Etre chrétien au Moyen Orient

Ici au Moyen-Orient, la composante religieuse est une partie intégrante de l’identité au même titre que la nationalité ou l’ethnicité. Il n’est pas nécessaire de croire en quelque chose pour se déclarer  musulman, chrétien ou juif.
Mais comme vous le savez, l’identité musulmane essaye de s’imposer par la force depuis déjà un bon nombre d’année et bien avant l’apparition de Daesh et les révolutions arabes.
En effet, dès que l’empire ottoman commença à se désagréger de tous cotés et que des populations non musulmanes ou même non turques commencèrent à se rebeller, la répression fut féroce. Le nouveau sultan Erdogan a d’ailleurs la nostalgie de cette époque.
Dans le monde arabe en devenir de cette fin du 19 ème siècle, le même scénario se joua contre les chrétiens qui, pour survivre, se déclarèrent plus arabes que les arabes, furent souvent les fers de lance du nationalisme arabe, demandant simplement qu’on les laisse vivre dans leur dhimmitude chrétienne. Les juifs eux choisirent le retour sur leur terre et leur indépendance grâce au sionisme politique.
Les chrétiens eurent droit à un siècle de répit mais comme vous le savez, ce répit n’est plus de mise.
Non seulement persécutés,mais aussi parfois massacrés, les chrétiens fuient le Moyen Orient:

– En Irak, sous le régime de Saddam Hussein, il y avait entre 800 000 et un million de Chrétiens. Leur nombre est aujourd’hui estimé à 300 000. Depuis 2014, des centaines ont été tués rien qu’à Mossul par Daesh. Ceux qui le peuvent s’enfuient, la plupart vers le Kurdistan. Le patriarche chaldéen, Louis Raphael Sako  a donné une interview à l’AFP expliquant que dans les villages, non seulement les maisons ont été touchées et détruites mais aussi les infrastructures et que les populations déboussolés ne savent plus comment se protéger. Il les exhorte à s’engager dans l’armée (pourtant chiite) ou dans les groupes de combattants peshmerga kurdes car les milices, dit-il, c’est l’anarchie.
Le problème de ces gens explique Wadia Abu Nasser, conseiller de l’église catholique irakienne, est de savoir où et comment fuir, s’il faut laisser tout ce qu’il possèdent derrière eux ou se fier à un mince espoir que peut-être la vague passera au-dessus de leur tête sans les toucher.
C’est un dilemme que toutes les familles juives ont connu*.

– En Syrie, avant  le début de la guerre civile, il y avait 600 000 à 700 000 chrétiens. Aujourd’hui, il n’en reste qu’environ 200 000 à 300 000. Ils ont été tués dans les combats, ou bombardement sans rapport avec leur foi mais ils l’ont été aussi dans de nombreux cas parce qu’ils étaient chrétiens.
Je me souviens avoir rencontré, il y a 20 ans environ, une jeune femme araméenne de Syrie, réfugiée en France, qui venait d’un village arabisé et islamisé de force par Hafez el Assad alors qu’officiellement il n’y avait pas de persécutions anti-chrétiennes à ce moment là en Syrie. Les chrétiens syriens ont entre leurs mains les mêmes options que les chrétiens irakiens: soit s’enfuir vers les territoires kurdes, soit quitter le Moyen-Orient s’ils obtiennent un visa.

– En Egypte, le dernier attentat contre les coptes a été le plus sanglant mais la persécution n’est pas nouvelle. Depuis toujours, les coptes vivent dans la soumission totale, ce qui n’empêche ni les assassinats, les viols, enlèvements et les conversions forcées. Ils sont un peu moins de 10 pour cent de la population égyptienne. Même si le régime actuel combat les Frères Musulmans, il n’en reste pas moins que dans la population un sentiment anti-copte est vivace et que les conversions forcées étant reconnues par la loi islamique, les familles ne retrouvent jamais celui ou celle qu’elles ont perdu.

– Au Liban la situation a l’air plus calme et le pays plus serein. Tout d’abord, un quart de la population est chrétienne. Les chrétiens libanais semblent vivre normalement ces dernières années mais le pays est divisé en 4 factions (pour le moins!) qui s’observent: les chrétiens , les musulmans sunnites, les musulmans chiites et les druzes. L’un des hommes forts de ce pays est le patriarche maronite Bishara al-Ra’is, qui, comme le patriarche copte égyptien, est venu en visite en Israel. Le problème au Liban, explique le conseiller de l’Eglise catholique à Jérusalem, ce sont les politiciens eux-mêmes chrétiens… qui n’ont pas de respect pour le patriarche maronite… Aujourd’hui, il y a déjà plus de chrétiens vivant à l’extérieur du Liban qu’au Liban», dit Wadia Abu Nasser. Il souligne également que, bien que nombre de chrétiens sont à des postes clés dans la politique, tout le monde sait qui en fait gouverne le pays: le ‘Hezbollah… S’il y avait aujourd’hui des élections démocratiques les chrétiens seraient en mauvaise posture.
Il ne fait que souligner une réalité que l’Occident ne veut pas voir: si les postes de Président, de Ministre de la Défense sont toujours réservés aux chrétiens, l’armée est en grande partie aux mains des chiites et le président Michel Aoun, pourtant chrétien, a choisit le camp chiite et donc le ‘Hezbollah. Que sera le futur des Chrétiens libanais? Le député chrétien Salim Sahlab est quant à lui très pessimiste: si en Irak, l’armée américaine qui était là bas depuis 2003 n’a pas pu protéger les chrétiens irakiens alors…

– En Jordanie, le nombre de chrétiens a augmenté depuis les guerres en Irak et en Syrie. Ils sont maintenant environ 500 000. Le gouvernement les laisse tranquilles. Le roi Abdallah a même envoyé un message de condoléances à la famille du journaliste chrétien Christian Nahed assassiné en septembre dernier. Cela dit, la vie des réfugiés chrétiens est un cauchemar dans les camps de réfugiés établis sur la frontière syrienne où la majorité est musulmane sunnite et est en partie inféodée à un islam radical.

– Et les Palestiniens?
Ceux qui vient dans la bande de Gaza sont la proie des islamistes du ‘Hamas. Raymond Ibrahim, observateur des médias en langue arabe témoigne ainsi : Parfois, nous entendons qu’une librairie a été bombardée ou qu’il y a eu des agressions sur les chrétiens ou les églises. D’autres fois, nous entendons parler de l’enlèvement de chrétiens et des contraintes exercées sur eux pour embrasser la religion de Mahomet. Ceci a été confirmé par le patriarche Monseigneur Alexios qui a présenté une pétition au gouverneur de la régions Ismail Haniye, mais en vain. De 5000 en 2006, leur nombre est tombé à environ un millier.
Ceux qui vivent en Judée ou en Samarie sous le  contrôle de l’Autorité Palestinienne ne sont pas non plus à la fête: Bethlehem et les villages environnants étaient à 90 % chrétiens. En 1995 à la suite des accords d’Oslo, la ville passa aux mains de l’Autorité Palestinienne, les chrétiens ne représentent plus maintenant que 12% de la population.
Des milliers de visiteurs insouciants venus du monde entier prennent des selfies sur la place de la mangeoire, se précipitent dans la basilique avec leurs caméras et  assaillent les boutiques de souvenirs le jour de Noel.

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(le soir de Noel à Bethlehem)

Malgré les efforts de l’Autorité palestinienne pour présenter un visage acceptable dans son entreprise de séduction de la gauche occidentale, la réalité quotidienne des chrétiens est bien plus amère. Si on ne parle pas de conversions forcées, les chrétiens sont souvent écartés des postes à responsabilité et donc de la manne distribuée par Ramallah à ses sbires. La nouvelle maire de Bethlehem Vera Baboun est une exception: c’est une femme, chrétienne, issue d’une famille de notables inféodée au Fata’h*.
Qusmieh de Beth Sahour, dont toute la famille a émigré aux USA, reçoit régulièrement des menaces de mort et a été la cible d’un cocktail Molotov parce qu’il veut parler franchement
: Officiellement, les lois sont les mêmes pour les chrétiens et les musulmans mais nous souffrons d’un racisme endémiqueIl commence dans les familles mais est officialisé dans les écoles et  les prêches des imam du vendredi,  la mention ‘chrétien » sur un curriculum vitae est négative… 

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(Noel à Bethlehem: les passantes ne sont pas chrétiennes)

Pour le moment, étant en général assez éduqués, les chrétiens préfèrent partir vers des cieux plus cléments comme le font ceux de Beit Jala à côté de chez moi. Il faut dire qu’à Beth Jala, les chrétiens ont été utilisés comme boucliers humains pendant l’intifada par le Fatah, leurs appartements ont été occupés de force et c’est ainsi que Beth Jala est devenue non pas judenrein mais pratiquement christianrein.

Et chez nous en Israel? Eh bien, c’est le seul endroit au Moyen Orient où la population chrétienne reste stable et même grandit par accroissement naturel.
En Israel, comme dans le reste du Moyen-Orient, les chrétiens ont généralement un haut niveau d’éducation. Ils envoient leurs enfants soit dans des écoles chrétiennes  soit dans les écoles laïques . La plupart habite à Jerusalem, à Yafo, à Haifa 

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(Noel à ‘Haifa)

ou Nazareth.

noel-a-nazareth(Noel à Nazareth)

Bien que dispensés comme les israéliens musulmans du service militaire obligatoire, ils sont de plus en plus nombreux à s’enrôler volontairement comme Elinor Joseph.

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ou comme Mona Lisa de ‘Haifa*.

De plus, sous l’égide du père Gabriel Naddaf*,  ils commencent à refuser leur appellation arabes chrétiens pour reprendre leur identité d’origine, celle d’araméens chrétiens.
Le père Gabriel Naddaf, qui a allumé une torche lors de la cérémonie de Yom Haatsmaout a dû supporter les calomnies de sa hiérarchie qui demandait son remplacement car il n’était pas politiquement correct. Il a heureusement gardé son poste et est un fervent supporter d’Israel dont il considère simplement qu’il est un des citoyens:

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Il est bien plus sioniste que la gauche de ce pays: pour lui Israel est un havre de paix pour les chrétiens. Un tel compliment me semble presque excessif. Regardez la vidéo ci-dessous: personne ne prend garde à la croix de ce jeune homme, les chrétiens comme les musulmans ou les druzes et nous les juifs, nous sommes tous israeliens.

Il a partagé sur sa page facebook un article de Bassan Tawill, du Gatestone Institut, déclarant que  les vraies colonies illégales, n’en déplaise à l’ONU, étaient les constructions sans permis que les Palestiniens ou certains arabes israéliens se permettent de faire en Israel*.

A bientôt,

*Et vous, quand avez-vous quitté…?
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/08/et-vous-quand-avez-vous-quitte/

*Les Frères Musulmans:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/16/4795/

*Vera Baboun:
https://en.wikipedia.org/wiki/Vera_Baboun

*https://www.gatestoneinstitute.org/9634/palestinian-christians

*Père Gabriel Naddaf:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/06/27/deux-ou-trois-hirondelles/
*https://fr.gatestoneinstitute.org/9511/colonies-illegales

http://www.lemondejuif.info/2016/01/pere-gabriel-naddaf-sous-abbas-bethleem-est-devenue-un-sanctuaire-pour-les-terroristes/

 

 

 

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Le devoir avant tout !

Lundi a eu lieu en Judée-Samarie l’opération militaire la plus importante depuis Tsuk Eitan*.
Dans la nuit, les forces de sécurité ont mené une opération qui a exigé une grande et précise préparation en amont avec la participation des divers services de renseignements et du Shabak*. Elles sont allées détruire les usines clandestines de fabrication d’armes se trouvant en plusieurs points de la Judée-Samarie: à Beith Lehem, au Goush Etsion, et dans la région de Hebron. 
-« Trop longtemps on appelé les armes des terroristes « armes artisanales », a dit un des responsables de l’armée. Ce n’est plus le cas maintenant. Les usines qui les fabriquent utilisent des machines automatiques extrêmement modernes, d’un haut niveau de sophistication et capables d’en produire de grandes quantités en peu de temps. »

פשיטה של צה"ל

Déjà l’année dernière l’armée avait détruit une trentaine d’ateliers plus ou moins importants mais cette fois Tsahal est allé à la racine en détruisant non seulement les lieux de fabrication mais aussi les réseaux de distribution très organisés allant des grossistes au détaillants. Les responsables ont bien sûr été arrêtés et l’armée a fait savoir que l’enquête n’était pas finie et que de nombreuses autres arrestations allaient suivre.
« Nous voyons croître la demande d’armes sur les réseaux sociaux et internet. Il n’était plus possible de laisser faire car si nous contenons plus ou moins la terreur par arme blanche, les attentats commis par arme à feu sont devenus insupportables. Nous avons coopéré avec le conseiller juridique du gouvernement, nous ne sommes pas entrés dans les maison pour rechercher ces armes mais à la source dans les entreprises de fabrication. »
L’armée a trouvé 54 armes lourdes, de très nombreuses armes légères et de nombreuses machines-outils servant à leur fabrication.

מבצע האיתור, שלשום. צילום: דובר צה"ל
Une arme fabriquée en Judée-Samarie coûte plusieurs milliers de shekel. Tsahal espère que leur rareté fera monter les prix et les rendra moins accessibles quoique personne ne se fasse d’illusion sur le financement des organisations terroristes.
Nos forces sont rentrées à la maison sans un seul blessé.
Parmi les soldats engagés dans cette opération se trouvait le lieutenant de réserve Andreï Bialsky, commandant du bataillon « Les lions de Judée ».

Andrey Bialsky
Andreï et sa jeune épouse, tous deux étudiants, devaient partir en lune de miel. Ils avaient prévu un long voyage en Europe pour  se déconnecter et être enfin seuls tous les deux après une année intense et de nombreux examens. Mais quand Andreï a reçu quelques jours avant son mariage son ordre de mission, il n’a pas réfléchi deux fois. « Nous avons décidé tous les deux que notre lune de miel attendrait. Le succès de cette mission était pour nous de la plus grande importance. »

Ils sont partis hier en voyage de noce.
Mazal Tov, Auria et Andreï!

A bientôt, 

*J’ai résumé deux articles de Maariv. Les voici pour ceux qui comprennent l’hébreu:
http://www.maariv.co.il/news/military/Article-554683
http://www.maariv.co.il/news/military/Article-554494

*Tsuk Eitan: la guerre de l’été 2014 appelé aussi en français Bordure Protectrice

*Le Shabak: la sécurité intérieure

 

Nous, les Yerushalmim!

Sur son blog, Iratika, mon ami Yaakov a posté cet article il y a quelques jours:
http://iratika.eklablog.com/faut-il-partitionner-jerusalem-a106686344

J’ai pensé qu’habitant sur place, je devais vous montrer par quelques exemples précis pourquoi diviser Jerusalem causerait des dommages irréparables à toute une population.

Ce qu’on appelle l’initiative de Genève* de 2003 et ses multiples avatars nous  présentent la partition de Jerusalem comme le seul moyen d’obtenir une « paix juste et durable » *…

Tout d’abord, le côté obscène de cette proposition:
Après avoir crié sa joie en voyant Berlin réunifiée et redevenir la capitale de l’Allemagne, une certaine bien-pensance veut nous imposer ce qu’elle a jugé catastrophique pour les Berlinois mais tout à fait acceptable, voire recommandé pour nous! Et le sinistre Berlin-Est, Berlin-Ouest devient le tout à fait raisonnable Jerusalem-Est, Jerusalem-Ouest*!

Qui sont donc les Hyérosolomitains?
Ce mot étant très laid, je préfère le remplacer par son équivalent hébraïque, les Yerushalmim.
Nous, les Yerushalmim, sommes essentiellement des Juifs et des Arabes (musulmans et chrétiens) ainsi que des Arméniens, des Grecs, des Tcherkesses, des Druzes et autres qui sont toujours, je ne sais pourquoi, étiquetés par les Occidentaux comme des Arabes…. Pour simplifier, adoptons leur étiquetage…

Jerusalem le tramway haaretz

(Les Yerushalmim dans le tramway boycotté par la bien-pensance car il dessert les « territoires occupés », photo Haaretz)

Décider qu’un des deux groupes devra vivre d’un côté d’une frontière et l’autre de l’autre, c’est décider d’une purification ethnique déguisée avec déplacement de population. Pourquoi?
Parce qu’à Jerusalem, nombre d’Arabes et de Juifs habitent les mêmes quartiers.
Décider qu’une rue, jordanienne pendant 19 ans, doit devenir palestinienne, revient à en expulser les habitants juifs qui y habitent. Décider que l’autre côté de la même rue restera en Israel, revient à en expulser les habitants arabes ou éventuellement les priver de leur travail.
Je vous donne quelques exemples: ma belle-mère et mon beau-frère habitent l’une en face de l’autre, mon beau-frère devra déménager. Trois rues plus loin, son beau-père aussi déménagera. Son voisin arabe qui habite de l’autre côté de la rue se retrouvera en Palestine et perdra ainsi son travail à l’hôpital Shaarei Tsedek, qui restera en Israel.

Je resterai sans doute chez moi, à Malha, mais un peu plus loin, les Arabes du quartier de Beit Safafa seront bien embêtés.
Pourquoi?
Beit Safafa fut longtemps un petit village au Nord de Bethlehem. Pendant le mandat britannique, sa population grandit et il se retrouva être la proche banlieue de Jerusalem. Puis, l’armistice de 1949 le coupa en deux: la partie Nord fut attribuée à Israel et la partie Sud à la Jordanie. La partie israélienne du village se développa jusqu’à toucher et  s’imbriquer dans les quartiers de Katamonim et de Pat, principalement occupés par des Juifs ayant fui les pays arabes. Pendant 19 ans, les habitants arabes de Beit Safafa ne pouvaient pas passer du Nord au Sud, y compris pour des événements familiaux, les Jordaniens les considérant comme des ennemis.

En 1967, le village fut réuni et les familles purent se revoir. Les habitants du Sud profitèrent des infrastructures de la partie Nord du village comme ce terrain de sport construit sur l’ancienne frontière.

Beit Safafa terrain de sport

Le village se développa en montant vers la colline de Guilo, appelée « colonie juive » par les médias occidentaux… Et pourtant qui habite maintenant à Beit Safafa Sud, en « territoire occupé » où il y a encore de la place pour construire? Les habitants arabes israéliens de Beit Safafa Nord mais aussi des Arabes de Nazareth ou d’autres villes israéliennes, attirés par la capitale. Sont-ils eux aussi des colons comme le sont les habitants juifs de Gilo? Habitent-ils eux-aussi en « territoire occupé »  ou bien leur identité arabe leur permet-elle d’habiter partout sans qu’ils soient considérés comme des « colons »?

Un de nos députés, arabe israélien, né sur le territoire israélien d’avant 1967, habite maintenant dans une « colonie » au nord de Jerusalem. Bien sûr, personne n’osera appeler son quartier « colonie » puisqu’il est habité par des Arabes mais qu’en est-il de lui, Arabe israélien, député israélien et payé par l’état? N’est-il pas un colon lui aussi? Le plus drôle ou peut-être le plus triste, c’est qu’il vitupère contre les « colonies » avant de rentrer chez lui!

Si la ville est divisée, que deviendra la population? Que deviendra mon pharmacien qui habite sur le trottoir de gauche de cette rue? Il est arabe et se retrouvera en Palestine, donc tout sera pour le mieux dans le meilleur du monde sauf que…c’est un Arabe israélien du clan des Abou Gosh, cette bourgade qui se trouve à la sortie de la ville en direction de Tel Aviv*. Soit il perdra sa pharmacie et sa maison, soit il perdra sa famille.

Beit Safafa

(la pharmacie se trouve à gauche derrière les arbres)

L’appartement du professeur de piano de ma petite-fille se trouve sur le même côté. Comme elle est juive, elle devra déménager.

Si vous pensez que je chipote pour pas grand chose regardez cette carte:

initiative de Geneve

Cliquez sur la carte pour mieux voir de quoi il s’agit: la ligne verte est la ligne d’armistice de 1949. Elle se continue en violet, comme la ligne de partition proposée à Genève. Tout ce qui est au-dessous de cette ligne verte ou violette disparaîtra du territoire israélien: Guilo, Har Guilo ainsi que deux quartiers arabes, Sharafat et  Beit Safafa-Sud.

Ne nous attardons pas sur le sort des Juifs, ils ont l’habitude d’être expulsés. Car s’il y a asymétrie dans ce conflit, elle est bien là. Il est exigé des Juifs ce qui ne l’est pas pour les Arabes .
Non! Attardons plutôt nous sur le sort de tous les autres Israéliens, ceux qui ne sont pas Juifs mais Arabes et qui se sont installés ici. Attardons nous sur le sort de ces Arabes qui ont été Jordaniens pendant 19 ans: croyez-vous sincèrement qu’ils préféreront vivre dans un territoire palestinien où règne l’arbitraire et la corruption plutôt que dans une démocratie comme Israel?*

Et que dire aussi des habitants arabes de Jérusalem qui ont préféré habiter dans une « colonie juive », comme à Pisgat Zeev, pour offrir à leurs enfants une bonne éducation?

Dans la plupart des quartiers de la ville nous vivons ensemble*.
Est-ce toujours facile? Non, mais nous nous côtoyons et nous travaillons ensemble malgré le décalage culturel, l’antisémitisme dominant dans les populations arabes et leur mépris étalé ouvertement à l’égard de ce qui est juif.

« Mais il ne s’agit pas d’expulser qui que ce soit » s’indigneront les bonnes âmes: » les Arabes qui se trouveront dans la partie israélienne, resteront chez eux!
Bien sûr qu’ils resteront, car en fait, l’idée d’un déplacement symétrique des populations tel que je l’écrivais un peu plus haut n’a jamais été envisagée.
Mes voisin arabes de Malha resteront chez eux. Le patron arabe du pressing en haut de notre colline restera.
Car l’expulsion ne concernera que les Juifs! 

Devront partir les Juifs de Gilo, de Har Gilo, ceux d’une partie de Talpiot, Arnona, Abou Tor, Armon Hanatsiv et je ne parle que des quartiers du Sud de la ville… Eux devront partir car nos voisins nous l’ont précisé maintes et maintes fois et le répètent encore: »pas de Juifs (ils ne parlent pas d’Israéliens mais de Juifs!) sur notre territoire! »

Certains me disent encore: « Mais enfin, il y a bien des quartiers où les Juifs ne vont pas! »
C’est vrai. Je pourrais vous dire que c’est parce que je n’y connais personne mais ce serait un argument cosmétique.
Non la réalité est plus dure: non seulement je n’y connais personne mais ils sont dangereux pour moi!

Mais chez vous en Europe, n’y a t-il pas des quartiers que vous évitez pour les mêmes raisons? Faut-il diviser vos villes, déclarer le fameux 93 ou la banlieue nord de Marseille ou Vaux en Velin, enclaves indépendantes? Ce qui n’est pas bon pour les Européens ou les Américains ne l’est pas plus pour nous!

Sous couvert de justice, la  bien-pensance fait oeuvre de racisme: Juifs d’un côté et Arabes de l’autre.

Quand on commence à sélectionner on sait comment ça finit.

A bientôt,

PS: Nos fenêtres donnent sur le village de Sharafat. Si par malheur, Jerusalem était divisée, elles seraient une proie facile pour les snipers d’un état de Palestine qui ne sera jamais satisfait quelles que soient les concessions.

*L’initiative de Genève; http://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_de_Gen%C3%A8ve.

*Pour faire la paix, c’est comme pour danser le tango, il faut être deux

*Expression idiote: En dehors du quartier juif de la Vieille Ville, les « colonies » se trouvent surtout au Nord, au Sud et au Sud-Ouest de la ville

*Les Abou Gosh: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/06/05/lancienne-gare-de-jerusalem/ https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/11/07/the-elvis-inn/

* Prenons l’exemple de la ville israélienne d’Um El Farm où se recrutent les plus farouches opposants arabes au sionisme. Lors des négociations avec la Jordanie qui aboutirent à un accord de paix en 1994, les Israéliens proposèrent au roi Hussein un échange: Um El Farm contre des terres agricoles. cela n’aboutit pas car les habitants de cette ville crièrent à la discrimination!!

* Et pas seulement à Jerusalem. En fait c’est ainsi dans tout le pays: mon fils a étudié à l’université d’Ariel, boycottée car elle se trouve dans les « territoires occupés », de nombreux Arabes des « territoires » étudiaient avec lui (http://www.ariel.ac.il/en).

La Thora, un gâteau au fromage et une princesse…

Ça y est les producteurs de lait et de fromages sont contents! Comme tous les ans, il vont faire une bonne partie de leur chiffre d’affaire ces jours-ci. Pourquoi ? Parce que mercredi prochain, nous fêtons Shavouot, le don de la Thora au Sinaï, 50 jours après notre sortie d’Egypte !

Vous ne voyez pas le lien entre la Thora et les produits laitiers ? Comptez sur nos sages pour vous l’expliquer :
– Le lait, חלב (halav), a comme Guematria 40, exactement le nombre de jours que Moshé resta dans la montagne au Sinaï avant de nous rapporter les Tables de la Loi,
– La Thora est aussi comparée au lait, comme le dit le verset : « Comme le miel et le lait, [la Torah] coule sous ta langue » (Cantique des Cantiques 4:11),
– Le mot fromage en hébreu, גבינה (gvina), s’apparente sur le plan étymologique à Har Gavnounim, l’un des noms du Mont Sinaï et enfin parce que la Guematria du mot gvina est 70 comme les 70 facettes de la Thora.
Qui a dit que nos sages manquaient d’imagination ?

 

Cette fête de Shavouot fait plaisir a tout le monde : ici en Israël, Shavouot, fête des moissons, est au moins autant fêtée dans les écoles,

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dans les kibbutzim,

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et même en ville-ici un défilé a Haïfa en 1934:

que Shavouot, fête du don de la Thora, où on lit les 10 Paroles:

(cette vidéo est tirée d’un ensemble qui raconte avec humour les histoires de la Bible. Ici Moshé transmet les dix Paroles et les enfants répondent par  cette phrase célèbre:  Naasse venishma, נעשה ונשמה, nous ferons et nous entendrons de toute notre cœur et de toute notre âme)

A Shavouot.  on raconte aussi une histoire de princesse qui ne fut à priori qu’un fait divers.
Dans le livre de Ruth, on apprend qu’une famille de Bethlehem quitte la ville à cause de la famine qui règne en Judée et part pour Moav. La bas, le chef de famille, Elimelekh, et ses deux fils succombent, la mère, Naomi, se retrouve seule avec ses deux belles filles moabites. Elle décide de retourner chez elle à Bethlehem, l’une de ses belles filles rentre chez ses parents et l’autre, Ruth, la suit.

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A Bethlehem, Ruth  va devoir glaner dans les champs de Boaz, l’homme le plus riche de la ville,

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Elle l’épouse, a un fils et deviendra ainsi l’arrière-grand-mère du roi David. Happy end !
Imaginez les titres de l’époque dans la presse moabite : « Une grande preuve d’amour ! Notre princesse aux yeux tristes (elle est veuve) quitte sa vie confortable pour suivre sa belle-mère dans les monts de Judée » et quelque temps après : « Les rumeurs qui nous étaient parvenues sont maintenant confirmées: la princesse Ruth a épousé le magnat de l’agro-alimentaire Boaz et lui a donne un fils. Est ce le début d’une nouvelle ère politique qui verra le rétablissement des relations politiques entre le royaume de Moav et les tribus montagnardes de Judée ? »

Mais comme toujours dans le Tanakh, l’histoire n’est pas tout à fait ce qu’elle parait être.

Tout d’abord intéressons-nous aux noms des protagonistes. Le mari de Naomi s’appelle Elimelekh. Ce nom peut se traduire de deux manières: Soit “Dieu est roi”, soit « Que je sois roi » (en lisant Alay). Les deux sont possibles d’autant qu’Elimelekh vient de la tribu de Yéhuda, la tribu des rois. C’est un nom ronflant pour un homme important. En effet, le texte précise que c’était un איש (Ish), homme, ce qui signifie homme important. Le nom de sa femme Naomi signifie simplement « l’agréable ». Mais il ne faut pas oublier que dans le nom de Naomi se trouve inséré le עם (Am), peuple. Naomi n’organise pas le mariage de Ruth avec Boaz pour faire à nouveau partie de la bonne société de Bethlehem. Non, elle le fait car elle a vu dans cette belle-fille, étrangère à son peuple, celle par qui commencera la lignée du roi David et donc celle du Mashiah (le messie).
Des deux fils de Naomi et de Elimelekh on ne sait rien mais leur nom parle pour eux: Mahlon, « maladie » et Kilyon « effacement ». Qui aurait l’idée de donner à ses enfants de pareils noms? C’est qu’il s’agit là aussi  de surnoms révélateurs!

Quant aux belles filles, elles s’appellent l’une Orpa du mot עורף (oref), la nuque, et tourner la nuque en hébreu est l’équivalent de tourner le dos en français.  C’est elle qui dira au revoir,  en pleurant, à sa belle mère. Rien de négatif chez Orpa, rien de positif non plus. Pour Ruth l’intrépide, on remarquera que la Guématria de «Dieu récompensera ton action » est celle de Ruth.

Non seulement les noms des personnages sont révélateurs mais l’histoire est très claire pour les Juifs de cette époque. Au début de l’histoire, Elimelekh a emmené sa famille loin de Bethlehem-Efrata à cause de la famine.
Quand on sait que Bethlehem signifie la Maison du Pain, les deux mots Beth et Lehem sautaient aux yeux des lecteurs.

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Voici Efrata aujourd’hui dans le Gush Etsion. Bethlehem se trouvant dans un territoire sous autorité palestinienne, c’est une ville « judenrein » dans laquelle je n’ai pas le droit de pénétrer.

La famille quitte donc sa maison privée qui se trouve dans la « Maison du Pain » (un endroit fermé, censé la protéger et dédié au pain) pour…les champs de Moav,  environnement ouvert et sans protection. Dans le Tanakh, un champ vide, sans maison, est toujours le symbole d’une tragédie. Les Juifs ne sont pas des nomades. Même dans leur imaginaire ils n’aiment pas les grands espaces.

 

Où se trouvaient ces champs ? Dans la riche plaine de la Shefela ou celle de Yisreel ? Pas du tout! A Moav qui a très mauvaise réputation et représente l’antithèse de l’hospitalité. Beaucoup plus tard d’ailleurs, lors de la guerre qui l’opposa au roi Shaoul, le roi David, persuadé qu’il pouvait compter sur la protection du roi de Moav, son cousin, enverra en fait ses parents à la mort car ce dernier les fera assassiner.

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De plus, le texte ne mentionne aucune autre famille fuyant la famine…En fait, les commentateurs nous expliquent qu’il y a bien eu une crise économique à Bethlehem mais qu’Elimelekh, l’homme important, ne voulait tout simplement pas nourrir les pauvres !

Elimelekh et ses fils meurent pendant leur séjour à Moav.
Naomi prend son courage à deux mains pour retourner à Bethlehem où pourtant, elle sait ne pas être la bienvenue: son mari ayant fui au lieu de secourir les pauvres. Elle a en plus le désavantage de revenir avec une jeune femme étrangère, descendante des filles de Loth, ce qui n’est pas une très bonne carte de visite.
Orpa retourne dans sa famille mais après avoir pleuré et embrassé Naomi.
Quant à Ruth, elle quitte tout: son pays, sa famille, sa position sociale pour suivre sa belle-mère.

Les deux derniers personnages masculins sont Boaz, le futur mari de Ruth, et son cousin. De ce cousin, on ne sait pas grand chose sauf qu’il renonce à épouser Ruth pour une question de patrimoine familial. Boaz est quand même imposant : son nom signifie « La force est en lui », c’est un notable et l’un des derniers juges. Mais il se laisse cependant bien manœuvrer par Naomi…

Autant dans cette histoire les hommes sont des éléments négatifs ou pour le moins en retrait autant les femmes sont des personnages sympathiques et dynamiques.

Mais pourquoi raconter cette histoire au moment de la fête de Shavouot ?

Sans doute parce qu’à Shavouot nous commémorons le don de la Thora et Ruth est devenue le symbole de l’étrangère qui a eu le courage de devenir juive.
Sans doute aussi parce que Shavouot est aussi la fête des moissons et que nous la voyons glaner dans les champs.

 

A bientôt,

PS : C’est le prophète Samuel qui a écrit le livre de Ruth. Il aurait eu l’histoire de première main en interviewant l’intéressée elle-même à la fin de sa vie. C’est tout à fait plausible car l’histoire de Ruth se situe à la fin de la période des Juges, Samuel étant souvent considéré comme le dernier d’entre eux. Ruth pouvait donc être encore en vie, lorsque Samuel oignit le jeune David, son arrière-petit-fils.

Vendredi

Ah le temps bénit ou les hauts parleurs n’existaient pas!

Le muezzin de Beit Safafa  a encore piqué sa crise : tous les vendredis c’est pareil, il empoigne (j’imagine) son haut-parleur et se met à hurler.  J’ai presque envie de lui dire que rien ne sert de s’échauffer de la sorte et que:
 -ses ouailles ne sont pas sourdes, peut-être ne veulent-elles pas l’écouter.
– avec les élèves qui n’écoutent pas, il vaut parfois mieux parler doucement calmement, en général ça les étonnent et ils prêtent attention au perturbateur, l’enseignant (30 ans de pratique).
– et si c’est pour nous embêter,  nous les vilains,  il faut qu’il s’y fasse, on s’en fout, on est là et on y restera.

Pendant ce temps, moi je peins dans ma cour, tout en écoutant de la musique baroque.

La nuit  (mais la nuit ce n’est pas le muezzin en « live » c’est un enregistrement. Je suis sûre que lui, il  reste au dodo),  quand  j’entends donc que Dieu est grand et que Mahomet est son prophète, ça ne tire pas à conséquence  car j’ai un bon sommeil et je me rendors très vite.

J’ai seulement  l’impression d’être une de ces citadines du Moyen Age, régulièrement réveillée par un de ces veilleurs aux tendances perverses lui criant de se rendormir  « il est deux heures, dormez bonnes gens !!! ».
Enfin bref, quand c’est vendredi, on le sait non seulement parce qu’on sent partout la bonne odeur des nombreux « hamin » mais aussi parce que l’autre excité s’agite dans son minaret.

Mais ne croyez pas que le vendredi, ce ne soit que ça : l’énervement passager contre le petit frère d’Iznogoud !  C’est aussi le jour de la flânerie gourmande  du côté de Mahane Yehouda où on peut écouter des concerts de rue tout en prenant un petit déjeuner israélien, le jour de la flânerie gourmande-bobo dans la Moshava (plus chère) ou la flânerie-gourmande  au gan botani (le parc du jardin botanique)  ou Avigail va parler aux canards et aux cygnes, ou celle qui nous mène vers Tsur Hadassa sur la route de Beit Shemesh …

C’est aussi le jour ou dès le début de l’après-midi une douce torpeur envahit la ville. Les magasins ferment leurs portes, et la sieste est de rigueur.

Bon, je sais, les mères de familles nombreuses me rétorqueront que préparer shabbat n’est pas une mince affaire, mais quand on est retraitée…

Et vous allez me dire, c’est quoi Mahane Yehouda etc… ?

Tout est prévu, ne craignez rien : des photos ; des commentaires…

Prêts pour la ballade ?

Voici Mahane Yehouda:

 Mahane Yehouda,  le camps de Juda (la tribu) est  un quartier du centre ville, surtout connu par son marché, le plus grand marché couvert et découvert de Jérusalem

 On y trouve tout et le reste et depuis quelques années, le quartier est devenu très « in » . S’y sont ouverts des petits bistrots où l’on peut « lénashnesh » (grignoter) en écoutant de la musique. Si vous avez de l’appétit, vous pouvez même aller chez Hatshapouria, le fast food géorgien, on vous y servira une grosse part de Hatsharouli, à base de fromage, œuf et pâte feuilletée. Trop lourd pour moi!

Voilà la Moshava ou moshava guermanit  (le village allemand):

 

C’est un quartier bobo, construit au 19ème siècle (à l’époque, ce n’était pas bobo)  par des Allemands protestants luthériens qui voulaient s’installer en Terre Sainte pour être sur place lors de la venue du Messie. Pourquoi pas ?

Ils ont fondé des villages non seulement à Jérusalem mais aussi à Haïfa, à Yafo, à Nazareth et à Bethlehem en Galilée.  Ils étaient paysans, ou artisans. Et cela était tout à fait  charmant !
Mais… comme ils éprouvaient aussi une sympathie fervente pour Hitler, ils ont commencé à s’en prendre aux Juifs qu’ils attaquaient régulièrement quand ceux –ci passaient dans le coin… Mais aussi aux Anglais, ce qui leur fut fatal.  Les Anglais se moquaient bien de ce qui arrivait aux Juifs mais pas à leurs soldats. Ils les ont donc expulsés vers leur mère patrie dans les années 30:

 (propres sur eux mais Nazis!)

 

Et voici Tsur Hadassa : Le rocher de la myrte), banlieue sud de Jérusalem, sur la route de Beit Shemesh,  verdoyante et tranquille  et surtout habitée par des jeunes couples dont beaucoup travaillent à l’hôpital Hadassa:

 

 

 Et enfin, Beit Shemesh : la ville du soleil en hébreu:

 

Déjà mentionnée dans la Bible au livre de Josué. Située a 30 km au sud-ouest de Jérusalem, sans grand intérêt, mais la route qui y conduit est de toute beauté.

http://www.youtube.com/watch?v=Dd3HJOwrouU&feature=related

(faites un copié- collé sur google pour voir la vidéo)

En passant par Ness Harim, Bar Guiora et la vallée du Nahal Sorek,  et sur la route, peu après Tsur Hadassa, il y a un petit café, rendez-vous des cyclistes,  ou on prend des petits déjeuners, miam…

A bientôt!