Vendredi

Ah le temps bénit ou les hauts parleurs n’existaient pas!

Le muezzin de Beit Safafa  a encore piqué sa crise : tous les vendredis c’est pareil, il empoigne (j’imagine) son haut-parleur et se met à hurler.  J’ai presque envie de lui dire que rien ne sert de s’échauffer de la sorte et que:
 -ses ouailles ne sont pas sourdes, peut-être ne veulent-elles pas l’écouter.
– avec les élèves qui n’écoutent pas, il vaut parfois mieux parler doucement calmement, en général ça les étonnent et ils prêtent attention au perturbateur, l’enseignant (30 ans de pratique).
– et si c’est pour nous embêter,  nous les vilains,  il faut qu’il s’y fasse, on s’en fout, on est là et on y restera.

Pendant ce temps, moi je peins dans ma cour, tout en écoutant de la musique baroque.

La nuit  (mais la nuit ce n’est pas le muezzin en « live » c’est un enregistrement. Je suis sûre que lui, il  reste au dodo),  quand  j’entends donc que Dieu est grand et que Mahomet est son prophète, ça ne tire pas à conséquence  car j’ai un bon sommeil et je me rendors très vite.

J’ai seulement  l’impression d’être une de ces citadines du Moyen Age, régulièrement réveillée par un de ces veilleurs aux tendances perverses lui criant de se rendormir  « il est deux heures, dormez bonnes gens !!! ».
Enfin bref, quand c’est vendredi, on le sait non seulement parce qu’on sent partout la bonne odeur des nombreux « hamin » mais aussi parce que l’autre excité s’agite dans son minaret.

Mais ne croyez pas que le vendredi, ce ne soit que ça : l’énervement passager contre le petit frère d’Iznogoud !  C’est aussi le jour de la flânerie gourmande  du côté de Mahane Yehouda où on peut écouter des concerts de rue tout en prenant un petit déjeuner israélien, le jour de la flânerie gourmande-bobo dans la Moshava (plus chère) ou la flânerie-gourmande  au gan botani (le parc du jardin botanique)  ou Avigail va parler aux canards et aux cygnes, ou celle qui nous mène vers Tsur Hadassa sur la route de Beit Shemesh …

C’est aussi le jour ou dès le début de l’après-midi une douce torpeur envahit la ville. Les magasins ferment leurs portes, et la sieste est de rigueur.

Bon, je sais, les mères de familles nombreuses me rétorqueront que préparer shabbat n’est pas une mince affaire, mais quand on est retraitée…

Et vous allez me dire, c’est quoi Mahane Yehouda etc… ?

Tout est prévu, ne craignez rien : des photos ; des commentaires…

Prêts pour la ballade ?

Voici Mahane Yehouda:

 Mahane Yehouda,  le camps de Juda (la tribu) est  un quartier du centre ville, surtout connu par son marché, le plus grand marché couvert et découvert de Jérusalem

 On y trouve tout et le reste et depuis quelques années, le quartier est devenu très « in » . S’y sont ouverts des petits bistrots où l’on peut « lénashnesh » (grignoter) en écoutant de la musique. Si vous avez de l’appétit, vous pouvez même aller chez Hatshapouria, le fast food géorgien, on vous y servira une grosse part de Hatsharouli, à base de fromage, œuf et pâte feuilletée. Trop lourd pour moi!

Voilà la Moshava ou moshava guermanit  (le village allemand):

 

C’est un quartier bobo, construit au 19ème siècle (à l’époque, ce n’était pas bobo)  par des Allemands protestants luthériens qui voulaient s’installer en Terre Sainte pour être sur place lors de la venue du Messie. Pourquoi pas ?

Ils ont fondé des villages non seulement à Jérusalem mais aussi à Haïfa, à Yafo, à Nazareth et à Bethlehem en Galilée.  Ils étaient paysans, ou artisans. Et cela était tout à fait  charmant !
Mais… comme ils éprouvaient aussi une sympathie fervente pour Hitler, ils ont commencé à s’en prendre aux Juifs qu’ils attaquaient régulièrement quand ceux –ci passaient dans le coin… Mais aussi aux Anglais, ce qui leur fut fatal.  Les Anglais se moquaient bien de ce qui arrivait aux Juifs mais pas à leurs soldats. Ils les ont donc expulsés vers leur mère patrie dans les années 30:

 (propres sur eux mais Nazis!)

 

Et voici Tsur Hadassa : Le rocher de la myrte), banlieue sud de Jérusalem, sur la route de Beit Shemesh,  verdoyante et tranquille  et surtout habitée par des jeunes couples dont beaucoup travaillent à l’hôpital Hadassa:

 

 

 Et enfin, Beit Shemesh : la ville du soleil en hébreu:

 

Déjà mentionnée dans la Bible au livre de Josué. Située a 30 km au sud-ouest de Jérusalem, sans grand intérêt, mais la route qui y conduit est de toute beauté.

http://www.youtube.com/watch?v=Dd3HJOwrouU&feature=related

(faites un copié- collé sur google pour voir la vidéo)

En passant par Ness Harim, Bar Guiora et la vallée du Nahal Sorek,  et sur la route, peu après Tsur Hadassa, il y a un petit café, rendez-vous des cyclistes,  ou on prend des petits déjeuners, miam…

A bientôt!

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