Détruire Israel par tous les moyens

A la mémoire de Ha’il Satawi et Kamil Shanan,  policiers druzes assassinés  par trois terroristes arabes israéliens de Um el Farm.

 et celles des membres de la famille Salomon, Yossef, Haya et Elad, égorgés chez eux lors du repas de shabbat par un terroriste venu des territoires palestiniens et qui voulait « sauver El Aqsa ».

Hier, je regardais la chaîne télé de la Knesset. Une des nombreuses commissions du parlement israélien traitait d’un sujet très sensible et actuel. Il s’agit des pressions exercées à l’égard de la jeunesse druze israélienne pour la convaincre de ne pas faire de service militaire.

La commission présidée par le député Amir Ohana. conseiller aux affaires militaires liées au recrutement, et à laquelle participaient des officiers supérieurs. un député et une représentante du Ministère de l’Education pour le secteur druze et tcherkesse,  a entendu un certain nombre de témoignages, notamment celui des représentants du mouvement étudiant Im Tirtzou qui a dévoilé cette affaire.
Le responsable de Im Tirtzou, Matan Peled, a décrit les activités de l’organisation pro palestinienne Baladna et ses liens avec les députés de la liste unifiée arabe*, tous deux incitant les jeunes appartenant aux communautés musulmanes, chrétiennes et surtout druzes, à ne pas faire leur service militaire ou service national.

L’organisation Baladna et sa jumelle Aorfod veut persuader les jeunes druzes qu’il n’y a pas d’entité druze-israélienne et qu’ils sont en fait tout simplement palestiniens. De même pour les jeunes tcherkesses. Dans ces communautés attachés à leur tradition, le service militaire ne touche que les garçons, mais les filles font souvent le service civil en volontariat dans les villages druzes.
Pour Baladna, même le service civil, qui est en fait un volontariat au service des plus démunis, est le signe d’une allégeance à la puissance occupante, Israel. Si il y a volontariat, celui-ci doit être effectué seulement dans les organisations palestiniennes.  Médecins et avocats affiliés à ces organisations expliquent aux jeunes comment frauder pour se faire reformer.
A ce stade, je dois préciser que les membres de la Liste unifiée sont des députés israéliens sensés représenter la minorité arabe israélienne et non pas les palestiniens de Mahmoud Abbas ou du Hamas.

Matan Peled a ajouté que les députés de la Liste unifiée incitent, d’une façon plus générale, les jeunes druzes qui sont astreints au service militaire comme les Juifs, à ne plus se considérer comme israéliens mais comme palestiniens. Ils font un travail de sape très élaboré au sein de la société israélienne non juive: Un jeune druze a témoigné pour décrire ce qui se passait à Daliyat El Carmel (ville druze au nord d’Israel) où ces organisations, n’ayant pas été autorisées à rentrer dans le lycée, avaient fait des réunions informelles dans un centre social sous un faux prétexte.

Le Dr Akram Hasson, député druze, a indiqué que les druzes jusqu’à présent ne se sont pas laissé faire et qu’au final le pourcentage d’incorporation des druzes dans l’armée est aussi élevé que celui des Juifs, mais, a-t-il ajouté, « une stricte surveillance de ces activités s’impose, nous maintiendrons l’interdiction à ces organisations d’entrée dans les établissements d’enseignement dans nos villages à majorité druze ». Toutefois signale-t-il, « il n’est pas possible aujourd’hui d’en faire autant dans des villages tels que Shfaram ou Kfar Kana où la population est mixte: druze et arabe. Pour ces derniers, nous allons proposer une loi  de protection contre ces organisations, sans délai. »

Mais, allez vous dire, même dans la population juive, des organisations prônent la désobéissance civile.
A l’extrême gauche de l’échiquier politique, Shoverim Shtika ou B’tselem, recrutent des arnarchisto-trotskistes  qui sont persuadés qu’en affaiblissant Tsahal, nous arriverons à une paix entre nous et les arabes. Certains sont atteints de ce syndrome de la haine de soi, ils espèrent en s’accusant, en annihilant leur identité, s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis ce qui bien sur n’arrivera jamais puisque le monde arabe ne connait que le dominant et le dominé et ne considérera jamais le dhimmi comme un interlocuteur valable.
Egalement, ceux, qui dans les groupes haredim, refusent aussi le service militaire, se justifient en nous expliquant que leurs prières sont aussi efficaces (voire plus) que le maniement des armes. Dans ces deux cas, que l’on soit d’accord ou pas, les gauchistes comme les harédim estiment agir en fonction de leurs convictions pour le bien du pays.

Tandis que pour le parti La Liste unifiée ou les organisations telles que Baladna,  il s’agit de détruire le fragile équilibre qui s’est installé dans la société israélienne entre différentes communautés. Il s’agit de démembrer Israel considéré comme l’ennemi. Leurs discours, ne se réfèrent jamais à la coexistence ou au vivre-ensemble. Non, leur objectif est clair: soumettre et détruire l’état d’Israel. Leurs propos sont clairs sur le sujet, ils ne s’en cachent même pas. ils parlent de soumission des juifs et de destruction du pays. Il veulent selon les expressions consacrées « la Palestine de la rivière à la mer » ou bien « jeter les Juifs à la mer », expressions largement scandées par les foules pendant les manifestations de cette dernière semaine.

Il était temps que ce problème soit révélé au grand jour. Le mouvement Im Tirtzou, qui est de plus en plus actif dans les universités, a beaucoup fait sur ce sujet.

Quand les députés druzes disent que ce mouvement Baladna n’a pas eu d’impact jusqu’à présent sur les jeunes druzes ou tcherkesses, c’est sans doute vrai car, dans la vie de tous les jours, les Arabes musulmans ne montrent aucune empathie pour les Druzes et ces mêmes députés, qui voudraient rallier les druzes à la cause palestinienne, ne prennent même pas la peine de se déplacer pour assister aux enterrements des victimes druzes des attentats. Il y a d’ailleurs eu des heurts violents entre Druzes et Arabes ces derniers temps dans les villages mixtes.

Les députés présents à cette commission ont décidé d’ouvrir une enquête pénale à l’encontre de 4 députés de la Liste unifiée.

J’ai confiance dans les Druzes. Non seulement nous avons créé avec eux ce qu’ils appellent une alliance de sang et de vie mais souvent, ils nous donnent des leçons de sionisme comme le ministre des communications  Ayoub Kara, ou comme  il y a quelques jours le député Ayal Assad qui s’opposait au démantèlement des portiques de sécurité aux entrées du Mont du Temple:
« La décision de retirer les portiques est un signe de faiblesse. Le peuple de l’éternité est digne d’un leadership fort et solide, qui ne s’aplatit pas et ne cède pas devant ceux qui désirent tuer des juifs. Il nous faut un gouvernement qui sera capable de chasser la Liste arabe unifiée et de l’envoyer à Gaza. En vrai et pas avec des mots. La population d’Israël a besoin de chefs à l’image de Juda Maccabée qui sortit lutter contre l’Empire gréco-syrien et remporta la victoire. Le peuple d’Israël a besoin de plus de foi ainsi que de prières dans les synagogues et les maisons d’étude.  N’oubliez pas! »

En fait, Israel subit actuellement une attaque sur tous les fronts:
– Au nord, le Hezbollah a réussi à étendre le conflit syrien au Liban et est en train de gagner la bataille de la Bekaa libanaise qui dure depuis une bonne semaine. Ce même Hezbollah, aidé par l’Iran, qui gouverne toute la région sud du Liban et nous menace avec ses milliers de missiles alors que pour mettre fin au précédent conflit l’ONU (France en tête) avait garanti que cette zone tampon  serait une zone démilitarisée.
– Au sud le Hamas, qui s’est allié depuis peu avec le Hezbollah libanais, menace également Israel de ses milliers de roquettes et pratique la surenchère en provoquant régulièrement Israel dans le but de gagner la guerre du leadership qui l’oppose au Fatah de Mahamoud Abbas.

L’un des héros de la guerre de l’été 2014, le général de brigade Ghassam  Alyian* a déclaré il y déjà quelque temps:


« Des forces ennemies qui ne sont pas libanaises, comme le groupe terroriste Hamas, pourraient mener des combats sur la frontière nord d’Israël. Des événements sur d’autres fronts que le front nord pourraient également déclencher quelque chose. Je suis basé au Nord du pays mais je vous assure que les événements de la frontière sud ont un impact énorme. Beaucoup de choses qui se passent à Gaza sont pertinentes pour le front libanais: nos ennemis analysent nos techniques de combat et s’inspirent de cette connaissance pour améliorer leurs propres tactiques. D’une façon ou d’une autre, une troisième guerre avec le Liban n’est juste qu’une question de temps ».
– A l’est, sur le Golan, l’accord récent de cessez le feu entre les troupes syro-iraniennes et les rebelles syriens, permet aux troupes chiites et à des observateurs russes de s’installer à 30 km de la frontière israélienne et à 6 km de la frontières jordanienne. La présence des observateurs russes empêchera les israéliens d’intervenir pour éviter que ne se forme une menace militaire sérieuse à la frontière est.
– A l’Unesco où les palestiniens d’ Abbas avec la complicité sournoise des européens et celle active des pays arabes font passer des résolutions qui sont des injures à l’intelligence des peuples et à l’histoire pour délégitimer toute présence juive dans la région.
– Enfin à l’intérieur, des groupes, comme Baladna, aidés par les députés arabes, eux-mêmes proches du mouvement islamique israélien, poursuivent leur tentatives de déstabilisation de la société israélienne. Le Waqf jordanien, en charge de l’administration de la mosquée d’El Aqsa, soutient les émeutiers et attise leur haine et leur colère en déclarant que les israéliens veulent détruire El Aqsa pour reconstruire le Temple. Les jordaniens aussi s’en mêlent car même si Abballah II a le plus profond mépris pour les Palestiniens et Arabes Israéliens, il a peur de perdre et son trône et sa vie. Il doit donc enfourcher le même cheval de bataille au cri de « Sauvons El Aqsa!*

Quand aux pays de l’Union Européenne qui continuent de vociférer contre Israel avec véhémence et à voter dans les instances onusiennes avec les pays arabes quelque soit la pertinence des résolutions, je n’en parlerai même plus. Ils ont une obsession mortifère contre nous qui font que des portiques de sécurité leur semblent acceptables partout dans le monde sauf ici car, comme je l’ai entendu lors d’une émission C’ dans l’air de France 5: « La Mecque ou le Vatican ne sont pas sous occupation étrangère ». La messe est dite!

Nous en sortirons, nous nous en sortons toujours, mais le prix à payer est quand même bien lourd!! 

 

A bientôt,

P.S.: Si vous n’avez pas le temps de lire toutes les notes, lisez au moins l’article de Ph Karsenty et P Lurçat

* Les Druzes:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/12/yitro-et-nous/

* La Liste unifiée est une coalition politique israélienne fondée en 2015, issue de l’alliance entre le parti communiste Hadash et les trois formations arabes : le Mouvement islamique (branche sudiste), la Liste arabe unie – Ta’alet et les nationalistes du parti Balad. Elue démocratiquement elle est représentée à la Knesset par 13 députés sur 120.

*Les Tcherkessim:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/05/22/les-tcherkessim/

*Ghassam Alyian:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/27/la-nuque-raide/

*Le ministre Ayub Kara est le representant en Israel des Bnei Noa’h (enfants de Noé) non- juifs qui observent les 7 mitsvot données à Noah: obligation d’établir des tribunaux, interdiction du meurtre, du vol, de l’adultère ou inceste, de l’idolâtrie, du blasphème, de manger la viande d’un animal vivant.
Actuellement, ce sont des monothéistes détachés du christianisme ou de l’islam. 
http://noahideworldcenter.org/wp_fr/dernieres-nouvelles/le-ministre-druze-ayoub-kara-representant-des-enfants-de-noe-au-sein-du-gouvernement-israelien/#gsc.tab=0

*Sauvons El Aqsa, est le cri de ralliement des terroristes ceux de Daesh, du Hamas, Fatah, du Jihad Islamique etc…
Lire à ce sujet l’excellent article de Philippe Karsenty et Pierre Lurçat 
sur Causeur:
https://www.causeur.fr/israel-jerusalem-alaqsa-terrorisme-145787#disqus_thread
Et sur la destruction des lieux saints musulmans par les musulmans eux-mêmes (les Juifs n’en ont pas détruit un seul)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_sites_li%C3%A9s_%C3%A0_l’Islam_pr%C3%A9coce

Quelques uns de mes articles sur le sujet:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/06/06/notre-jerusalem/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/11/11/la-porte-des-lionshttps://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/25/le-groupe-clandestin-des-souffleurs-de-shofar/

 

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Le groupe clandestin des souffleurs de shofar

Comme vous le savez déjà, le shofar n’est pas pour nous qu’une trompette primitive*.
Ce fut même notre arme secrète à l’époque du Tanakh: souvenez-vous que le son du shofar fut la bande sonore au moment du don de la Thora au Sinaï (Exode 19), souvenez-vous de Yehoshua et son armée soufflant dans les shofar tout autour des murailles de Jericho (Josué chap 6):

trompettes de Jericho Jean Fouquet 1452

(Tableau de Jean Fouquet 1452)

ou bien de Gideon se battant contre les Madianites (livre des Juges, chap 7):

800px-Poussin_La_Victoire_de_Gédéon_contre_les_Madianite(Tableau de Poussin: La victoire de Gidéon contre les Madianites)

A l’époque du mandat britannique, les Anglais, soucieux de se concilier les potentats arabes, qui ne supportaient que l’appel des muezzin*, déclarèrent le shofar hors la loi.
Voici quelle était la situation:
Dans les années 30, les Juifs qui priaient au Kotel s’entassaient dans un boyau étroit,  se protégeant tant bien que mal des pierres que les Arabes leur lançaient (déjà!) depuis l’esplanade du Temple où se trouve la mosquée d’El Aksa.

kotel
Ils avaient le droit de prier au Kotel  mais sous étroite surveillance. Bref, entassés et se protégeant comme ils le pouvaient, les Juifs priaient… Apres tout, cela avait toujours été comme ça, et ils en avaient l’habitude…
Ce qui changea, dès le début du Mandat britannique, ce fut l’attitude de plus en plus conciliante des british envers les exigences du Grand Mufti de Jerusalem, Had Amin Al ‘Husseini. Celui-ci décréta que les prières des Juifs gênaient les musulmans.
Les Anglais décidèrent donc d’interdire les tables pour le kidoush* et des arches pour abriter la Thora*. Même sa lecture fut interdite. Pour lire la Thora,  il fallait aller dans une des synagogues du quartier juif mais surtout pas au Kotel.
Finalement, le son du shofar fut même interdit pendant les célébrations du nouvel an juif à Rosh Hashana et aussi le jour de Kippour.

Un groupe clandestin des souffleurs de shofar se forma naturellement aussitôt*. Le premier qui défia la police anglaise fut Moshe Segal en 1930. Il avait caché son shofar sous son talith et le sorti pour la prière de la Neila* de Kippour. Il fut aussitôt arrêté. Le Rav Abraham Ytz’hak Kook* décida de poursuivre le jeune de Kippour et resta donc sans manger ni boire jusqu’à la libération de Moshe Segal. Les Anglais ne voulant pas risquer la vie du Rav Kook, trop célèbre dans le monde juif, libérèrent Moshe Segal au bout de quelques heures.
moshesegal

Pendant 17 ans, jusqu’à la création de l’état d’Israel en 1948, de jeunes Juifs se relayèrent chaque année pour souffler dans le shofar. Ils étaient recrutés secrètement. Les volontaires s’entraînaient clandestinement pendant toute l’année et les souffleurs étaient désignés au dernier moment.

Six d’entre eux se sont retrouvés ces jours au Kotel:

Ils racontent:
– Nous avions juré de donner nos vie pour que revive le peuple juif

– Une jeune femme accompagnée d’une petite fille est venue vers moi et m’a dit: on t’emmène au Kotel.
– Où est le shofar?
– C’est la petite fille qui l’a
« 

La situation s’aggrava pour Rosh Hashana 1946 quand les Anglais fermèrent les entrées du quartier juif menant au Kotel.
Dans la vidéo ci-dessous, les volontaires racontent qu’ils sautèrent de balcon en balcon dans le quartier juif, passèrent de jardin en jardin et arrivèrent ainsi au Kotel…
Là, un poste de police britannique et une flopée de policiers…
Les policiers britanniques ne parlaient pas hébreu et les messages secrets étaient délivrés en hébreu en psalmodiant les phrases comme celles des prières…
Le shofar introduit clandestinement passait de mains en mains. Les Juifs gardaient leur tête baissée sous le talith pour que le récipiendaire ne voit pas leur visage et puisse les dénoncer au cas où il serait torturé… Les volontaires opéraient par trois. Dès que sur un des côtés du Kotel, l’un d’eux  avait soufflé dans le shofar, les policiers accouraient vers lui, mais plus de shofar! Un autre volontaire sonnait de l’autre côté et enfin le shofar se faisait entendre au milieu du Mur…

Certains volontaires furent arrêtés et envoyés en prison pour plusieurs mois, d’autres s’échappèrent comme Mordekhai She’hori en 1942 qui, une fois arrêté, entendit la foule psalmodier : « N’aie pas peur nous te libérerons, nous les pousserons et tu essayeras de t’échapper »
Soudain quelqu’un cria « Vas-y » et des centaines de gens poussèrent les policiers… Mordekhai parvint jusqu’au au centre ville où l’attendait Moshe Segal, le premier souffleur de shofar.

L’histoire des souffleurs de shofar se termine à Kippour 1947. De 1948 à 1967 le Kotel se retrouvera aux mains des Jordaniens et pendant cette période aucun Israelien ou Juif ne put prier au Kotel…

Nous pouvons y prier maintenant même si la situation n’est pas facile. Les Arabes entassent toujours des pierres dans la mosquée d’El Aksa qu’ils ont transformée en dépôt de munitions*. Comme ça ils ont tout sous la main…

Pierres a El Aksa

Oubliez l’indulgence de certains pour les « lanceurs de pierre ». C’est vrai, ca fait travail d’amateur, un peu comme les missiles du ‘Hamas qualifiés d’artisanaux. Mais malheureusement les pierres tuent.

La dernière victime s’appelle Alexandre Levlovitch, il a été assassiné le soir de Rosh Hashana dans le quartier de Armon Hanatsiv, pas très loin de chez moi:

Alexandre Levlovitch

Quant au scandale de la situation qui prévaut sur le Mont du Temple (que vous connaissez mieux sous le nom d’Esplanade des Mosquées), je vous en parlerai plus tard dans un prochain article.

A bientôt,

*Le shofar:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/09/10/shofar/

*L’appel du muezzin: hier encore il s’est déchaîné dans son minaret!
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/07/22/vendredi/

*les tables de kidoush: petites tables sur lesquelles on pose bouteille et verres pour la bénédiction sur le vin
les arches pour la Thora sont des petits coffres de rangement pour les rouleaux de la Thora

*Ils étaient tous membres du Beitar, on les  voit en uniforme sur la vidéo. Merci à Pierre Lurcat!

*Neila: derniere partie de la priere de Kippour qui se termine par le son du shofar

*Le rav Abraham Yitz’hak Kook: https://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Isaac_Kook
*La mosquée d’El Aksa devenu un entrepot d’armes:
http://www.israel-flash.com/2014/11/jerusalemvideo-les-femmes-musulmanes-font-de-la-contrebande-darmes-a-laide-de-leurs-vetements-sur-le-mont-du-temple/

La Porte des Lions

Non, je n’irai pas en ce moment à la Porte des Lions.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Cette visite sera virtuelle pour vous comme pour moi, la situation sécuritaire ayant beaucoup dégénéré ces derniers jours.
Mais nous allons quand même nous promener ensemble.
Pourquoi ce nom? Regardez la photo ci-dessous: deux couples de lions ornent ses côtés.
lions porte des lionsComme les autres Portes, celle-ci a été restaurée par Soliman le Magnifique qui avait trouvé les murailles de la ville en piteux état. Mais ces deux lions sont plus anciens. Ils datent du 14 ème siècle, symbole de l’empereur mamelouk Baybars qui gouvernait alors la région. Comme tout bon despote, Baybars tenait à imprimer sa marque sur tout ce qu’il construisait. Et comme il construisait beaucoup, on a retrouvé ses lions sur, entre autres, les reste d’un pont au nord de Lod:
Lion de Baybars pont de Baybars
sur les ruines d’une de ses forteresse à côté de Tsfat
Lion Baibars_from_the_Israel_Museum_-_Jerusalem
(La  sculpture se trouve au Musée Israel à Jerusalem)
Sans doute un peu jaloux de la popularité des lions de Baybar, Soliman déclara qu’ils  lui avaient parlé en rêve et lui avaient demandé avec respect de bien vouloir rénover la Porte…
Loin d’être aussi spectaculaire que la Porte de Damas,
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Elle est surtout célèbre pour être la Porte par laquelle les troupes israéliennes entrèrent dans le Vieille Ville au moment de la guerre des 6 jours . Ils arrivèrent droit sur le Kotel. Le général Motta Gur prononça alors cette phrase célèbre « Le Mont du Temple est entre nos mains ».

La porte des Lions guerre des 6 jours
Ces jours, on entend régulièrement cette phrase à la télévision…mais le ton est ironique!
Nombreux sont ceux qui ne décolèrent pas que Moshe Dayan ait, par souci d’apaisement, confié la gestion du Mont du Temple au Waqf* jordanien dès la prise de la Vieille Ville. En effet, alors qu’en remettant mes clés au Wafq, Moshé Dayan avait obtenu de celui-ci un engagement de libre accès à tous les visiteurs (toutes religions confondues), aujourd’hui les palestiniens refusent ce droit aux juifs sous prétexte qu’ils souillent par leur présence ce lieu saint. Ils transforment ce conflit qui repose essentiellement sur des revendications contradictoires de souveraineté territoriale en guerre de religion.
D’où la profusion des émeutes et attentats actuels  encouragés par l’autorité palestinienne et par le Hamas.
Je vais simplement rappeler plusieurs évidences:
– L’expression « esplanade des mosquées » que vous entendez ou lisez dans tous les média ne correspond à rien. Tout d’abord, il n’y a pas des mosquées mais  une seule, la mosquée d’El Aksa. La mosquée d’Omar n’en est pas une, c’est en fait un monument à la gloire d’Omar le conquérant de Jerusalem au 7 ème siècle.
– Bien que l’accord passé avec le Wakf* permette aux Juifs* de visiter le Mont du Temple et d’entrer dans le dôme du Rocher, Mahmoud Abbas a déclaré le 17 octobre à la télévision palestinienne « Nous devons empêcher les juifs d’entrer sur l’esplanade de la mosquée, ils n’ont pas le droit de la souiller. Nous devons les empêcher par tous les moyens. Nous devons les empêcher d’entrer. »
– Lieu saint musulman? J’accepte que ce soit le troisième lieu saint de l’Islam sunnite mais je vous pose cette question: Quand on révère un lieu saint, en fait-on  un refuge pour terroristes masqués et un dépôt d’armes?

Mosquee d'El Aksa ete 2014(Pierres destinées aux  Juifs qui prient au Kotel, entreposées dans la mosquée d’El Aksa, la photo date de cet été)

Sur son blog, Danilette présente un guide touristique en anglais* édité par le Waqf en 1925.
Le Haram el Sharif, le Noble Sanctuaire, y est décrit ainsi: » Le site est l’un des plus vieux du monde. Sa sainteté date des temps les plus anciens. Sa sainteté due à celle du Temple de Salomon, le temple juif est incontestable ».
Il y est ensuite  fait mention d’un texte biblique (Samuel 24,25):  « Il (David) érigea là un autel au Seigneur, y offrit des holocaustes et des sacrifices rémunératoires »…
Ni le Waqf, ni le monde arabe en général n’avait alors de problème avec l’identité historique juive du Haram El Sharif

Voici aussi un article écrit par Emanuel Navon* sur le même sujet:
À la question « comment dit-on Jérusalem en arabe » les gens répondent généralement :al-Quds. Ce qui n’est pas faux, mais il s’agit là d’un terme récent. Car à l’origine, les Arabes appelaient Jérusalem Bayt al-Maqdis, ce qui est bien entendu la translittération arabe de l’Hébreu Beit Hamikdash, qui signifie « Le Temple de Jérusalem. » Avant le conflit de l’époque moderne, les Arabes reconnaissaient, dans leur langage même, le passé juif de Jérusalem.
Et tel était le cas jusqu’à récemment. Un guide touristique publié par le Conseil musulman suprême en 1924 dit la chose suivante à propos du Mont du Temple : « Ce site est l’un des plus vieux du monde. C’est là que fut érigé le Temple de Salomon. » Plus récemment encore, l’historien palestinien Araf al-Araf (qui était un proche collaborateur de Hadj Amin al-Husseini, et qui ne peut donc pas être soupçonné de sympathies pro sionistes) écrivit dans son livre Tariah al-Quds (publié en 1951), que le Mont du Temple est « sur le Mont Moriah mentionné dans le Livre de la Genèse (…) Il fut acheté par David pour construire le Temple, mais c’est son fils Salomon qui le construisit en l’an 1007 avant l’ère chrétienne. » Le même al-Araf écrit dans son livre Une histoire détaillée de Jérusalem (publié en 1961) que « Le Mur des Lamentations est la partie extérieure du mur du Temple érigé par Hérode. Il est fréquemment visité par les Juifs, surtout le 9 du mois de Av. Là, ils commémorent une histoire glorieuse et inoubliable. »

Avant même qu’Arafat laisse Clinton pantois en niant l’existence du Temple de Jerusalem, le grand mufti, Hadj Amin Al Husseini, collaborateur dévoué d’Hitler, avait commencé à répandre ses théories islamiques: le kotel était un lieu saint islamique (théorie reprise par Arafat). L’idéologie nazie, habillée d’islamisme profite jusqu’à maintenant de l’ignorance des Occidentaux. Pourtant, il s’agit toujours du même processus: on sort les juifs de la légalité, on les délégitimise et enfin on les tue…
 
Ce qui donne dans la vie quotidienne une nouvelle mode d’assassinat : on écrase les Juifs.
Voici les caricatures à la mode chez nos voisins palestiniens:
Le mot en arabe peut se traduire par : »roule sur eux, écrase les« . La graphie et la prononciation « Daes » fait tout de suite penser à l’organisation terroriste Daesh.
 
intifada 1
Sur celle-ci « Voiture M 75 » allusion aux missiles du ‘Hamas
intifada 2
(les deux dessins ont été publiés dans le journal Yediot Aharonot)


Une chanson à la mode chez les palestiniens:

https://www.youtube.com/watch?v=GT0EmMpJY-4&feature=youtu.be

« Ecrasez, écrasez le bébé de 2 mois* c’est comme cela qu’on les aura, pour la gloire de la mosquée Al Aqsa, nous écraserons les colonisateurs, écrasez, écrasez les colonisateurs, que la route deviennent un piège, Allah vous aidera, la nation arabe  vous appelle, béni sois-tu Akari Ibrahim « (un des terroristes meurtrier à la voiture bélier)

Quand les terroristes n’arrivent pas à écraser, ils poignardent ou égorgent comme ce fut le cas hier midi à Tel Aviv et hier soir à Alon Shvut. Almog Chiloni, 20 ans, et Dalia Lemkus, 26 ans, sont les dernières victimes de cette barbarie qui a fait 6 morts en un mois.
Les blessés et les terroristes sont soignés dans les mêmes hôpitaux israéliens!

A bientôt et comme on dit ici : que nous n’entendions que de bonnes nouvelles!

*     certains disent que ce sont des léopards
*   le Waqf: donation et par extension organisme qui gère cette donation. Les accords passes avec le Waqf ont été repris dans les accords de paix israelo-jordaniens.
*   Quant à l’interdiction religieuse faite aux Juifs d’aller, pour prier ou pas, sur la Mont du Temple, les avis rabbiniques sont partagés. Certains pensent que cela nous est interdit car nous pourrions nous trouver par mégarde à l’emplacement du Saint des Saints où n’était autorisé à entrer que le Grand Prêtre le Jour de Kippour. D’autres sont persuadés que nous pouvons car nous savons maintenant précisément où se trouvait le Saint des Saints.

*    http://ddata.over-blog.com/4/05/34/95//1925-wakf-temple-mount-guide.pdf

*   http://danilette.over-blog.com/article-presentation-de-l-esplanade-des-mosquees-par-le-waqf-musulmanen-1925-124898070.html

*   Article écrit par Emanuel Navon et publié par Albert Soued sur le site:
http://www.kabyles.net/7-Conflit-israelo-palestinien-La,5169

*   allusion à Haya Zissel Braun, tuée dans sa pousssette il y a quelques semaines

*   http://danilette.over-blog.com/article-intifada-des-voitures-la-chanson-arabe-appelant-a-ecraser-des-juifs-fait-le-buzz-124971748.html

 

Les générations oubliées (3)

guerrier abbasside

–  » D’ici, j’ai une vue imprenable sur les travaux. Notre ancien  calife, Abd El Malik, avait érigé un  mausolée, une construction intéressante avec son dôme recouvert de plomb *. Pour ne pas être en reste,  notre calife actuel, Suleyman, a décidé de construire une belle mosquée. Il veut la nommer « la lointaine » (el Aksa). C’est vrai qu’on est bien loin de tout ici et, entre   nous, j’ai vu des régions bien plus fertiles que ces montagnes pelées. Si seulement je pouvais être envoyé en garnison dans la capitale, à Damas!…

Ce que je comprend mal, c’est  l’intérêt d’avoir construit un petit bâtiment entre les deux. On m’a dit que c’était une synagogue*. Pourquoi donc construire une synagogue? En fait, ça ne m’étonne  qu’à moitié: Omar etait une homme très intelligent et il essayait de se concilier tous les dhimmis* du coin. Quand il est arrivé, les Juifs ont rappliqué aussitôt. « Omar, ont-il  crié, enlève la montagne d’immondices que les chrétiens ont accumulé à coté de notre mur pendant des siècles! » Une décharge d’ordure en pleine ville? Omar l’a faite raser tout de suite et, bon prince, il a autorisé les Juifs à revenir dans la ville. Bon prince, oui, mais pas idiot non plus. Il n’a permis qu’à 70 familles juives de s’installer. C’est vrai, avec les Juifs,  il faut toujours se méfier. Il parait qu’ils veulent reconquérir leur pays et retrouver leur indépendance! Pour des dhimmis, il relèvent bien trop la tête à mon avis! »

La ville de Jerusalem est assiégée par le calife Omar en 637 et se rend un an plus tard, au printemps 638. Le calife Omar laisse vivre les non-musulmans mais leurs conditions de vie sont difficiles, en particulier celle des Juifs, les moins nombreux, qui doivent supporter les exactions et des musulmans et des chrétiens.
En 748, un tremblement de terre important provoque de nombreuses destructions dans la région de Tibériade et les yeshivot de Galilée sont autorisées à venir s’installer à Jérusalem. La communauté juive de la ville commence alors à prospérer et devient le centre spirituel du Yishouv. Le chef des yeshivot, le Gaon, est à la fois le décisionnaire religieux et le représentant de tous les Juifs de Palestine. Sa charge est héréditaire et il est toujours choisi parmi les descendants du roi David.

La dynastie régnante, les Ommeyades, a pris pour capitale Damas, mais n’en délaisse pas pour autant les autres régions conquises. Elle embellit Jérusalem et va fonder une nouvelle ville dans les dunes de sables à coté de Lod qui s’appellera d’ailleurs Ramle (sables). C’est  la seule ville fondée par les Arabes en Palestine.

Au fur et à mesure que les conquérants musulmans se succèdent dans le bruit et la fureur (les Ommeyades chassés par les Abbassides et ces derniers par les Fatimides!), la situation des Juifs d’Eretz Israel se détériore. Les Fatimides qui régneront jusqu’à la conquête des Croisés, les imposent de plus en plus lourdement. Beaucoup sont obligés de quitter leurs terres et de se réfugier dans les villes mais même là…  « Il n’est pas d’autre recours que de nous unir et de nous soumettre et prier pour la grâce du retour à Jérusalem  »  lit-on dans un document trouvé dans la guenizah* du Caire. Les Juifs vivotent comme fabricants de calames et de parchemins, teinturiers, tanneurs et forgerons.
Dans le Nord, près du lac Houle, ils sont tisseurs de nattes et de cordes.

le lac houle 2

(le lac Houle au pied du Golan)

Pourtant dès le 8 ème siècle, les Juifs de Tibériade reprennent le dessus.
Leurs yeshivot s’attaquent à la troisième étape d’un travail de survie qui avait commencé bien longtemps auparavant, environ 500 ans avant l’ère chrétienne, lors de l’exil de Babylone. Le peuple, privé de sa terre et de son centre spirituel, le Temple,  avait alors créé un judaïsme où les prières remplaçaient les sacrifices.
La deuxième étape de ce travail de survie avait débuté à la destruction du  Temple en 70 de l’ère chrétienne avec la rédaction de la Mishna et de la Guemara, c’est à dire de l’écriture de la Tradition Orale afin d’en sauvegarder l’unité.
Ici donc, ce travail en est à sa troisième étape. Cette fois, il s’agit de sauvegarder l’unité de la langue et de sa prononciation. Les yeshivot vont donc établir un système de grammaire très élaboré et créer un ensemble de signes de vocalisation qui permettront  à tous les Juifs de continuer à  lire, écrire et parler la même langue.

ecriture massoretique(dans cette phrase  les lettres-consonnes sont en noir, les voyelles et signes grammaticaux en rouge et les signes de cantillation en bleu)

A Tiberiade, se succèdent alors plusieurs générations de grammairiens dont les plus célèbres sont issus de la famille Ben Asher . L’un d’entre eux en particulier est l’éminent Aaron ben Moshe Ben Asher (mort en 960) qui écrivit le premier livre de grammaire hébraïque. Il est surtout connu pour avoir rédigé les signes de vocalisation et de cantillation du fameux Codex d’Alep* (en hébreu כתר ארם צובא )
Le Codex d’Alep est  la plus ancienne version vocalisée du Tanakh. Bien que le texte du Tanakh ne soit pas complet (il manque une grande partie de la Thora), c’est la version la plus fiable et ancienne du texte biblique, présenté avec ses signes de vocalisation et cantillation. C’est d’ailleurs d’après ce Codex que Maimonide édictera les règles exactes de la rédaction des rouleaux de la Thora.

codex d alep

Les Massorètes de Tibériade sont si célèbres qu’un texte du 10 ème siècle nous dit que parmi les Juifs de la diaspora « s’il s’en était trouvé qui auraient souhaité discuter des questions de syntaxe et de grammaire, il n’auraient parlé que du style d’Eretz Israël et de rien d’autre… »

A cette même époque, s’implante à Jerusalem un groupe de Juifs karaïtes qui rejettent toute la tradition orale du judaïsme. Ils sont évidemment en conflit permanent avec les autres. Ils n’arriveront jamais à s’imposer (sauf en Egypte) mais feront toujours partie du paysage juif.

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(Synagogue karaïte à Jerusalem )

Certains ont dit que Ben Asher était lui-même un karaïte . Rien n’est moins sûr mais cela pourrait peut être expliquer pourquoi fut trouvé chez les Karaïtes de Damas un autre texte, fidèle à la tradition massorétique et transcrit à partir d’un manuscrit d’ Aaron ben Moshe Ben Asher. Contrairement au Codex d’Alep, ce deuxième texte du Tanakh est complet. Emporté en Russie par un collectionneur karaïte,  Abraham Firkovitch, en 1848 et transféré à la bibliothèque impériale de Saint Petersbourg,  il aura  la chance de survivre à la révolution bolchevique et au siège de la ville par les Allemands en 1941. Il est connu sous le nom de Codex de Leningrad.

codex leningrad

(page de couverture du Codex de Leningrad)

Enfin, malgré les difficultés de la vie en Eretz Israel, malgré les interdictions répétées des conquérants aux Juifs de la Diaspora de venir s’installer dans le pays,  se dessine à cette époque un important mouvement d’alya: « Les pleureurs de Sion ». Ces « pleureurs de Sion » vont arriver de tout le Moyen Orient et en particulier de l’Irak actuel. Ils s’installent à Jérusalem, Ramla, Tiberiade, dans différentes villes de la côte mais aussi à Soussia, au sud d’ Hébron dans les monts de Judée, bourgade prospère pendant plusieurs siècles et qui disparaîtra entièrement sans doute à la suite d’une épidémie  au 11 ème siècle.

Voici ce qui reste de la porte de la ville:

porte_de_soussia

(photo trouvée sur le site tiyoul-tov.org)

et le sol en mosaïque de la synagogue:
soussia mosaique

Malheureusement pour les Juifs, les Turcs seldjoukides conquièrent Jerusalem en 1071 ce qui entraînera la première croisade…

A bientôt,

* dhimmi: monothéiste non-musulman ayant le droit de vivre en payant un impôt spécial et soumis à des lois discriminatoires

*Cette synagogue ne sera détruite qu’en 1099, lors de la prise de la ville par les Croisés.

*Situé au-dessus de l’emplacement du Temple d’antan, le Dôme du Rocher fut construit par le chef musulman Abd El-Malik entre 688-691. Pour cause de son emplacement sur un lit de pierre, les nombreux tremblements de terre au travers des siècles n’ont pas causé de dommages importants au bâtiment (contrairement à sa voisine, la Mosquée d’Al Aqsa). Le sanctuaire fut couvert de plomb dès 691 jusqu’à son remplacement par un revêtement de coloris doré en 1965. A cause de la rouille, le revêtement d’aluminium anodisé fut encore changé en 1993 par un revêtement en or.

*Le codex d’Alep était la propriété de la communauté juive d’Alep. En 1947, lors des émeutes anti-juives qui avaient éclaté en Syrie après la décision de l’ONU de créer un état juif sur une partie de la Palestine, une partie du Codex a disparu lors de la mise à sac de la synagogue. Ce qui restait a été caché par la communauté juive de Syrie jusqu’à ce qu’il puisse parvenir en Israel en 1958

* Certains Karaites partiront en Crimée et en Lituanie. Dans ces deux dernières régions, ils arriveront, à la fin du 18ème siècle, à se faire reconnaître comme non-juifs par les autorités russes, ce qui leur  leur sauvera la vie pendant la Shoah.