שארית הפליטה Les survivants

Un jour, un étudiant m’avait demandé pourquoi j’évoquais les grandes difficultés à survivre des rescapés de la Shoah.
C’est vrai
m’avait-il dit, après tout la guerre était finie! J’avoue être restée interloquée!

En fait si en 1945, si de nombreux européens doivent reconstruire leurs pays et sont confrontés aux séquelles de la guerre, pour les Juifs, la situation est vraiment épouvantable. Bien sûr, les nazis ne les pourchassent plus, mais certaines populations locales le font. C’est un euphémisme de dire qu’ils ne sont pas  toujours les bienvenus.

En Europe de l’Ouest, cela se passe poliment. L’administration fait parfois la sourde oreille lorsqu’il s’agit de rendre à un fonctionnaire son poste, un appartement, un magasin ou une entreprise à ses propriétaires. On leur assènent qu’ils ne sont pas les seuls malheureux et qu’expulser une famille avec des enfants en bas âge pour qu’y vive un seul occupant… Personne ne relève cette simple évidence: si une seule personne réclame cet appartement, c’est qu’un seul membre de la famille a survécu.
En Europe orientale, la situation est bien pire. Non seulement les habitants font violemment front commun contre eux,  mais les assassinats de Juifs isolés sont monnaie courante. La Pologne en particulier, mais pas seulement, est le théâtre de nombreux actes de violences contre les Juifs survivants, rescapés des camps ou cachés dans les forêts. Alors qu’ils reviennent dans leurs villages, ils sont accueillis aux cris de : « Quoi, ils ne sont pas tous morts ? ». Des Juifs disparaissent, d’’autres sont retrouvés morts. Qui les attaquent? Ceux qui ont volé leurs maison et pillé leurs biens, ceux qui les ont dénoncés … Ici ou là, les gens retrouvaient leurs meubles, un objet ayant appartenu aux parents, une voiture d’enfant… chez le voisin d’à côté ou d’en face qui avait dénoncé leur famille*.
En un an, on dénombrera un millier de Juifs assassinés par les populations locales rien qu’en Pologne, Républiques Baltes et Biélorussie et ce après la guerre! Je cite de mémoire le pogrom de Rzeszow (juin 1945), de Cracovie (août 1945), de Kielce (juillet 1946), celui de Velke Topolcany en Slovaquie (septembre 1945), et celui de Kunmadaras en Hongrie (1946) mais il y en a beaucoup d’autres …

A Kielce en 1946, un garçon polonais, Henryk Błaszczyk, fait une fugue. A son retour, il raconte à ses parents qu’il a été séquestré dans une cave par des Juifs qui voulaient le tuer. Il désigne une maison habitée par des réfugiés juifs.  Cette maison n’a pas de cave mais personne ne relève ce fait, d’autant que son récit reprend les traditionnelles accusations de meurtre rituel*.
La situation des Juifs est alors tellement critique en Pologne, que les autorités soviétiques leur permettent de garder des armes de poing chez eux. Mais, en ce début du mois de juillet à Kielce, la police polonaise les désarme et les livre ainsi à la foule qui se déchaînera contre tous les Juifs de la ville le 4 et le 5 juillet. Il y aura 42 morts et quatre-vingt blessés, hommes, femmes, enfants, parmi eux un bébé de trois semaines, y compris à l’hôpital où seront achevés des blessés, mais aussi dans les trains aux alentours..
Un historienne polonaise* raconte que:
« Jusqu’au 4 juillet 1946, les Juifs polonais indiquaient que les événements du passé [ principalement la Shoah] leur fournissaient leur principale raison d’émigrer… Après le pogrom de Kielce, la situation changea radicalement. Les rapports tant juifs que polonais parlaient d’une atmosphère de panique parmi la société juive dans l’été 1946. Les Juifs ne croyaient plus qu’ils pourraient être en sécurité en Pologne. En dépit d’une milice importante et d’une présence militaire dans la ville de Kielce, des Juifs y avaient été assassinés de sang-froid, en public, et pendant plus de cinq heures. On chuchotait que la milice et l’armée avaient pris part au pogrom. De juillet 1945 à juin 1946, environ cinquante mille Juifs passèrent la frontière polonaise illégalement. En juillet 1946, presque vingt mille décidèrent de quitter la Pologne. En août 1946, le nombre crut à trente mille. En septembre 1946, douze mille Juifs quittèrent la Pologne. »
Leur nombre passera rapidement à 100 000.

A la fin de la guerre, tous les Juifs qui le peuvent fuient à l’Ouest, se retrouvent en Allemagne et en Autriche dans des camps de D.P, Displaced Persons, à côté ou dans les mêmes camps qu’ils viennent de quitter* Ils y côtoient parfois des nazis!
Fin 1946, ces camps abritent environ 250 000 Juifs, désireux de partir soit pour l’Amérique, soit pour la Palestine britannique dont les frontières leurs sont fermées.
Heureusement, ils rencontrent aussi des soldats de la Brigade Juive, basés dans le Nord de l’Italie et en Autriche. Ces survivants sont  bouleversés par l’apparition de jeunes Juifs de Palestine portant les symboles nationaux juifs sur leur uniforme et parlant parlant hébreu ainsi que le yiddish. Le lien entre un grand nombre de Juifs rescapés avec Eretz Israel, est non seulement un lien idéologique , mais aussi parfois familial et la Brigade juive les aide aussi, autant que faire ce peut, à retrouver des parents déjà installés en Palestine.
En attendant leur départ, les survivants apprennent soit l’anglais, soit l’hébreu.

(école du camp de Wegscheid, Allemagne, 1948)

Pour aider ces derniers, les Juifs de Palestine leur envoient des alphabets, des dictionnaires hébreu-yiddish, des livres pour enfants et aussi des machines à imprimer. Parmi ces livres, une version du Petit Chaperon Rouge, légèrement modifiée, où le dialogue entre la petite fille et le loup rappelle un texte biblique: cette peau (celle du loup) est celle d’un ours mais cette voix est celle d’un agneau*.
D’autres livres sont plus axés sur ce qu’a vécu le peuple juif depuis le début de la Shoah et donnent au enfants l’espoir de vivre libres, ainsi une comptine qui se termine par Montons à Jerusalem!

 

ou bien celui-ci qui s’appelle Eden dont la couverture est très parlante:

En allant de droite à gauche dans le sens des aiguilles d’une montre, chaque image décrit ce qu’ont vécu ces enfants et vers quoi ils aspirent. Ce qui est émouvant, c’est que ces illustrations sont celles d’un auteur pour enfants, Raphael Gutman, qui ne put jamais monter en Israel: originaire de Varsovie, il fut assassiné dans le ghetto de Byalistok en 1943.
Je me rends compte qu’en fait, comme les Haggadot, la plupart des livres pour enfants d’après guerre reprennent cette idée: depuis la Shoah, jusqu’à la terre promise*.

Il n’y a pas que l’apprentissage de l’hébreu! Les survivants étudient, apprennent des métiers manuels,

 

(source; Yad Vashem)

et s’expriment grâce au sport, à la musique et au théâtre. Peu à peu, ils reprennent gout à la vie, certains se marient, des bébés naissent…


(Mariage de Dolly Fraenkel et de Mordekhai Baron, tous deux originaires de Lodz, dans le « kibboutz » Habonim Dror » au camp de Cesarea, Italie, Yad Vashem)

Les candidats au départ pour la Palestine sont pris en main par le mouvement הבריחה (Habri’ha), déjà fondé en Pologne pendant la guerre par les résistants juifs et repris par les membres de la Brigade juive et la Hagannah. Son activité se concentre sur  les zones d’occupation américaine où ils sont souvent aidés par les soldats, et la Brigade juive y transfère donc le plus possible de Juifs. Pour cela, il leur faut éviter les contrôles de l’armée britannique qui veut empêcher les Juifs de rejoindre la Palestine.
De là, les convois partent soit vers l’Autriche et l’Italie ou vers la France en vue de prendre la mer.

Le passage de la frontière française est difficile, il nécessite un visa d’entrée et la promesse que les passagers des camions ne restent pas sur le territoire français…
Et quand les navires arrivent à prendre la mer, les ennuis ne sont pas finis. La plupart du temps, ils sont arraisonnés par la marine britannique et leurs occupants transférés, entre autre, vers de nouveaux camps à Chypre. La plupart de survivants y resteront jusqu’en 1948.

 


Cette accusation de meurtre rituel qui a mené au pogrom de Kielce ne devrait surprendre personne. Tout d’abord, elle est le résultat d’un enseignement, au mieux, du mépris (comme disait Jules Isaac) mais aussi souvent de haine à l’encontre des Juifs et ceci pendant 2000 ans.
Mon père m’avait un jour acheté deux livres de catéchisme, datant de la fin du 19 ème siècle qu’il avait trouvé chez un bouquiniste, l’un protestant et l’autre catholique. Comme je lui demandais le pourquoi d’un tel achat, il m’avait répondu: lis les pages qui concernent les Juifs et du comprendras! Toutes les personnes adultes pendant la Shoah ont étudié dans des livres comme ceux-ci!
Je pensais que depuis 1945, beaucoup de choses avaient changé en bien en Europe. En fait, je n’en suis plus si sûre! L’accusation de meurtre rituel se poursuit en remplaçant le mot juif par Israel*.
Dernièrement dans un village polonais, a été remise à l’honneur la coutume ancestrale de brûler une poupée censée représenter Judas et quant on regarde sa tête, on voit que ce Judas a toutes les caractéristiques d’une caricature d’un Juif: chapeau noir, nez crochu et longues peot*.


(https://www.dreuz.info/2019/04/23/leurope-sacharne-sur-les-juifs-depuis-2000-ans/)

Ce soir à 20h commencera la longue journée de Yom Hashoah,

Vous pourrez voir la cérémonie de Yom Hashoah en direct depuis cette vidéo:

 

A bientôt,

*Sheerit Haplita est une expression qu’on trouve dans le Tanakh pour évoquer ceux qui ont survécu à la destruction du premier et du deuxième Temple de Jerusalem

* Accusation de meurtre rituel:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Accusation_de_meurtre_rituel_contre_les_Juifs
Elle perdura jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale dans de nombreux pays européens
Elle a repris du service en remplaçant le mot Juif par Israel:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/05/29/lere-de-la-calomnie/
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/04/14/reflexions-tristes-le-jour-de-yom-hashoah/

* Le massacre des survivants:
Le Massacre des survivants en Pologne, 1945-1947, Marc Hillel, Plon, 1985
Jan T. Gross « Fear » Anti-semitism in Poland after Auschwitz », 2006)

*  Témoignage de Bożena Szaynok, historienne à l’université de Wroclaw.

* À Kaupering, un camp satellite de de Dachau, une organisation publique et politique dirigée par les vétérans sionistes de Kovno. Leur groupe prend le nom de kibboutz Buchenwald.

*Haggada pour les enfants du rabbin Schwartz:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/21/et-vous-raconterez-a-vos-enfants-3/

 

Des « Livres Blancs » mais pas très propres

J’avais intitulé mon article du 29 février: « Désarrois juifs dans l’entre deux guerres »*.
Dans les années 30, les Juifs du Yishuv* voient leurs conditions de vie et leur liberté être restreintes chaque jour un peu plus. Les Anglais les empêchent de s’installer et de se défendre alors que les Arabes sont de plus en plus agressifs et violents.
Comme vous les savez, la guerre éclate à la fin de l’été 1939. Les juifs du Yishuv sont alors totalement séparés de leur famille restée en Europe ou en Afrique du Nord.
Or, quelques mois avant le début de la guerre, les Anglais ont publié leur troisième Livre Blanc.

British White Paper of 1939

Dès l’année 1922, un premier Livre Blanc avait déjà:
-restreint le territoire destiné au Foyer Juif, en donnant à l’émir Abdallah* le contrôle des terres situées à l’est du Jourdain, qu’ils nommeront Transjordanie.
-restreint l’immigration juive en posant comme condition première à l’immigration que les candidats aient des moyens d’existence suffisamment élevés.
-décidé que la Palestine ne pouvait être conçue comme une entité politique exclusivement juive.

Palestine_et_Transjordanie_(1922_-_1948)

Le deuxième Livre Blanc avait été publie le 21 octobre 1930 après les émeutes sanglantes de 1929 et le pogrom d’Hebron.
Celui-ci allait encore plus loin, car le gouvernement britannique y remettait en cause le principe même de l’immigration juive tout en  favorisant celle des Arabes et leur priorité à l’emploi, y compris dans les institutions juives. A un moment où les Juifs allemands cherchaient désespérément à fuir leur pays, le nombre de certificats d’immigration accordés était inférieur au nombre de demandes.

Quant au troisième Livre Blanc, promulgué de 17 mai 1939:
-Il limite la vente de terres  aux Juifs. Dans certains endroits, elle est complètement interdite comme en Samarie, à Gaza ou dans la région de Beer Sheva. Dans le reste du Neguev et la vallée du Jourdain elle est autorisée au compte-goutte et reste libre à Tel Aviv ou Haïfa.
-Il interdit presque entièrement l’immigration juive: seuls 75 000 Juifs pourront s’installer en Palestine de façon à ce que le nombre de Juifs ne représente que le tiers de la population locale. Alors que, dans le même temps,  celle-ci augmente grâce à un afflux de musulmans favorisés par les lois britanniques et attirés par des perspectives économiques bien meilleures que dans leur pays d’origine.
-Déclare enfin que l’immigration juive devra ensuite être soumise au consentement des Arabes et du gouvernement arabe en devenir.
Les Anglais confirment donc ce qu’ils avaient écrit dans le premier Livre Blanc et y disent très clairement qu’ils ne veulent pas d’un état juif en Palestine.

Ce troisième Livre Blanc est promulgué sans état d’âme par le gouvernement britannique alors que:
-Les émeutes anti-juives battent leur plein en Palestine depuis déjà trois ans sous l’impulsion du Grand Mufti de Jerusalem, Hadj Amin Al Husseini, qui suit les directives nazies contre les Juifs dans tout le Moyen-Orient.
-En Europe, les Juifs allemands sont victime des lois raciales et ceux qui sont d’origine polonaise ont été déjà expulsés à l’est. Les Juifs autrichiens sont pris dans la nasse à cause de l’Anschluss. Les Juifs polonais, roumains, hongrois vivent sous des régimes dictatoriaux et antisémites. Tous ceux qui ont pu fuir en Europe occidentale se retrouvent apatrides du fait que ces pays là, ainsi que l’Italie fasciste, ne renouvellent pas les passeports de leurs ressortissants juifs réfugiés à l’étranger, appliquant ainsi leurs lois raciales.

Les Juifs de Palestine regardent alors les Britanniques comme leurs ennemis. Cependant tous ne le sont pas.
En 1936, un officier anglais, le Major Orde Wingate, considéré comme profondément excentrique, est sioniste: Il parle non seulement l’arabe mais aussi l’hébreu! Il fonde les Special Night Squads ou SNS : 4 sections totalisant 200 hommes dont 150 servent déjà dans la police juive: Les Notrim*. Ils effectuent des missions de nuit – d’où leur nom – pour protéger les kibboutzim isolés, principalement en Galilée, mais aussi l’oléoduc de l’Irak Petroleum Company qui alimente le port de ‘Haifa.
Wingate est un représentant du sionisme chrétien pour qui les Juifs doivent retourner sur leur terre afin de hâter la venue du Messie. Considéré comme un héros par les Juifs de Palestine, il les entraîne à se battre comme une armée moderne et les encourage aussi moralement. Les Juifs du Yishuv le désignent par son surnom הידיד (Hayedid) l’Ami. Certains disent que le cri de ralliement des officiers israéliens au combat « אחרי (a’haraï), après moi, était celui de Wingate.

orde wingate

Tout cela provoque la colère de ses supérieurs qui le mutent en 1939. Sur son passeport sera inscrit: »“The holder of this passport is not allowed to enter Palestine or Trans-Jordan”, le titulaire de ce passeport n’est pas autorisé à entrer en Palestine ou en Transjordanie »*
Son souvenir est resté vivace en Israel. Le Centre National Israélien pour l’Education physique et le Sport a été nomme le Wingate Institut en souvenir de l’Ami, le Major Orde Wingate.

Wingate Institut

Mais en fait, malgré quelques amis comme Orde Wingate, les Juifs de Palestine se sentent impuissants, à la merci d’un pouvoir britannique de plus en plus en faveur des Arabes .Que peuvent-ils faire?
Ils manifestent! Pour ce que cela vaut!
Je me souviens de toutes les manifestations auxquelles j’ai participé en France pour les refuznik, pour Israel… Elles ne servaient qu’à nous donner un sentiment curieux: d’un côté nous étions là, entre nous, et c’était chaleureux. D’un autre côté, nous étions là, seulement entre nous, et c’était effrayant de solitude.

manifestation a Jerusalem contre le Livre Blanc de 1939(Manisfestation à Jerusalem)

Heureusement, les Juifs du Yishuv ne font pas que manifester. Ils s’engagent de diverses manières, luttant et espérant échapper au sort des Juifs prisonniers en Europe et obtenir un jour un état juif.


Dans la vidéo ci-dessus, Fred Dunkel a filmé les troupes juives, habillées de bric et de broc: Dans le camion ouvert se trouve un jeune soldat, Moshe Dayan*.
Le chant est un poème de Nathan Alterman: זמר הפלוגות, le Chant de plougot (bataillons)

Nombreux sont ceux qui rejoignent la Haganah, d’autres s’enrôlent dans l’Irgoun. Certains vont s’engager dans l’armée britannique. A contre-cœur les Anglais acceptent de créer 15 bataillons palestiniens qui seront incorporés à l’armée britannique en septembre 1940 et seront chargés de participer à la défense stratégique du Moyen-Orient*.

En parallèle, le Yishouv organise depuis 1934  l’alyia clandestine, עליה ב (Alyia Bet), pour contrer les quota d’immigration.

affiche haapala

Sur cette affiche, il est écrit la première phrase du poème de Yehuda Halevy: Sion ne te soucieras-tu pas du sort de tes captifs?

Les Juifs du Yishuv refusent le qualificatif d’immigration illégale. Ils préfèrent celui de clandestine ou mieux celui de  העפלה (Haapala) l’ascension. Les nouveaux arrivants ne sont pas considérés comme des réfugiés mais comme des מעפילים (maapilim) des grimpeurs, avec toujours et encore cette idée de עליה (aliya) montée en Eretz Israel,  mais en même temps, de  renforcement de la population du yishuv. La racine עפל signifie autant fortifier, renforcer que grimper.

A bientôt,

* Désarrois juifs dans l’entre-deux guerres:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2016/02/29/desarrois-juifs-dans-lentre-deux-guerres/

*Yishuv: établissement des Juifs en Palestine avant 1948

*l’emir Abdallah: Abdallah bin al Hussein, né à la Mecque en 1882, émir de Transjordanie de 1921 à 1946, puis roi de Transjordanie de 1946 à 1949 sous le nom d’Abdallah Ier puis roi de Jordanie jusqu’en 1948, arrière grand-père du roi Abdallah II de Jordanie

* Lois raciales en Allemagne: 1935, en Italie:1938, en Autriche: 1938, en Slovaquie et en Hongrie: 1939…
« By 1938, Germany and Austria did not stand alone in Europe in terms of the enactment of anti-Semitic laws. Anti-Semitic laws found a home in Bulgaria, Hungary, Poland, Romania, and Slovakia. Finzi6 notes that in Poland, which contained one of Europe’s largest Jewish communities, the 1930s ushered in a systematic economic boycott of many Jewish producers and a series of prohibitions excluding Polish Jews from several occupations and educational opportunities. In Romania, the formation of the Goga-Cuzist government following the December 1937 national elections produced Europe’s second anti-Semitic regime. »Cambridge University Press 0521773083 – Roots of Hate: Anti-Semitism in Europe before the Holocaust William I. Brustein

* Les Notrim נוטרים,  gardes, était une force de police juive qui fut fondée par les Britanniques. Ses membres faisaient pour la plupart également partie de la Haganah et contrevenaient souvent aux directives britanniques

* Orde Wingate sera envoyé en Afrique. Il créera la « force Gédéon » en souvenir du héros biblique qui réussit avec une toute petite armée à défaire les troupes plus nombreuses des Madianites: Avec seulement 1700 hommes, il capturera en Ethiopie plus de 20 000 Italiens. Il sera envoyé ensuite en Asie où il créera les Chindit, qui combattront les Japonais derrière les lignes ennemies. Il mourra dans un accident d’avion en 1944 en Inde.

* Les unités juives combattent aux cötés des Alliés en Grèce en 1941 : 100 Juifs palestiniens sont tués et 1 700 faits prisonniers par les Allemands. Le 6 août 1942, l’armée britannique constitue un régiment palestinien à partir de trois bataillons juifs et d’un bataillon arabe. Ce régiment combat en Egypte et en Afrique du Nord.

*Moshe Dayan (1915-1981) engagé dans la Hagana en 1938 à l’âge de 14 ans, il perdra son œil dans un accrochage avec les troupes de Vichy le 7 juin 1941