En cette fin de vacances…

Voici une vidéo très explicite sur ce qui est notre quotidien depuis quelques temps.

 

 

Chaque jour ou presque, les habitants du Sud reçoivent des roquettes, des jets de grenades et de ballons piégés, ils doivent se protéger des tentatives d’infiltration perpétrées par des Gaza-nazis, arborant fièrement des drapeaux  très explicites comme celui-ci:

Nous avons droit à  environ un attentat meurtrier par semaine. Il y a peu, en Judée les assassins ont activé une charge explosive et tué une jeune fille de 17 ans, Rina Shnerb, et blessé son père et son frère. Le père de Rina les avaient simplement emmenés se baigner à la source  Dani, nommée ainsi d’après le nom de Dani Gonen, tué au même endroit en 2015.

 

Cette semaine, Tsahal a pu déjouer à temps un énorme attentat, organisé par les Iraniens qui, à partir du territoire syrien, prévoyaient de lâcher sur la Galilée des drones équipés d’explosifs. Dans le même temps, nous avons du aussi intervenir dans la Beka Libanaise contre des positions de terroristes chiites du Hezbollah, inféodé à l’Iran
Nous avons répliqué par une série d’attaques sur des bases iraniennes en Syrie et dans la Beka.

 

L’autre soir soir, 3 missiles en provenance de Gaza sont tombés sur Sderot au moment où avait lieu un concert en plein air: 4000 personnes, essentiellement des familles, se sont retrouvées prises au piège sans abri à leur portée. Deux des missiles ont été interceptés par Kipat Barzel, un est tombé dans un terrain vague où il a provoqué un incendie..
Nous disons toujours: Heureusement, nous n’avons eu que quelques blessés légers!
Mais un bon nombre de personnes sont traitées à l’hôpital pour état de choc et cette situation qui suppure depuis des années rend la vie des habitants de cette région vraiment intenable. Les centres de suivi psychologique pour les post-trauma sont débordés…
Et personne ne sait ce que les heures ou les jours suivants nous réservent.

 

En signe de protestation contre la situation dans le Sud, qui continue de s’aggraver ces derniers jours, une vidéo a été publiée ce mardi matin dans laquelle des enfants de la région de Sderot,  âgés de 7 à 11 ans,  chantent la célèbre comptine de l’alphabet. Mais cette fois, les paroles sont différentes, chaque lettre de l’alphabet est l’initiale d’un mot  qui malheureusement fait partie de leur vocabulaire quotidien.
Une des participantes du groupe, Michal Maor a 9 ans. Elle habite Sderot. Elle a déclaré ce soir à la télévision: « Il est important pour nous que tous les enfants en Israël comprennent la peur avec laquelle nous grandissons. Personne ne sait vraiment ce qu’est un ballon incendiaire avant de le voir. Nous grandissons dans une dure réalité. Le temps libre, nous le passons dans un espace protégé, il était donc important pour nous de participer à ce projet  et vous chanter ce qui reflète notre réalité. Les paroles sont  effrayantes et ont pour but  de faire comprendre au public israélien notre peur quotidienne. « 

Alef א c’est le feu (Esh) et Beit ב c’est un ballon (piégé), Guimel ג c’est une grande clôture (gader), Dalet ד c’est la porte (delet) du mamad (la pièce protégée), He ה c’est la myrte (hadas) qui fleurissait rose jusqu’à ce qu’ils brûlent les champs,

Zayin ז ‘Het ח vont ensemble car c’est le ‘Hamas dans les tunnels,
Les enfants de 6 et 7 ans, oh maman! Oh maman! Ont peur de sortir même un instant, Un abri, un abri! Et ils restent assis à la maison, maman, petite maman. Ni colombe et ni rameau d’olivier, petite maman!
Tet ט c’est une missile (til) et Yod י c’est un tir (yeri), Kaf כ c’est kef et Lamed ל non (lo), Mem מ et Noun נ c’est une salve (mata’h) qui est tombée (nafal) ici. Cours vite c’est tout près! Samekh ס c’est patrouiller (savav), Ayin ע c’est Gaza (,Aza), Pe פ c’est un attentat (pigoua) au couteau, Tsade צ c’est Tzouk Eytan (la guerre de l’été 2014), Kouf ק c’est une voix (kol) qui te dit Resh ר , cours (routz) vite, ferme les yeux, couche- toi par terre les mains sur la tète.
Les enfants…
Où en sommes-nous maintenant? Où est le Shin ש  et où est le Tav ת ? Shin (che) c’est la paix (shalom) et tav c’est toda (merci)  et yalla en avant pour pour le prochain round! Salut à tout le gouvernement, nous nous reverrons pour la prochaine opération militaire!
Les enfants de 6 et 7 ans…
On ne veut plus avoir peur, on exige une victoire d’Israel!*

 

Quand au front nord, comme je vous le disais, on multiplie les opérations en Syrie et même en Irak ou au Liban pour empêcher les Iraniens et le Hezbollah de nous attaquer. Ce soir la plupart des routes du Nord sont sous le contrôle de l’armée. Les voitures civiles roulent encore mais tout est fait pour dégager le passage pour Tsahal au cas où.
Cependant, il n’y a pas plus optimiste qu’un Juif. Les chambres d’hôtes sont pleines, c’est la fin des vacances et tout le monde veut en profiter. Comme disait un homme interviewé aux sources de Banyas : Je suis de Sderot, alors...

Heureusement,
Un certain nombre de jeunes soldates scrutent sans relâche des écrans. On les appelle les תצפיטניות (tatzpitaniot), les observatrices:

Elle sont formées à détecter et contrer les éléments hostiles le long des frontières et à surveiller la clôture  à l’aide de divers dispositifs technologiques. Si elles détectent une tentative d’infiltration, elles doivent être très réactives et donner à la chaîne de commandement un compte-rendu de la situation le plus précis possible.
Elles sont relevées toutes les quatre heures avant que leur vigilance se relâche: Pour autant que je le sache, il n’y a pas de soldats tatzpitanim mais seulement des soldates. Tsahal dit que les filles ont une capacité de concentration bien meilleures que les garçons. Chaque fois qu’une intrusion ne se termine pas en attentat meurtrier, c’est grâce à elles.
Mais les tazpitaniot ne sont pas seules à surveiller notre frontières. Tsahal, dont le niveau technologique n’est plus a démontrer, emploie aussi des pisteurs, en général des arabes bédouins. Dans la vidéo ci-dessous, l’officier Bader Sayid, officier pisteur dans la vallée du Jourdain, nous explique quel est leur travail:

 

« Comment sait-on que quelqu’un a franchi la frontière?
Sur la bande de terre entre la ligne de sécurité et  le grillage, on fait passer tous les jours un Hammer traînant des chaines pour rendre ainsi la terre poudreuse. C’est sur cette terre tendre qu’un pisteur pourra remarquer le moindre signe. Un pisteur doit parcourir par jour un certain nombre de km le long de cette bande pour vérifier qu’il n’y a eu aucune incursion de ce côté de la barrière.
Ce qu’il cherche ce n’est pas forcement une empreinte claire et nette, il sait analyser les différentes traces:  celles d’un animal et celles d’un homme ne se ressemblent pas,  ni celles d’un homme et celles d’une femme dont les  pas sont plus petits. De même, s’il s’agit d’un homme corpulent et lourd ou s’il porte quelque chose, les empreintes ne seront pas les mêmes. Plus tu portes, plus ton talon sera enfoncé dans le sol, ta démarche ne sera pas droite mais tu zigzagueras de droite à gauche et tu élargiras tes empreintes. Le pisteur doit aussi analyser si l’incursion a eu lieu peu de temps ou plusieurs heures avant.
Les terroristes trouvent toutes sortes de combines pour nous rendre le travail difficile, comme les peaux de moutons ou les larges bandes de mousse attachées sous les pieds, mais un pisteur expérimenté sait les repérer.
Nous savons aussi faire la différence entre une véritable et une fausse pierre qui recouvre un engin explosif.
Malgré  toute la technologie, rien ne vaut les yeux des pisteu
rs!

 

A bientôt,

 

*Le mot drone, רחפן (ra’hfan)  a été construit sur la racine r’h’f qui veut dire voleter qu’on trouve dans le livre de Bereshit
Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux
וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם
Nos commentateurs ne traduisent pas planer mais  voleter, en ajoutant comme une oiselle voletant tendrement au dessus du nid.
Nos drones volettent actuellement comme une oiselle bien déterminée à ne pas nous laisser tuer par des oiseaux de proie

Israël-Iran : « La guerre des drones a éclaté »

 

*https://lphinfo.com/tsahal-devoile-lidentite-de-deux-terroristes-chiites-elimines-en-syrie/

*L’allliance ‘Hamas-Iran:
Le Hamas va créer une armée régulière

 

Yom hazikaron יום הזיכרון 2019

La veille du Jour de l’Indépendance est un jour de deuil. Nous commémorons le souvenir de ceux qui sont tombés au combat  et celui des victimes civiles des attentats.

Jusqu’à présent, on compte 23 741 soldats tombés pour la défense du pays et 3150 civils* ont payé de leur vie la barbarie antisémite de nos ennemis. Cette semaine, 4 nouvelles victimes civiles:


S’il n’y en a pas plus c’est grâce au système antimissile, Kipat Barzel, le Dôme de Fer,  grâce  aux directives du Pikoud Haoref* mais aussi grâce à la bravoure de civils qui protègent non seulement leurs enfants mais aussi des inconnus.
Cette photo a fait le tour d’Israel:
A Sderot, Itay Knafo protège de son corps Avigail Aroush, 6 ans.
Itay est un jeune homme de 18 ans qui a choisi de retarder d’un an son service militaire pour intégrer ce qui s’appelle la שנת שרות (Shnat Sherut), année de service civil. Il le fait en tant que personnel encadrant chez les scouts, d’autres le font dans les hôpitaux ou protègent les récoltes et le bétail des vols et destructions perpétrés par les Arabes*

Résultat de recherche d'images pour "‫צעיר מגן בגופו ילדה בשדרות‬‎"

 

Je me souviens de cette photo datant de l’été 2014 où un inconnu s’est précipité pour protéger un jeune père et son bébé.

protectiondelenfant

 

Je me souviens aussi d’Ella Aboukris tuée à Sderot en janvier 2005 en protégeant son frère. Elle avait 17 ans.

 

 

Le politologue Mordekhaï Kedar a déclaré hier:  Je recommande à tous, aussi bien en Israel qu’en dehors, de ne plus utiliser les mots ‘Hamas et Jihad mais l’expression Daesh (ou ISIS) palestinien. Apres tout, l’idéologie de ces organisations est absolument la même. Je veux dire qu’elles sont identiques et ont le même but, même si les organisations palestiniennes tentent de cacher ce fait.

Et c’est vrai. Ils éduquent leurs enfants à la haine du Juif de la même manière,


(Kol ‘HaÏ)

 

les utilisent comme esclaves pour creuser des tunnels terroristes

(Yediot Aharonot 2014: enfants travaillant dans des tunnels)

Et s’en servent comme boucliers humains: cette horrible photo qui montre deux enfants accrochés à la grille de la maison d’un terroriste pendant la guerre de l’été 2014 est toujours d’actualité:

(Site jewishisrael)

Une de mes amies m’a envoyé ces phrases de la journaliste Sivan Rahav Meir: Nous nous trouvons à nouveau de nos jours face à une industrie de la mort. Les terroristes en face de nous sanctifient la mort de leurs enfants, les transformant en shahid, martyrs, et considèrent l’assassinat d’innocents comme une obligation religieuse.
Dieu nous a demandé il y a longtemps de choisir entre la vie et la mort, nous avons choisi la vie.

A bientôt,

*Le nom complet de cette journée de deuil est Yom Hazikaron pour les soldats et victimes du terrorisme

*Le compte part de l’année 1860, c’est a dire du début de l’organisation politique et moderne du sionisme.

*L’année de service civil. Elle se fait en retardant d’un an le service militaire ou après celui-ci. Il s’agit d’un volontariat et non pas d’une obligation.
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/20/les-shinshinim/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/22/sur-tous-les-fronts/

*Pikoud Haoref ou le Front Intérieur:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/27/la-nuque-raide/

*L’exploitation des enfants palestiniens par leur propre peuple
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/08/05/les-enfants-de-gaza/

La Haggadah et nos soucis en Egypte!

Et voila, une fois de plus les préparatifs pour Pessa’h!
Comme chaque année, nous lirons le texte de la Haggadah*.
Il y a plusieurs années, je vous avais présenté un certain nombre de ‘Haggadot très différentes les unes des autres. Mais quand est-il du texte? Quand a-t-il été écrit?
Dans sa forme actuelle, on peut dire qu’il a été entièrement structuré il y a environ mille ans même s’il est truffé de textes bibliques ou talmudiques. La version classique ce ce texte est utilisée par les Juifs du monde entier ce qui nous permet de fêter Pessa’h où que ce soit dans le monde et de participer à sa lecture. La Haggadah est donc devenue depuis longtemps le support pour exprimer les aspirations nationales des Juifs et ceci bien avant Herzl*.

Mais… vous connaissez les Juifs! Ils aiment bien donner leur vision du monde surtout lors d’événements aussi importants que le souvenir de notre libération de l’esclavage égyptien. Certains ont donc ajouté des messages politiques parfois amusants. Par exemple dans cette Haggadah de 1923, l’un des fondateurs de Tel Aviv, Kaddish Leib Silman (1880-1937) présente ainsi les 4 fils dont parle la Haggadah*:
Le sage est le Haut Commissaire britannique, le mal est le Comité arabe, l’innocent est le vieux Yishuv, quant au  jeune qui ne sait quoi demander, il ne parlera pas beaucoup, mais fera beaucoup, grandira et prospérera en Israël. »


Pendant la lecture de la Haggadah, nous énumérons les 10 plaies dont ont souffert les Égyptiens: le sang (dans l’eau du Nil), les grenouilles ,les poux, les bêtes sauvages, la mort des troupeaux, les furoncles, l’obscurité, la grêle, les sauterelles, et la plus terrible, la mort des premiers-nés.

Une coutume veut qu’en les énumérant, nous vidions à chaque plaie un peu de vin, suivi d’un peu d’eau dans un récipient. En théorie, il s’agit d’enlever un peu de notre joie par compassion envers les Égyptiens! En pratique, dans toutes les familles cela se fait avec jubilation puisque le mélange est ensuite vidé dans l’évier.
Notre ajout familial:
A chaque plaie nous ajoutons le noms des organisations terroristes, le nom de leurs dirigeants et cette formule « et tout ceux qui veulent nous tuer« !
Une bien-pensante me dit un jour que nous avions tort et m’avait rappelé la bonté de nos Sages (!)
Nos Sages, lui avais-je rétorqué, vivaient sous la domination de Rome et les exactions égyptiennes contre nous n’étaient plus vraiment d’actualité pour eux. Par contre, ils ne devaient certainement  pas oublier de nommer les généraux, gouverneurs et autres oppresseurs de leur époque!
De plus, avais-je rajouté, il est dit dans la Guemara: il faut dire au voleur qu’il est un voleur et le juger comme tel (tout en lui trouvant éventuellement des circonstances atténuantes). Pourquoi? Pour que lui, le voleur ne puisse plus se cacher derrière une fausse bonté qui n’est que de la faiblesse voire indifférence envers la victime. Nous devons affirmer à haute voix que les terroristes sont des terroristes et les envoyer symboliquement dans l’évier!!

Il est sûr que la plupart des ajouts ou des décorations particulières ont comme thème la guerre d’Indépendance ou la deuxième guerre mondiale. Ce fut le cas de la Haggadah de la Brigade Juive stationnée en Egypte à Pessa’h 1942. Ce fut aussi le cas d’une Haggadah écrite par les Juifs de Libye. Fin décembre 1942 la ville de Bengazi est libérée de l’occupation allemande par cette même brigade. Sont aussi libérés les Juifs de la ville qui avaient été envoyés dans des camps à Tripoli. Ils écriront une Haggadah spécialement pour ce Seder de Pessa’h 1943 en l’honneur de leurs libérateurs mais le papier manque! Comment copier un nombre suffisant de Haggadot? Ils les taperont à la machine au verso de documents confisqués au gouverneur d’Italie.

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la plupart des Juifs d’Europe sont regroupés dans des camps de réfugiés. Ils sont devenus des DP (Displaced Persons). Pour la fête de Pessa’h 1946, les Juifs d’un camp de DP à côté de Munich écrivirent alors leur propre Haggadah. Le texte reste traditionnel mais les dessins décrivent la vie dans les camps d’extermination et comparent Pharaon à Hitler.

Mais qu’en est-il de ce pays où nous avons été esclave: l’Egypte, מצריים (Mitzraim)? Le mot Mitzraim, se trouve sous des formes diverses dans plusieurs langues sémitiques mais pas en ancien égyptien*. Les linguistes pensent qu’il peut venir du mot צר (Tsar) étroit. Il est vrai que l’Egypte traditionnelle est une étroite bande de terre le long du Nil et le double pluriel du mot צר peut faire référence aux Deux Terres (la Basse et la Haute Egypte).
Mais traditionnellement, on nous enseigne qu’il vient du mot מצור (Matzor), siège, car nous étions assiégés, prisonniers, mais aussi d’une expression faisant référence à Pessa’h*: מ+צר+יים qui voudrait dire en provenance de notre grande détresse. Le mot צרה, tsara, signifiant détresse, est employé ici dans un pluriel double pour en indiquer l’intensité.
Bref, le mot מצריים,Egypte, lui-même ferait référence à notre sortie vers la liberté.
Tandis que je transcris tsar en lettres latines, je m’aperçois que tsar, c’est aussi le Tsar et même si il n’y a aucune parenté étymologique, me permettrais-je d’ajouter que pendant des siècles, les tsars de Russie nous ont cause des צרות (tsarot) à la pelle?
Il est vrai que le tsar actuel, Wladimir, vient de nous faire un cadeau: il a permis le retour du corps du sergent Zekharia Baumel, capturé lors de la bataille de Sultan Yaakoub* en 1982 contre la première division syrienne. Le corps a été rapatrié jusqu’à Moscou où lui ont été rendus des honneurs  officiels,

et transporté ensuite jusqu’au cimetière du Mont Herzl à Jerusalem:

(Yediot Aharonot)

Un geste généreux?
On le saura plus tard. On attend toujours les corps de ses compagnons Yehuda Katz et de Tsvi Feldman.


Dans une dernière lettre à ses parents, il écrivait: Ne soyez pas inquiets, tout va bien mais je ne rentrerai sans doute pas avant longtemps à la maison

A bientôt,

*Haggadah:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/21/et-vous-raconterez-a-vos-enfants-3/

* Le mot Egypte:
La Racine MS (TS) R qui a donné Mitzraim en hebreu se trouve dans la plupart des langues sémitiques y compris en arabe Misr. Mais les Égyptiens (d’avant l’islam) ne parlaient pas l’arabe et nommaient leur pays soit les deux terres, soit KeMeT c’est à dire le pays de la terre noire. Ce nom est resté en langue copte Kem ou Kemi.

* La bataille de Sultan Yaakoub a eu lieu pendant l’opération Paix en Galilée ou la première guerre du Liban (1982):
Après la guerre entre les organisations palestiniennes et le roi de Jordanie en 1970 dans ce qui fut Septembre Noir (https://en.wikipedia.org/wiki/Black_September), les organisations terroristes palestiniennes s’installeront dans le Sud du Liban et mèneront des attaques terroristes pendant 12 ans (entre autres à Maalot en 1974) dans le nord d’Israël.
https://www.europe-israel.org/2014/05/israel-il-y-a-40-ans-lattentat-de-maalot/
Ces mêmes organisations prennent également part à la guerre civile libanaise qui éclate en 1975. La Syrie, dont l’économie avait besoin d’un libre accès aux banques et à un port sur la méditerranée, envahit alors le Liban pour faire cesser les combats. Les forces syriennes agissent principalement contre les Palestiniens, considérés comme ceux qui menacent la stabilité du régime libanais, mais plus tard, pour consolider leur emprise sur le territoire libanais, elles se retourneront contre les chrétiens.
À l’été 1981, les tirs de roquettes sur Israël ont atteint leur point culminant: 10 230 roquettes et obus ont été tirés du Liban, qu’Israël ne réussit pas à arrêter même avec des bombardements. Les cessez-le-feu avec L »OLP ne tiennent pas. L’état-major planifie alors une action, dénommée Paix en Galilée. Cette première guerre du Liban se déroulera essentiellement entre Israël, la Syrie et les organisations palestiniennes sur le sol libanais du 6 juin au 29 septembre 1982.

Voici le témoignage de Brigitte Gabriel, chrétienne libanaise sur la situation des Chrétiens au Liban et sur l’intervention israélienne:
http://www1.alliancefr.com/actualites/contre-la-desinformation/temoignage-de-brigitte-gabriel-du-liban-501896

 

 

Tsvika Levy, le père des soldats isolés (1948-2018)

On a beaucoup parlé ces derniers temps d’Amos Oz, mort il y a quelques semaines.
Si Amos Oz vous intéresse, et si vous voulez sortir des hommages fidèles à la pensée unique, je vous invite à lire les excellents textes de Pierre Lurçat* sur Amos Oz. Celui-ci qui fut certainement un des grands écrivains israéliens mais il appartenait aussi à cette gauche déconnectée de la réalité qui veut faire la paix des cimetières avec des assassins qui, eux, ne cachent pas leur intention de nous exterminer.

En ce qui me concerne, je préfère m’attarder pour rendre hommage à  Tzvika Levy, décédé la même semaine, à l’âge de 70 ans de la maladie de Charcot, l’ALS.
Pendant, plus de 30 ans, le colonel Tzvika Levy, du kibboutz Yifat, a dédié sa vie aux soldats isolés par un engagement sans relâche.
Les soldats isolés sont des soldats qui n’ont pas de famille en Israel, soit parce qu’ils sont les seuls à avoir fait leur alyia, soit parce qu’ils sont orphelins ou issus de milieux particulièrement défavorisés ou rejetés comme ces jeunes arabes que leur engagement a coupé complètement de leur famille.

Dans une de ses interview, Tsvika Levy a raconté comment tout a commencé pour lui:
Jeune officier parachutiste, il perd soudain une de ses filles, Ofri. Pour l’aider à surmonter cette tragédie, Rafael Eytan* lui parle d’un projet qui lui tient à cœur et lui demande son aide:
Rafoul (Raphael Eytan) est venu me voir et m’a dit: Ecoute Tsvika, tu habites à côté de Midgal Haemek. Là bas, il y a un bon nombre de jeunes qui partent à la dérive. Aide moi à mettre sur pied un programme pour les aider à faire leur service militaire… Et c’est ce que j’ai fait… Tous les jours,
après avoir travaillé dans les champs toute la matinée, je partais à Migdal Haemek pour motiver des jeunes qui traînaient, désœuvrés et sans but.
Tsvika y réussit si bien que l’armée lui  demande de devenir le responsable de ce projet, devenu officiel.
Au fil des années, il aide ainsi des milliers de jeunes à intégrer l’armée et leur trouve des familles adoptives pour les entourer pendant leurs permissions.
(Quelques uns des 70 soldats isolés, choisis pour présenter leurs vœux au pays lors du dernier Yom Haastmaout:
De gauche à droite et de haut en bas, ils sont originaires de Chine, du Honduras, d’Israel, du Kenya, du Japon, de Colombie, d’Azerbaïdjan et d’Uruguay)

Pendant toutes ces années, il s’occupera de milliers de soldats et s’en souciera à tel point qu’il sera connu comme le père des soldats isolés, et que beaucoup d’entre eux l’appelleront même abba.

Il devra malheureusement  aussi aller à de nombreux enterrements et assister leurs familles endeuillées.

En 2017, lors de Yom Haatsmaout, Tsivka Levy a reçu le prix d’Israel en récompense de ses services rendus.


Lors de la cérémonie il a déclaré:
 » Avant que nous chantions l’Hatikva, je voudrais rappeler ceci: le 14 février 2001, il y a 16 ans, Julie Weiner,  soldate isolée venue de France, et adoptée par une famille du kibboutz Zikkim, était sur le point de commencer le cours d’officier.


Elle m’a téléphoné ce jour là de la station de bus au carrefour Azur et m’a dit: Tsvika lors de l’examen on va aussi vérifier que je connais par cœur les paroles de l’Hatikva.. Tu veux la chanter avec moi?
Je lui ai dit: avec joie.
J’ai chanté une strophe et elle une strophe et ceci, jusqu’à ce qu’elle la chante toute seule. Quand elle est arrivée à la phrase « être un peuple libre sur notre terre » , sa voix s’est tue. Je ne l’ai plus entendue. J’ai essayé en vain de la rappeler…
Soudain, j’entends une annonce sur Galei Tsahal (
la radio de l’armée): un attentat a eu lieu à la station de bus à Azur, 8 morts*. J’ai enfilé mon uniforme et j’ai volé jusque là. J’ai identifié Julie parmi les 8… Les derniers mots de Julie, nouvelle immigrante venue de France, ont été ceux de l’Hatikva « être un peuple libre sur notre terre ». Depuis, quand on chante l’Hatikva, à chaque Yom Haatsmaout ou à Yom Hazikaron, son souvenir se rappelle à moi dans mon sang et dans mon âme ».

Une semaine avant de mourir, Tsvika Levy a réussi à terminer le livre pour enfants « Les histoires de grand-père Tsvika », qu’il a écrit avec l’aide des muscles oculaires, seuls encore actifs dans son corps paralysé. Son livre devrait être mis en vente le 13 janvier, jour de son anniversaire et tous ses revenus seront transférés à l’aide aux familles de patients atteints de ALS.

J’écris ces lignes et Tsvika Levy me fait penser à un autre héros, Sim’ha Holzberg, mort en 1994, lui aussi récipiendaire du Prix Israel, et surnommé le père des blessés. Né à Varsovie en 1924, et ayant survécu au ghetto et à l’extermination, il disait que son nom Sim’ha (la joie) l’obligeait à dispenser le plus de joie possible autour de lui. C’est pour cela qu’il consacrait sa vie aux blessés de Tsahal.
(Simha Holzberg au mariage d’un soldat blessé)

L’acteur Tuvia Sapir lui a consacré un petit film destiné aux enfants:

Que le souvenir de ces deux héros soit une bénédiction pour le peuple d’Israel.

A bientôt,

 

* Pierre Lurçat:
http://vudejerusalem.over-blog.com/2018/12/quand-amos-oz-s-appelait-encore-amos-klausner-une-histoire-de-des-amour-et-de-tenebres-pierre-lurcat.html
La trahison des clercs d’Israel
http://www.tribunejuive.info/livres/pierre-lurcat-loccident-nest-plus-capable-de-regarder-israel-dune-maniere-objective

* Raphael Eytan:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafael_Eitan_(militaire)

* Attentat à la station d’autobus au carrefour d’Azur:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_d%27Azor_en_2001

 

 

 

Léger, si léger?

Tisha beAv vient de se terminer.
Lors d’un jour de jeûne, on a l’habitude de souhaiter: צום קל (Tsom Kal), jeune facile, léger.
Le mot קל (kal) vient de la racine קלל KLL qui a plusieurs significations.
Commençons par les plus évidentes.
Il est logique que si Kal signifie léger, la forme de conjugaison des verbes la plus facile à apprendre, la plus légère à l’élève, se nomme Kal, ou forme simple.
De la même manière, lorsqu’on avance des arguments allant du plus simple au plus complexe, on utilise un des principes de l’herméneutique appelé קל וחומר (kal va’homer) du léger au « dense » , c’est à dire un raisonnement à fortiori*.
Dans le Tanakh, lorsque Noa’h est enfermé dans l’arche et scrute impatiemment la mer, il remarque qu’enfin כי קלו המיים que les eaux se sont « allégées », réduites, il commence alors à entrevoir la fin de sa réclusion.
Lorsque David se lamente sur la mort de Jonathan et de son père, le roi Shaoul, il les décrits comme plus « légers » que les aigles מנשרים קלו, sans doute plus rapides*
Ci-dessus le mont Guilboa où moururent le roi Shaoul et son fils Jonathan lors d’une bataille contre les Philistins.

Dans le livre des Proverbes, בִּקֶּשׁ לֵץ חָכְמָה וָאָיִן וְדַעַת לְנָבוֹן נָקָל (Bikesh letz ‘hochma veein vedaat lenavon nakel), le sot demande en vain la sagesse, alors que la compréhension vient légèrement (aisément) à l’homme sage.

Et l’homme sage est souvent décrit comme indulgent. C’est ainsi qu’à l’époque de la Mishna, Hillel était appelé מקל, celui qui allège les sentences*.
                                                                            (Grotte où furent enterrés Hillel et ses élèves)

Mais la légèreté peut conduire quelqu’un à sa perte.
Dans le livre de Samuel, il est question d’Ashael ben Tsouria, fils d’une de soeurs du roi David. Lors de la guerre civile qui oppose David au roi Shaoul, Ashael poursuit Avner, général de l’armée du roi Shaoul. Or « Ashael avait les pieds légers comme un chevreuil dans un champ, וַעֲשָׂהאֵל קַל בְּרַגְלָיו כְּאַחַד הַצְּבָיִם אֲשֶׁר בַּשָּׂדֶה »
Avner qui le connaît bien lui dit: Écarte-toi, cesse de me poursuivre ! Pourquoi faudrait-il que je t’abatte ? Comment pourrais-je alors regarder en face ton frère Yoav ? » mais Ashael continue et Avner le tue. Ashael a agit par fidélité à son oncle David mais certains commentateurs relient ses pieds légers à une certaine légèreté, une certaine insouciance du danger.
Dans la langue moderne on parle de אשה קלה (Isha Kala), une femme légère, ce qui me fâche car des hommes légers il y a en à foison.

La racine KLL ne joue pas seulement sur les deux aspects positifs ou négatifs de la légèreté. Elle a aussi donne  קילל (killel), maudire, et des mots comme קללה (klala) malédiction,  קלון (kalon) dégradation, קלקל (kilkel) abimer.

On retrouve le mot קללה (Klala) malédiction, dans le refrain d’un célèbre piyout de Rosh Hashana: תכלה שנה וקללותיה. Que s’en aille l’année avec ses malédictions!
Le voici interpreté par Rakefet Amsalem:

Dans la littérature rabbinique, il est écrit que parmi la foule d’esclaves juifs envoyés à Rome par Vespasien,  nombre d’entre eux furent destinés aux maisons de disgrâce, בתי קלון, (batei Kalon) ou bordels…

9av marche des juifs de Rome 1947 arc de triomphe de Titus(Début décembre 1947, après la proclamation du partage de la Palestine par l’ONU, les Juifs de Rome organisèrent une marche sous l’arc de triomphe de Titus pour célébrer la renaissance d’Israel. (Journal Davar)

Alors, faut-il prendre la vie comme elle vient? לקחת את החיים בקלות?
Nous ne sommes pas très doués pour ça. Il est vrai que notre histoire ne nous aide pas, ni notre grande mémoire.
La situation actuelle ne nous aide pas non plus: après avoir vécu depuis 3 mois, sous la menace des ballons incendiaires envoyés quotidiennement par le ‘Hamas, après avoir vu les champs brûler,

(résultats des incendies, journal Makor Rishon)

après les tirs d’obus, des roquettes qui ont blessé une famille à Sderot,

Vendredi, un soldat a été tué par le tir d’un tireur d’élite du ‘Hamas*.

Il s’appelait Aviv Levy et avait 21 ans. Il commandait un groupe de soldats originaires de la tribu de Menashe, et arrivés du Mizoram (état indien situé à la frontière birmane).

Son enterrement a eu lieu aujourd’hui.
On se trouve dans une situation de soi-disant cessez le feu, bien que le ‘Hamas ait déclaré que cette trêve ne valait pas pour les ballons incendiaires. En fait, on est tributaire des décisions du ‘Hamas et ceci pour ne pas déplaire aux Russes qui nous donnent une petite (toute petite) latitude pour nous défendre dans le Nord. Beaucoup de gens, y compris des journalistes à la télévision (!) demandent que nous reprenions les éliminations ciblées des responsables du ‘Hamas (dans le passé ceci avait apporté un peu de répit). Si comme je le lis ici ou là, seule une petite partie des gazaouis, soutient, les exactions du ‘Hamas, ce pourrait être une solution. Supprimons les assassins!
Ceci dit, les assassins ne se trouvent pas qu’à Gaza. Mahmoud a piqué une colère, il a trépigné sur son fauteuil en exigeant que ses troupes aussi participent à la fête anti-juive et ceci pour faire la pige au ‘Hamas qui prend de l’importance à Ramallah.
Et donc, un ballon incendiaire est tombé avant hier dans la cour d’une maison dans le quartier de Gilo, à côté de chez moi. Heureusement, le système de mise à feu n’a pas fonctionné. C’est un cadeau de nos voisins de Bethlehem.

 

(La police examine l’engin. (photo rotter.net)

Au moment de publier cet article, ce matin à nouveau des ballons incendiaires dans le sud: Lors d’une réunion avec la sécurité civile,les paysans et le pompiers ont enregistré ce chant qui rappelle l’époque de la guerre des 6 jours: 

et dans le Nord, les sirènes de Tseva Adom (couleur rouge) retentissent en ce moment.

Et dans le même temps, on sauve les casques blancs syriens et leur famille:

A bientôt,

* L’hermeneutique juive:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Treize_principes_de_Rabbi_Ishma%C3%ABl

*Dans sa lamentation sur la mort de Shaoul et de Jonathan, David compare les deux héros au roi des oiseaux et au roi des animaux: ils étaient plus légers que les aigles et plus forts que les lions.

*Le ‘Hamas est armé par l’Iran: le tireur a utilisé un fusil sniper Sayad-2 fabriqué en Iran, arme standard des Gardiens de la Révolution. Cette arme a une portée de 1,5 km. Elle peut percer un gilet pare-balle en céramique.

 

Les terroristes de Gaza

J’ai de nombreux articles en chantier, certains bien avancés et d’autres moins. Pourtant, la suite de notre balade sur le Sentier des Patriarches attendra encore un peu: dernièrement, j’ai reçu plusieurs mails d’amis français qui me demande des éclaircissements sur ce qui se passe actuellement à Gaza.
C’est vrai, actuellement, nous subissons depuis un bon mois, une attaque du ‘Hamas mais aussi une attaque sournoise des médias occidentaux qui ne rendent pas compte de la réalité et, sans vergogne, nous accusent de crimes de guerre pour le moins, ceci autant dans la presse écrite que dans les émissions de grande écoute.
J’ai depuis longtemps arrêté d’écouter la télévision française mais un ami m’a fait visionner la rediffusion de la dernière émission d’Yves Calvi, emission qui portait sur les conditions de vie des Palestiniens* et qui d’évidence reprenait le narratif palestinien dans son intégralité. Aucun équilibre dans le reportage ou même au cours de la discussion qui a suivi.

J’ai noté que:
– Aucun responsable israélien n’a été interviewé
– Le ‘Hamas a pu répéter que son action est pacifique alors que les images en arrière plan montraient une foule agressive. Mieux le mouvement a été qualifié de spontané et le Hamas se serait contenté de prendre le train en marche pour ne pas être disqualifié.

 

– Bien entendu le documentaire ne fait pas mention des appels au génocide des juifs, pourtant au moins entendus en arrière plan en arabe dans une mosquée où Hanyeh harranguait la foule des pacifiques fidèles.  

(O, fils de Juives, quittez notre terre ou nous vous massacrerons)

– Evacués la construction des tunnels, les champs brûlés (plus de 2500 hectares incendiés) au moyen de cerf-volants porteurs de bombes incendiaires:
Ici, Le même champ, il y a deux mois, rouge de coquelicots* et hier:

 

– Evacués également les tirs de roquettes (les habitants des kibboutzim avoisinants et de Sderot n’ont que 15 secondes pour trouver un abri).

(Cette année, les roquettes n’ont fait que 5 blessés mais il y a 4 ans l’une d’elle a tué Daniel Tregerman, 4 ans. Passionné de foot, il portait le maillot de Messi dont l’équipe a cédé aux menaces du ‘Hamas en annulant un match amical. Le ‘Hamas a remercié l’equipe d’Argentine)

– La traduction du discours d’Hanniyeh dans une mosquée adouci pour le public francais et les cris appelant  au meurtre des juifs de la foule n’ont pas été traduits.
– Bien entendu les soldats israéliens, êtres mythiques puiqu’absents du débat, étaient presentés comme des massacreurs d’enfants et de journalistes…
– Enfin, Mahmoud Abbas est décrit comme un homme qui souhaite sincèrement la paix alors qu’il est co-responsable de la situation économique à Gaza (il est le premier à couper les salaires des fonctionnaires gazaouis en représailles à son échec de rapprochement avec le ‘Hamas)
Tout cela est passé à la trappe.

Et pourtant:

(la vidéo a été prise le 5 juin depuis l’université Sapir qui se trouve à Sderot)

Je ne vais pas perdre mon temps a essayer de réfuter ces accusations, je pense que vous avez tout le matériel nécessaire et sinon, je vous l’enverrai.
Non, je vais plutôt donner la parole à Sami El Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency:
 » Si cela ( les émeutes actuelles dans la bande de Gaza) fait les choux gras des nombreux journalistes antijuifs européens qui couvrent ces évènements, et si cela a pu momentanément abuser la compréhension de leurs dirigeants politiques, les résultats de ces orgies sacrificielles sont nuls. Le Hamas a perdu environ 80 combattants (dont une grande partie était des terroristes du’Hamas) et 30 civils sans égratigner le moindre militaire adverse, ni « libérer » un centimètre carré de Palestine. Or cette nouvelle tentative, à caractère exclusivement militaire, va, à l’instar des roquettes et des tunnels « stratégiques », s’épuiser ; dans une semaine, dans un mois ou dans six… Les jeunes de la Bande sont désormais poussés à incendier les cultures de leurs voisins et les forêts gagnées sur le désert. C’est un déshonneur qui maculera à jamais l’image de la cause palestinienne… Mais qu’attendre d’une organisation d’illuminés religieux qui sont dénués de toute éthique ? J’ai vu des émeutiers, dans la liesse générale, brûler vif un âne affublé d’un drapeau israélien. J’ai vu des cadavres d’accidentés de la route, des gens morts dans les hôpitaux, dont des nourrissons, amenés vers la frontière afin de faire croire que c’étaient les Israéliens qui les avaient tués…

Il y a aussi des maquilleurs professionnels lorsqu’ils manquent de cadavres:

Sami el Soudi:
J’ai vu des infirmières, dont la tâche consiste à protéger la vie, lancer des bombes incendiaires que leur tendaient des miliciens sur des champs cultivés.


(l’infirmière « martyr » Razzan Al Nazzar qui n’a d’ailleurs pas été tuée par un tir direct de Tsahal mais sans doute par un ricochet)

Je vous invite à lire le dernier article de Sami El Saoudi dans le site Métula News Agency. Il est extrèmement instructif.

Son analyse rejoint celle de Bassam Tawil, journaliste palestinien originaire de Naplouse en Samarie:
– Premièrement: ceux qui lancent les cerfs-volants indiquent clairement que leur but ultime est de tuer autant de Juifs que possible et de provoquer l’annihilation d’Israël. « Nous voulons mettre le feu à Israël afin que les Juifs soient brûlés ou forcés de quitter leur pays. » (interview d’un terroriste Abu Al-Majd). Cette idee d’une annihilation d’Israel fait d’ailleurs son chemin chez les Européens sans trop d’états d’âme: de nombreux diplomates rejoignent Dominique de Villepin lorsqu’il qualifiait Israel de « parenthèse de l’histoire« et même des responsables militaires de haut rang français évoquent cette possibilité et pensent déjà à des mesures d’évacuation des survivants juifs. Que de bonté! Mais on a déjà donné!
– Deuxièmement: les Palestiniens considèrent que tous les Juifs vivant en Israël sont des «colons». Ce n’est pas nouveau, puisque que ce soit dans les chartes, les emblèmes ou les slogans du ‘Hamas, du djihad ou même de l’Autorité Palestinienne, il est question de la Palestine de la Rivière (le Jourdain) à la mer.


– Troisiemement, le jihad des Palestiniens contre Israël est le même jihad que l’Etat Islamique, les Frères musulmans et d’autres groupes islamiques djihadistes mènent aussi sur les «infidèles» et les «ennemis de l’islam» aux États-Unis, dans l’UE et dans d’autres pays non musulmans.

En fait, en réalité, comme ce journaliste gazoui, nombreux sont les Palestiniens qui aimeraient bien devenir israéliens:

Ce n’est pas le seul et de loin. J’ai entendu il y a quelque temps, les interviews de plusieurs cheikhs de ‘Hevron, ville hostile aux Juifs depuis toujours*, réclamer eux-aussi la nationalité israélienne. Cela me rappelle aussi un reportage d’il y a une trentaine d’années. Un journaliste allemand interrogeait un vieux gazaoui sur ses conditions de vie difficiles dues à l’occupation israélienne. Le vieil homme avait répondu: » Je n’aime pas les Juifs(!) mais j’ai connu les Turcs, tous des voleurs et exploiteurs, ensuite les Egyptiens, pareil, avec les Juifs, on peut respirer, on vit normalement, ils respectent les lois.
Mais pour qu’ils deviennent Israeliens, il faudrait tout d’abord les dénazifier!
Oui, j’ai employé le mot nazi et si cela dérange quelques belles âmes, je rappellerais qu’il y eut:
– Une collaboration active entre le grand mufti de Jerusalem et Hitler et que celui-ci fut l’instigateur des grands pogroms dans les pays musulmans,  comme le Farhoud de Baghdad en 1941
– Qu’ils se voient actuellement comme les héritiers des nazis:


– Que Mahmoud Abbas chef de l’Autorite Palestinienne est un négationniste et que dernièrement il fit cette déclaration:
«Du XIe siècle jusqu’à l’Holocauste qui s’est produit en Allemagne, les juifs vivant en Europe de l’ouest et de l’est ont été la cible de massacres tous les 10 ou 15 ans. Mais pourquoi est-ce arrivé ? Ils (
les Juifs) disent: « Parce que nous sommes juifs ! »».
Selon lui,  l’explication serait à chercher ailleurs. Il a ainsi cité trois «livres écrits par des juifs»
comme preuves supposées du fait que «l’hostilité contre les juifs n’est pas due à leur religion, mais plutôt à leur fonction sociale», en précisant qu’il voulait dire par là «leurs fonctions sociales liées aux banques et aux intérêts». Ben voyons!...

Mais les dénazifier, ça va être dur car même les plus petits sont pervertis:



(fête de fin d’année dans un jardin d’enfants à Gaza)

Bref, les nazis ne sont pas tous de grands blonds en culottes de peau. Ils ont des héritiers!

A bientôt,

*Yves Calvi, l’info du vrai: Gaza Terminus:
https://www.mycanal.fr/docus-infos/20-h-l-evenement-l-info-du-vrai-du-06-06-gaza-terminus/p/1497590

Comme Calvi parle de Gaza comme d’une prison a ciel ouvert, voici un article tres clair sur ce sujet
http://www.cesgoysquidefendentisrael.com/fr/questionsdeblocus/

Et pour actualiser, je precise que les terroristes du ‘Hamas ont complètement detruit le terminal de Keren Shalom par lequel les produits de première nécessité pouvaient entrer, que les Israeliens, sous le feu des cerfvolants piégés ont reparé les lignes electriques détruites et que de nombreux cartons de médicaments (sionistes!) ont été détruits par le ‘Hamas: De plus, en brûlant les champs au moment des récoltes, ils ont brûlé une bonne partie des légumes, des fruits et céréales qui leur etaient destinés.

*les coquelicots dans le sud d’Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/28/le-sud-en-rouge/

*Sami el Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency. Lisez son article en entier, Autorite palestinienne, l’état des lieux du 09/06/2018 sur:
http://www.menapress.org/

*Bassam Tawil:
/www.gatestoneinstitute.org/12467/palestinians-burn-the-jews

*’Hevron: le massacre de ‘Hvron en 1929:
http://www.jforum.fr/le-massacre-des-juifs-dhebron-1929.html

 

Nous n’avons pas d’autre pays

Lors de notre sortie d’Egypte, nous avons traversé la mer rouge, et à Shavouot ce sont les champs de blé.

Shavouot c’est le don de la Thora, c’est aussi l’histoire de Ruth et Naomi. Aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire différente mais qui me rappelle celle de Ruth.
Comme vous le savez, environ 20% de la population israélienne n’est pas juive. Pour la plupart, les non-Juifs d’Israel sont des Arabes musulmans, des chrétiens,des Druzes et des Tcherkesses.
Si les Druzes ont choisi ce qu’ils appellent l’alliance de sang dès 1948 avec Israel, il n’en a pas été de même pour les musulmans ou les chrétiens. Au cours de ces dernières années, et à l’instigation de Gabriel Nadaf, prêtre à Nazareth, les chrétiens israéliens ont commencé à revendiquer leur identité araméenne et non pas arabe comme ils le faisaient depuis environ 150 ans*. Ils ont été rejoints par les Israéliens d’origine libanaise, refugiés de Tsadal*.
L’enrôlement dans l’armée est un marqueur du processus d’intégration dans la société israélienne. Il est vrai que le service militaire est un bon ticket d’entrée dans la société: les soldats deviennent hébréophones, ils peuvent accéder à tous les postes de la fonction publique etc… Mais il n’y a pas que cela: ils sont désormais à la pointe de la diplomatie publique, de la lutte contre l’antisémitisme et la délégitimation, en participant par exemple à  l’organisation מילוימניקים בחזית (milouimnikim bahazit) ou Réservistes au front, qui organise des activités à l’étranger, en particulier sur les campus des universités américaines où règne un ostracisme virulent contre Israel.

Il y a eu la semaine dernière une cérémonie particulière pour les 70 ans de l’état d’Israel dans une synagogue du quartier d’Arnona à Jerusalem. En dehors des cérémonies officielles*, le rabbin Kirmayer de l’organisation Yakir a voulu faire plus. Lui, qui avait déjà organisé un shabbat de remerciements aux familles des policiers druzes assassinés par les terroristes*, a invité cette fois des représentants sionistes des differentes communautés non-juives.

(Mida.org,il)

Le premier à parler fut Shakib Shanan, druze, ancien membre de la Knesset,

qui a perdu son fils, Kamil, lors d’une attaque terroriste sur le Mont du Temple l’été dernier:

רס"מ כמיל שנאן. נרצח בפיגוע ()

« Jérusalem était mon coeur et maintenant c’est mon âme », a déclaré Shanan. « Pour rencontrer des gens qui sont prêts à respecter et aimer l’Etat d’Israël, je courrais au bout du monde. Le sang des policiers dans cette attaque n’a pas été répandu en vain … Je veux créer l’amour, la paix et rapprocher les gens autour de cet événement », a-t-il dit à propos de ce qu’il a vécu personnellement et des leçons qu’il en tiré  malgré son chagrin. Nous voulons tout faire pour qu’il n’y ait plus de parents endeuillés comme moi. Nous sommes tous des êtres humains et devons vivre ensemble, et nous respecter les uns les autres. Les meurtriers  qui ont assassiné mon fils et son ami avaient l’intention de détruire notre société. Nous devons le dire à ceux qui les ont envoyés et financés: Vous ne gagnerez pas. L’Etat d’Israël est beaucoup plus fort et beaucoup plus humain, et vous n’arriverez pas à le detruire ».

Ce fut ensuite le tour de Nur Mazarib, un bédouin de Galilee qui a fondé un programme de préparation militaire pour les bédouins. Il est aussi le neveu d’Amos Yarkoni, fondateur de la legendaire Sayeret Shaked*, et dont le nom d’origine était Abd al-Majid Almzarib.

ירקוני. מפקד אגדי
(Amos Yarkoni)

Nur Mazarib reprend l’expression de son oncle quand on lui demandait pourquoi il avait rejoint l’armée: « j’ai toujours pensé que j’avais droit au libre-arbitre et que je n’etais pas un mouton dans un troupeau ».
« Nous sommes tous des sionistes! Nous avons des religions différentes mais nous avons le même but », commença-t-il. « La communauté bédouine n’est pas obligee de servir, mais pour certains, nous servons volontairement depuis avant la création de l’Etat. J’espère beaucoup que nous continuerons, et je me tourne vers les autorités pour leur demander de nous soutenir. Voici mon message: Aux Juifs, je dirais: Soyez fidèles à l’État parce que vous n’avez pas d’autre pays, aux non-Juifs: servez l’état d’Israel, soyez loyaux et éduquez vos enfants dans ce sens. Nous n’avons pas d’autre pays! »

Le troisième orateur fut Fares al-Haji, ancien de l’Armée du Liban-Sud qui a fuit au moment du retrait de l’armée israélienne du sud du Liban. « Il y a déjà une troisième génération de membres de d’armée du Sud Liban en Israël. Nous nous sentons chez nous ici, et l’Etat libanais nous a trahis« , a-t-il dit.
« Pendant des années, nous avons servi à préserver la paix entre le Liban et Israël, et Israel nous a acceptés avec amour. Nous avons pas d’autre maison, nous ne retournerons pas au Liban, en dépit de nos familles restées là-bas Nos enfants veulent servir dans l’armée. Nous étions, nous sommes et serons fidèles à l’État d’Israël et loyaux envers lui. Nous n’avons pas d’autre foyer.« 

L’orateur suivant fut Suleiman Salama, du quartier chrétien de Jérusalem. Il y a très peu de non-Juifs de Jerusalem servant dans l’armée.  Suleiman, a été libéré récemment du service militaire et son frère sert actuellement comme combattant. Il a décidé de parler ouvertement, malgré le danger.
« Je viens de Jérusalem, j’ai grandi ici dans ce pays et j’en suis fier. Après le lycée j’ai commencé à étudier au collège, mais je me sentais mal à l’aise et j’ai finalement décidé de m’enrôler. J’ai attendu deux ans avant de recevoir l’aval des services de securité. Certains pensent que, puisque je n’étais pas obligé, j’ai perdu deux ans de ma vie, mais moi non. Je veux que ma conduite soit en accord avec mes convictions. Je ne l’ai pas fait pour obtenir quelque chose de l’état. J’étais infirmier combattant, j’ai recu la distinction d’excellence, j’ai réalisé mon rêve et servi mon pays. Je veux dire aux jeunes de mon âge que nous n’avons pas d’autre pays. »

Le dernier intervenant fut le plus surprenant de tous. A… est un Arabe Musulman de l’un des quartiers de Jérusalem, connu pour être un repaire de terroristes. Il a choisi de faire l’incroyable, et de s’engager volontairement comme combattant. Sa famille élargie, les amis et les voisins ne le savent pas et il ne retourne pas dans son quartier pour ne pas les mettre en danger.
Il a demandé de ne pas monter sur scène lors de cette cérémonie pour ne pas se faire remarquer, mais il a accepté de parler: « Nous sommes nés sous le drapeau bleu et blanc et nous le protègerons pour qu’il continue à se déployer à jamais », at-il dit. Il a raconté les difficultés qui ont accompagné sa décision courageuse: « Je ne peux plus retourner dans mon quartier car j’ai choisi  une voie differente en espérant que les autres me suivront. J’ai grandi dans un environnement hostile (aux Juifs), mais je me suis engagé dans l’armée pour que les gens comprennent que l’état d’Israel n’est pas un corps étranger mais notre maison. »
La cérémonie s’est terminée par la prière pour l’état et la prière pour Tsahal en hébreu et en arabe.

Cet événement  n’a pas été relaté dans les médias traditionnellement de gauche en Israël. Ce n’est pas une surprise. La plupart des décisions positives concernant les minorités sont initiées par les organisations affiliées à droite. Les organisations de gauche se conduisent comme des dames patronnesses et préfèrent les utiliser comme outils politiques. Les belles âmes de gauche (en hébreu יפי נפש=yefe nefesh) se contentent de pleurer sur les fréquents crimes d’honneur, soupirent sur le manque d’instruction et l’incompréhension du bien commun qui caractérisent la culture de nombreux musulmans, et poussent des cris effarouchés quand on leur parle de ceux qui s’engagent dans l’armée. Ils les encouragent à se sentir palestiniens alors qu’ils sont israéliens et les maintiennent sur le bas côté de la route pour pouvoir leur faire la charité.

Je sais bien que ces cinq פורצי דרך (portzei derekh), ces défricheurs, ne reflètent pas la réalité de la population non-juive en Israel, en particulier la population musulmane: si une minorité montre du courage et de l’ambition, une grande partie se contente de profiter des charmes de notre démocratie et enfin, certains nous haïssent.

Depuis quelque temps, on parle enfin de terreur agricole à la télévision. Ce n’est pas trop tôt. La terreur agricole, ce sont des attentats perpétrés contre les récoltes et les biens des paysans juifs. Il y a une vingtaine d’année, le fils d’un de ces paysans, Yoel Silverman a créé le mouvement « Le nouveau gardien«  pour venir en aide* aux paysans. Ces jeunes non armés aident aux récoltes comme ce fut le cas ces jours derniers tout près de la bande de Gaza, pour éviter qu’elles partent en fumée, surveillent le bétail qui est volé ou même parfois tué gratuitement.

Mes articles sur ce mouvement, le Nouveau Gardien, sont malheureusement toujours d’actualité. Les organisations de gauche ne veulent pas en entendre parler. Ce sont pourtant eux qui protègent les paysans et éleveurs juifs.
Malgré tout il était important pour moi de rendre hommage à ces non-juifs courageux sans me faire d’illusion sur leur influence dans leur environnement d’origine.
Il est aussi important de noter que ce sont des mouvements résolument sionistes comme אם תרצו (Im Tirtzou), השומר החדש (Hashomer ha’hadash) ou מילוימניקים בחזית (Milouimnikim bahazit) qui font avancer les choses.

Dans le livre de Ruth que nous avons lu à Shavouot, Ruth dit à Naomi sa belle-mère: « ton peuple sera mon peuple ». Aujourd’hui, eux, ces פורצי דרך, ces défricheurs, nous disent en prenant des risques réels: « Nous sommes sionistes, nous sommes fiers de notre etat et nous le servons avec fierté ».

 

A bientôt,

*
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/12/yitro-et-nous/

 

*  Après les massacres de chrétiens qui commencèrent déjà en 1860 au Liban, les chrétiens du Moyen-Orient rejoignirent le nationalisme arabe, expliquant qu’ils étaient certes chrétiens mais d’origine arabe, ceci dans l’espoir d’etre acceptés dans le Ouma transfrontalière. De plus, il leur fallait aussi se démarquer des autres dhimmis, les Juifs de Palestine qui construisaient leur émancipation à travers le sionisme.
Les chrétiens du monde musulman peuvent être d’origine arabe à condition de parler de l’époque pre-islamique car ensuite toute conversion d’un musulman au christianisme fut punie de mort. Ils sont en général les descendants des populations araméennes, phéniciennes etc…

* Tsadal: Armée du Sud Liban, composée essentiellement de chrétiens libanais et alliée d’Israel. De nombreux soldats de Tsadal se sont refugiés en Israel au moment du retrait des Israeliens du sud Liban et de l’occupation du territoire par le Hezbollah.

* Amos Yarkoni (1920-1991). Né à côté du village de Nahalal.
https://en.wikipedia.org/wiki/Amos_Yarkoni
Quand on demandait à Abd al-Majid Almzarib pourquoi il avait pris le nom de Amos Yarkoni, il répondait que c’etait pour des raisons de sécurité mais aussi parce que son nom en arabe etait trop difficile à prononcer pour les Juifs ashkenazes.

* Sayeret Shaked: Unité de contre-terrorisme opérant surtout dans le Neguev. Son nom est l’acronyme de שומרי קו הדרום (Shomerei Kav haDarom) les gardiens de la frontiere Sud. Mais en plus שקד (shaked) l’amande signifie aussi diligent, perséverant. 

* 2 articles sur la terreur agricole et comment lutte l’organisation Le jeune gardien:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/05/20/les-shinshinim/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/07/22/sur-tous-les-fronts/

* Im Tirtzou:
https://imti.org.il/en/

* Reservistes au front:
https://www.onduty.org.il/about-us/

* Hashomer ha’hadash:
https://eng.hashomer.org.il/