Le 30 novembre

En juin 2014, l’état d’Israel a promulgué une loi désignant le 30 novembre comme jour commémoratif de l’exode volontaire ou non de la majorité des Juifs vivants dans les pays arabes, soit un peu moins d’un million de personnes*.

Les exactions contre les Juifs en tant que dhimmi sont une constante dans le monde arabo-musulman. Elles s’intensifient cependant à partir du 20 ème siècle, au moment où l’empire ottoman se délite et où les populations locales rêvent d’une indépendance pour la Oumma.
J’ai déjà  rendu compte dans plusieurs de mes articles* de l’atmosphère de terreur orchestrée dès les années 30 par les nationalistes arabes et dans certains cas leurs amis nazis ainsi que des pogroms et autres exactions. Ces dirigeants arabes rêvaient d’independance sans cependant accepter que leurs dhimmis juifs soient citoyens de plein droit  mais surtout, ils ne pouvaient accepter que ce même dhimmi soit souverain dans son propre pays, fusse -t- il sur le tout petit territoire prévu  pour le Foyer National Juif.

Voici une sélection de faits et chiffres concernant les persécutions, exactions et pour finir expulsions des Juifs vivant en terre d’Islam:

En Egypte: L’Egypte est indépendante depuis 1922 mais restée sous tutelle britannique. Dès 1945, les Juifs sont victimes de mesures discriminatoires, telles que l’exclusion de la fonction publique ou la mise sous tutelle des écoles juives. Dès 1947, une loi exige que 75 % des employés soient de « vrais égyptiens », de nombreux Juifs se retrouvent donc sans ressources. Des émeutes, pillages et assassinats ont lieu dans de nombreuses villes et, en mai 1948, un millier de Juifs est interné pour sionisme. En février 1949, leurs biens sont mis sous séquestre. En 1950, les Juifs sont déclarés « sionistes et ennemis de l’état ». Les 40 000 Juifs autochtones deviennent alors apatrides. Ils peuvent quitter le pays  en signant qu’ils acceptent la confiscation de leur biens. Un petit répit est accordé à ceux qui bénéficient d’une nationalité étrangère mais eux aussi seront expulsés en 1956. Quant à ceux qui restent encore dans le pays, ils seront arrêtés au moment de la guerre des 6 jours en 1967, internés dans des camps et torturés pendant plus de trois ans. Les mêmes exactions se reproduiront en 1973 pour les quelques centaines, en général des gens âgés, qui vivent encore dans le pays.
La communauté juive égyptienne a complètement disparu.

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(cérémonie de Bat Mitsva à Alexandrie. Les robes de petites filles sont celles des premières communiantes d’autrefois en France!)

En Irak: Dès les années 20, le nationalisme arabe y est déjà fortement antisémite. Dès 1934, les Juifs irakiens ne peuvent plus être fonctionnaires, puis les dirigeants communautaires juifs sont obligés de publier des déclarations antisionistes. Cela ne suffit pas et de nombreux juifs sont assassinés. Dès 1937, l’influence nazie devient prépondérante et les persécutions redoublent. Elles verront leur apogée avec le grand « Farhoud » (pogrom) de Bagdad en 1941* où de nombreux Juifs seront assassinés, violés, mutilés. Dès 1948 les Juifs irakiens n’ont plus le droit de quitter le pays et leurs comptes sont bloqués. En mars 1950, une loi de dénaturalisation est promulguée permettant aux Juifs d’émigrer mais un an plus tard, ceux qui ont été « dénaturalisés » et se sont retrouvés sans papiers et sans pouvoir partir, sont spoliés de tous leurs biens. Pour les sauver, Israel organise alors une opération complexe d’exfiltration, l’Opération Ezra et Néhémie. En 1958, pour les quelques milliers qui y restent encore, les mesures se durcissent à nouveau: des cartes d’identités spéciales de couleur jaune leur sont attribuées. En janvier 1969 , ont lieu les fameuses pendaisons de Bagdad: quatorze Irakiens – dont neuf Juifs – sont pendus en public à Bagdad, place de la Libération, pour « complot sioniste » en présence d’une foule surexcitée de 200 000 personnes. Il est interdit de décrocher leurs cadavres pendant plusieurs jours.
La communauté juive d’Irak a complètement disparu.

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(A Or Yehuda, stèle commémorative pour les neuf Juifs pendus à Bagdad)

En Iran: Les Juifs d’Iran sont les descendants de ceux qui ne sont pas retournés en Eretz Israel après la promulgation du décret de Cyrus en 516 avant l’ère chrétienne. Là encore, la communauté juive a été victime de mauvais traitements tout au long de son histoire. Très occidentalisés depuis le début du 20 ème siècle, les Juifs d’Iran ont pourtant beaucoup apporté au pays. Depuis la révolution islamique, ils sont tenus en laisse. Officiellement, ils sont une minorité reconnue et ont comme telle un représentant au Parlement, mais dans leur vie quotidienne ils doivent se montrer très discrets et surtout hurler plus fort que les loups quand il s’agit d’Israel. En fait, il n’y a que sous la dynastie des Pahlavi* qu’ils ont pu, comme les autres minorités, mener une vie normale: l’Iran était même à ce moment là un lieu de transit pour les Juifs du sud de l’Irak en partance pour Israel. Des 100 000 Juifs iraniens de la fin des années 40, il n’en reste que 8756.

Brit Mila Shiraz

(Brit Mila à Shiraz dans les années 20)

En Libye: Dans les années 20 et 30 les Juifs de Libye sont très concernés par le sionisme: de nombreux cours d’hébreu s’ouvrent à Tripoli. Malheureusement, il ne partent pas à temps et doivent subir l’occupation allemande jusqu’en 1943. A ce moment là, arrivés avec les troupes britanniques, les soldats de la Brigade Juive de Palestine multiplient les aides aux juifs libyens. Mais les Anglais y mettent vite un frein de peur de mécontenter les Arabes. En 1945 éclate le pogrom de Tripoli qui se propage dans toute la région. Si ce pogrom  est l’élément déclencheur de l’alya, il n’en est pas le seul. Il faut aussi mentionner les émeutes qui suivent en particulier à Benghazi et dans toute la Cyrénaïque.
Entre 1945 et 1952, 90% des Juifs quitteront la Libye pour Israel. Les 10% qui restent devront vivre sous des mesures discriminatoires: fermeture des écoles, boycott, droit de vote retiré aux Juifs, saisie des biens fonciers etc.. Et bien sûr, les pogroms recommenceront au moment de la guerre des 6 jours et la guerre de Kippour… Quand Kadafi arrive au pouvoir, la Libye ne compte plus que 600 Juifs. Pour lui, c’est 600 de trop! Il s’acharnera  à effacer toute trace de présence juive dans son pays: destruction des cimetières, transformation de synagogues en mosquées… Un véritable défoulement de haine antisémite dans un pays sans Juifs aujourd’hui.Juifs de Lybie et le drapeau sioniste

 

En Syrie: les Juifs de Syrie sont eux aussi victimes de pogroms et d’exactions des les années 30 sous l’influence des islamo-nazis irakiens. Dès 1946, les fonctionnaires juifs sont licenciés et en 1947, après la déclaration de l’ONU sur le partage de la Palestine du 29 novembre, éclatent les pogrom d’Alep , puis ceux  de Damas en 1949.

ruines de la synagogue d'Alep en 1947

(Ce qui est reste de la synagogue de Damas après l’attentat à la bombe en 1949)

Et puis, c’est toujours le même scénario: confiscation des biens, exactions en tous genre, interdiction de sortir du pays. Une bonne partie des Juifs a déjà fui clandestinement en 1947. Pour ceux qui ne sont pas partis la situation devient intenable, surtout à partir de la guerre des 6 jours. Ceux qui fuient sont souvent repris, torturés et tués comme ces 4 jeunes filles, les sœurs Zeibak et leur cousine dont les corps furent retrouvés dans une grotte.

Les 4 jeunes filles assassinees

En 2014, il ne restait que 22 juifs en Syrie sur les 30 000 que comptait cette communauté en 1948. Ils viennent d’être exfiltrés en Israel.

Au Liban: le Liban a toujours eu une toute petite communauté juive qui vivait comme les autres son état de dhimmitude. Dans les années 40, elle voit arriver un afflux de réfugiés en provenance de Syrie et d’Irak. Là encore,  la décision de l’ONU puis la proclamation de l’état d’Israel obligent les Juifs libanais à faire profil bas et à se refermer sur eux-mêmes pour ne pas se mettre en danger. Angoisse, insécurité et pessimisme deviennent le quotidien des Juifs libanais même s’ils ne vivent pas de pogroms. Certains sont très sionistes comme Shulamit Kishik Cohen, qui avait grandi à Jerusalem et avait suivi son mari à Beyrouth. Elle espionnera pour le compte d’Israel. Arrêtée, torturée et mise en prison, elle sera finalement libérée dans le cadre d’un échange de prisonniers. Les Juifs libanais partiront surtout après le début de la guerre civile en 1975. Là encore, il n’y a plus de communauté juive libanaise.

Shulamit Kishik Cohen

                                                                                                     (Shulamit Kishik-Cohen)

Au Yemen: Les Juifs yéménites sont déjà pour partie arrivés en Palestine à la fin du 19 ème siècle. On raconte même qu’ils s’organisent en syndicat ouvrier avant les Russes! Au Yemen, leur situation est catastrophique. En plus d’être soumis aux lois classiques de dhimitude comme dans les autres pays musulmans, ils le sont à deux lois supplémentaires. La première est essentiellement une humiliation: il leur est interdit de se coiffer! La deuxième, bien plus grave, veut que si un enfant perd un de ces parents, il soit tout de suite soustrait à sa famille naturelle pour être converti à l’islam. La seule solution est de procéder à des « mariages » de tous petits-enfants mais en cas de veuvage si le survivant est encore mineur, le danger reste le même. Là encore, la violence antisémite accompagne la déclaration de l’ONU et provoque le pogrom d’Aden en 1947. Comme en Irak, il faudra racheter la communauté juive restante (50 000 personnes) qui partira en 1949 pour Israel lors d’un pont aérien, appelé  » Sur les ailes des aigles » en souvenir du verset biblique:

« Je vous ai porté sur les aigles des aigles et vous reviendrez à moi ».
וָאֶשָּׂא אֶתְכֶם עַל-כַּנְפֵי נְשָׁרִים, וָאָבִא אֶתְכֶם אֵלָי..

Les quelques dizaines qui étaient restés ont été exfiltrés il y a quelques mois.

Op_Magic_Carpet_(Yemenites)

(Opération « Sur les aigles des aigles appelée aussi Opération Tapis Volant)

En Afrique du Nord, la situation des Juifs est un petit peu moins dramatique. Comme au Moyen-Orient, la colonisation leur permet d’échapper à leur statut de dhimmi même si les autorités coloniales ferment les yeux lors des pogroms qui éclatent sporadiquement, ça et là, en particulier à Tunis, Constantine, Meknès… S’ils échappent à la déportation, les Juifs vivent pendant la deuxième guerre mondiale sous le régime d’exclusion du gouvernent de Vichy*, avec en plus l’envoi dans des camps de travail particulièrement féroces.
En Tunisie, les Juifs auront droit à un petit répit jusqu’à l’indépendance de ce pays mais un  bon nombre partira cependant par idéal sioniste dès 1948.  Ceux qui restent vivront à peu près bien jusqu’à l’affaire de Bizerte en 1961 et la brusque flambée d’antisémitisme qui suivra et aboutira au pogrom de Tunis en 1967.

SEFER THORA_1.jpg synagogue de Tunis 1967

(Sefer Thora déchiré après l’incendie de la synagogue de Tunis le 5 juin 1967)

Les Juifs d’Algérie sont citoyens français* depuis 1870. Bien qu’ils aient été victimes de nombreuses exactions pendant l’époque de la colonisation, ils resteront donc dans ce pays jusqu’au moment de l’indépendance , en 1962, après avoir vécu les flambées de violence antisémites qui accompagnèrent la guerre d’Algérie entre 1954 à 1962.

l-exode-de-masse. des Juifs d'Algerie jpg
Au Maroc, des pogroms éclatent dès 1948 à Oujda et Jerada. En 1949, l’Agence juive ouvre alors un camp de transit près de Mazagan  pour y regrouper les Juifs avant leur départ pour Israel (plusieurs milliers de personnes par an), via le camp d’Arenas à Marseille, tandis que le Mossad organise des groupes d’auto-défense pour les Juifs de moins en moins en sécurité dans certaines villes.
En 1956, le gouvernement marocain interdit l’immigration et ne délivre plus de passeports aux Juifs. L’immigration deviendra alors clandestine  par bateau d’abord, jusqu’au naufrage le 10 janvier 1961 du bateau Egoz, où perirent 43 refugiés*.

tragédie-les-morts-du-egoz

Devant la colère du gouvernement marocain qui découvre cette immigration clandestine, un nouveau projet est lancé: faire sortir au moins les enfants sous couvert d’une organisation humanitaire suisse censée leur offrir des vacances en Suisse. Un jeune couple David Littman et son épouse Gisele (plus connue actuellement sous le nom de Bat Yeor), se porte volontaire. Ils feront sortir ainsi 530 enfants.

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(Gisele et David Littman au moment de l’Opération Mural)

A la mort de Mohamed V, les émissaires israéliens obtiennent du roi Hassan II un accord officieux qui permet le départ des Juifs en leur établissant des passeports collectifs. Là encore, les partants seront rachetés au gouvernement marocain par Israel moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Ce sera l’Opération Yakhin.

Aliyah du Maroc

 

 

Pays 1948 1972 2010 Période de départ
Algérie 140 000 1000 ≈0 1962
Egypte 75 000 500 100 1956
Irak 135 000 500 5 1948-1951
Iran 65 000 ~60 000 10 000 1948-1980
Liban 5 000 2000 20-40 1962 – 1980
Libye 38 000 50 ≈0 1949 – 1951
Maroc 265 000 31 000 2500 1948 – 1970
Syrie 30 000 4000 100 1948 – 1956
Tunisie 105 000 8 000 900-1000 1948 – 1956
Yemen et Aden 55 000 500 330-350 1948 – 1956
Total 818 000 110 750 32 100

 

La date du 30 novembre a été choisie pour rappeler que le jour qui suivit la décision de l’ONU concernant la partition de la Palestine (le 29 nov 1947), les violences contre les Juifs explosèrent dans tous les pays musulmans. Dans tous les pays musulmans le scénario fut toujours le même: mise à l’écart de la société, discriminations légales ,violences… Ces exactions provoquèrent un massif exode de la population juive, la confiscation de leurs biens et la destruction de leurs communautés.  Ces réfugiés juifs n’ont pas quitté leur pays parce qu’il  était en guerre ou pour des raisons économiques, ils l’ont quitté à cause de la violence antisémite.
Les Arabo-musulmans n’acceptent pas que ceux qui sont différents puissent vivre normalement en terre d’Islam. La persécution des Chrétiens en terre d’Islam est aujourd’hui la suite logique de cette posture.

Si aujourd’hui il est beaucoup question des réfugiés syriens, les réfugiés palestiniens ont tenu le devant de la scène pendant près de 70 ans. Une division de l’ONU leur est consacrée: l’UNRWA. L’UNRWA emploie plus de 27 500 personnes et fonctionne avec un budget de 1 122 millions de dollars (chiffre 2013). Contrairement aux règles du HCR sont identifiés comme réfugiés non seulement les personnes qui vivaient en Palestine entre 1946 et 1948 mais aussi leurs descendants!!!!! Une histoire sans fin…..

Bien qu’il y eut plus de réfugiés juifs en provenance des pays arabes que de réfugiés dits palestiniens, l’ONU n’a commémoré que cette semaine, pour la première fois, l’expulsion de 850000 réfugiés juifs des pays arabes. Cela nécessita une  âpre bataille menée par la Mission Israélienne auprès de l’ONU et le Congres Juif Mondial.

Une de nos ministres, Gila Gamliel,  fut l’invitée d’honneur de ces commémorations:

Gila Gamlile-Damari

(Gila Gamliel-Damari est née dans la petite ville de Guedera d’un père yéménite et d’une mère libyenne)

L’ambassadeur d’Israel à l’ONU Dany Danon, dont le père était un réfugié d’origine égyptienne, a expliqué que  l’histoire non dite, cachée pendant des années a finalement été reconnue. Une injustice a été réparée. Toutefois aucun service de l’ONU ne s’en occupera ou leur versera une quelconque compensation.
Dans un de mes articles* écrit à la suite d’une conversation avec un ami originaire d’Egypte, je livrais quelques témoignages familiaux et aussi une interview de Bat Yeor* que l’on retrouve dans cette video:

Les Juifs originaires des pays arabes, essentiellement séfarades, ont considéré que somme toute, face à l’ampleur du massacre des Juifs d’Europe,  ils ne s’en étaient pas trop mal tirés et sont restés relativement discrets. Le peu qui a parlé n’a d’ailleurs pas été entendu.

En Israel, environ 200 000 des Juifs originaires d’Irak, viennent en fait des montagnes du Kurdistan. Cette année, et pour la première fois,  la ville d’Erbil a marqué le souvenir de l’expulsion des Juifs d’Irak. Serait-ce le début d’une nouvelle ère? Les Kurdes de cette région indépendante ont même voté en mai dernier une loi en faveur d’un représentant juif au Ministère des Cultes, bien qu’il n’y ait plus aucune synagogue et qu’on ne parle que de quelques familles d’origine juive inscrites par ailleurs comme musulmanes. Vont-elles pouvoir redevenir juives si elles le désirent?

Lorsque nous nous sommes installés en Israel, nous avons fait la connaissance de Netanel qui m’a parlé du départ de son grand-père de la ville de Zakho dans les montagnes du Kurdistan. Dans cette ville, il n’y avait à l’époque que peu de musulmans. La majorité des habitants était chrétienne mais la population  juive était si importante et si ancienne que la ville avait été nommée d’après le nom d’une famille de notables juifs: les Zakho. Les Chrétiens et les Juifs de Zakho ne parlaient pas l’arabe mais l’araméen…  Son grand-père et tous les Juifs de Zakho prirent la route ensemble à pied, sans avoir le droit d’emporter quoi que ce soit hormis les Sifrei Thora et les Tephilin. Comme ce fut souvent le cas, les ballots furent ouverts et les vêtements déchirés pour y trouver des bijoux ou de l’argent.

Il est vrai que les Arabes n’ont pas industrialisé la mort et construit de camp d’extermination mais leur acharnement contre les Juifs vivant dans leur pays est bien réel. S’il est impossible de modifier le passé, il est temps qu’à minima les choses soient dites. L’histoire de ces réfugiés du silence doit être entendue et  enfin, le mythe de l’accueil tolérant fait aux Juifs dans les pays arabes doit être définitivement démenti. 

A bientôt,

* Le chiffre de réfugiés juifs en provenance des pays musulmans varie entre 800 000 à 1 million

*Mes articles sur la situation des Juifs au Moyen-Orient au début du 20 ème siècle:

https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/06/12/hayim-et-faycal/

https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/11/13/les-nazis-en-palestine-dans-les-annees-30/

https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2015/10/22/le-mufti/

https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/03/08/et-vous-quand-avez-vous-quitte/

et sur la déclaration de l’ONU le 29 novembre 1947:
https://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/11/29/le-29-novembre-1947/

*la dynastie précédent celle des Pahlavi, celle turcophone des Kadjar (de 1786 à 1925)  fut renommée pour sa férocité envers les minorités, en particulier envers les Bahaïs qu’elle massacra

*les lois de Vichy en Afrique du Nord: ce sont les mêmes qu’en France mais en plus les enfants sont interdit d’école alors qu’en France, il leur était possible d’étudier jusqu’au bac.

*la citoyenneté française  est accordée par le décret Crémieux en 1870 à tous les Juifs d’Algérie à l’exception de ceux d’une partie du sud du pays. Cette citoyenneté leur sera enlevée le 8 octobre 1940.
Lisez l’excellent document d’Akadem à ce sujet:
http://www.akadem.org/medias/documents/Doc3_juifs_algerie_petain_dg.pdf

*http://www.controverses.fr/pdf/Fin_judaisme_terre_d_islam_Shmuel%20Trigano.pdf

*le roi du Maroc Mohamed V:
http://www.cclj.be/actu/politique-societe/georges-bensoussan-sultan-maroc-jamais-protege-juifs

*les camps d’internement pour les Juifs en Afrique du Nord:
http://www.tribunejuive.info/international/lhistoire-oubliee-des-camps-marocains-par-jean-paul-fhima

*le bateau Egoz:
http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=1814

*Giselle et David Littman:
http://www.danilette.com/article-david-gerald-littman-105639656.html

 

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