essaye aussi dans le Neguev*, sur le Golan et en Galilée.

Pour la Galilée, en plein cœur d’Israel, il s’agit d’une occupation rampante, plus discrète car les zones d’habitation sont denses et bien répertoriées. Cependant, les clôtures des champs sont déplacées, de nouveaux bâtiments voient le jour, permettant aux villages arabes de s’agrandir peu à peu sur des terres domaniales ou privées.

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(Photo prise par les volontaires de Regavim: Arabes déplaçant les barrières clôturant le champ d’un fermier juif Yehuda Marmor)

Le terroriste qui avait tué trois personnes à Tel Aviv, il y a environ un mois, venait du village de Arara, village arabe tout à fait légal mais qui s’est « enrichi » ces dernières  années de maisons construites sans permis grâce à des fonds européens. Le terroriste habitait l’une d’elles.
Dans un article précédent, je vous avais parlé des shinshinim* qui luttaient contre les incendiaires et les pillards de troupeaux en Galilée et ailleurs dans le pays. En ce qui concerne les constructions illégales, l’association Regavim s’est faite connaitre ces dernières années par sa pugnacité et a obtenu un bon nombre de victoires. Mais c’est un travail de Sisyphe.

Une amie m’a demandé pourquoi la police et l’état n’intervenaient pas? Ils le font mais ils ont besoin de l’aide d’associations comme Regavim. Israel n’est pas un pays d’assistés où on attend tout de l’état. Ici chacun « se bouge ». Pour paraphraser une phrase célèbre, je dirais qu’ici on ne se demande pas ce que le pays peut faire pour nous mais ce que nous pouvons faire pour lui.

A bientôt,

*La ligne verte: la ligne d’armistice de 1948

*La Palestine mandataire:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/11/27/le-hermon-et-la-forteresse-du-roi-nimrod/carte-de-la-palestine-mandataire/

*Zone C: La Judee et la Samarie (Cisjordanie) sont divisées en trois zones: la zone C est sous contrôle israélien civil et militaire, la zone B est sous contrôle conjoint Israel et Autorité Palestinienne, et la zone A sous le contrôle palestinien. Tous les villages juifs sont implantés en zone C

*http://www.dailymail.co.uk/news/article-3480561/Outrage-EU-claims-diplomatic-immunity-using-aid-money-meddle-Middle-East-building-disputed-West-Bank-land.html

*Les organisations d’extrême gauche israélienne sont en partie financées par l’UE. S’y retrouve les alterjuifs habituels et de nombreux arabes israéliens

*Les mythes bédouins sur la possessions des terres sont nombreux. Cela mériterait un examen en détail, dans un prochain article peut-être.

*les shinshinim:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/20/les-shinshinim/

*Regavim:
http://regavim.org/

L’amour couleur grenade

Lorsqu’Israel reçu la Thora, les 7 plantes* accoururent, fières d’avoir choisi un tel peuple et une telle terre. Puis elles commencèrent à se quereller pour savoir laquelle décorerait les rouleaux de la Thora.

– C’est moi dit le blé! Ne mangez-vous pas tous les jours du bon pain grâce à moi et des ‘Hallot* chaque shabbat?
– Et moi dit l’orge, non seulement je peux donner du pain mais je prépare aussi la bière que vous aimez tant.
La vigne jubila, in petto:
-Comment feriez-vous le kidoush* sans moi?

Calmement le figuier s’avança:
-Mes fruits sont bons et juteux et se conservent séchés tout au long de l’année. De plus, ne vous ai-je pas entendu dire que la Thora est douce au palais comme une figue?

L’olivier :
-Et sans mon huile comment brûleraient les lampes de shabbat?

La datte les regarda avec autorité:
-Je suis moi, le roi du désert, produisant du miel en abondance et permettant aux hommes de construire des cabanes avec mes branches.

La grenade aux joues déjà roses, rougit encore plus et resta silencieuse…
Comme toujours dans ce genre d’histoires c’est celui qui reste humble qui se voit  choisi et c’est ce qui arriva.


Mais les grenades furent bien plus qu’une décoration des rouleaux de la Thora:

Elles firent partie des fruits que rapportèrent les espions lors de l’arrivée en Eretz Israel,

grenade les espions(tableau d’Ahuva Klein)

embellirent les vêtements des Cohanim dans le Temple. Symbole de la gloire céleste, la grenade était même tissée sur la robe du Grand- Prêtre : « Des grenades de fils bleus, pourpre et écarlates, autour de l’ourlet de la robe, avec des cloches d’or entre eux » (Exode 28).

grenade robe du grand pretre
Elles devinrent  un élément décoratif important du Temple de Jérusalem.
Comme l’écrivait le prophète Jérémie : « Autour du chapiteau il y avait un treillis et des grenades, le tout d’airain; il en était de même pour la seconde colonne avec des grenades. Il y avait quatre-vingt-seize grenades de chaque côté, et toutes les grenades autour du treillis étaient au nombre de cent » (Jérémie 52).
Et par conséquent celui de nombreuses synagogues:

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(panier rempli de grenades sur le sol en mosaïque d’une synagogue du Neguev)

Entre 66 et 73 de notre ère, le fruit royal apparaît sur des pièces de monnaies retrouvées en Judée portant l’inscription hébraïque: « Jérusalem la Sainte ».

grenade shekel

On le retrouve aujourd’hui sur les pièces de 2 shekel

grenade 2_Shekel_

Des colonnes du Temple à la robe du Grand-Prêtre jusqu’aux rouleaux de la Tora de la plupart des synagogues, la Grenade est un fruit de prédilection pour l’art juif, une source d’inspiration constante pour les artistes. Il est certain que cette tradition d’orner les bois qui portent le rouleau de la Thora et les couronner de grenades s’est imposée peu à peu au cours des siècles en souvenir des colonnes du Temples de Salomon.

grenade sefer thora 3(Rimonim (grenades) d’un rouleau de la Thora)

Mais pour la mystique juive la grenade est bien plus qu’un élément décoratif. La grenade évoque en effet dans la Kabbalah l’expérience mystique par excellence, l’entrée dans « le jardin des grenades ».

Dans le שיר השירים (Shir hashirim ou Cantique des cantique), la grenade, de par l’harmonie de ses formes et sa couleur passion, dès la floraison

grenade fleurs 2

(Fleurs de grenade)

ou arrivée à maturité

grenades

évoque l’amour et la sensualité* ainsi que l’amour de Dieu pour son peuple.

Le Cantique des Cantique est lu tous les vendredis soir à la tombée de la nuit.

…Tes lèvres sont comme un fil d’écarlate et ta bouche est charmante; ta tempe est comme une tranche de grenade à travers ton voile
כְּחוּט הַשָּׁנִי שִׂפְתוֹתַיִךְ, וּמִדְבָּרֵךְ נָאוֶה; כְּפֶלַח הָרִמּוֹן רַקָּתֵךְ, מִבַּעַד לְצַמָּתֵךְ

 …C’est un jardin clos que ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée; un verger où poussent des grenades et tous les beaux fruits,

גַּן נָעוּל, אֲחֹתִי כַלָּה; גַּל נָעוּל, מַעְיָן חָתוּם. יג שְׁלָחַיִךְ פַּרְדֵּס רִמּוֹנִים, עִם פְּרִי מְגָדִים:
 

Parmi les chants les plus populaires du shabbat, nombreux sont ceux qui s’inspirent du Shir Hashirim. En voici un composé au 11 ème siècle par Shlomo Ibn Gvirol*: שלום לך דודי (Shalom lekha Dodi),
Salut ô mon bien aimé*

Salut mon bien aimé, pur et vermeil,  aux tempes tendres comme la grenade »

Dans la poésie juive le thème de la grenade  traverse les siècles.Haim Nahman Bialik* compare à un jardin clos une jeune fille qui aspire à trouver son aimé:

« אִמְרִי לוֹ: הַגָּ‏ן פּ‏וֹ‏רֵחַ‏,נָ‏עוּ‏ל הוּ‏א וְאֵין פּ‏וֹ‏תֵחַ‏;רִמּ‏וֹ‏ן פָ‏ּ‏ז שָׁ‏ם יֵשׁ בֵּ‏ין עָ‏לָ‏יו –אַ‏ךְ אֵין מִי שֶׁ‏יְּ‏בָ‏רֵךְ עָ‏לָ‏יו »

Dis-lui, le jardin est en fleurs, mais il est clos et personne pour l’ouvrir.
Là, entre les feuilles, une grenade en or mais personne pour la bénir »

De nos jours on retrouve la grenade dans des chansons d’amour comme celle-ci, le grenadier, עץ הרימון

« Le grenadier a offert son parfum depuis la Mer de Sel jusqu’à Jericho« 

 

Derrière son apparence lisse et uniforme, la grenade regorge de significations. Le Talmud enseigne que « même les méchants en Israël sont remplis de bonnes actions comme les grenades sont remplies de graines».
Rosh Hashana, le jour du Nouvel An, la dégustation d’une grenade vient symboliser, toutes les bonnes actions réalisées pendant l’année car selon la tradition le nombre de graines contenues dans le fruit est au nombre au nombre de 613, correspondant précisément au nombre des commandements divins*.

grenades 2


 Plus prosaïquement, la grenade s’emploie dans la cuisine, soit pour décorer les plats soit pour aciduler les sauces, on utilise alors la mélasse de grenade légèrement âpre. Le vin de grenade est un délice à boire en apéritif.

Vous connaissez le proverbe « une pomme le matin éloigne le médecin« .
En Israel, vous remplacerez la pomme par la grenade.
Les Israéliens suivent les enseignements du Rambam* qui en célébrait les vertus et en consomment tant que que plus de 10 000 hectares de verger de grenades ont été plantés ces 20 dernières années.

grenades champ

A bientôt,
Je vous souhaite une bonne année, pleine de multiples bonheurs aussi nombreux que les grains de la grenade


שנה טובה ומתוקה

* 7 plantes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/01/16/sept-plantes/

* ‘Halla (pl ‘Hallot) pain de shabbat

*bénédiction sur le vin

* dans de nombreuses civilisations la grenade est le symbole de la fertilité

* une grenade contient en moyenne 600 grains et je suis sûre que certains les ont comptés!

*Shlomo Ibn Gvirol (1021-1058) poete juif du Moyen Age espagnol

*Hayim Nahman Bialik (1873-1934) l’un des grands de la poésie hébraïque du 20 ème siècle, parfois surnommé le Victor Hugo d’Israel

*Rambam: Rav Moshe ben Maimon ou Maimonide, commentateur, philosphe et médecin juif du début du Moyen-Age (né à Cordoue en 1135- mort à Fostat en 1204)

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