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(aquarelle de Naama Sharon)

A bientôt,

 

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Notre Jerusalem

En 2013, je publiais un article Jerusalem d’or*. Il est toujours d’actualité car Jerusalem est notre capitale depuis 3000 ans.
Le transfert de l’ambassade américaine à Jerusalem est certes une décision importante mais elle ne signifie pas que pour la première fois, Jerusalem est déclarée capitale de l’état d’Israel: elle l’est en fait depuis la création de l’état en 1948 même si aucun état jusqu’à présent l’avait reconnue comme telle.
Ceux qui nous la dénient ou qui nous la disputent ne le font pas par souci humaniste ou par équité mais simplement parce qu’il leur est impensable qu’elle le soit. Il est même impensable pour certains qu’elle se trouve en Israel*!
Pourquoi? Je pense sincèrement que nombres de nations nous ont concédé un état-refuge du bout des lèvres à condition que nous nous montrions reconnaissant en restant sous leur tutelle. Elles n’ont jamais pu accepter que cette ville si importante dans l’histoire de l’humanité soit en fait notre héritage ancestral.
Mais personne ne s’est vraiment rendu compte que pour nous Israel n’était pas qu’un refuge. Pourtant, les paroles de l’Hatikva sont très claires:
Tant qu’au fond du cœur l’âme juive vibre, et notre regard est tourné vers Sion,  vers les confins de l’Orient, notre espoir n’est pas encore perdu. Un espoir de 2000 ans, être un peuple libre sur notre terre, la terre de Sion et de Jerusalem.
Nous le chantions même avant la création de l’état d’Israel:

(Élèves d »une école juive à Munkacs,Tchécoslovaquie, en 1930)

Vous me direz que je confonds deux choses: Israel et Jerusalem. Non, je ne les confonds pas mais pour les Juifs au cours des âges les deux se confondaient. L’alyia de nombreux Juifs s’est faite en pensant à Jerusalem et non pas à Tel Aviv, Beer Sheva, ou aux kibboutzim. Le nom de Sion (l’une des collines de la ville) signifiait pour eux Jerusalem et Jerusalem englobait tout le pays. Dans le chant המסע לארץ ישראל (hamassa leeretz Israel), qui raconte odyssée dramatique des Juifs d’Ethiopie à travers le Soudan, une mère encourage ses enfants fatigués:
« Encore un peu, encore un peu, soulevez vos jambes, un dernier effort avant Jerusalem » et ensuite « encore un peu encore un peu, notre rêve se réalise, on arrive en Eretz Israel »

Nous ne sommes pas animés par un esprit guerrier, nous ne voulons pas dominer le monde. Mais nous sommes liés à notre héritage par un lien, celui qui nous relie à nos ancêtres et à cette terre. Il passe de génération en génération. C’est ainsi que le sionisme c’est le retour à Sion et que Jerusalem est au sommet de notre joie comme disait le prophète Jérémie…
Pour les uns, ce lien a une composante religieuse forte, parfois mystique, pour d’autres non.
Hier soir, à la télévision, l’interview d’un vieux monsieur qui fit partie du Groupe clandestin des sonneurs de Shofar*à l’âge de 13 ans. Ce groupe sonnait du shofar le jour de Kippour à la barbe des soldats anglais en faction au Kotel. Le  gouvernement britannique de l’époque  interdisait aux Juifs de sonner du Shofar et d’apporter des rouleaux de la Thora pour ne pas gêner les susceptibilités des musulmans. Ce jeune garçon ne l’avait pas fait par mysticisme religieux mais, dit-il, par « fierté nationale« .
Je me souviens d’un chant nostalgique que ma mère aimait beaucoup. Nous le fredonnions en canon: וִיהוּדָה, לְעוֹלָם תֵּשֵׁב; וִירוּשָׁלִַם, לְדוֹר וָדוֹר (Yehuda leolam teshev vyerushalayim ledor vador)
Yehouda sera toujours habité ainsi que Jerusalem de génération en génération:

Nous sommes revenus à la maison, nous sommes rentrés chez nous. Le shofar ne sonne pas sur le Mont du Temple mais déjà au Kotel et nous parcourons les rues de notre capitale, librement comme vous pouvez le faire chez vous, où que ce soit.
Dans notre capitale, dans notre pays, chacun peut ne pas croire ou croire et croire en ce qu’il veut. Si vous venez, vous entendrez les cloches et l’appel du muezzin. La réalité n’est pas toujours simple, elle est même souvent très compliquée, mais c’est la nôtre et nous nous faisons avec*.
Souvenez-vous: nous sommes simplement rentrés chez nous.

Dans la vidéo ci-dessous, Yehoram Gaon interprète pour les festivités du Jour de Jerusalem, ce chant dont voici le refrain:
« J’ai vue une ville drapée de lumière, elle monte dans les couleurs de l’arc en ciel et joue en moi comme une harpe »*

Comme le disait David Ben Gourion qui fut notre premier Premier Ministre: Si un pays a une âme, les montagnes de Jerusalem sont l’âme du pays d’Israel

 

A bientôt,

 

*  Jerusalem d’or:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/07/jerusalem-dor/

*  Le groupe clandestin des souffleurs de Shofar:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/09/25/le-groupe-clandestin-des-souffleurs-de-shofar/

*  Notre réalité :
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/03/02/nous-les-yerushalmim/

* Jerusalem au sommet de notre joie: Psaume 137

* Pour le Consulat de France a Jerusalem, Jerusalem ne se trouve pas en Israel. Sur les cartes d’identité françaises établies par le Consulat, le nom de la rue est exact, le nom de la ville est bien Jerusalem mais le nom du pays…est aussi Jerusalem. Jerusalem se trouve donc hors territoire israélien. Et je précise pour les chipoteurs que c’est le cas même pour les quartiers se trouvant en deçà de la ligne d’armistice de 1949 et officiellement reconnus comme étant israéliens par la communauté internationale. Ah le vieux fantasme de l’internationalisation de Jerusalem!

* Chant écrit par Yossi Sarig, jeune compositeur du kibboutz Beit Hashita, tué pendant la guerre de Kippour

Le 29 novembre 1947

J’avais écrit cet article en 2013. Je le reposte aujourd’hui, car demain, il y aura 70 ans que les Nations Unies ont voté en faveur du partage de la Palestine britannique en deux états, l’un juif et l’autre arabe.

« Pas très loin de la rue Nili * dans le quartier de Katamon, il y a une rue nommée כ »ט בנובמבר   (Kaf Tet beNovember) ou 29 Novembre:

DSCF0134
Cette date du 29 Novembre ne vous dit sans doute pas grand chose mais un certain nombre d’entre vous a sans doute vu cette vidéo :

Il s’agit du jour où l’ONU a approuvé le plan de partage de la Palestine en deux états, l’un Juif et l’autre Arabe.Mais qu’est ce donc que la Palestine? Quel est donc ce territoire sur lequel nous sommes accusés d’occupation et parfois de nettoyage ethnique?

Regardons quelques cartes en remontant le temps:
La Palestine romaine comprend le territoire de l’état d’Israël amputée du Néguev, mais débordant largement sur la Jordanie et la partie oriental du Liban.

palestine romaine01

A l’époque byzantine, son territoire s’étend  jusqu’à l’actuelle frontière nord d’Israel, à l’Est il déborde toujours largement sur la Jordanie actuelle et est toujours amputé du Néguev au Sud:
empire byzantin Palestine (fin du 4 ème siècle)

L’empire arabe l’englobera dans ses conquêtes sans en changer les limites administratives. Ce n’est qu’à l’époque des Croisés que son territoire s’enrichit  du  Liban et de la partie occidentale de la Syrie et cette fois descend au Sud jusqu’à Eilat:

Royaume chrétien au 12 ème siècle

A l’époque ottomane, c’est une des nombreuses provinces de l’empire, divisée en un certain nombre de districts.

Palestine ottomane

Lorsque les Turcs perdent la Première Guerre Mondiale, le prince Fayçal* d’Arabie et Hayim Weizman, chef de l’exécutif sioniste, signent un accord en janvier 1919. les termes de cet accord sont extrêmement intéressants: Il s’agit à la fois de la reconnaissance par Fayçal de la déclaration Balfour et de l’établissement de deux états, l’un arabe, à l’est du Jourdain que gouvernera le prince Fayçal d’Arabie et l’autre, à l’ouest du Jourdain, qui sera l’état de Palestine dirigé par l’exécutif sioniste.
Fayçal ajoute cependant une clause restrictive: cet accord ne vaut que si les Anglais tiennent les promesses d’indépendance faites aux Arabes pendant la guerre.
Les Anglais ne les tiendront pas et cet accord restera lettre morte.

En 1920, les Français et les Anglais se partagent le Moyen-Orient. La Palestine, en vert sur la carte, sera sous mandat britannique.

Palestine 1920

En 1923, la Palestine, nommée alors Syrie-Palestine se voit à nouveau amputée de toute sa région orientale.
Pourquoi?
-Les Français prennent le contrôle du plateau du Golan et l’incluent dans la Syrie (en rose hachuré sur la carte)
– De plus, les Britanniques, qui n’ont pas l’intention de tenir leurs promesses quant à un grand royaume arabe que gouvernerait la famille hachémite, essayent de se racheter en leur offrant un cadeau, la partie orientale de la Palestine: ils créent pour le frère du prince Fayçal, Abdallah, l’émirat de Transjordanie (en rose sur la carte) qui deviendra le royaume de Jordanie en 1946. Il ne reste donc pour le Foyer National Juif que la partie occidentale de  la Palestine britannique (en vert sur la carte).

palestinz 1922.jpg 2
C’est cette petite partie de la Palestine qui est soumise au  partage en 1947. Les Juifs sont inquiets. Si les opinions publiques occidentales leur sont favorables, ainsi que le gouvernements américain et russe (tous les deux espérant ainsi mettre un pied au moyen-Orient au détriment des Français et des Britanniques), les gouvernements occidentaux européens sont eux hésitants. La France par exemple, tergiversera longtemps et se décidera pour le oui juste avant le vote.

29 novembre 1947 2(dessin d’Arieh Navon: Israel, grand-père juif fatigué, attend patiemment devant la salle d’accouchement de l’ONU)

De plus, les Juifs de Palestine savent bien que les Arabes ne veulent en fait rien leur concéder: en 1946, une conférence s’était tenue à Bloudan, en Syrie avec 400 délégués des pays arabes. Présidée par le Premier Ministre irakien, elle avait proclamé que « la Palestine était de manière irréductible une terre arabe et que jamais les Arabes ne consentiraient à en aliéner la moindre parcelle« . En cela, les délégués avaient suivi les avis les plus extrémistes: ceux de l’Irak et celui du Grand Mufti de Jerusalem Hadj Amin Al Husseini*.

Finalement la décision de partition est prise par 33 vois pour contre 13 contre et 11 abstentions.
Ce 29 novembre est un jour de joie pour les Juifs. On leur accorde enfin la possibilité d’avoir un état. Cet état est minuscule (en rouge sur la carte: environ 23 %  du territoire de la Palestine mandataire, en vert le futur état arabe) mais c’est mieux que rien.

 

Palestine 1947(En rouge le futur état juif)

La décision de l’ONU déchaîne un enthousiasme délirant dans toutes les communautés juives à travers le monde. Tout le Yishouv danse cette nuit là tout en sachant que la guerre, déjà larvée depuis des années, éclatera dès le lendemain.

29 novembre 1947

Les Juifs espèrent encore que le nouveau roi de Jordanie, Abdallah, ne rentrera pas en guerre contre le nouvel état mais en vain. Abdallah a peur que le grand Mufti de Jerusalem, réfugié en Egypte*, ne réalise son rêve: devenir le  leader du monde arabe. Il se laisse donc entraîner dans ce déferlement de violences.

Israel sera alors attaqué par l’Egypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie. La guerre sera longue, un an et demi  jusqu’aux accords d’armistice de Rhodes en juillet 1949. Le siège de Jerusalem sera très dur, les Juifs de la Vieille Ville seront massacrés ou s’enfuiront.

quartier juif jerusalem 1948

(1948, le quartier juif de la Vieille Ville de  Jerusalem vidé de ses habitants)

Finalement au moment de l’armistice, Israel, le nouvel état juif, récupérera plus de terres que prévu par le plan de partage (en rouge sur la carte si-dessous).

palestine 1948 

Apres la guerre de 1948, la Jordanie (en rose sur la carte) occupera la Cisjordanie, c’est à dire la partie occidentale du Jourdain et l’Egypte (en jaune sur la carte) occupera Gaza.
La reconnaissance de l’état d’Israel par les puissances européennes ne se fera pas sans difficultés. La France est l’une des dernières.  Comme elle veut ménager les populations musulmanes d’Afrique du Nord, elle ne reconnaîtra l’Etat d’Israël de facto qu’en janvier 1949 et de jure qu’en avril de la même année.

La décision de l’ONU avait prévu que «… Les Arabes, citoyens de l’État arabe, et les Juifs, citoyens de l’État juif auront le droit de vote dans l’État arabe et dans l’État juif, respectivement. » Ce sera la cas pour les Arabes en Israel, mais pas pour les Juifs en Jordanie car…il n’y en aura pas. La Jordanie sera un état Judenrein, exactement comme les territoires actuels sous autonomie palestinienne.

Tant que la partie orientale de la ville est restée sous contrôle jordanien c’est à dire de 1948 à 1967, peut importait au monde occidental qu’aucun Juif ne puisse prier au Kotel ou qu’aucun musulman ou chrétien de nationalité israélienne ne puisse prier à El Aksa, au Saint Sépulcre ou aller à Bethlehem. Mais quand les Israéliens en ont pris le contrôle, le monde des bien-pensants occidentaux s’est réveillé et a parlé d’occupation illégitime.

En 1967, Israel gagna la guerre des 6 jours et conquit les territoires de Cisjordanie et de Gaza. La Jordanie et l’Egypte ne voudront jamais reprendre les territoires conquis par Israel en 1967 (sauf le Sinaï pour l’Egypte), sachant trop bien que l’abcès de fixation qu’ils avaient crée se retournerait contre eux.  Les Arabes, réunis à Khartoum après leur défaite, concluent leur réunion par les fameux trois « non »:
– Non à la paix avec Israel
– Non aux négociations avec Israel
– Non à la reconnaissance d’Israel

On entend toujours qu’Israel doit retourner aux frontières de 67 mais en 1967, il n’y a eu aucune délimitation de frontières * (comme il n’y en n’avait d’ailleurs pas eu en 1949) ce ne sont que des lignes d’armistices. Donc, selon le droit international, Israel n’occupe aucun territoire national étranger!

A aucun moment, pendant toutes ces années, y compris au 19 ème et 20 ème siècles qui voient la montée des nationalismes et des états nations, les Arabes n’auront revendiqué un état ou une identité palestinienne. Aucun texte officiel ne les nommera Palestiniens. Les accords Fayçal-Weizman parleront de la création d’un état arabe et non pas palestinien.  Pendant toutes ces années, ils s’identifieront eux-mêmes comme Arabes de telle ville ou de tel clan. La mention du district de Palestine ne fera pas partie de leur identité. Ceux qui sont appelés Palestiniens par les Turcs ou les Anglais, et aussi par dérision par les Arabes, sont les Juifs de Palestine. 
De plus, même s’ils nomment en hébreu leur pays Eretz Israel, les Juifs utilisent le mot Palestine pour le designer comme le font les autre nations. C’est ainsi qu’on parle officiellement de la  Banque Anglo-Palestinienne, du journal le Palestine Post etc. C’est bien parce que, pour  le monde non-juif, le mot Palestinien est clairement synonyme de Juif, que le traité entre Fayçal et Hayim Weizman mentionnait l’état de Palestine comme le futur état juif!

Le nom de Palestinien, accordé aux Arabes de la région sera une magnifique substitution d’identité, opération de la diplomatie soviétique qui, un peu avant la guerre des 6 jours créera une nation, là où il n’y en a jamais eu.
Pourquoi cette opération de propagande ? En substituant le mot Palestinien au mot Arabe, non seulement ils créaient un peuple de toutes pièces (sous influence soviétique), distinct des autres peuples dont la plupart était sous influence occidentale, mais en plus ils utilisaient le langage en vogue de la décolonisation pour toucher l’imaginaire arabe et occidental.
Les soviétiques contribuaient à sortir ainsi les Juifs et Israel de leur histoire en en faisant des usurpateurs et cela, avec l’assentiment tacite du monde occidental.

L’OLP utilisera pour la première fois les mots peuple palestinien et Palestine en 1964. Il est intéressant de constater que les minorités non-juives et non arabes comme les Tcherkesses et les Druzes (y compris ceux qui habitent le Golan) ne se sont jamais définis comme Palestiniens. Les Arabes chrétiens suivent aveuglement jusqu’à présent les directives des mouvements palestiniens perpétuant leur statut de dhimmis!
Quand ils ne s’adressent pas au monde extérieur, les Arabes reconnaissent ces faits.
Je me souviens d’une émission à la télévision israélienne à l’occasion de Yom Haatsmaout: un journaliste juif interrogeait les notables arabes israéliens d’un village de Galilée qui clamaient haut et fort leur « Palestinité ». Il leur passa alors un film des anneées 50 où les mêmes personnes avaient été filmées participant à la fête de Yom Haatsmaout.
– Vous vous définissiez bien à l’époque comme Israéliens! leur rappela-t-il. Pourquoi pas comme Palestiniens?
– A l’époque, on ne savait pas qu’on était Palestiniens! fut leur réponse.

Ils le reconnaissent parfois même en public:
Walid Shoebat, ancien membre de l’OLP, terroriste repenti et converti au christianisme: « Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? …Nous nous sommes considérés « Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus à Jérusalem. Alors soudainement nous étions des « Palestiniens »

Ou plus cyniquement comme Zahir Muhsin, membre de l’OLP: « Il n’y a aucune différence entre les Jordaniens, les « Palestiniens », les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous  partie de la même nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identité « palestinienne ». L’existence d’une identité « palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La création d’un état « palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’Israël. »
Et il y en a bien d’autres et dites parfois par les dirigeants arabes eux-mêmes!*

Malheureusement. l’Occident ne les prend pas en compte car elle ne rentrent pas dans la doxa officielle

 A bientôt, 

*La rue Nili: https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/10/09/lepopee-du-nili/

*Le prince Fayçal est l’un des fils de Hussein Ben Ali, chérif de la Mecque, de la famille des Hachémites, ennemis des Ibn Saoud. Sa famille ayant aidé les Anglais dans leur lutte contre les Turcs pendant la Première Guerre Mondiale, il sera autorisé à être le seul représentant des Arabes à la conférence de Paris en 1919. Les Anglais lui offriront plus tard le royaume d’Irak.

*Le texte des  accords Weizman Fayçal: http://www.akadem.org/medias/documents/accords-weizmann-faysal.pdf.

*Sur l’attitude de certains groupes arabes de la Palestine mandataire, favorables à une coopération entre un état juif et une fédération d’états arabes, la lettre que Ben Gourion envoya au General de Gaule en décembre 1967: http://victor-perez.blogspot.fr/2013/11/lettre-de-david-ben-gourion-au-general.html#more, trouvée sur l’excellent blog de Victor Perez

* Sur l’attitude ambiguë de la France à la fin des années 40, un ouvrage très documenté: Un siècle de trahison, la diplomatie française et les Juifs., 1894-2007 de David Price-Jones, ed. Denoel.

*En 1937, le grand Mufti Amin Hadj El Husseini s’enfuit  à Beyrouth (sous Mandat Français) pour échapper à un mandat d’arrêt britannique. Il fuit en Allemagne en 1942 pour rejoindre les forces nazies et encourager depuis Berlin les Arabes à massacrer les Juifs. Arrêté pour crime de guerre en 1945, il est placé en résidence surveillée dans la banlieue parisienne. Il s’arrange pour gagner l’Egypte, refuge d’un grand nombre de nazis.
http://www.akadem.org/medias/documents/–1-grand-mufti-de-jerusalem.pdf
Contrairement à la légende qu’il s’était créée, Arafat n’est nullement de sa famille. C’est un Égyptien, ancien membre des frères musulmans. Mais Leila Shahid, s’appelle en fait Husseini. Elle est très fière de son grand-père et fait significatif de ses sentiments, elle a pris le nom de Shahid (martyr), bien qu’elle préfère plutôt envoyer les autres se faire tuer a sa place!

*Israel a actuellement une frontière avec l’Egypte et une avec la Jordanie, deux pays qui ont signé un traité de paix avec Israel. La frontière avec l’Egypte court le long du Sinaï mais ne comprend pas Gaza. La frontière avec la Jordanie se trouve sur la vallée du Jourdain et ce n’est pas la ligne verte. La ligne d’armistice avec le Liban n’a pas bougé depuis 1949, celle avec la Syrie se trouve maintenant sur le plateau du Golan.

*article interessant:http://jssnews.com/2011/05/27/le-mythe-palestinien/

Ils sont devenus fous, ces Français !!!!!

Sous la plume de Michel

Habitant depuis quelques années en Israel, j’ai peu suivi le déroulement de la campagne pour l’élection  du Président de la République.

Bien entendu, je n’ai pas pu échapper au tapage médiatique concernant ce que l’on a appelé les « affaires ». J’ai été surpris aussi par le nombre de petits candidats qui se situent pratiquement tous aux deux extrémités de l’échiquier politique et qui utilisent cette élection comme tribune pour la promotion de leurs idées, idées souvent complètement déconnectées de la réalité. L’exigence de démocratie poussée à son extrémité s’apparente dans ce cas à une grande farce.  

Mais ce qui m’a réellement frappé et inquiété, ce sont les prévisions des derniers sondages. Certes ceux-ci ont mauvaise réputation consécutivement aux erreurs concernant le Brexit et l’élection de Donald Trump. Mais tout de même, ils sont à peu près homogènes dans le temps et quel que soit l’institut de sondage. Alors les francais se diviseraient en 4 groupes à peu près égaux en nombre. Ceci est déjà nouveau mais surprise inquiétante la moitié d’entre eux se partageraient entre deux candidats extrémistes :
– un candidat post communiste, ami de Castro et de Chavez, qui propose en plus d’un programme économique irréaliste, une crise constitutionnelle qui viendrait s’ajouter à la crise économique actuelle.
– une candidate à l’extrême droite qui promeut le retour à un nationalisme révolu qui dans le passé a causé bien des malheurs à ce pays.

Nostalgie quand tu nous tiens ….
Nos deux candidats précités nous ramènent des décennies en arrière. Chacun d’entre eux veut à sa façon quitter l’Europe et prend modèle sur des systèmes qui ont amené dans le passé guerre et désolation.

Qui plus est, une partie non négligeable de leurs troupes ne cache pas son extrémisme et vient ainsi parfois parasiter le discours rassurant du leader. Ceux-ci semblent par ailleurs être seuls en capacité à gouverner dans leurs camps respectifs.     

Là nous sommes devant une situation inédite et dangereuse.

Alors que s’est-il passé ? 50% des francais sont-ils devenus subitement sourds, aveugles et amnésiques?  
Est-ce le cumul des effets de la crise économique et de ceux des attentats terroristes qui provoquent une telle désespérance que toute solution nouvelle est bonne à prendre ?
Je ne sais pas répondre à cette question.
Quel que soit le vote de demain, des sociologues devront se pencher sur le sujet à moins que le nouveau pouvoir en place ne leur en laisse pas la liberté…

Bon vote et bon week-end!

Nos soldats ne prennent pas de vacances!

Chers amis,

Je ne vous ai pas oubliés malgré une absence de plus d’un mois, loin de mon clavier.
Comme vous le savez, lors du Seder de Pessah, nous versons un peu de vin dans un saladier à l’annonce de chacune des plaies et au fur et à mesure, nous le noyons en y rajoutant de l’eau,   pour finalement jeter tout le contenu, symbolisant ainsi la disparition de toutes les plaies.
Ma belle-fille ‘Hani a instauré une nouvelle coutume: à chaque fois qu’on verse le vin, elle prononce le nom d’une organisation terroriste qui va se retrouver, elle aussi, symboliquement noyée. Malheureusement il y en bien  plus que de plaies et nous devons en rajouter à chaque fois une ou deux.*
Ce n’est pas politiquement correct, j’en suis sûre mais les Juifs ont longtemps appelé les choses par leur nom sans fausse honte et adoucissements cosmétiques et il serait temps que tous fassent de même.


Dans le même temps, nos soldats continuent à soigner les blesses syriens qui arrivent à la frontière sur le Golan.

Mais cette semaine, pour la plupart d’entre nous, ce sont les vacances. Non seulement, les Israéliens sont  sortis d’Egypte mais partis se promener de Metulla à Eilat.
Pour les inconscients qui auraient voulu passer quelques jours dans le Sinaï, c’est raté. Israel a fermé sa frontière avec l’Egypte, les bédouins jihadistes nous ayant envoyé une roquette.
L’armée est évidemment en état d’alerte absolu. Certains soldats sont restés loin de leur famille pour que nous puissions tous profiter de cette semaine de vacances.

Heureusement qu’il y a pour eux les בתי החייל (batei hayal) ou maisons du soldat.
Ce sont des hôtels où ils peuvent se reposer lors d’une permission, dormir dans un vrai lit, manger correctement, laver leur linge, voir un film…Comme tous les « soldats isolés » mon fils fut un assidu du בית החייל (Beit ha’hayal) de Kiriat Shemona, il y a déjà longtemps… Il se souvient d’une petite dame de fer ‘Hanita Attias Kedar* du kibboutz Maagan.
Volontaire de l’association « Pour le bien-être du soldat », ‘Hanita avait été embauchée au début des années 90 par Yitshak Rabin pour récolter des fonds dans les pays francophones et fonder un Beit Ha’hayal à Kiriat Shemona dans le bâtiment d’un vieil hôtel à l’abandon: « J’étais fière d’avoir récolté tout cet argent et de pouvoir offrir une halte bienfaisante aux soldats stationnés dans le nord ou qui partaient pour le Liban ».

(‘Hanita Attias-Kedar au kibboutz)

Il y a actuellement une dizaine de בתי החייל (batei Ha’hayal), dispersés dans tout le pays depuis Kiryat Shemona jusqu’à Eilat.

Il ne faut pas les confondre avec les בתי הלוחם (batei halo’hem), ou maisons du combattant, fondées par ארגון נכי צה »ל (irgoun nekhei Tsahal) l’Organisation des Invalides de Tsahal.


L’organisation des Invalides de Tsahal a été fondée en 1949 par une poignée d’anciens combattants handicapés. Elle fournit une assistance complète à tous les soldats et au personnel de sécurité qui ont été blessés au cours de leur service.
Israël compte 50 mille anciens combattants handicapés de Tsahal blessés au cours des guerres, dans diverses missions sécuritaires et dans des attentats terroristes. L’organisation des vétérans et handicapés de Tsahal les aide et les conseille en ce qui concerne leurs droits mais aussi dans le processus de leur rétablissement et de leur intégration à la vie la plus normale possible*.

Elle a aussi construit pour eux ces  בתי הלוחם (Batei halo’hem) maisons du combattant qui leur sont réservées. Ce sont des centres de soin et de  réhabilitation mais aussi des centres culturels et sociaux, offrant une gamme très élargie d’activités à toute la famille.


Voici le Beit Halo’hem de Jerusalem:

:La grande pelouse qui jouxte la piscine

A bientôt,

* Simplement celles qui veulent détruire Israel:
Le Fata’h et les Tanzim, le Front de Libération de la Palestine, le Front de libération Arabe, le Djihad Islamique, le ‘Hezbollah, Daesh, le ‘Hamas et les Frères Musulmans, Al Qaida, les Libérateurs de la Galilée etc…

* ‘Hanita Attias Kedar a un CV impressionnant: elle a aussi dirigé une  מכללה (mikhlala), l’équivalent d’un IUT dans la vallée du Jourdain pour les soldats démobilisés et a travaillé pour Israel en Afrique

* L’organisation des invalides de Tsahal leur fournit des soins physiques et psychologiques, une assistance juridique, les aide pour l’obtention de logements ou voitures adaptés, leur permet d’avoir des réductions sur un certain nombre de taxes comme les impôts locaux, leur propose des cours pour accéder à un en emploi etc… sans compter toutes les activités de loisir qui concernent tout la famille.

* Voici le site  du Beit Halo’hem de Jerusalem:
http://bh-j.inz.org.il/index1.asp?cat=141

Un homme, des arbres et des conseils.

J’ai souvent entendu parler  du magnifique verger de saba Avraham par Ariel. Il en rapportait des avocats et des mangues magnifiques.
Mais qui est donc ce saba? demandais-je souvent
La réponse etait laconique, il s’agissait du grand-père de sa fiancée Sapir, et il avait le plus beau verger de Pardess ‘Hanna… Et il connaissait Ben Gourion!
Alors, j’ai cherché, curieuse… et voici:
Avraham ben Yaakov est né à Pardes ‘Hanna en 1930. A l’époque Pardess ‘Hanna n’était rien qu’un petit village.

pardess-hanna-annees-30

(groupe d’agriculteurs de Pardes ‘Hanna dans les années 30)

Venu de la République tchèque, son père s’y était installé comme fermier. A ce moment là, l’agriculture dite moderne commençait à peine à voir le jour et les agrumes étaient ce qui convenaient le mieux au milieu naturel. Cependant les attaques incessantes des bandes arabes rendaient le travail des paysans très difficile. Il était en effet dangereux de s’occuper des vergers, même armé.
De plus, le déclenchement de la seconde guerre mondiale empêcha les exportations vers l’Europe et la famille fut ruinée. Comme beaucoup, le père d’Avraham s’engagea dans l’armée britannique. Malgré leur pauvreté, la mère d’Avraham envoya son fils étudier l’agriculture à Mikve Israel où se trouvaient à l’époque tous les experts en agriculture.
En 1948, Avraham est lui aussi mobilisé. Gravement blessé, il passe un an à l’hôpital où il continue à étudier comme il le peut tous les traités sur l’agriculture. Il part ensuite dans la vallée du Jourdain, travailler au kibbutz Avuka*, à côté de Beit Shean  où il se lance dans la vigne puis à l’Institut Ruppin où Yshayahou Leibowitz lui enseigne la génétique. 
En 1952, il est appelé comme expert par David Ben Gourion et fait partie des fondateurs de l’école d’agriculture de Sde Boker. Les deux hommes ont chacun un caractère rude et s’opposent souvent mais Ben Gourion le garde auprès de lui tant il apprécie ses conseils.

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(Abraham Ben Yaakov et Ben Gourion à Sde Boker)

Apres avoir passé quelques années dans le désert, il se spécialise dans la culture des plantes en milieu sub-tropical et en particulier à celle des avocats et des mangues. Il pense qu’ils s’adapteront très bien dans les zones humides d’Israel d’autant que deux plants de mangues apportés par deux soldats de la brigade juive prospéraient déjà à Beit Dagan*.
En 1962 , il rejoint le département des plantations subtropicales de l’Institut Volcani*en tant que chercheur. Et se lance dans la recherche sur l’avocat.
Son étude sur l’avocat va durer 30 ans pendant lesquels il travaillera avec 60 équipes sur 200.000 arbres. Pour ce faire il partira au Mexique et en Amérique du Sud pour collecter les échantillons génétiques en sélectionnant les arbres les plus fertiles et les plus robustes, résistant le mieux au moisissures car Avraham est partisan d’une culture organique sans pesticides.

Surnommé familièrement le père de l’avocat, Abraham a reçu de nombreux prix et une reconnaissance internationale pour son travail.

Dans le même temps, aidé par son épouse Tami, Abraham a continué à cultiver son propre verger biologique à Pardes ‘Hanna. Il a nommé les espèces de mangues et d’avocats qu’il avait sélectionnées d’après les noms de ses petit-enfants.

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(Avraham et Tami ben Yaakov)

Avraham ben Yaakov est mort le premier Tichri, Rosh Hashanah,  alors qu’on soufflait dans le shofar.
Dans la Thora, il est dit que l’homme est un עץ (etz) arbre des champs*. Le mot עץ (etz) et le mot עצה  (etza) (conseil)  viennent de la même racine. Ben Gourion le savait. Les עצות (etzot) conseils de celui qui cultive des עצים  (etzim) arbres ne peuvent être que bons.

Ce shabbat, c’etait Tou Bisvat*, le nouvel an des arbres.
Cette semaine, les écoles ont organisé des excursions dans tout le pays.

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Yael est ainsi partie avec sa classe découvrir l’agriculture biologique au kibboutz Sde Eliahou* dans la vallée du Jourdain.

A une vingtaine de km de chez moi se trouve l’école d’agriculture du kibboutz Kfar Etsion*.
Voici quelques photos prises cette semaine dans les champs de Judée:

les coquelicots*,
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les amandiers en fleur:
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des fleurs d’amandier,
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que butine une abeille:
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(Photos de Yaron Rosenthal pour l’école d’agriculture de Kfar Etzion)

Bonne fête de Tou Bishvat, bonne année aux arbres!

A bientôt, 

*Pardes ‘Hanna (le verger de ‘Hanna):
https://en.wikipedia.org/wiki/Pardes_Hanna-Karkur

*Fondé en 1941, le kibbutz Avuka n’existe plus. Des dissensions entre ses membres et des difficultés propres à la rudesse de la région et des sabotages perpétrés par les Jordaniens ont fait qu’il a été abandonné en 1958.

*Beit Dagan: petite ville du centre du pays où se trouve l’Institut Volcani:
https://en.wikipedia.org/wiki/Agricultural_Research_Organization,_Volcani_Center

*Tu Bishvat:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/02/04/tout-refleurit/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/01/16/le-mois-de-shvat/

*Le kibboutz Sde Elihaou:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/07/28/sde-eliahou/

*Les coquelicots:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/28/le-sud-en-rouge/

*Le kibbutz Kfar Etsion:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2012/12/27/la-vallee-du-terebinthe/

 

 

 

 

 

http://www.gfn.co.il/inner.asp?item=711

http://www.agri.gov.il/he/pages/849.aspx

A bientot

Institut volcani ou ARO:
http://www.agri.gov.il/en/pages/1023.aspx

Nous sommes tous concernés!

L’UNESCO a encore frappé et a voté une 2 ème résolution niant tout lien entre le peuple juif, le Mont du Temple et même le Kotel (mur des lamentations) et ceci, après celle du 15 avril, rédigées toutes les deux par les experts de l’Autorité Palestinienne et  parrainée par le Liban,  l’Algérie,  l’Égypte, le sultanat d’Oman, le Soudan et le Qatar…
Une journaliste de la Metula News Agency vous l’explique très clairement:


Dans la résolution de L’UNESCO, il est dit que Jerusalem est sainte pour les 3 religions monothéistes mais ajoute ensuite que le Mont du Temple est déclaré sacré uniquement pour les musulmans, et mentionné seulement sous le nom d’esplanade des mosquées. Le Kotel est lui aussi déclaré « Judenrein » et appelé place Al Burak, du nom du cheval de Mahomet.
Mais vous parler politique encore une fois et vous dire à quel point je suis écœurée? Non, j’en ai fini avec tout cela. Pour une fois je ne vais pas prêcher pour ma paroisse, si vous me permettez cette expression, je vais m’adresser à vous, mes lecteurs chrétiens et prêcher pour la votre.
Cette résolution n’a bien sûr pas fait la une des journaux mais bien plus grave pour vous, elle n’a donné lieu à aucun commentaire officiel de la part des dignitaires religieux, théologiens et journalistes* chrétiens.
Et pourtant, si nous les Juifs nous n’avons pas de liens avec ce pays, Israel, avec notre capitale, Jerusalem, avec le Kotel et le Mont du Temple sans oublier les vestiges de ce dernier* et bien… ce que vous croyez, ce qui fait le fondement de votre foi n’est que faribole et billevesée.
Aussi, j’ai décidé de vous écrire, à vous qui vivez encore dans des démocraties où vous pouvez vous exprimer sans risquer votre vie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des chrétiens vivant en terre d’Islam.

Je ne vais pas vous parler de Thora ou d’Ancien Testament, ou de judaïsme mais de vos sources qui sont celles du Nouveau Testament. Selon le Nouveau Testament, Jésus était juif, et il allait prier au Temple. Les évangiles décrivent des scènes se passant à Bethlehem en Judée, et bien sûr à Jerusalem. A Jerusalem ont lieu plusieurs épisodes comme:
– La vision de Zacharie dans le Temple (Luc 1,5-23),
– La venue des Mages auprès d’Hérode (Matthieu 2,1-12)
– La présentation de Jésus au Temple à 40 jours (Luc 2,22-38).
– Douze ans plus tard, c’est la rencontre de Jésus avec les docteurs de la Loi (Luc 2,41-52).

A mon grand regret, je suis donc obligée de vous annoncer que les évangiles seront réécrits comme ceci, une fois que la censure des béni-oui-oui de l’islam et des majorités automatiques à l’ONU et à l’UNESCO sera passée par là.
Quelques exemples dans l’évangile de Matthieu, chap 2, 1..5,6…20…
« Jésus Issa (devenu un prophète musulman mineur bien qu’antérieur à Mahomet, mais pourquoi ne pas se permettre un léger anachronisme?) étant né à Bethléhem en Judée  Cisjordanie, Palestine occupée par les Romains, au temps du roi sultan Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem Al Qouds,
Ils lui dirent: A Bethléhem en Judée Cisjordanie, Palestine (toujours occupée et ceci pendant tout le récit)
Et toi, Bethléhem, terre de Juda Cisjordanie, Palestine, Tu n’es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, Cisjordanie, Palestine, Car de toi sortira un chef qui paîtra Israël , mon peuple (là se pose un problème, on ne peut pas remplacer Israel par entité sioniste, car cela indiquerait encore que Jésus fait partie du complot sioniste)
2,20: Il dit: Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va dans le pays d’Israël (?), car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts.
12,1-4: Les pharisiens  (Les pharisiens ont mauvaise presse dans le christianisme mais que faire? Ce nom indique qu’ils sont Juifs,  Comment donc nommer les méchants?), voyant cela, lui dirent: Voici, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat (comment remplacer le mot sabbat?)… Mais Jésus Issa leur répondit: N’avez-vous pas lu ce que fit David Daoud, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui, comment il entra dans la maison de Dieu mosquee d’El Aqsa*, et mangea les pains de proposition (encore un problème insoluble s’il n’y a pas eu de Temple)…
12,5: Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi que, les jours de sabbat (?), les sacrificateurs violent le sabbat (?)  dans le Temple  la mosquee d’El Aqsa…
12,9: Étant parti de là, Jésus Issa entra dans la synagogue  mosquée (pas de synagogue à Al Qouds puisqu’il n’y a jamais eu de Juifs)
26,2: Vous savez que la Pâque (le Ramadan?) a lieu dans deux jours,
27,11: Jesus Issa comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l’interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs  (Oy Ve! Trouvez autre chose)?
27,51: Et voici, le voile du Temple de la mosquee d’El Aqsa se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas… »

Je ne vais pas vous en donnez plus. Si vous lisez le Nouveau Testament, vous pouvez continuer vous-mêmes.
Comme l’a dit notre Premier Ministre: »
Même si les membres de l’UNESCO ne lisent pas la Bible, je leur suggère d’aller voir l’Arc de Titus, à Rome. Sur celui-ci, on découvre ce que les Romains ont rapporté à Rome après avoir détruit et pillé le second Temple sur le Mont du Temple il y a 2 000 ans.
Là, gravé sur l’Arc de Titus, se trouve le chandelier à sept branches, qui est le symbole du peuple juif, et qui, au passage, est également le symbole de l’État juif d’aujourd’hui.
Mais bientôt, l’UNESCO dira que l’empereur Titus s’était embarqué dans la propagande sioniste. »*

 

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(Dreuz)

Cette photo trouvée sur la page facebook de Kravi est pour moi la réponse juive à l’UNESCO:

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Que les hommes politiques occidentaux se conduisent aussi servilement, cela ne m’étonne pas mais que pas un responsable, théologien, journaliste chrétien n’ait eu une réaction d’indignation me laisse pantoise.

Car en fait, je le répète: cette déclaration de l’UNESCO nie les fondements théologiques du christianisme! Et personne n’a réagit?

Ma grand-mère disait parfois: « Quand on te crache dessus, ne pense pas qu’il pleut« .
Ne sortez pas vos parapluies, ce n’est pas une bourrasque. Bien pire qu’un pogrom, c’est la négation de ce en quoi vous croyez, de ce qui fait votre foi, de ce que vous êtes. C’est l’hiver islamique qui s’installe, à vous de voir pour combien de temps!

Lors de la fête de Soukot, les Juifs offraient en sacrifice 70 taureaux pour la prospérité des 70 nations. Ils faisaient ces sacrifices dans le Temple qui n’a jamais existé… Je vous souhaite une bonne fête de Soukot.

A bientôt, 

PS:  En Israel, le père Gabriel Nadaf a réagi fortement. Voici ce qu’il a écrit sur sa page facebook:
« À la lumière de la fâcheuse décision politique de l’UNESCO, en ce dimanche je vais prier pour Jérusalem. Aussi, j’invite toutes les églises, tous les pasteurs et tous les prêtres à prier pour Jerusalem. Couper le lien entre le Mont du Temple, le Mur Occidental et le peuple juif constitue une violation des racines du christianisme et est en contradiction avec les deux religions. Chaque chrétien qui croit vraiment en la Bible ne peut pas rester silencieux. En ce dimanche, joignez-vous à moi dans la prière pour Jérusalem. »
pere-gabriel-nadaf

*Sur la première résolution de l’UNESCO, j’ai trouvé ce commentaire de Gérard Prasquier (Président d’honneur du CRIF)dans le journal La Croix:
http://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Decision-de-l-Unesco-2016-05-25-1200762703

*Ce qui n’est pas le cas de ceux qui vivent au Moyen-Orient, à Gaza, à Bethlehem ou Ramallah ou dans certains pays d’Afrique.

*Lors de notre mariage, comme la tradition le veut, mon mari a cassé un verre en souvenir de la destruction du Temple de Jerusalem et non pas de la mosquée d’El Aqsa!

*http://www.dreuz.info/2016/10/14/le-moment-dhumour-de-netanyahu-apres-que-lunesco-ait-declare-que-le-peuple-juif-na-aucun-lien-avec-le-mont-du-temple/

*Des vestiges du Temple sont régulièrement découverts par les archéologues israéliens malgré les tentatives du Waqf jordanien de détruire toute trace juive.

*Israel a retiré sa participation à l’UNESCO.