En cette fin de vacances…

Voici une vidéo très explicite sur ce qui est notre quotidien depuis quelques temps.

 

 

Chaque jour ou presque, les habitants du Sud reçoivent des roquettes, des jets de grenades et de ballons piégés, ils doivent se protéger des tentatives d’infiltration perpétrées par des Gaza-nazis, arborant fièrement des drapeaux  très explicites comme celui-ci:

Nous avons droit à  environ un attentat meurtrier par semaine. Il y a peu, en Judée les assassins ont activé une charge explosive et tué une jeune fille de 17 ans, Rina Shnerb, et blessé son père et son frère. Le père de Rina les avaient simplement emmenés se baigner à la source  Dani, nommée ainsi d’après le nom de Dani Gonen, tué au même endroit en 2015.

 

Cette semaine, Tsahal a pu déjouer à temps un énorme attentat, organisé par les Iraniens qui, à partir du territoire syrien, prévoyaient de lâcher sur la Galilée des drones équipés d’explosifs. Dans le même temps, nous avons du aussi intervenir dans la Beka Libanaise contre des positions de terroristes chiites du Hezbollah, inféodé à l’Iran
Nous avons répliqué par une série d’attaques sur des bases iraniennes en Syrie et dans la Beka.

 

L’autre soir soir, 3 missiles en provenance de Gaza sont tombés sur Sderot au moment où avait lieu un concert en plein air: 4000 personnes, essentiellement des familles, se sont retrouvées prises au piège sans abri à leur portée. Deux des missiles ont été interceptés par Kipat Barzel, un est tombé dans un terrain vague où il a provoqué un incendie..
Nous disons toujours: Heureusement, nous n’avons eu que quelques blessés légers!
Mais un bon nombre de personnes sont traitées à l’hôpital pour état de choc et cette situation qui suppure depuis des années rend la vie des habitants de cette région vraiment intenable. Les centres de suivi psychologique pour les post-trauma sont débordés…
Et personne ne sait ce que les heures ou les jours suivants nous réservent.

 

En signe de protestation contre la situation dans le Sud, qui continue de s’aggraver ces derniers jours, une vidéo a été publiée ce mardi matin dans laquelle des enfants de la région de Sderot,  âgés de 7 à 11 ans,  chantent la célèbre comptine de l’alphabet. Mais cette fois, les paroles sont différentes, chaque lettre de l’alphabet est l’initiale d’un mot  qui malheureusement fait partie de leur vocabulaire quotidien.
Une des participantes du groupe, Michal Maor a 9 ans. Elle habite Sderot. Elle a déclaré ce soir à la télévision: « Il est important pour nous que tous les enfants en Israël comprennent la peur avec laquelle nous grandissons. Personne ne sait vraiment ce qu’est un ballon incendiaire avant de le voir. Nous grandissons dans une dure réalité. Le temps libre, nous le passons dans un espace protégé, il était donc important pour nous de participer à ce projet  et vous chanter ce qui reflète notre réalité. Les paroles sont  effrayantes et ont pour but  de faire comprendre au public israélien notre peur quotidienne. « 

Alef א c’est le feu (Esh) et Beit ב c’est un ballon (piégé), Guimel ג c’est une grande clôture (gader), Dalet ד c’est la porte (delet) du mamad (la pièce protégée), He ה c’est la myrte (hadas) qui fleurissait rose jusqu’à ce qu’ils brûlent les champs,

Zayin ז ‘Het ח vont ensemble car c’est le ‘Hamas dans les tunnels,
Les enfants de 6 et 7 ans, oh maman! Oh maman! Ont peur de sortir même un instant, Un abri, un abri! Et ils restent assis à la maison, maman, petite maman. Ni colombe et ni rameau d’olivier, petite maman!
Tet ט c’est une missile (til) et Yod י c’est un tir (yeri), Kaf כ c’est kef et Lamed ל non (lo), Mem מ et Noun נ c’est une salve (mata’h) qui est tombée (nafal) ici. Cours vite c’est tout près! Samekh ס c’est patrouiller (savav), Ayin ע c’est Gaza (,Aza), Pe פ c’est un attentat (pigoua) au couteau, Tsade צ c’est Tzouk Eytan (la guerre de l’été 2014), Kouf ק c’est une voix (kol) qui te dit Resh ר , cours (routz) vite, ferme les yeux, couche- toi par terre les mains sur la tète.
Les enfants…
Où en sommes-nous maintenant? Où est le Shin ש  et où est le Tav ת ? Shin (che) c’est la paix (shalom) et tav c’est toda (merci)  et yalla en avant pour pour le prochain round! Salut à tout le gouvernement, nous nous reverrons pour la prochaine opération militaire!
Les enfants de 6 et 7 ans…
On ne veut plus avoir peur, on exige une victoire d’Israel!*

 

Quand au front nord, comme je vous le disais, on multiplie les opérations en Syrie et même en Irak ou au Liban pour empêcher les Iraniens et le Hezbollah de nous attaquer. Ce soir la plupart des routes du Nord sont sous le contrôle de l’armée. Les voitures civiles roulent encore mais tout est fait pour dégager le passage pour Tsahal au cas où.
Cependant, il n’y a pas plus optimiste qu’un Juif. Les chambres d’hôtes sont pleines, c’est la fin des vacances et tout le monde veut en profiter. Comme disait un homme interviewé aux sources de Banyas : Je suis de Sderot, alors...

Heureusement,
Un certain nombre de jeunes soldates scrutent sans relâche des écrans. On les appelle les תצפיטניות (tatzpitaniot), les observatrices:

Elle sont formées à détecter et contrer les éléments hostiles le long des frontières et à surveiller la clôture  à l’aide de divers dispositifs technologiques. Si elles détectent une tentative d’infiltration, elles doivent être très réactives et donner à la chaîne de commandement un compte-rendu de la situation le plus précis possible.
Elles sont relevées toutes les quatre heures avant que leur vigilance se relâche: Pour autant que je le sache, il n’y a pas de soldats tatzpitanim mais seulement des soldates. Tsahal dit que les filles ont une capacité de concentration bien meilleures que les garçons. Chaque fois qu’une intrusion ne se termine pas en attentat meurtrier, c’est grâce à elles.
Mais les tazpitaniot ne sont pas seules à surveiller notre frontières. Tsahal, dont le niveau technologique n’est plus a démontrer, emploie aussi des pisteurs, en général des arabes bédouins. Dans la vidéo ci-dessous, l’officier Bader Sayid, officier pisteur dans la vallée du Jourdain, nous explique quel est leur travail:

 

« Comment sait-on que quelqu’un a franchi la frontière?
Sur la bande de terre entre la ligne de sécurité et  le grillage, on fait passer tous les jours un Hammer traînant des chaines pour rendre ainsi la terre poudreuse. C’est sur cette terre tendre qu’un pisteur pourra remarquer le moindre signe. Un pisteur doit parcourir par jour un certain nombre de km le long de cette bande pour vérifier qu’il n’y a eu aucune incursion de ce côté de la barrière.
Ce qu’il cherche ce n’est pas forcement une empreinte claire et nette, il sait analyser les différentes traces:  celles d’un animal et celles d’un homme ne se ressemblent pas,  ni celles d’un homme et celles d’une femme dont les  pas sont plus petits. De même, s’il s’agit d’un homme corpulent et lourd ou s’il porte quelque chose, les empreintes ne seront pas les mêmes. Plus tu portes, plus ton talon sera enfoncé dans le sol, ta démarche ne sera pas droite mais tu zigzagueras de droite à gauche et tu élargiras tes empreintes. Le pisteur doit aussi analyser si l’incursion a eu lieu peu de temps ou plusieurs heures avant.
Les terroristes trouvent toutes sortes de combines pour nous rendre le travail difficile, comme les peaux de moutons ou les larges bandes de mousse attachées sous les pieds, mais un pisteur expérimenté sait les repérer.
Nous savons aussi faire la différence entre une véritable et une fausse pierre qui recouvre un engin explosif.
Malgré  toute la technologie, rien ne vaut les yeux des pisteu
rs!

 

A bientôt,

 

*Le mot drone, רחפן (ra’hfan)  a été construit sur la racine r’h’f qui veut dire voleter qu’on trouve dans le livre de Bereshit
Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux
וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם
Nos commentateurs ne traduisent pas planer mais  voleter, en ajoutant comme une oiselle voletant tendrement au dessus du nid.
Nos drones volettent actuellement comme une oiselle bien déterminée à ne pas nous laisser tuer par des oiseaux de proie

Israël-Iran : « La guerre des drones a éclaté »

 

*https://lphinfo.com/tsahal-devoile-lidentite-de-deux-terroristes-chiites-elimines-en-syrie/

*L’allliance ‘Hamas-Iran:
Le Hamas va créer une armée régulière

 

Bonne année 2019!

Pour débuter cette nouvelle année, je vais vous parler de maisons…
Pas de maisons en bois ou en pierre… Non, de maisons en cuivre!
La cinquième grande vague d’immigration juive vers la Palestine mandataire a lieu entre 1930 et 1939. Elle commence modestement mais devient plus massive à partir de l’année 1933 qui voit les nazis arriver au pouvoir en Allemagne. La grande révolte arabe et ses pogroms antisémites de 1936 l’a fait légèrement ralentir mais la situation en Europe devient si préoccupante que les Juifs affluent par milliers entre 1938 et 1939, pour certains illégalement* car les Anglais refusent souvent de leur accorder un visa.
Cette vague d’immigration de 250 000 personnes sera aussi appelée l’immigration allemande car elle est composée pour un quart de Juifs en provenance d’Allemagne et d’Autriche.

(chorale d’enfants avant leur départ pour Eretz Israel)

Mais où loger tous ces gens?
Si certains rejoignent les moshavim ou les kibboutzim comme celui de Sde Eliahou*, la plupart s’installent en ville. Les baraques en bois poussent un peu partout. Mais à Haifa, les habitants sont  stupéfaits de voir des maisons  en cuivre!
L’idée de construire des maisons en cuivre n’est pas nouvelle. En 1922 avait eu lieu, en Allemagne, un concours d’architecture moderne remporté par Walter Gropius, fondateur du mouvement Bauhaus. La société de Zygmund Hirsch avait remporté celui de la réalisation de ce projet.
Mais au fil des années, la situation des Juifs allemands se dégrade de plus en plus et beaucoup songent à quitter l’Allemagne. Il ne peuvent pas emporter leurs biens mais un accord conclu entre le gouvernement britannique, le gouvernement allemand et l’Agence Juive*  permet à un certain nombre d’entre eux de transférer la somme de 10 000 livres en Palestine mandataire, à condition qu’elle soit utilisée pour acheter des biens d’équipements allemands
C’est ainsi que Zigmund Hirsch pourra  importer en Palestine les premières maisons en cuivre.
Elles arrivent en pièces détachées, prêtes à être montées: fenêtres (double vitrage), portes, connexions électriques (AEG), murs déjà peints, volets roulants, placards muraux, chauffage central et tuiles à toit plat. On trouve même dans les containers des gravures de paysages allemands à suspendre!
Ces maisons n’auront pourtant pas un grand succès. Tout d’abord, elles sont assez chères et souvent les gens s’entassent en famille dans une seule pièce. Ensuite, parce que les Anglais les considèrent comme des cabanes et ne leur accordent qu’un permis temporaire d’un an.
14 maisons seulement seront construites dans le yishouv.
De plus, très rapidement, les Allemand décident de stopper l’affaire: ils ont besoin de cuivre pour leur réarmement.
Seules 5 d’entre elles ont survécu:
A Tsfat, la Maison Roxenstein – quartier de Har Canaan


A ‘Haifa, la m
aison Tuchler, au 20 de la rue Tel Mana

ainsi que les maisons Grundman – 9 rue Horsha , Zelma Schoenfeld 5 rue Leonardo Da Vinci, et Kaliski- Neuman , 23 rueSmolenskin.

Pourquoi vous parler de maisons en ce début d’année?
En hébreu, le  mot בית (bayit) signifie maison mais aussi famille, peuple. Notre maison cette année a été attaquée de toute part. La région de Otef Aza, qui borde la bande de Gaza, a particulièrement souffert: missiles, obus, incendies, des hectares de cultures et de forêts sont partis en fumée*. Aussi, en décembre, le groupe Koolulam et 3500 participants y ont donné un concert pour soutenir ses habitants.

…La tempête a hurlé sur mon seuil. Permets-moi de venir et de te chanter un chant d’amour...Donne-moi la main mon frère pour un moment de tendresse et de sérénité, sans mot superflu

 

Bonne année 2019!

 

 

A bientôt, 

* Pour le début de l’année 2013, je publiais cet article en réponse a une question surprenante: Mais en Israel avez-vous des lits?
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/01/04/bonne-annee-2013/

* kibboutz Sde Eliahou:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/07/28/sde-eliahou/

*La politique britannique à l’égard des Juifs d’Europe:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/06/17/des-livres-blancs-mais-pas-tres-propres/

* L’accord de transfert, Haavara, fonctionnera jusqu’en 1939 mais de moins en moins de visas seront accordés par la Grande Bretagne.
Des tentatives ont été faites pour conclure des accords similaires avec plusieurs pays d’Europe centrale et orientale. L’accord avec le gouvernement tchécoslovaque, qui a permis le transfert d’un demi-million de livres sterling et de milliers d’immigrants en Israël à la veille de la Seconde Guerre mondiale, a été le plus fructueux.

* Sur les architectes juifs allemands de Palestine: Myra Wahraftig: They Laid the Foundation, Lives and Works of German-Speaking Jewish Architects in Palestine 1918-1948 , Berlin 2007,  

 

 

Léger, si léger?

Tisha beAv vient de se terminer.
Lors d’un jour de jeûne, on a l’habitude de souhaiter: צום קל (Tsom Kal), jeune facile, léger.
Le mot קל (kal) vient de la racine קלל KLL qui a plusieurs significations.
Commençons par les plus évidentes.
Il est logique que si Kal signifie léger, la forme de conjugaison des verbes la plus facile à apprendre, la plus légère à l’élève, se nomme Kal, ou forme simple.
De la même manière, lorsqu’on avance des arguments allant du plus simple au plus complexe, on utilise un des principes de l’herméneutique appelé קל וחומר (kal va’homer) du léger au « dense » , c’est à dire un raisonnement à fortiori*.
Dans le Tanakh, lorsque Noa’h est enfermé dans l’arche et scrute impatiemment la mer, il remarque qu’enfin כי קלו המיים que les eaux se sont « allégées », réduites, il commence alors à entrevoir la fin de sa réclusion.
Lorsque David se lamente sur la mort de Jonathan et de son père, le roi Shaoul, il les décrits comme plus « légers » que les aigles מנשרים קלו, sans doute plus rapides*
Ci-dessus le mont Guilboa où moururent le roi Shaoul et son fils Jonathan lors d’une bataille contre les Philistins.

Dans le livre des Proverbes, בִּקֶּשׁ לֵץ חָכְמָה וָאָיִן וְדַעַת לְנָבוֹן נָקָל (Bikesh letz ‘hochma veein vedaat lenavon nakel), le sot demande en vain la sagesse, alors que la compréhension vient légèrement (aisément) à l’homme sage.

Et l’homme sage est souvent décrit comme indulgent. C’est ainsi qu’à l’époque de la Mishna, Hillel était appelé מקל, celui qui allège les sentences*.
                                                                            (Grotte où furent enterrés Hillel et ses élèves)

Mais la légèreté peut conduire quelqu’un à sa perte.
Dans le livre de Samuel, il est question d’Ashael ben Tsouria, fils d’une de soeurs du roi David. Lors de la guerre civile qui oppose David au roi Shaoul, Ashael poursuit Avner, général de l’armée du roi Shaoul. Or « Ashael avait les pieds légers comme un chevreuil dans un champ, וַעֲשָׂהאֵל קַל בְּרַגְלָיו כְּאַחַד הַצְּבָיִם אֲשֶׁר בַּשָּׂדֶה »
Avner qui le connaît bien lui dit: Écarte-toi, cesse de me poursuivre ! Pourquoi faudrait-il que je t’abatte ? Comment pourrais-je alors regarder en face ton frère Yoav ? » mais Ashael continue et Avner le tue. Ashael a agit par fidélité à son oncle David mais certains commentateurs relient ses pieds légers à une certaine légèreté, une certaine insouciance du danger.
Dans la langue moderne on parle de אשה קלה (Isha Kala), une femme légère, ce qui me fâche car des hommes légers il y a en à foison.

La racine KLL ne joue pas seulement sur les deux aspects positifs ou négatifs de la légèreté. Elle a aussi donne  קילל (killel), maudire, et des mots comme קללה (klala) malédiction,  קלון (kalon) dégradation, קלקל (kilkel) abimer.

On retrouve le mot קללה (Klala) malédiction, dans le refrain d’un célèbre piyout de Rosh Hashana: תכלה שנה וקללותיה. Que s’en aille l’année avec ses malédictions!
Le voici interpreté par Rakefet Amsalem:

Dans la littérature rabbinique, il est écrit que parmi la foule d’esclaves juifs envoyés à Rome par Vespasien,  nombre d’entre eux furent destinés aux maisons de disgrâce, בתי קלון, (batei Kalon) ou bordels…

9av marche des juifs de Rome 1947 arc de triomphe de Titus(Début décembre 1947, après la proclamation du partage de la Palestine par l’ONU, les Juifs de Rome organisèrent une marche sous l’arc de triomphe de Titus pour célébrer la renaissance d’Israel. (Journal Davar)

Alors, faut-il prendre la vie comme elle vient? לקחת את החיים בקלות?
Nous ne sommes pas très doués pour ça. Il est vrai que notre histoire ne nous aide pas, ni notre grande mémoire.
La situation actuelle ne nous aide pas non plus: après avoir vécu depuis 3 mois, sous la menace des ballons incendiaires envoyés quotidiennement par le ‘Hamas, après avoir vu les champs brûler,

(résultats des incendies, journal Makor Rishon)

après les tirs d’obus, des roquettes qui ont blessé une famille à Sderot,

Vendredi, un soldat a été tué par le tir d’un tireur d’élite du ‘Hamas*.

Il s’appelait Aviv Levy et avait 21 ans. Il commandait un groupe de soldats originaires de la tribu de Menashe, et arrivés du Mizoram (état indien situé à la frontière birmane).

Son enterrement a eu lieu aujourd’hui.
On se trouve dans une situation de soi-disant cessez le feu, bien que le ‘Hamas ait déclaré que cette trêve ne valait pas pour les ballons incendiaires. En fait, on est tributaire des décisions du ‘Hamas et ceci pour ne pas déplaire aux Russes qui nous donnent une petite (toute petite) latitude pour nous défendre dans le Nord. Beaucoup de gens, y compris des journalistes à la télévision (!) demandent que nous reprenions les éliminations ciblées des responsables du ‘Hamas (dans le passé ceci avait apporté un peu de répit). Si comme je le lis ici ou là, seule une petite partie des gazaouis, soutient, les exactions du ‘Hamas, ce pourrait être une solution. Supprimons les assassins!
Ceci dit, les assassins ne se trouvent pas qu’à Gaza. Mahmoud a piqué une colère, il a trépigné sur son fauteuil en exigeant que ses troupes aussi participent à la fête anti-juive et ceci pour faire la pige au ‘Hamas qui prend de l’importance à Ramallah.
Et donc, un ballon incendiaire est tombé avant hier dans la cour d’une maison dans le quartier de Gilo, à côté de chez moi. Heureusement, le système de mise à feu n’a pas fonctionné. C’est un cadeau de nos voisins de Bethlehem.

 

(La police examine l’engin. (photo rotter.net)

Au moment de publier cet article, ce matin à nouveau des ballons incendiaires dans le sud: Lors d’une réunion avec la sécurité civile,les paysans et le pompiers ont enregistré ce chant qui rappelle l’époque de la guerre des 6 jours: 

et dans le Nord, les sirènes de Tseva Adom (couleur rouge) retentissent en ce moment.

Et dans le même temps, on sauve les casques blancs syriens et leur famille:

A bientôt,

* L’hermeneutique juive:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Treize_principes_de_Rabbi_Ishma%C3%ABl

*Dans sa lamentation sur la mort de Shaoul et de Jonathan, David compare les deux héros au roi des oiseaux et au roi des animaux: ils étaient plus légers que les aigles et plus forts que les lions.

*Le ‘Hamas est armé par l’Iran: le tireur a utilisé un fusil sniper Sayad-2 fabriqué en Iran, arme standard des Gardiens de la Révolution. Cette arme a une portée de 1,5 km. Elle peut percer un gilet pare-balle en céramique.

 

Les terroristes de Gaza

J’ai de nombreux articles en chantier, certains bien avancés et d’autres moins. Pourtant, la suite de notre balade sur le Sentier des Patriarches attendra encore un peu: dernièrement, j’ai reçu plusieurs mails d’amis français qui me demande des éclaircissements sur ce qui se passe actuellement à Gaza.
C’est vrai, actuellement, nous subissons depuis un bon mois, une attaque du ‘Hamas mais aussi une attaque sournoise des médias occidentaux qui ne rendent pas compte de la réalité et, sans vergogne, nous accusent de crimes de guerre pour le moins, ceci autant dans la presse écrite que dans les émissions de grande écoute.
J’ai depuis longtemps arrêté d’écouter la télévision française mais un ami m’a fait visionner la rediffusion de la dernière émission d’Yves Calvi, emission qui portait sur les conditions de vie des Palestiniens* et qui d’évidence reprenait le narratif palestinien dans son intégralité. Aucun équilibre dans le reportage ou même au cours de la discussion qui a suivi.

J’ai noté que:
– Aucun responsable israélien n’a été interviewé
– Le ‘Hamas a pu répéter que son action est pacifique alors que les images en arrière plan montraient une foule agressive. Mieux le mouvement a été qualifié de spontané et le Hamas se serait contenté de prendre le train en marche pour ne pas être disqualifié.

 

– Bien entendu le documentaire ne fait pas mention des appels au génocide des juifs, pourtant au moins entendus en arrière plan en arabe dans une mosquée où Hanyeh harranguait la foule des pacifiques fidèles.  

(O, fils de Juives, quittez notre terre ou nous vous massacrerons)

– Evacués la construction des tunnels, les champs brûlés (plus de 2500 hectares incendiés) au moyen de cerf-volants porteurs de bombes incendiaires:
Ici, Le même champ, il y a deux mois, rouge de coquelicots* et hier:

 

– Evacués également les tirs de roquettes (les habitants des kibboutzim avoisinants et de Sderot n’ont que 15 secondes pour trouver un abri).

(Cette année, les roquettes n’ont fait que 5 blessés mais il y a 4 ans l’une d’elle a tué Daniel Tregerman, 4 ans. Passionné de foot, il portait le maillot de Messi dont l’équipe a cédé aux menaces du ‘Hamas en annulant un match amical. Le ‘Hamas a remercié l’equipe d’Argentine)

– La traduction du discours d’Hanniyeh dans une mosquée adouci pour le public francais et les cris appelant  au meurtre des juifs de la foule n’ont pas été traduits.
– Bien entendu les soldats israéliens, êtres mythiques puiqu’absents du débat, étaient presentés comme des massacreurs d’enfants et de journalistes…
– Enfin, Mahmoud Abbas est décrit comme un homme qui souhaite sincèrement la paix alors qu’il est co-responsable de la situation économique à Gaza (il est le premier à couper les salaires des fonctionnaires gazaouis en représailles à son échec de rapprochement avec le ‘Hamas)
Tout cela est passé à la trappe.

Et pourtant:

(la vidéo a été prise le 5 juin depuis l’université Sapir qui se trouve à Sderot)

Je ne vais pas perdre mon temps a essayer de réfuter ces accusations, je pense que vous avez tout le matériel nécessaire et sinon, je vous l’enverrai.
Non, je vais plutôt donner la parole à Sami El Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency:
 » Si cela ( les émeutes actuelles dans la bande de Gaza) fait les choux gras des nombreux journalistes antijuifs européens qui couvrent ces évènements, et si cela a pu momentanément abuser la compréhension de leurs dirigeants politiques, les résultats de ces orgies sacrificielles sont nuls. Le Hamas a perdu environ 80 combattants (dont une grande partie était des terroristes du’Hamas) et 30 civils sans égratigner le moindre militaire adverse, ni « libérer » un centimètre carré de Palestine. Or cette nouvelle tentative, à caractère exclusivement militaire, va, à l’instar des roquettes et des tunnels « stratégiques », s’épuiser ; dans une semaine, dans un mois ou dans six… Les jeunes de la Bande sont désormais poussés à incendier les cultures de leurs voisins et les forêts gagnées sur le désert. C’est un déshonneur qui maculera à jamais l’image de la cause palestinienne… Mais qu’attendre d’une organisation d’illuminés religieux qui sont dénués de toute éthique ? J’ai vu des émeutiers, dans la liesse générale, brûler vif un âne affublé d’un drapeau israélien. J’ai vu des cadavres d’accidentés de la route, des gens morts dans les hôpitaux, dont des nourrissons, amenés vers la frontière afin de faire croire que c’étaient les Israéliens qui les avaient tués…

Il y a aussi des maquilleurs professionnels lorsqu’ils manquent de cadavres:

Sami el Soudi:
J’ai vu des infirmières, dont la tâche consiste à protéger la vie, lancer des bombes incendiaires que leur tendaient des miliciens sur des champs cultivés.


(l’infirmière « martyr » Razzan Al Nazzar qui n’a d’ailleurs pas été tuée par un tir direct de Tsahal mais sans doute par un ricochet)

Je vous invite à lire le dernier article de Sami El Saoudi dans le site Métula News Agency. Il est extrèmement instructif.

Son analyse rejoint celle de Bassam Tawil, journaliste palestinien originaire de Naplouse en Samarie:
– Premièrement: ceux qui lancent les cerfs-volants indiquent clairement que leur but ultime est de tuer autant de Juifs que possible et de provoquer l’annihilation d’Israël. « Nous voulons mettre le feu à Israël afin que les Juifs soient brûlés ou forcés de quitter leur pays. » (interview d’un terroriste Abu Al-Majd). Cette idee d’une annihilation d’Israel fait d’ailleurs son chemin chez les Européens sans trop d’états d’âme: de nombreux diplomates rejoignent Dominique de Villepin lorsqu’il qualifiait Israel de « parenthèse de l’histoire« et même des responsables militaires de haut rang français évoquent cette possibilité et pensent déjà à des mesures d’évacuation des survivants juifs. Que de bonté! Mais on a déjà donné!
– Deuxièmement: les Palestiniens considèrent que tous les Juifs vivant en Israël sont des «colons». Ce n’est pas nouveau, puisque que ce soit dans les chartes, les emblèmes ou les slogans du ‘Hamas, du djihad ou même de l’Autorité Palestinienne, il est question de la Palestine de la Rivière (le Jourdain) à la mer.


– Troisiemement, le jihad des Palestiniens contre Israël est le même jihad que l’Etat Islamique, les Frères musulmans et d’autres groupes islamiques djihadistes mènent aussi sur les «infidèles» et les «ennemis de l’islam» aux États-Unis, dans l’UE et dans d’autres pays non musulmans.

En fait, en réalité, comme ce journaliste gazoui, nombreux sont les Palestiniens qui aimeraient bien devenir israéliens:

Ce n’est pas le seul et de loin. J’ai entendu il y a quelque temps, les interviews de plusieurs cheikhs de ‘Hevron, ville hostile aux Juifs depuis toujours*, réclamer eux-aussi la nationalité israélienne. Cela me rappelle aussi un reportage d’il y a une trentaine d’années. Un journaliste allemand interrogeait un vieux gazaoui sur ses conditions de vie difficiles dues à l’occupation israélienne. Le vieil homme avait répondu: » Je n’aime pas les Juifs(!) mais j’ai connu les Turcs, tous des voleurs et exploiteurs, ensuite les Egyptiens, pareil, avec les Juifs, on peut respirer, on vit normalement, ils respectent les lois.
Mais pour qu’ils deviennent Israeliens, il faudrait tout d’abord les dénazifier!
Oui, j’ai employé le mot nazi et si cela dérange quelques belles âmes, je rappellerais qu’il y eut:
– Une collaboration active entre le grand mufti de Jerusalem et Hitler et que celui-ci fut l’instigateur des grands pogroms dans les pays musulmans,  comme le Farhoud de Baghdad en 1941
– Qu’ils se voient actuellement comme les héritiers des nazis:


– Que Mahmoud Abbas chef de l’Autorite Palestinienne est un négationniste et que dernièrement il fit cette déclaration:
«Du XIe siècle jusqu’à l’Holocauste qui s’est produit en Allemagne, les juifs vivant en Europe de l’ouest et de l’est ont été la cible de massacres tous les 10 ou 15 ans. Mais pourquoi est-ce arrivé ? Ils (
les Juifs) disent: « Parce que nous sommes juifs ! »».
Selon lui,  l’explication serait à chercher ailleurs. Il a ainsi cité trois «livres écrits par des juifs»
comme preuves supposées du fait que «l’hostilité contre les juifs n’est pas due à leur religion, mais plutôt à leur fonction sociale», en précisant qu’il voulait dire par là «leurs fonctions sociales liées aux banques et aux intérêts». Ben voyons!...

Mais les dénazifier, ça va être dur car même les plus petits sont pervertis:



(fête de fin d’année dans un jardin d’enfants à Gaza)

Bref, les nazis ne sont pas tous de grands blonds en culottes de peau. Ils ont des héritiers!

A bientôt,

*Yves Calvi, l’info du vrai: Gaza Terminus:
https://www.mycanal.fr/docus-infos/20-h-l-evenement-l-info-du-vrai-du-06-06-gaza-terminus/p/1497590

Comme Calvi parle de Gaza comme d’une prison a ciel ouvert, voici un article tres clair sur ce sujet
http://www.cesgoysquidefendentisrael.com/fr/questionsdeblocus/

Et pour actualiser, je precise que les terroristes du ‘Hamas ont complètement detruit le terminal de Keren Shalom par lequel les produits de première nécessité pouvaient entrer, que les Israeliens, sous le feu des cerfvolants piégés ont reparé les lignes electriques détruites et que de nombreux cartons de médicaments (sionistes!) ont été détruits par le ‘Hamas: De plus, en brûlant les champs au moment des récoltes, ils ont brûlé une bonne partie des légumes, des fruits et céréales qui leur etaient destinés.

*les coquelicots dans le sud d’Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2014/02/28/le-sud-en-rouge/

*Sami el Soudi, correspondant palestinien de la Metula News Agency. Lisez son article en entier, Autorite palestinienne, l’état des lieux du 09/06/2018 sur:
http://www.menapress.org/

*Bassam Tawil:
/www.gatestoneinstitute.org/12467/palestinians-burn-the-jews

*’Hevron: le massacre de ‘Hvron en 1929:
http://www.jforum.fr/le-massacre-des-juifs-dhebron-1929.html