Un nom, un visage, une vie

 

Voici les visages des quatre soldats qui ont perdu leur vie dans l’attentat* hier sur la Promenade de Armon Hanatsiv à Jerusalem.

Erez Urbach, 20 ans, de Alon Shvut dans le Gush Etsion:
Il s’était porté volontaire à Tsahal car des problèmes de santé lui interdisaient de servir.
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Le lieutenant Shira Tsur, 20 ans, de ‘Haifa.
Ses camarades la décrivent comme une jeune fille tournée vers les autres, toujours prête à se porter volontaire

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Shir Hadjadj, 22 ans, habitait Maale Adoumim. Elle donnait gratuitement des cours de soutien en maths dans son ancien lycée.

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Yael Yekutiel, 20 ans, de Givataim. Elle était officier d’éducation et était restée à l’armée pour continuer son travail auprès des soldats défavorisés.

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Ce sont les visages et les sourires dont il faut se souvenir.
Hier, le médecin et ancien député Arieh Elad a explosé de colère à la vue de la photo du terroriste prise dans son adolescence, alors que c’était un homme fait de 28 ans. Il a déclaré que présenter le visage encore enfantin de cet assassin était honteux.
Moi aussi, je suis écœurée qu’on présente les photos ad nauseum des terroristes. A chaque reportage télévisé, à chaque nouvel article dans les journaux, à chaque commémoration ou émission politique, vous avez droit au visage des assassins. Si vous faites une recherche sur internet qui concerne les attentats de Toulouse, de Nice ou autres, vous tomberez sur la photo des assassins. Ce n’est plus supportable. Par leur acte, ils ont perdu le droit à avoir un nom, un visage, une tombe sur laquelle se recueillir, ils ne font plus partie du genre humain.
Jamais l’expression יִמַּח שְׁמוֹ וְזִכְרוֹ, que son nom soit effacé et son souvenir oublié, ne m’a semblé mieux convenir.
Souvenons-nous des victimes, de leur sourire, parlons d’eux pour qu’ils vivent encore un peu dans nos mémoires…

A bientôt,

PS: Sur cette promenade d’Armon Hanatsiv, au moment même de l’attentat se trouvaient des passants palestiniens en villégiature. Après avoir assisté à l’attentat, ils ont applaudi au geste du terroriste. Applaudir après avoir vu 4 jeunes se faire écraser… En même temps à Gaza et Ramallah la réjouissance était manifeste dans les rues et des gâteaux étaient distribués aux passants et automobilistes pour fêter l’événement.
http://www.europe-israel.org/2017/01/photos-arabo-palestiniens-distribution-de-gateaux-et-bonbons-pour-feter-le-meurtre-de-juifs-a-jerusalem/

Enfin la sœur du terroriste abattu déclarait sa fierté.
Et c’est avec ces gens là que nous devons négocier?… Nous ne pourrons jamais avoir des rapports normaux avec les palestiniens tant qu’ils ne se seront pas débarrassés de cette culture barbare, fanatique et mortifère. 

*15 autre sont blessés dont une jeune fille dont l’état inspire de grandes inquiétudes

 

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Vous avez dit guerre de libération?

Ceux qui me connaissent savent que je suis une grand mère, pas du tout sportive et souvent étourdie.
Aussi quand le maire de Jerusalem a conseillé à tous ceux qui avaient un permis de port d’armes de sortir armés*, je suis restée perplexe: comment me protéger?
Je n’ai évidemment ni arme ni permis de port d’arme et je ne m’imagine pas en demander.
Prendre des cours de tir pourquoi pas? Mais en situation,  arriver à sortir une arme du fond de mon sac, me demander où j’ai bien pu mettre les balles*, tout cela devant un terroriste décidé à me poignarder!…
Il faudrait qu’il soit bien complaisant. Or si les terroristes prétendent toujours vouloir mourir en martyr pour rencontrer les fameuses 72 vierges, en général ils veulent tuer sans se faire tuer.

ma dalton

De toute manière, il est très difficile d’obtenir un permis de port d’armes. Israel, ce n’est pas le Far West. La loi est très stricte. Pour en avoir un, il faut soit habiter une région à risque (Jerusalem n’en fait pas partie pour le moment malgré tout ce qui s’y passe ces derniers temps) soit y travailler comme notre médecin qui consulte aussi en Judée Samarie.
Alors j’ai décidé de suivre les conseils donnés par le Pikud Haoref*:
« Quand vous êtes dans la rue:
– Ne soyez pas  plongés dans votre smartphone: je ne le suis pas, je suis de la vieille école…
– Intéressez vous à votre environnement: ça c’est plus dur, je suis souvent tête en l’air, pensant entre autre à mon prochain article… Mais maintenant je dévisage les gens, regarde les mains…
– Si vous êtes immobile dans la rue pour attendre un bus, ayez le dos protégé par la paroi de l’abribus, un arbre ou un mur. Même chose si vous vous reposez sur un banc, choisissez le contre un mur: mon banc préféré se trouve contre un mur.
– Si vous voyez quelqu’un qui ne vous plait pas s’approcher de vous, ne soyez pas pris de panique, mais partez immédiatement. Vous aurez tort 9 fois sur 10 mais ce n’est pas grave:  je n’ai pas peur mais si je vois un visage patibulaire, je ne vais pas essayer d’être polie!
– Si vous êtes attaqués, n’attendez pas, courez (!),  et utilisez tout ce que vous avez sous la main pour vous défendre.
Comme tout le monde, je suis allée chercher un spray de poivre en me sentant quelque peu ridicule. Je n’étais pas la seule loin de là. Les magasins sont dévalisés. Le vendeur compatissant m’a dit: « N’attends pas que le terroriste soit trop près, tu peux le toucher à une distance de plus de deux mètres »
Si en plus je dois mesurer!
Mon fils s’est bien sûr moqué de moi: « Fais attention au sens du vent! »

J’en ai acheté aussi un autre pour ma fille. Elle travaille à l’Université et reçoit de nombreux étudiants arabes.

Hier dans le quartier de  Pisgat Zeev, un enfant de 13 ans a été blessé très gravement*. Il sortait d’une épicerie où il venait d’acheter des bonbons. Il a été poignardé dans le dos alors qu’il roulait sur le trottoir avec un vélo d’enfant. Il n’a pas eu le temps d’entendre le hurlement Allah Akbar de son agresseur. Son état était jugé אנוש (anush) désespéré. Le chirurgien qui l’a opéré pendant 4 heures et lui a sauvé la vie* a rendu hommage aux secouristes qui l’ont traité en premier comme il le fallait.

Voici un petit film du Maguen David Adom qui nous apprend comment donner les premiers soins à un blessé poignardé:

Et puis surtout, pensez que vous n’êtes jamais seul.
Si vous criez מחבל (me’habel – terroriste), de toutes vos forces, les gens sortiront dans la rue pour vous aider: le jeune garçon blessé à Pisgat Zeev a été tout d’abord défendu par l’épicier sorti se battre contre le terroriste avec ce qu’il avait sous la main: un parapluie! Et une femme est sortie aussitôt pour compresser la blessure avec des serviettes.

heros pisgat zeev parapluie

(Ce qui reste du parapluie!)

Voici un témoignage écrit par les voyageurs du bus de la  ligne  Jerusalem Beit Shean (vallée du Jourdain):
« Notre chauffeur s’appelle Tal ‘Hakham…

Tal Hakham
Pendant tout le voyage, il s’est soucié de nous, ses voyageurs de la ligne 961 pour Beit Shean. Nous avons quitté Jerusalem à 11h du soir. Il nous a demandé de laisser baissés les stores pour notre sécurité. Quand une des voyageuses est descendue au Tsomet Haglilit (en pleine cambrousse*), il s’est assuré que quelqu’un l’attendait à la station et lui a même proposé de rentrer dans le kibboutz. Il a proposé la même chose ensuite à un voyageur devant descendre au moshav Tomer.
… Bref, il s’est assuré que tous ses voyageurs arrivent sains et sauf chez eux. Un soldat est resté seul,  il a vérifié  qu’il savait où dormir. Enfin, quand nous sommes descendu à la station centrale des bus à Beit Shean, il nous a dit: » Qu’allez vous faire dans les rues à 1h du matin? »
Il nous a déposé chez nous!

Ce qui devait être un voyage éprouvant est devenu le voyage le plus sûr, grâce à lui!
Alors au nom de tous ls voyageurs, merci à Tal ‘Hakham »

Vous savez déjà que les mères juives  sont des mères poules mais que dire des chauffeurs de bus?

Nous venons de vivre 15 jours de violence anti-juive. Les Arabes ont assassiné 7 Juifs et en ont blessé une trentaine:
victimes attaques du mois d'octobre 2015

 

En haut de gauche à droite: Eitam Henkin, Naama Henkin tués sous les yeux de leurs 4 enfants*, Aharon Benitah. Sa femme Adèle, blessée, a demandé à des passants arabes de l’aider, elle et son bébé, blessé lui aussi: ils lui ont crié « crève! », l’ont giflée et lui ont craché dessus.
adele benitah

En bas de gauche à droite: Hayim Habib dont l’épouse Shoshana est en soins intensifs, le rav Yshayahou Krishevsky écrasé à un arrêt de bus et le rav Nehemia Lavi poignardé alors qu’il portait secours à Aharon Benitah.
Le septième est Alon Goberg, 51 ans, qui a succombé à ses blessures à l’hôpital. Il vivait seul. Aussi des centaines de personnes qui ne le connaissaient pas ont répondu à l’appel des services d’urgence et se sont retrouvés au cimetière pour son enterrement.

alon guvberg

La vidéo ci-dessous vous montre ce qui s’est passé dans la seule journée de mardi 13 octobre:

Nous ne pouvons qu’être reconnaissants envers tous ceux qui nous défendent et nous aident.

Il faut noter que la majorité des assassins était composé parfois de mineurs en tout cas de jeunes qui ne sont pas des « damnés de la terre ». Il appartiennent à la classe moyenne et certains sont des universitaires.

adolescents terroristes

(adolescents terroristes)

Le cri poussé sauvagement lors des agressions n’était pas comme l’on pouvait s’y attendre « Vive la Palestine » ou « Pour la Palestine libérée » ou tout autre sorte de slogan nationaliste lié au territoire de Judée-Samarie mais « Allah Akbar« . Ceci a le mérite d’éclaircir la nature réelle de ce conflit. S’il y a humiliation des masses palestiniennes comme nous l’assènent régulièrement les médias français cela n’est pas la conséquence d’une « occupation » (et l’emploi de ce mot est contestable) mais de l’impossibilité pour un arabe d’accepter un état juif sur la moindre parcelle de terre au Proche-Orient.  

La paix, ce n’est pas pour demain…

A bientôt,

*C’est ce qui se passe et cela a sauvé la vie d’un bon nombre de gens

*Lorsque l’on porte une arme, les balles ne doivent pas se trouver dans le chargeur. Cette semaine, par deux fois,un terroriste a pu prendre l’arme d’un soldat qu’il venait de poignarder mais grâce à cette mesure de sécurité il n’a pas pu faire de carnage

*Pikud Haoref ou la défense civile

*Il est malheureusement toujours dans le coma. Il se nomme Naor ben Ruth
http://www.danilette.com/2015/10/pauvres-petits-terroristes.html

*A Pisgat Zeev, l’enfant de 13 ans a été poignardé par un terroriste du même âge, qui est soigné à l’hôpital Hadassah car il a été heurté par une voiture en fuyant la police!
S’il en est là c’est grâce aux dirigeants palestiniens et à tous ceux qui l’ont incité à poignarder des Juifs!
Contrairement aux mensonges répandus une fois de plus par Mahmoud Abbas, il n’a pas été « exécuté de sang froid« . Le voici à l’hôpital, menotté dans son lit.

terroriste de 13 ans 2

(journal Yediot Aharonot)

*La ligne 961 Jerusalem Beit Shean descend vers la mer Morte, passe devant Jericho et remonte toute la Vallée du Jourdain

*Les 4 enfants du couple Henkin n’ont pas été épargnés par compassion comme cela a été écrit dans certains journaux français. Ils l’ont été parce qu’un des terroristes a blessé par mégarde un de ses coéquipiers qui a dû être évacué rapidement.

Nous, les Yerushalmim!

Sur son blog, Iratika, mon ami Yaakov a posté cet article il y a quelques jours:
http://iratika.eklablog.com/faut-il-partitionner-jerusalem-a106686344

J’ai pensé qu’habitant sur place, je devais vous montrer par quelques exemples précis pourquoi diviser Jerusalem causerait des dommages irréparables à toute une population.

Ce qu’on appelle l’initiative de Genève* de 2003 et ses multiples avatars nous  présentent la partition de Jerusalem comme le seul moyen d’obtenir une « paix juste et durable » *…

Tout d’abord, le côté obscène de cette proposition:
Après avoir crié sa joie en voyant Berlin réunifiée et redevenir la capitale de l’Allemagne, une certaine bien-pensance veut nous imposer ce qu’elle a jugé catastrophique pour les Berlinois mais tout à fait acceptable, voire recommandé pour nous! Et le sinistre Berlin-Est, Berlin-Ouest devient le tout à fait raisonnable Jerusalem-Est, Jerusalem-Ouest*!

Qui sont donc les Hyérosolomitains?
Ce mot étant très laid, je préfère le remplacer par son équivalent hébraïque, les Yerushalmim.
Nous, les Yerushalmim, sommes essentiellement des Juifs et des Arabes (musulmans et chrétiens) ainsi que des Arméniens, des Grecs, des Tcherkesses, des Druzes et autres qui sont toujours, je ne sais pourquoi, étiquetés par les Occidentaux comme des Arabes…. Pour simplifier, adoptons leur étiquetage…

Jerusalem le tramway haaretz

(Les Yerushalmim dans le tramway boycotté par la bien-pensance car il dessert les « territoires occupés », photo Haaretz)

Décider qu’un des deux groupes devra vivre d’un côté d’une frontière et l’autre de l’autre, c’est décider d’une purification ethnique déguisée avec déplacement de population. Pourquoi?
Parce qu’à Jerusalem, nombre d’Arabes et de Juifs habitent les mêmes quartiers.
Décider qu’une rue, jordanienne pendant 19 ans, doit devenir palestinienne, revient à en expulser les habitants juifs qui y habitent. Décider que l’autre côté de la même rue restera en Israel, revient à en expulser les habitants arabes ou éventuellement les priver de leur travail.
Je vous donne quelques exemples: ma belle-mère et mon beau-frère habitent l’une en face de l’autre, mon beau-frère devra déménager. Trois rues plus loin, son beau-père aussi déménagera. Son voisin arabe qui habite de l’autre côté de la rue se retrouvera en Palestine et perdra ainsi son travail à l’hôpital Shaarei Tsedek, qui restera en Israel.

Je resterai sans doute chez moi, à Malha, mais un peu plus loin, les Arabes du quartier de Beit Safafa seront bien embêtés.
Pourquoi?
Beit Safafa fut longtemps un petit village au Nord de Bethlehem. Pendant le mandat britannique, sa population grandit et il se retrouva être la proche banlieue de Jerusalem. Puis, l’armistice de 1949 le coupa en deux: la partie Nord fut attribuée à Israel et la partie Sud à la Jordanie. La partie israélienne du village se développa jusqu’à toucher et  s’imbriquer dans les quartiers de Katamonim et de Pat, principalement occupés par des Juifs ayant fui les pays arabes. Pendant 19 ans, les habitants arabes de Beit Safafa ne pouvaient pas passer du Nord au Sud, y compris pour des événements familiaux, les Jordaniens les considérant comme des ennemis.

En 1967, le village fut réuni et les familles purent se revoir. Les habitants du Sud profitèrent des infrastructures de la partie Nord du village comme ce terrain de sport construit sur l’ancienne frontière.

Beit Safafa terrain de sport

Le village se développa en montant vers la colline de Guilo, appelée « colonie juive » par les médias occidentaux… Et pourtant qui habite maintenant à Beit Safafa Sud, en « territoire occupé » où il y a encore de la place pour construire? Les habitants arabes israéliens de Beit Safafa Nord mais aussi des Arabes de Nazareth ou d’autres villes israéliennes, attirés par la capitale. Sont-ils eux aussi des colons comme le sont les habitants juifs de Gilo? Habitent-ils eux-aussi en « territoire occupé »  ou bien leur identité arabe leur permet-elle d’habiter partout sans qu’ils soient considérés comme des « colons »?

Un de nos députés, arabe israélien, né sur le territoire israélien d’avant 1967, habite maintenant dans une « colonie » au nord de Jerusalem. Bien sûr, personne n’osera appeler son quartier « colonie » puisqu’il est habité par des Arabes mais qu’en est-il de lui, Arabe israélien, député israélien et payé par l’état? N’est-il pas un colon lui aussi? Le plus drôle ou peut-être le plus triste, c’est qu’il vitupère contre les « colonies » avant de rentrer chez lui!

Si la ville est divisée, que deviendra la population? Que deviendra mon pharmacien qui habite sur le trottoir de gauche de cette rue? Il est arabe et se retrouvera en Palestine, donc tout sera pour le mieux dans le meilleur du monde sauf que…c’est un Arabe israélien du clan des Abou Gosh, cette bourgade qui se trouve à la sortie de la ville en direction de Tel Aviv*. Soit il perdra sa pharmacie et sa maison, soit il perdra sa famille.

Beit Safafa

(la pharmacie se trouve à gauche derrière les arbres)

L’appartement du professeur de piano de ma petite-fille se trouve sur le même côté. Comme elle est juive, elle devra déménager.

Si vous pensez que je chipote pour pas grand chose regardez cette carte:

initiative de Geneve

Cliquez sur la carte pour mieux voir de quoi il s’agit: la ligne verte est la ligne d’armistice de 1949. Elle se continue en violet, comme la ligne de partition proposée à Genève. Tout ce qui est au-dessous de cette ligne verte ou violette disparaîtra du territoire israélien: Guilo, Har Guilo ainsi que deux quartiers arabes, Sharafat et  Beit Safafa-Sud.

Ne nous attardons pas sur le sort des Juifs, ils ont l’habitude d’être expulsés. Car s’il y a asymétrie dans ce conflit, elle est bien là. Il est exigé des Juifs ce qui ne l’est pas pour les Arabes .
Non! Attardons plutôt nous sur le sort de tous les autres Israéliens, ceux qui ne sont pas Juifs mais Arabes et qui se sont installés ici. Attardons nous sur le sort de ces Arabes qui ont été Jordaniens pendant 19 ans: croyez-vous sincèrement qu’ils préféreront vivre dans un territoire palestinien où règne l’arbitraire et la corruption plutôt que dans une démocratie comme Israel?*

Et que dire aussi des habitants arabes de Jérusalem qui ont préféré habiter dans une « colonie juive », comme à Pisgat Zeev, pour offrir à leurs enfants une bonne éducation?

Dans la plupart des quartiers de la ville nous vivons ensemble*.
Est-ce toujours facile? Non, mais nous nous côtoyons et nous travaillons ensemble malgré le décalage culturel, l’antisémitisme dominant dans les populations arabes et leur mépris étalé ouvertement à l’égard de ce qui est juif.

« Mais il ne s’agit pas d’expulser qui que ce soit » s’indigneront les bonnes âmes: » les Arabes qui se trouveront dans la partie israélienne, resteront chez eux!
Bien sûr qu’ils resteront, car en fait, l’idée d’un déplacement symétrique des populations tel que je l’écrivais un peu plus haut n’a jamais été envisagée.
Mes voisin arabes de Malha resteront chez eux. Le patron arabe du pressing en haut de notre colline restera.
Car l’expulsion ne concernera que les Juifs! 

Devront partir les Juifs de Gilo, de Har Gilo, ceux d’une partie de Talpiot, Arnona, Abou Tor, Armon Hanatsiv et je ne parle que des quartiers du Sud de la ville… Eux devront partir car nos voisins nous l’ont précisé maintes et maintes fois et le répètent encore: »pas de Juifs (ils ne parlent pas d’Israéliens mais de Juifs!) sur notre territoire! »

Certains me disent encore: « Mais enfin, il y a bien des quartiers où les Juifs ne vont pas! »
C’est vrai. Je pourrais vous dire que c’est parce que je n’y connais personne mais ce serait un argument cosmétique.
Non la réalité est plus dure: non seulement je n’y connais personne mais ils sont dangereux pour moi!

Mais chez vous en Europe, n’y a t-il pas des quartiers que vous évitez pour les mêmes raisons? Faut-il diviser vos villes, déclarer le fameux 93 ou la banlieue nord de Marseille ou Vaux en Velin, enclaves indépendantes? Ce qui n’est pas bon pour les Européens ou les Américains ne l’est pas plus pour nous!

Sous couvert de justice, la  bien-pensance fait oeuvre de racisme: Juifs d’un côté et Arabes de l’autre.

Quand on commence à sélectionner on sait comment ça finit.

A bientôt,

PS: Nos fenêtres donnent sur le village de Sharafat. Si par malheur, Jerusalem était divisée, elles seraient une proie facile pour les snipers d’un état de Palestine qui ne sera jamais satisfait quelles que soient les concessions.

*L’initiative de Genève; http://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_de_Gen%C3%A8ve.

*Pour faire la paix, c’est comme pour danser le tango, il faut être deux

*Expression idiote: En dehors du quartier juif de la Vieille Ville, les « colonies » se trouvent surtout au Nord, au Sud et au Sud-Ouest de la ville

*Les Abou Gosh: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/06/05/lancienne-gare-de-jerusalem/ https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/11/07/the-elvis-inn/

* Prenons l’exemple de la ville israélienne d’Um El Farm où se recrutent les plus farouches opposants arabes au sionisme. Lors des négociations avec la Jordanie qui aboutirent à un accord de paix en 1994, les Israéliens proposèrent au roi Hussein un échange: Um El Farm contre des terres agricoles. cela n’aboutit pas car les habitants de cette ville crièrent à la discrimination!!

* Et pas seulement à Jerusalem. En fait c’est ainsi dans tout le pays: mon fils a étudié à l’université d’Ariel, boycottée car elle se trouve dans les « territoires occupés », de nombreux Arabes des « territoires » étudiaient avec lui (http://www.ariel.ac.il/en).